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Maladie professionnelle : indemnités journalières pendant l'arrêt de travail

Si vous êtes salarié en arrêt de travail en raison d'une maladie liée à votre travail, vous avez droit à des indemnités journalières (IJ) versées par votre régime d'assurance maladie (CPAM, MSA). Le montant des IJ, leur point de départ et leur durée dépendent du caractère professionnel de la maladie. Une indemnité complémentaire versée par l'employeur peut s'ajouter aux IJ sous conditions.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail pour maladie professionnelle : bénéficiaires, montant, point de départ, durée et indemnité complémentaire de l'employeur.

Ce qu'il faut savoir

  • Les indemnités journalières (IJ) en cas de maladie professionnelle sont versées par votre organisme de sécurité sociale (CPAM, MSA).
  • Tant que le caractère professionnel de votre maladie n'est pas reconnu, vous percevez des IJ de base (60 % du salaire journalier de référence).
  • Dès lors que votre maladie est reconnue d'origine professionnelle par la CPAM ou la MSA, vos IJ sont majorées.
  • En cas de maladie professionnelle, les IJ sont versées à partir du 1er jour qui suit votre arrêt du travail, sans délai de carence.
  • L'employeur doit verser une indemnité complémentaire sous conditions (ancienneté d'au moins 1 an, information dans les 48 heures, etc.).
  • L'indemnité complémentaire de l'employeur est de 90 % de la rémunération brute pendant les 30 premiers jours, puis 66,66 % à partir du 31e jour.
  • Pour les arrêts liés à un accident du travail ou une maladie professionnelle intervenant à compter du 1er janvier 2027, la durée maximale de versement des IJ sera fixée à 4 ans par période d'incapacité (décret n° 2026-501 du 12 juin 2026).

Conditions essentielles

  • Être salarié en arrêt de travail pour une affection liée à l'activité professionnelle.
  • Justifier d'au moins 1 année d'ancienneté dans l'entreprise pour bénéficier de l'indemnité complémentaire de l'employeur.
  • Avoir informé l'employeur dans les 48 heures et transmis le certificat médical.
  • Être soigné en France ou dans l'un des États membres de l'Espace économique européen (EEE).

Les étapes

  • Consulter un médecin et obtenir un certificat médical d'arrêt de travail.
  • Transmettre le certificat médical à l'employeur et à l'organisme de sécurité sociale dans les 48 heures.
  • L'employeur déclare l'arrêt de travail à la CPAM ou à la MSA.
  • L'organisme de sécurité sociale verse les IJ (à partir du 1er jour qui suit l'arrêt, sans délai de carence en cas de maladie professionnelle).
  • L'employeur verse l'indemnité complémentaire (si les conditions sont remplies).
  • Déclarer tout changement de situation (reprise, arrêt prolongé, etc.).
  • En cas de consolidation de la blessure, un taux d'incapacité permanente (IPP) est fixé et ouvre droit à une rente viagère ou une indemnité forfaitaire en capital.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — calcul du salaire journalier de référence, plafonds des IJ, conditions de l'indemnité complémentaire — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres au montant des IJ, à l'indemnité complémentaire de l'employeur et à la durée de versement, voir les sections « Quel est le montant des indemnités journalières ? », « L'employeur doit-il verser une indemnité complémentaire ? » et « Pendant combien de temps sont versées les indemnités journalières ? ».

Qui est concerné par le versement des indemnités journalières ?

Vous êtes concerné si vous êtes salarié en arrêt de travail pour une affection liée à votre activité professionnelle. Tel est le cas, par exemple, si vous êtes victime d'un cancer de la plèvre survenu à l'occasion d'une exposition à l'amiante dans le cadre de votre travail.

Tant que le caractère professionnel de votre maladie n'est pas reconnu, vous avez droit à des indemnités journalières de base (versées comme pour un arrêt maladie classique). Dès lors que votre maladie est reconnue d'origine professionnelle par la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie) ou la MSA (Mutualité sociale agricole), votre organisme de sécurité sociale vous versera des indemnités journalières (IJ) majorées. La reconnaissance du caractère professionnel de la maladie intervient après instruction du dossier par la CPAM ou la MSA, qui vérifie le lien entre l'affection et l'activité professionnelle.

Règle

Les IJ de base sont versées tant que le caractère professionnel n'est pas reconnu. Les IJ majorées sont versées dès la reconnaissance du caractère professionnel. Le point de départ des IJ majorées est fixé à la date de reconnaissance du caractère professionnel, sans rétroactivité (sauf décision contraire).

La maladie professionnelle doit être déclarée par le salarié ou par l'employeur auprès de la CPAM ou de la MSA. La déclaration doit être accompagnée d'un certificat médical descrivant l'affection et son lien avec l'activité professionnelle. La CPAM ou la MSA dispose d'un délai d'instruction pour statuer sur le caractère professionnel de la maladie. Pendant l'instruction, le salarié perçoit des IJ de base (60 % du salaire journalier de référence). Si le caractère professionnel est reconnu, les IJ majorées sont versées avec un effet rétroactif à la date de début d'arrêt (sous conditions). La reconnaissance du caractère professionnel ouvre également droit à la prise en charge des frais médicaux et à l'indemnité complémentaire de l'employeur.

  • Salarié du secteur privé : CPAM gère les IJ et la reconnaissance du caractère professionnel.
  • Travailleur agricole : MSA gère les IJ et la reconnaissance du caractère professionnel.
  • Fonctionnaire : régime spécifique de la fonction publique (pas de CPAM).
  • Salarié en arrêt pour maladie non professionnelle : IJ de base (60 %), pas de majoration, délai de carence de 3 jours applicable.

Quel est le montant des indemnités journalières ?

Le montant des IJ dépend de la durée de l'arrêt. Du 1er au 28e jour, les IJ correspondent à 60 % du salaire journalier de référence. À partir du 29e jour, elles correspondent à 80 % du salaire journalier de référence.

Le salaire journalier net correspond à 1/30,42 du salaire du mois précédent, diminué d'un taux forfaitaire de 21 %. Les IJ sont plafonnées : à 240,49 € pour les 28 premiers jours, et à 320,66 € à partir du 29e jour. La CSG (6,2 %) et la CRDS (0,5 %) sont ensuite déduites du montant des IJ dues. Pour un salarié ayant gagné 1 800 € brut le mois précédent son arrêt, le salaire journalier de référence est de 59,17 € (1 800 / 30,42). Le gain journalier net s'élève à 46,75 € (59,17 - 21 %). Ainsi, son IJ ne pourra pas dépasser 46,75 €.

Règle

Le montant journalier de l'IJ est égal au salaire journalier de référence multiplié par le taux applicable (60 % ou 80 %), sans jamais dépasser le gain journalier net ni les plafonds légaux. Les plafonds et taux sont révisés chaque année. Les montants indiqués (240,49 € et 320,66 €) sont les plafonds en vigueur à la date de vérification de la fiche.

  • Du 1er au 28e jour

    Taux appliqué
    60 % du salaire journalier de référence
    Plafond journalier
    240,49 €
  • À partir du 29e jour

    Taux appliqué
    80 % du salaire journalier de référence
    Plafond journalier
    320,66 €

Les plafonds indiqués (240,49 € et 320,66 €) sont les valeurs en vigueur à la date de vérification de la fiche. Ils sont révisés chaque année. Utilisez le simulateur sur ameli.fr pour estimer votre montant. La CSG et la CRDS sont prélevées à la source par l'organisme de sécurité sociale. Le salaire journalier de référence est calculé sur la base du salaire brut du mois précédent l'arrêt, divisé par 30,42 (nombre moyen de jours dans un mois). Le taux forfaitaire de 21 % correspond aux charges sociales et autres prélèvements déduits du salaire brut pour obtenir le salaire net.

Exemple de calcul pour un salaire de 1 800 € brut

  • Salaire journalier de référence : 1 800 / 30,42 = 59,17 €.
  • Gain journalier net : 59,17 - 21 % = 46,75 €.
  • Du 1er au 28e jour : IJ = 59,17 × 60 % = 35,50 € (inférieur au gain journalier net de 46,75 €).
  • À partir du 29e jour : IJ = 59,17 × 80 % = 47,34 €, mais plafonnée au gain journalier net de 46,75 €.
  • CSG-CRDS : 6,7 % prélevés à la source sur le montant de l'IJ.
  • Net perçu : environ 33,13 €/jour pendant les 28 premiers jours, puis environ 43,62 €/jour à partir du 29e jour.

Quand débute le versement des indemnités journalières ?

En cas de maladie professionnelle, les indemnités journalières vous sont versées par votre organisme de sécurité sociale (CPAM, MSA) à partir du 1er jour qui suit votre arrêt du travail, sans délai de carence.

Le délai de carence est une période pendant laquelle les IJ ne sont pas versées (généralement 3 jours pour un arrêt maladie classique). En cas de maladie professionnelle, ce délai de carence n'est pas applicable : le versement des IJ débute dès le premier jour suivant l'arrêt. L'employeur doit être informé de l'arrêt dans les 48 heures et recevoir le certificat médical. L'employeur déclare ensuite l'arrêt de travail à la CPAM ou à la MSA.

Règle

Le versement des IJ débute à partir du 1er jour qui suit l'arrêt du travail, sans délai de carence, en cas de maladie professionnelle. Le délai de carence de 3 jours s'applique uniquement aux arrêts maladie classiques (non professionnels). L'indemnité complémentaire de l'employeur (si elle est due) commence dès le 1er jour d'absence, sans délai de carence non plus. Le versement des IJ intervient mensuellement, à terme échu. Le salarié doit informer son employeur de tout changement de situation (reprise partielle, arrêt prolongé, etc.).

Le certificat médical d'arrêt de travail doit être transmis à l'employeur dans les 48 heures suivant le début de l'arrêt. L'employeur dispose d'un délai de 5 jours ouvrés pour déclarer l'arrêt à la CPAM ou à la MSA. Le non-respect de ces délais peut entraîner une réduction des droits du salarié. Le salarié doit également transmettre le volet 1 du certificat médical à la CPAM ou à la MSA. Le versement des IJ intervient mensuellement, à terme échu (en fin de mois). Le premier versement peut intervenir avec un léger retard si la déclaration de l'arrêt n'a pas été faite dans les délais. En cas d'arrêt prolongé, le médecin traitant doit établir un nouveau certificat médical de prolongation.

Délais à respecter

  • Information de l'employeur : dans les 48 heures suivant le début de l'arrêt.
  • Transmission du certificat médical : dans les 48 heures suivant le début de l'arrêt.
  • Déclaration de l'arrêt par l'employeur : dans les 5 jours ouvrés.
  • Premier versement des IJ : à partir du 1er jour qui suit l'arrêt (sans délai de carence en cas de maladie professionnelle).
  • Versement mensuel : à terme échu, en fin de mois.

L'employeur doit-il verser une indemnité complémentaire ?

Votre employeur doit vous verser une indemnité complémentaire durant votre arrêt de travail si vous remplissez toutes les conditions suivantes : ne pas être travailleur à domicile, salarié saisonnier, intermittent ou temporaire (intérimaire) ; justifier d'au moins 1 année d'ancienneté dans l'entreprise (au 1er jour de votre absence) ; avoir informé votre employeur dans les 48 heures et transmis votre certificat médical ; bénéficier des IJ versées par votre organisme de sécurité sociale ; être soigné en France ou dans l'un des États membres de l'Espace économique européen (EEE).

Le montant des indemnités versées par l'employeur est calculé sur 2 périodes : pendant les 30 premiers jours d'arrêt de travail, le montant correspond à 90 % de la rémunération brute que vous auriez perçue si vous aviez travaillé ; à partir du 31e jour d'arrêt, ce montant n'est plus que des 2/3 (66,66 %) de la rémunération brute. L'indemnité complémentaire versée par l'employeur s'effectue déduction faite des IJ versées par le régime de sécurité sociale et éventuellement des sommes versées par votre régime complémentaire de prévoyance. Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir un montant plus élevé.

Règle

Le versement des indemnités complémentaires commence dès le 1er jour d'absence, sans délai de carence. Le montant est de 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours, puis 66,66 % à partir du 31e jour. Les IJ de sécurité sociale sont déduites du montant de l'indemnité complémentaire. Les conventions collectives peuvent prévoir des conditions plus favorables.

L'indemnité complémentaire de l'employeur est une obligation légale (Code du travail, articles L.1226-1 et suivants). Le non-respect de cette obligation par l'employeur est un manquement qui peut être sanctionné devant le conseil de prud'hommes. Les salariés en CDD, intérimaires ou saisonniers ne bénéficient pas de l'indemnité complémentaire, sauf dispositions conventionnelles contraires. Les dispositions conventionnelles (convention collective, accord d'entreprise) peuvent prévoir un montant plus élevé ou des conditions plus favorables que le minimum légal. Vérifiez votre convention collective pour connaître vos droits spécifiques.

Conditions cumulatives pour l'indemnité complémentaire

  • Statut : ne pas être travailleur à domicile, salarié saisonnier, intermittent ou temporaire (intérimaire).
  • Ancienneté : justifier d'au moins 1 année d'ancienneté dans l'entreprise au 1er jour de l'absence.
  • Information : avoir informé l'employeur dans les 48 heures et transmis le certificat médical.
  • IJ sécurité sociale : bénéficier des indemnités journalières versées par l'organisme de sécurité sociale.
  • Soins : être soigné en France ou dans l'un des États membres de l'Espace économique européen (EEE).

Pendant combien de temps sont versées les indemnités journalières ?

Les indemnités journalières sont versées pendant toute la période d'incapacité de travail, jusqu'à la fin de l'arrêt ou la consolidation de la blessure (ou le décès).

Si votre blessure est consolidée (c'est-à-dire que votre état de santé ne s'améliore plus), un taux d'incapacité permanente (IPP) est fixé par votre organisme de sécurité sociale (CPAM, MSA). Ce taux ouvre droit au versement d'une rente viagère ou d'une indemnité forfaitaire en capital, selon le taux d'IPP retenu. La rente viagère est versée mensuellement jusqu'au décès du bénéficiaire ; l'indemnité forfaitaire en capital est versée en une seule fois.

Règle

Les IJ sont versées jusqu'à la fin de l'arrêt ou la consolidation de la blessure. Pour les arrêts liés à un accident du travail ou à une maladie professionnelle intervenant à compter du 1er janvier 2027, la durée maximale de versement des IJ sera fixée à 4 ans par période d'incapacité, en application du décret n° 2026-501 du 12 juin 2026. Un nouveau droit à indemnisation pourra être ouvert en cas de nouvelle période d'incapacité répondant aux conditions prévues par la réglementation.

Dans l'attente de l'application du décret n° 2026-501 (1er janvier 2027), les informations présentées sur cette fiche restent valables. La reconnaissance du caractère professionnel de la maladie et la fixation du taux d'IPP sont des procédures distinctes de la demande d'IJ. Le taux d'IPP est fixé par la CPAM ou la MSA après examen médical. La rente viagère est révisée chaque année en fonction de l'évolution des prix. L'indemnité forfaitaire en capital est versée en une seule fois et n'est pas révisée.

Indemnisation après consolidation

  • Taux d'IPP inférieur à 10 % : indemnité forfaitaire en capital versée en une seule fois.
  • Taux d'IPP de 10 % à 50 % : rente viagère versée mensuellement.
  • Taux d'IPP supérieur à 50 % : rente viagère majorée.
  • Révision : le taux d'IPP peut être révisé en cas d'évolution de l'état de santé (aggravation ou amélioration).
  • Prestations supplémentaires : aide humaine, soins, appareillage, selon le taux d'IPP.

Où s'adresser ?

Pour toute question relative aux indemnités journalières en cas de maladie professionnelle, vous pouvez vous adresser à votre Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), à la Caisse régionale d'assurance maladie d'Île-de-France (Cramif) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA).

La CPAM est l'organisme de sécurité sociale qui gère l'assurance maladie des salariés du secteur privé. La Cramif est la caisse régionale pour l'Île-de-France. La MSA gère l'assurance maladie des travailleurs agricoles. Chacune de ces caisses dispose d'un service dédié aux accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP). Le site ameli.fr fournit un annuaire des CPAM et un espace personnel pour suivre vos droits.

Règle

La déclaration de la maladie professionnelle s'adresse à la CPAM ou à la MSA selon votre régime d'affiliation. L'employeur doit être informé dans les 48 heures et transmettre le certificat médical. Les annuaires officiels des CPAM et de la MSA sont disponibles sur ameli.fr et msa.fr.

Pour les salariés du secteur privé, la CPAM est l'interlocuteur principal. Pour les travailleurs agricoles, la MSA est compétente. Pour les fonctionnaires, le régime spécifique de la fonction publique s'applique (pas de CPAM). Le site service-public.fr fournit un annuaire des CPAM et de la MSA près de chez vous. Le site ameli.fr permet de suivre vos droits en ligne, de télécharger vos attestation de droits et de consulter vos remboursements. Le service Ameli (36 46) est également disponible pour toute question relative à vos droits.

Contacts utiles

  • CPAM : site ameli.fr, service Ameli (36 46), annuaire des CPAM sur service-public.fr.
  • Cramif (Île-de-France) : site cramif.fr.
  • MSA : site msa.fr, annuaire des antennes MSA sur service-public.fr.
  • Employeur : service des ressources humaines pour l'indemnité complémentaire.
  • Médecin traitant : pour le certificat médical et le suivi de l'arrêt.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Maladie professionnelle : indemnités journalières pendant l'arrêt de travail

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

Les règles de calcul des indemnités journalières en cas de maladie professionnelle sont fixées par le Code de la sécurité sociale et le Code du travail. Les montants et plafonds sont révisés chaque année. Vérifier les dernières évolutions auprès de votre CPAM, MSA ou Cramif. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent pour les cas particuliers.

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