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Particulier employeur : congés du salarié employé à domicile

Le salarié employé à domicile par un particulier a droit à des congés dans les mêmes conditions que tout autre salarié. Congés payés, congés pour événements familiaux, congés liés à l'arrivée d'un enfant, à l'état de santé ou à la situation familiale : la convention collective des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile fixe certaines règles spécifiques.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur les congés du salarié employé à domicile : congés payés, événements familiaux, naissance, santé et situation familiale.

Ce qu'il faut savoir

  • Le salarié employé à domicile par un particulier a droit à des congés dans les mêmes conditions que tout autre salarié.
  • Les congés payés s'acquièrent à raison de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (30 jours ouvrables, soit 5 semaines, pour une année complète).
  • La période de référence des congés payés va du 1ᵉʳ juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N.
  • Les dates de départ en congés sont fixées par l'employeur au moins 2 mois à l'avance, ou d'un commun accord.
  • Le salarié bénéficie d'autorisation d'absence rémunérée en cas de décès d'un proche (3 jours ouvrables pour l'époux, les parents, les frères et sœurs ; 1 jour pour les grands-parents et petits-enfants).
  • En cas de décès d'un enfant de moins de 25 ans, le salarié a droit à un congé de 12 jours ouvrables (14 dans certains cas) et à un congé de deuil de 8 jours ouvrables.
  • Le salarié a droit aux mêmes congés que tout autre salarié pour la naissance ou l'adoption d'un enfant (maternité, paternité, adoption, congé parental).
  • Un congé sans solde pour convenance personnelle peut être accordé par l'employeur : le salarié n'a pas à justifier sa demande, mais l'employeur peut refuser sans motif.

Conditions essentielles

  • Avoir un contrat de travail en tant que salarié d'un particulier employeur (aide à domicile, services à la personne).
  • Pour les congés payés : avoir effectué du travail effectif pendant la période de référence (1ᵉʳ juin N-1 au 31 mai N).
  • Pour les congés sans solde : demande écrite du salarié, accord de l'employeur, délai de prévenance suffisant.
  • Aucune condition d'ancienneté n'est exigée pour les autorisations d'absence liées aux événements familiaux.

Les étapes

  • Vérifier le nombre de jours de congés payés acquis sur la période de référence (2,5 jours ouvrables par mois travaillé).
  • Recevoir la notification des dates de départ en congés au moins 2 mois à l'avance (ou convenir d'un commun accord).
  • Demander les autorisations d'absence pour les événements familiaux (décès, mariage, naissance) en informant l'employeur dans les meilleurs délais.
  • Pour le congé sans solde : formuler une demande écrite suffisamment à l'avance pour permettre le remplacement.
  • Pour le congé de deuil : informer l'employeur au plus tard 24 heures avant le début de chaque période de congé.
  • En cas de litige relatif aux congés, saisir le conseil de prud'hommes du lieu de domicile du particulier employeur.

Cette synthèse reprend les règles du code du travail et de la convention collective des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile. Les détails — calcul prorata, fractionnement, décompte des jours — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le calcul des congés payés en cas d'arrêt de travail, voir la section « Congés payés : acquisition des droits ». Pour les durées précises des congés de décès, voir les sections « Événements familiaux » et « Décès d'un enfant et congé de deuil ».

Congés payés : acquisition des droits

Oui, le salarié du particulier employeur a droit à des congés payés. Le calcul du nombre de jours s'effectue sur une période de référence allant du 1ᵉʳ juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N.

Le salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif (soit toutes les 4 semaines ou tous les 24 jours travaillés). Sur une année complète, cela représente un total de 30 jours ouvrables, soit 5 semaines.

Si le salarié n'a pas travaillé toute la période de référence, le nombre de jours est calculé au prorata du temps de travail effectif. Si le résultat comporte une décimale, il est arrondi au nombre entier supérieur. Par exemple, un salarié ayant travaillé 7 mois, du 1ᵉʳ novembre au 31 mai, a droit à 18 jours de congés (2,5 × 7 = 17,5, arrondis à 18 jours).

Règle

Si le salarié est en maladie professionnelle ou accident du travail durant la période de référence, il a droit à 2,5 jours ouvrables par mois, par période de 4 semaines ou 24 jours — soit 30 jours ouvrables pour une année complète, comme s'il avait travaillé. Si le salarié est en arrêt de travail lié à un accident ou une maladie non professionnels, il a droit à 2 jours ouvrables par mois, par période de 4 semaines ou 24 jours — soit 24 jours ouvrables pour une année complète.

Lorsque le salarié alterne des périodes de travail et d'arrêts professionnels ou non professionnels, l'acquisition des congés s'effectue au prorata de chaque période. Par exemple, un salarié en arrêt maladie non professionnelle pendant 2 mois acquiert 2 jours par mois pour ces 2 mois (4 jours), et 2,5 jours par mois pour les périodes travaillées.

  • Travail effectif

    Acquisition mensuelle
    2,5 jours ouvrables
    Total sur 12 mois
    30 jours ouvrables
  • Maladie professionnelle ou accident du travail

    Acquisition mensuelle
    2,5 jours ouvrables
    Total sur 12 mois
    30 jours ouvrables
  • Maladie ou accident non professionnels

    Acquisition mensuelle
    2 jours ouvrables
    Total sur 12 mois
    24 jours ouvrables
  • Alternance de périodes (travail et arrêts)

    Acquisition mensuelle
    Au prorata de chaque période
    Total sur 12 mois
    Variable

Congés payés : jours supplémentaires (moins de 21 ans, enfants à charge)

Le nombre de jours de congés payés peut être augmenté en fonction de l'âge du salarié et de la présence d'enfants à charge.

Le salarié de moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente bénéficie, sur demande, d'un total de 30 jours ouvrables de congés, quelle que soit son ancienneté. Toutefois, les jours pris en plus de ceux réellement acquis ne sont pas payés : ils sont pris sous forme de congé sans solde, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.

Le salarié de moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente bénéficie en outre de 2 jours de congés payés supplémentaires par enfant à charge vivant au foyer. Si le congé principal ne dépasse pas 6 jours, le congé supplémentaire par enfant à charge est réduit à 1 jour. Par exemple, un salarié ayant 2 enfants à charge et ayant acquis 5 jours de congés payés peut prendre 7 jours (5 jours + 2 jours de congés supplémentaires).

Règle

Le salarié de 21 ans ou plus qui a des enfants vivant chez lui et à sa charge (c'est-à-dire âgés de moins de 15 ans au 30 avril de l'année en cours, ou en situation de handicap) peut bénéficier de 2 jours supplémentaires par enfant. Le total des congés (congés annuels et supplémentaires cumulés) ne peut pas dépasser 30 jours ouvrables. Par exemple, un salarié ayant un enfant à charge et ayant acquis 12 jours de congés peut prendre 14 jours (12 jours + 2 jours supplémentaires).

Les jours supplémentaires pour enfants à charge s'ajoutent aux congés payés acquis, dans la limite du plafond de 30 jours ouvrables pour un salarié de 21 ans ou plus. Pour un salarié de moins de 21 ans, le droit à 30 jours ouvrables s'applique quelle que soit l'ancienneté.

Congés payés : dates de départ et fractionnement

Les dates de départ en congés sont fixées par l'employeur au moins 2 mois à l'avance. Elles peuvent également être fixées d'un commun accord entre les parties.

Si le congé principal dépasse 12 jours ouvrables, les jours au-delà de ces 12 jours peuvent être pris pendant la période du 1ᵉʳ mai au 31 octobre, ou en dehors de cette période à condition qu'il y ait un accord écrit entre le salarié et l'employeur. Lorsque les droits acquis sont inférieurs à 12 jours ouvrables, les congés doivent être pris en totalité et en continu.

Les congés payés peuvent être pris en une seule fois ou de manière fractionnée. Le particulier employeur peut diviser le congé principal si le salarié donne son accord. Lorsque des jours du congé principal sont posés en dehors de la période du 1ᵉʳ mai au 31 octobre, le salarié acquiert des jours de congé supplémentaires pour fractionnement : 1 jour pour 3 à 5 jours pris hors période, 2 jours à partir de 6 jours.

Règle

Toutefois, si le fractionnement est à l'initiative du salarié, l'employeur peut conditionner son accord à la renonciation écrite du salarié à ces jours supplémentaires. La 5ᵉ semaine de congé peut être accolée à la période principale de 4 semaines (24 jours ouvrables) si les 2 parties s'entendent : elle ne donne jamais droit à des jours de fractionnement. Pour un contrat en garde partagée, la date des congés payés est fixée par les particuliers employeurs d'un commun accord. Le délai d'information de 2 mois doit être précisé dans le contrat de travail et doit permettre au salarié d'organiser ses vacances.

Le 1ᵉʳ jour de congés payés est le premier jour ouvrable où le salarié aurait dû normalement travailler. L'employeur décompte ensuite chaque jour ouvrable jusqu'à la veille de la reprise du travail. Si le salarié est en arrêt de travail avant ou pendant les congés payés, les jours de congés qui coïncident avec la période de l'arrêt ne sont pas décomptés. Exemple : un salarié travaillant les mardi, jeudi et vendredi qui pose une semaine de congés cesse son activité le vendredi soir ; son 1ᵉʳ jour de congé décompté est le mardi, et l'employeur décompte 6 jours ouvrables (du mardi au lundi inclus).

  • Notification : dates fixées par l'employeur au moins 2 mois à l'avance, ou d'un commun accord.
  • Période principale : du 1ᵉʳ mai au 31 octobre ; au-delà de 12 jours, accord écrit requis pour sortir de cette période.
  • Congés courts (au maximum 12 jours ouvrables acquis) : pris en totalité et en continu.
  • Fractionnement hors période principale : + 1 jour pour 3 à 5 jours, + 2 jours à partir de 6 jours (sauf renonciation écrite si fractionnement à l'initiative du salarié).
  • 5ᵉ semaine : peut être accolée aux 4 semaines principales ; ne donne jamais droit à des jours de fractionnement.
  • Décompte : du 1ᵉʳ jour ouvrable de congé jusqu'à la veille de la reprise ; arrêt pendant les congés = jours non décomptés.

Événements familiaux : décès d'un proche

Le salarié peut obtenir une autorisation d'absence en cas de décès d'un membre de sa famille. Aucune condition d'ancienneté n'est exigée pour avoir droit à ce congé.

La durée de l'absence varie selon le lien de parenté entre le salarié et le défunt. Le salarié prend son congé au moment de l'événement. Il peut aussi être pris dans les jours qui entourent l'événement avec l'accord de l'employeur. Le salarié est rémunéré durant cette absence.

Les journées d'absence sont comptées en jours ouvrables. Une durée plus élevée peut être prévue par le contrat de travail. Dans le cas où l'événement familial oblige le salarié à un déplacement de plus de 600 km aller-retour (mariage, Pacs), l'employeur doit accorder au salarié 1 jour ouvrable supplémentaire non payé. Pour bénéficier de ce jour supplémentaire, le salarié doit en faire la demande à son employeur.

Règle

La durée du congé dépend du statut de la personne décédée, selon le tableau ci-dessous.

Statut de la personne décédéeDurée du congé
Époux ou épouse, partenaire de Pacs ou concubin3 jours ouvrables
Père ou mère3 jours ouvrables
Beau-père ou belle-mère (père ou mère de l'époux ou de l'épouse)3 jours ouvrables
Frère ou sœur3 jours ouvrables
Descendant en ligne directe (petit-enfant, arrière petit-enfant)1 jour ouvrable
Ascendant en ligne directe (grand-parent, arrière grand-parent)1 jour ouvrable
Autre membre de la famillePas de jour de congé (le contrat de travail peut en prévoir un)

Le congé pour décès d'un proche ne doit pas être confondu avec le congé pour décès d'un enfant, qui obéit à des règles de durée spécifiques (12 ou 14 jours ouvrables) et ouvre droit, dans certains cas, à un congé de deuil supplémentaire de 8 jours ouvrables.

Décès d'un enfant et congé de deuil

En cas de décès d'un enfant, le salarié a droit à un congé de 12 jours ouvrables, ou de 14 jours ouvrables dans certaines situations, ainsi qu'à un congé de deuil de 8 jours ouvrables.

Le salarié a droit à un congé de 12 jours ouvrables — ou d'une durée plus élevée si le contrat de travail le prévoit — en cas de décès d'un enfant. Le salarié a droit à un congé de 14 jours ouvrables en cas de décès d'une des personnes suivantes : enfant âgé de moins de 25 ans ; enfant, quel que soit son âge, s'il était lui-même parent ; personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié.

Le salarié prend son congé au moment de l'événement. Il peut aussi être pris dans les jours qui entourent l'événement avec l'accord de l'employeur. Le salarié est rémunéré durant cette absence. Lorsque le salarié en fait la demande, l'employeur doit lui accorder 1 jour ouvrable supplémentaire non payé si celui-ci est obligé de se déplacer à plus de 600 km aller-retour.

Règle

En cas de décès d'un enfant âgé de moins de 25 ans, le salarié a également droit à un congé supplémentaire, dit congé de deuil, d'une durée de 8 jours ouvrables. Le congé de deuil s'applique également en cas de décès d'une personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié. Le congé de deuil peut être pris en 2 périodes, chaque période étant d'une durée d'au moins 1 jour. Le salarié informe son employeur au plus tard 24 heures avant le début de chaque période de congé. Il doit prendre le congé de deuil dans un délai d'1 an à compter du décès de l'enfant.

Le congé de deuil est distinct du congé de 12 ou 14 jours ouvrables pour décès d'enfant : les deux droits se cumulent. Le délai d'1 an pour prendre le congé de deuil et la possibilité de le fractionner en 2 périodes offrent une souplesse appréciable pour organiser les obsèques et le retour au travail.

Congés liés à l'arrivée d'un enfant

Le salarié employé par un particulier employeur a droit aux mêmes congés et autorisations d'absences que tout autre salarié en cas de naissance ou d'adoption d'un enfant.

Le salarié bénéficie des autorisations et congés suivants : autorisation d'absence rémunérée pour le suivi de sa grossesse ou d'une assistance médicale à la procréation ; congé de maternité ; congé de paternité et d'accueil de l'enfant ; congé de paternité et d'accueil si l'enfant est hospitalisé à sa naissance ; congé d'adoption ; congé de 3 jours de naissance ou d'adoption ; congé parental à temps plein ou à temps partiel.

Ces congés obéissent aux mêmes règles de durée, de rémunération et de formalisme que pour tout salarié du secteur privé : durée du congé de maternité selon la situation (nombre d'enfants, état de santé), durée du congé de paternité et d'accueil, délai de prise du congé d'adoption, etc.

Règle

En plus du congé de naissance ou d'adoption de 3 jours, l'employeur doit accorder au salarié 1 jour ouvrable supplémentaire non payé si celui-ci est obligé de se déplacer à plus de 600 km aller-retour. Pour bénéficier de ce jour supplémentaire, le salarié doit en faire la demande à son employeur.

Le congé parental (à temps plein ou à temps partiel) permet au salarié de suspendre ou réduire son activité pour élever son enfant. Les conditions de droit et les modalités de retour au travail sont les mêmes que pour les autres salariés du secteur privé. Vérifier les durées applicables auprès de votre organisme de sécurité sociale.

Congés liés à l'état de santé

Le salarié employé par un particulier employeur a droit aux mêmes congés que tout autre salarié pour faire face à des problèmes de santé l'empêchant de travailler, qu'il s'agisse de son propre état de santé ou de celui d'un proche.

Le salarié bénéficie des congés suivants : congé pour enfant malade ; congé de présence parentale ; congé de proche aidant ; congé de solidarité familiale ; congé pour l'annonce du handicap ou d'une pathologie d'un enfant.

Le congé pour enfant malade permet au salarié de s'absenter pour garder un enfant de moins de 16 ans atteint d'une maladie, d'un accident ou d'un handicap nécessitant une présence constante et attentive. Le congé de présence parentale s'adresse aux parents d'un enfant atteint d'une maladie, d'un accident ou d'un handicap d'une particulière gravité nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants. Le congé de proche aidant permet à un salarié de s'absenter pour assister un proche en situation de handicap ou de perte d'autonomie, ou une personne gravement malade. Le congé de solidarité familiale s'applique en cas de menace de mort d'un proche.

Règle

Les conditions de durée, de rémunération et de formalisme de ces congés sont les mêmes que pour les autres salariés du secteur privé. Le salarié doit en général informer son employeur à l'avance et fournir les justificatifs nécessaires (certificat médical, attestation de la caisse de sécurité sociale, etc.).

Le congé pour l'annonce du handicap ou d'une pathologie d'un enfant permet au salarié de s'absenter pour accompagner son enfant lors de la première consultation médicale faisant état d'un handicap ou d'une pathologie. La durée et les modalités sont fixées par le code du travail, comme pour tout salarié.

Congés liés à la situation familiale

Le salarié employé par un particulier employeur a droit aux mêmes congés que tout autre salarié en cas de mariage, de Pacs, de mariage d'un enfant, ou pour un congé sabbatique.

Le salarié bénéficie des congés suivants : congé pour mariage ou Pacs ; congé pour le mariage de son enfant ; congé sabbatique. En cas de décès d'un membre de sa famille, le salarié bénéficie d'une autorisation d'absence (voir les sections consacrées aux événements familiaux).

Le congé pour mariage ou Pacs est un congé rémunéré d'une durée fixée par le code du travail, accordé au salarié qui se marie ou conclut un Pacs. Le congé pour le mariage de son enfant est un congé rémunéré accordé au salarié dont un enfant se marie. Le congé sabbatique est une suspension du contrat de travail, sans rémunération, qui permet au salarié de mener un projet personnel ou professionnel.

Règle

Les conditions d'ancienneté, de durée et de formalisme de ces congés sont les mêmes que pour les autres salariés du secteur privé. Le congé sabbatique suppose une ancienneté minimale et une demande écrite à l'avance. En cas d'événement familial nécessitant un déplacement de plus de 600 km aller-retour (mariage, Pacs), l'employeur accorde 1 jour ouvrable supplémentaire non payé sur demande du salarié.

Le salarié de 18 à 25 ans bénéficie en outre d'une autorisation d'absence rémunérée pour participer à la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) : cette journée est assimilée à du travail effectif pour le calcul de l'ancienneté et des congés payés.

Congé sans solde pour convenance personnelle

Un congé pour convenance personnelle, non rémunéré, peut être accordé par écrit à la demande du salarié, en respectant un délai de prévenance suffisant permettant d'être remplacé.

Le salarié n'a pas l'obligation de justifier sa demande de congé pour convenance personnelle. L'employeur peut refuser ce congé et n'a pas l'obligation d'expliquer son refus.

Ce congé, qui suspend le contrat de travail, n'entre pas en compte pour le calcul de la durée des congés payés annuels, ni dans l'ancienneté du salarié. Il s'agit donc d'une interruption complète de l'activité, sans rémunération et sans effet sur les droits acquis aux congés payés.

Règle

La demande doit être formulée par écrit et suffisamment à l'avance pour permettre à l'employeur de trouver un remplaçant. Le délai de prévenance n'est pas fixé par la loi : il dépend des circonstances (durée du congé demandé, type d'emploi, etc.).

Attention : si le particulier employeur n'a pas donné son accord au congé pour convenance personnelle, l'absence du salarié peut être considérée comme une absence injustifiée, qui peut justifier une sanction disciplinaire, voire un licenciement.

Journée défense et citoyenneté, cérémonie de citoyenneté et litiges

Le salarié employé par un particulier employeur bénéficie également d'autorisations d'absence liées à la citoyenneté (JDC, cérémonie d'accueil). En cas de litige relatif à ses congés, il peut saisir le conseil de prud'hommes.

Le salarié de 18 à 25 ans bénéficie d'une autorisation d'absence rémunérée pour participer à la Journée Défense et Citoyenneté (JDC). Cette journée est assimilée à du travail effectif pour le calcul de l'ancienneté et des congés payés.

Le salarié bénéficie, sur justificatif écrit, d'un congé pour assister à la cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française. La durée de ce congé est fixée à une demi-journée et il est obligatoirement pris lors de la tenue de la cérémonie. L'époux, l'épouse, le partenaire de Pacs, le concubin ou la concubine de la personne concernée par la cérémonie bénéficie également de ce droit. La durée de ce congé est assimilée à du temps de travail effectif pour la détermination du droit à congés payés et au titre de l'ancienneté.

Règle

Les litiges relatifs aux congés du salarié employé à domicile relèvent de la compétence du conseil de prud'hommes du lieu de domicile du particulier employeur. Le salarié peut y saisir le juge en cas de désaccord sur les droits aux congés, leur computation, leur prise ou leur rémunération.

En cas de difficulté avec le particulier employeur, le salarié peut d'abord tenter une résolution amiable (médiation, conciliation au conseil de prud'hommes). À défaut, le conseil de prud'hommes statue après une tentative préalable de conciliation. Les délais de saisine sont stricts : en cas de litige, agir sans tarder.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Particulier employeur : congés du salarié employé à domicile

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles de congés (durées, plafonds, délais) sont fixées par le code du travail et la convention collective des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile du 15 mars 2021. Ces textes peuvent évoluer. Vérifier les dernières évolutions auprès de l'Urssaf, de la convention collective ou d'un conseiller juridique. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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