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Arrêt maladie : indemnités journalières (IJ) et démarches

En cas d'arrêt de travail pour maladie ou accident non professionnel, le salarié perçoit des indemnités journalières (IJ) versées par son organisme d'assurance maladie (CPAM ou MSA), sous réserve de remplir des conditions de cotisation. Un délai de carence de 3 jours s'applique, et le montant est calculé à partir du salaire journalier de base. Selon son ancienneté, le salarié peut en outre percevoir des indemnités complémentaires versées par l'employeur.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur les indemnités journalières d'un salarié en arrêt maladie : conditions de cotisation, délai de carence, montant, cumul possible et indemnités complémentaires de l'employeur.

Ce qu'il faut savoir

  • Les indemnités journalières (IJ) sont versées par la CPAM ou la MSA à tout salarié en arrêt pour maladie ou accident non professionnel, sous réserve de conditions de cotisation.
  • Un délai de carence de 3 jours s'applique à chaque arrêt : les IJ ne sont versées qu'à compter du 4ᵉ jour d'absence.
  • Le montant des IJ est égal à 50 % du salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des 3 derniers salaires bruts, plafonné à 42,97 € bruts par jour.
  • L'organisme d'assurance maladie verse au maximum 12 mois d'IJ sur une période de 3 ans consécutifs ; en cas d'affection de longue durée (ALD), les IJ sont versées pendant 3 ans.
  • Les IJ sont versées tous les 14 jours, pour chaque jour calendaire d'arrêt, y compris les jours de week-end.
  • Sous conditions d'ancienneté (1 an minimum) et de transmission du certificat médical sous 48 heures, l'employeur verse des indemnités complémentaires portant la rémunération à 90 % puis 66,66 % de son montant habituel.
  • Le formulaire papier deconstat d'arrêt de travail doit être un formulaire CERFA sécurisé ; les anciens formulaires, photocopies et scans ne sont plus acceptés.

Conditions essentielles

  • Justifier, au jour de l'arrêt, de 150 heures travaillées au cours des 3 mois civils précédant l'arrêt, ou d'une cotisation sur une rémunération au moins égale à 1 015 fois le Smic horaire sur les 6 mois civils précédant l'arrêt (jusqu'à 6 mois d'arrêt).
  • Pour les arrêts de plus de 6 mois : justifier d'une affiliation à la Sécurité sociale depuis 12 mois au moins ET avoir travaillé 600 heures les 12 mois civils précédents, ou avoir cotisé sur une rémunération au moins égale à 2 030 fois le Smic horaire sur cette période.
  • Pour les indemnités complémentaires de l'employeur : avoir au moins 1 an d'ancienneté, transmettre le certificat médical à l'employeur dans les 48 heures, être soigné en France ou dans l'EEE, et ne pas être travailleur à domicile, saisonnier, intermittent ou temporaire.

Les étapes

  • Consulter votre médecin pour établir le constat d'arrêt de travail (formulaire CERFA sécurisé ou arrêt informatisé).
  • Transmettre le volet 1 de l'arrêt à votre organisme d'assurance maladie (CPAM ou MSA) et le volet 3 à votre employeur dans les 48 heures.
  • L'employeur transmet à son tour les volets nécessaires à la caisse.
  • Attendre le délai de carence de 3 jours : les IJ sont versées à compter du 4ᵉ jour d'arrêt.
  • Recevoir le versement des IJ tous les 14 jours, accompagné d'un relevé de paiement (téléchargeable également en ligne).
  • Le cas échéant, percevoir les indemnités complémentaires de l'employeur à partir du 8ᵉ jour d'arrêt (délai de carence de 7 jours), selon l'ancienneté.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — conditions propres au travail saisonnier ou discontinu, règles spécifiques aux affections de longue durée, calcul précis des indemnités complémentaires — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail des conditions de cotisation (jusqu'à 6 mois et après 6 mois), voir la section « Conditions d'indemnisation du salarié en arrêt maladie ». Pour le calcul du montant et le plafond, voir « Montant des indemnités journalières ». Pour les indemnités complémentaires de l'employeur, voir la section dédiée.

Conditions d'indemnisation du salarié en arrêt maladie

Pour percevoir des indemnités journalières, le salarié doit justifier de conditions de cotisation appréciées au jour de l'interruption de travail. Ces conditions diffèrent selon que l'arrêt dure jusqu'à 6 mois ou plus de 6 mois.

L'ouverture des droits aux indemnités journalières repose sur une double alternative : avoir travaillé un nombre minimal d'heures au cours d'une période de référence, ou avoir cotisé sur une rémunération minimale exprimée en multiple du Smic horaire.

Le régime d'assurance maladie du salarié — régime général (CPAM) ou mutualité sociale agricole (MSA) — indemnise l'interruption de travail dès lors que l'assuré remplit les conditions de travail et de cotisation prévues par le code de la sécurité sociale. Ces conditions s'apprécient à la date du début de l'arrêt et tiennent compte des périodes où le salarié a effectivement travaillé, mais aussi de certaines périodes assimilées.

Règle

Jusqu'à 6 mois d'arrêt, le salarié doit justifier de l'une des conditions suivantes au jour de l'interruption de travail : avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l'arrêt ; ou avoir cotisé, au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt, sur la base d'une rémunération au moins égale à 1 015 fois le montant du Smic horaire fixé au début de cette période. Ces conditions s'appliquent que le salarié travaille à temps complet ou à temps partiel.

Si l'arrêt de travail a débuté le 1ᵉʳ juillet 2023, l'équivalent monétaire de la condition de cotisation est de 12 058,20 € (rémunération cotisée entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2023), et la condition de travail s'apprécie sur la période du 1ᵉʳ avril au 30 juin 2023.

  • Jusqu'à 6 mois d'arrêt : 150 heures travaillées sur 3 mois civils (ou 90 jours) OU cotisation sur une rémunération au moins 1 015 fois le Smic horaire sur 6 mois civils.
  • Après 6 mois d'arrêt : affiliation à la Sécurité sociale depuis 12 mois au moins ET 600 heures travaillées sur 12 mois civils (ou 365 jours) OU cotisation sur une rémunération au moins 2 030 fois le Smic horaire sur 12 mois civils.
  • Travail saisonnier ou discontinu : 600 heures travaillées sur 12 mois précédant l'arrêt OU rémunération au moins 2 030 fois le Smic horaire sur cette période.
  • Périodes assimilées : les périodes où le salarié a été indemnisé par la Sécurité sociale (maladie, maternité, accident du travail) sont assimilées à 6 heures de travail salarié par jour indemnisé.

Montant des indemnités journalières

Le montant des indemnités journalières est fixé par la loi à 50 % du salaire journalier de base, celui-ci étant lui-même calculé à partir de la rémunération brute perçue avant l'arrêt.

Les IJ sont égales à 50 % du salaire journalier de base. Pour un salarié payé au mois, ce salaire journalier de base correspond au total des 3 derniers salaires bruts perçus avant l'arrêt, divisé par 91,25.

Le divisionneur 91,25 correspond au nombre moyen de jours dans un mois (365 jours / 4). Le salaire pris en compte pour le calcul du salaire journalier de base est plafonné : depuis le 1ᵉʳ avril 2025, il ne peut excéder 1,4 fois le montant du Smic en vigueur au dernier jour du mois précédant l'arrêt (soit 2 613,82 € par mois en 2026). Pour les arrêts ayant débuté avant cette date, l'ancien plafond de 1,8 fois le Smic reste applicable. En conséquence, les IJ journalières ne peuvent pas dépasser 42,97 € bruts.

Règle

Exemple de calcul pour un salarié percevant 2 000 € brut par mois : le total des salaires des 3 derniers mois est de 6 000 € ; le salaire journalier de base est de 65,75 € (6 000 / 91,25) ; l'IJ quotidienne s'élève alors à 32,87 € (65,75 × 50 %). Si le salaire dépasse le plafond (1,4 Smic, soit 2 613,82 € par mois en 2026), le salaire journalier de base est de 85,93 € [(2 613,82 × 3) / 91,25] et l'IJ maximale est de 42,97 € (85,93 × 50 %).

Les IJ sont dues pour chaque jour calendaire d'interruption de travail, y compris le samedi et le dimanche. Leur versement intervient tous les 14 jours, accompagné d'un relevé de paiement que l'assuré peut également télécharger depuis son espace personnel sur ameli.fr.

Délai de carence avant le versement des IJ

Un délai de carence de 3 jours s'applique à chaque arrêt de travail : les indemnités journalières ne sont versées qu'à compter du 4ᵉ jour d'absence.

Le délai de carence correspond aux trois premiers jours d'arrêt pendant lesquels aucune IJ n'est versée. Ainsi, un salarié en arrêt à partir du 1ᵉʳ juillet perçoit ses IJ à compter du 4 juillet.

Ce délai s'applique à chaque arrêt de travail, c'est-à-dire qu'il est décompté à nouveau en cas d'arrêt nouveau, sauf exceptions prévues par la loi. Les jours de carence sont néanmoins comptés dans le calcul de la retraite, dans la mesure où c'est la durée totale de l'arrêt qui est prise en compte pour valider des trimestres.

Règle

Pour les arrêts de courte durée, le délai de carence n'a pas d'impact significatif sur le calcul de la retraite. En revanche, pour les arrêts de longue durée, un trimestre est validé pour chaque période de 60 jours d'indemnisation, dans la limite de 4 trimestres par an.

Il n'y a pas de délai de carence dans deux situations : en cas de reprise d'activité entre deux arrêts de travail n'ayant pas dépassé 48 heures, et en cas d'arrêts de travail successifs dus à une affection de longue durée (ALD). Par ailleurs, si l'arrêt est consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, le versement des IJ débute à partir du 1ᵉʳ jour d'absence — le délai de carence ne s'applique alors pas.

Cumul des IJ avec d'autres revenus

Le salarié en arrêt maladie peut, dans certains cas, cumuler ses indemnités journalières avec d'autres ressources. Ce cumul est toutefois interdit avec certaines prestations.

Le cumul des IJ est autorisé avec la pension d'invalidité (si le taux d'invalidité est compatible avec une reprise d'activité professionnelle), la pension de vieillesse (si le bénéficiaire est retraité et poursuit par ailleurs une activité salariée) et la part complémentaire de salaire versée par l'employeur au titre des indemnités complémentaires.

En revanche, le cumul est impossible avec les allocations chômage, les indemnités journalières de maternité et les indemnités journalières d'accident du travail et de maladie professionnelle (AT-MP). Ce dernier point signifie qu'un salarié déjà indemnisé au titre d'un AT-MP ne peut percevoir en parallèle des IJ maladie pour la même période.

Règle

Le versement effectif des IJ par la Sécurité sociale n'est pas une condition pour bénéficier des indemnités complémentaires versées par l'employeur : l'employeur est tenu de verser ces indemnités dès lors que les conditions d'ouverture du droit sont remplies, indépendamment du fait que la caisse ait effectivement versé les IJ. Les IJ sont prises en compte uniquement pour le calcul du montant de l'indemnité complémentaire.

Si les IJ versées par la caisse sont réduites (par exemple en raison d'une hospitalisation, ou d'une sanction de la CPAM pour non-respect de son règlement), le montant versé par l'employeur reste calculé en tenant compte du montant intégral des IJ théoriquement dues.

Indemnités complémentaires versées par l'employeur

En complément des IJ de la Sécurité sociale, l'employeur peut être tenu de verser des indemnités complémentaires qui permettent au salarié de percevoir, selon son ancienneté, 90 % puis 66,66 % de la rémunération brute qu'il aurait perçue s'il avait travaillé.

Pour percevoir les indemnités complémentaires, le salarié doit remplir toutes les conditions suivantes : avoir au moins 1 an d'ancienneté dans l'entreprise (calculée à partir du 1ᵉʳ jour d'absence) ; avoir transmis à l'employeur le certificat médical dans les 48 heures ; être assuré social relevant d'un régime ouvrant droit aux IJ ; être soigné en France ou dans l'un des États membres de l'Espace économique européen (EEE) ; et ne pas être travailleur à domicile, ni salarié saisonnier, intermittent ou temporaire.

Un délai de carence de 7 jours s'applique pour chaque arrêt : le versement des indemnités complémentaires commence au 8ᵉ jour de l'arrêt maladie, sauf dispositions conventionnelles ou accord collectif plus favorables. Si l'arrêt est consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, les IJ complémentaires sont versées à compter du 1ᵉʳ jour d'absence. La durée maximale de versement dépend de l'ancienneté du salarié dans l'entreprise.

Règle

La durée maximale de versement des indemnités complémentaires est la suivante : de 1 à 5 ans d'ancienneté, 60 jours (30 jours à 90 % et 30 jours à 66,66 %) ; de 6 à 10 ans, 80 jours (40 jours à 90 % et 40 jours à 66,66 %) ; de 11 à 15 ans, 100 jours (50 jours à 90 % et 50 jours à 66,66 %) ; de 16 à 20 ans, 120 jours (60 jours à 90 % et 60 jours à 66,66 %) ; de 21 à 25 ans, 140 jours (70 jours à 90 % et 70 jours à 66,66 %) ; de 26 à 30 ans, 160 jours (80 jours à 90 % et 80 jours à 66,66 %) ; 31 ans et plus, 180 jours (90 jours à 90 % et 90 jours à 66,66 %).

Pendant les 30 à 90 premiers jours d'arrêt (selon l'ancienneté), les indemnités complémentaires, en complément des IJ, permettent de percevoir 90 % de la rémunération brute habituelle. Pendant les jours suivants, le pourcentage est abaissé aux 2/3 (soit 66,66 %) de cette rémunération. Si le salarié a déjà bénéficié de périodes d'indemnisation pour maladie dans les 12 mois précédents, la durée de versement est réduite du nombre de jours déjà indemnisés. Pour calculer le montant effectif versé par l'employeur, il faut déduire les IJ perçues de la Sécurité sociale et, le cas échéant, les prestations d'un régime complémentaire de prévoyance. La convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables (par exemple le maintien intégral du salaire). En contrepartie de cette obligation, l'employeur peut recourir à une contre-visite médicale.

Versement des IJ et démarches du salarié

Le versement des indemnités journalières est assuré par l'organisme d'assurance maladie du salarié (CPAM ou MSA), sur présentation d'un constat d'arrêt de travail délivré par le médecin.

L'organisme de Sécurité sociale verse les IJ tous les 14 jours et adresse à l'assuré un relevé de paiement, également accessible en ligne. Le versement est effectué pour chaque jour calendaire d'interruption de travail, après déduction du délai de carence de 3 jours.

Dans le cas général, l'organisme de Sécurité sociale verse au maximum 12 mois d'IJ par période de 3 ans consécutifs. En cas d'affection de longue durée (ALD), les IJ sont versées pendant 3 ans ; un nouveau délai de 3 ans est ouvert si le salarié a retravaillé pendant au moins 1 an. Si, au bout de 3 ans, le salarié est de nouveau en arrêt alors qu'il a travaillé moins d'une année, il peut être indemnisé s'il a reçu moins de 12 mois d'IJ sur la période de 3 ans.

Règle

Démarches à effectuer : le médecin délivre le constat d'arrêt de travail (formulaire CERFA sécurisé ou arrêt informatisé) ; le salarié transmet le volet destiné à la caisse d'assurance maladie et remet le volet employeur à son employeur dans les 48 heures ; l'employeur transmet les volets nécessaires à la caisse ; la caisse verse ensuite les IJ tous les 14 jours, sous réserve du délai de carence et du respect des conditions de cotisation.

Une téléprocédure est disponible pour consulter ou télécharger l'attestation de paiement d'indemnités journalières depuis l'espace assuré sur ameli.fr. Le non-respect du délai de transmission du certificat médical à l'employeur (48 heures) prive le salarié des indemnités complémentaires de l'employeur, même si les IJ de la Sécurité sociale restent dues sous réserve des conditions de cotisation.

Qui peut m'aider ?

Pour toute question relative au versement des indemnités journalières, le salarié peut contacter sa caisse d'assurance maladie.

La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) ou la mutualité sociale agricole (MSA) sont les organismes compétents pour instruire le droit aux IJ et assurer leur versement.

La CPAM gère les salariés du régime général (salariés du secteur privé, y compris ceux du commerce, de l'industrie, des services et des professions libérales relevant de la Sécurité sociale). La MSA gère les salariés et exploitants agricoles.

Règle

Le salarié peut joindre sa casse via son espace personnel sur ameli.fr (assurés du régime général) ou le site de la MSA, ou se rendre dans l'agence la plus proche.

  • CPAM : site officiel [ameli.fr](https://www.ameli.fr/assure/adresses-et-contacts) — trouver votre interlocuteur près de chez vous sur [service-public.gouv.fr](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/cpam).
  • MSA : site officiel [msa.fr](https://www.msa.fr/lfy/web/msa/contact/coordonnees-msa) — trouver votre interlocuteur près de chez vous sur [service-public.gouv.fr](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/msa).

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Arrêt maladie : indemnités journalières versées au salarié

    Vérifiée le 2026-09-19

    Ouvrir
  • Service-Public.fr

    Arrêt maladie : démarches à effectuer par le salarié

    Vérifiée le 2026-09-19

    Ouvrir
  • Légifrance

    Code de la sécurité sociale : article L323-1 (indemnités journalières maladie)

    Vérifiée le 2026-09-19

    Ouvrir

Voir aussi

Les montants (plafond de 42,97 € bruts, seuil de 1,4 Smic soit 2 613,82 € par mois en 2026, condition de 12 058,20 € pour un arrêt débuté le 1ᵉʳ juillet 2023) sont ceux publiés par Service-Public.gouv.fr. Vérifier les dernières évolutions auprès de votre organisme d'assurance maladie (CPAM ou MSA) ou sur service-public.gouv.fr. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent pour tout cas particulier (travailleur intermittent, cadre dirigeant, mandataire social).

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