Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur la composition pénale : principes, personnes concernées, mesures applicables, déroulement et conséquences.
Ce qu'il faut savoir
- La composition pénale est une mesure alternative aux poursuites permettant de sanctionner rapidement l'auteur d'une infraction, à condition qu'il reconnaisse les faits reprochés.
- Elle s'applique aux personnes majeures, aux mineurs d'au moins 13 ans et aux personnes morales, et ne peut être proposée qu'à la demande du procureur de la République.
- La procédure se déroule en deux étapes obligatoires : proposition de la mesure par le procureur, puis validation par le président du tribunal judiciaire (ou le juge des enfants pour un mineur).
- Les infractions éligibles sont les délits de faible gravité punis de 5 ans d'emprisonnement au maximum et les contraventions connexes ; les délits de presse, les homicides involontaires et les délits politiques sont exclus.
- L'exécution de la mesure éteint l'action publique : le procureur ne peut plus poursuivre l'auteur de l'infraction.
- La mesure est inscrite uniquement sur le bulletin n°1 du casier judiciaire pendant 3 ans, sauf nouvelle condamnation.
Conditions essentielles
- L'auteur des faits doit obligatoirement reconnaître les faits qui lui sont reprochés.
- L'auteur doit accepter la sanction proposée par le procureur de la République.
- L'affaire doit être simple et en état d'être jugée (absence de demande d'expertise, d'auteurs multiples, etc.).
- Pour un mineur de 13 à 17 ans, le mineur et ses représentants légaux doivent donner leur accord conjointement.
Les étapes
- Le procureur de la République (ou son délégué) propose une mesure par décision écrite et signée, mentionnant les faits, leur qualification et la mesure proposée.
- L'auteur des faits peut se faire assister par un avocat et demander un délai de réflexion de 10 jours.
- L'auteur accepte ou refuse la mesure ; l'accord ou le refus est recueilli dans un procès-verbal.
- En cas d'accord, le procureur saisit le président du tribunal judiciaire par requête pour validation de la composition pénale.
- Le président du tribunal peut procéder à l'audition non publique du prévenu et de la partie civile, assistés de leurs avocats.
- Le président valide la proposition si les conditions procédurales sont remplies et les mesures justifiées, ou refuse la validation.
- La mesure validée est exécutée par l'auteur des faits, sous le suivi du service d'insertion et de probation (SPIP).
- L'exécution de la mesure éteint l'action publique et, le cas échéant, indemnise la partie civile.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Le catalogue détaillé des mesures applicables (délit, contraventions, mineur, personne morale), les modalités d'exécution et les règles d'indemnisation de la partie civile sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour le détail des mesures applicables selon la nature de l'infraction et la personne de l'auteur, voir la section « Quelles sont les mesures applicables ? ». Pour les règles d'indemnisation, voir la section « Indemnisation de la partie civile ».
Qu'est-ce que la composition pénale ?
La composition pénale est une mesure alternative aux poursuites, permettant de condamner rapidement l'auteur de l'infraction, à condition qu'il reconnaisse les faits reprochés. Elle responsabilise l'auteur tout en lui évitant un procès, et permet l'indemnisation directe de la partie civile.
La composition pénale s'applique aux personnes majeures, mais également aux mineurs d'au moins 13 ans et aux personnes morales. Cette procédure concerne certains délits ou contraventions et ne peut se faire qu'à la demande du procureur de la République : l'auteur ne peut pas demander lui-même une composition pénale. La victime de l'infraction est informée de cette procédure pour lui permettre de se constituer partie civile et d'obtenir l'indemnisation de son préjudice.
Règle
La procédure se déroule en 2 étapes obligatoires : la proposition de la mesure par le procureur de la République, puis l'audience de validation par le président du tribunal judiciaire (ou le juge des enfants pour un mineur). Si la mesure est acceptée, l'affaire est en principe transmise au président du tribunal pour validation. Si l'auteur la refuse, ou que le président rejette la validation, le procureur de la République renvoie l'affaire devant le tribunal correctionnel. L'exécution de la mesure éteint l'action publique, c'est-à-dire que le procureur ne peut plus poursuivre l'auteur de l'infraction.
La composition pénale est proposée pour traiter des affaires simples et en état d'être jugées, par exemple en l'absence de toute demande d'expertise ou d'auteurs multiples. Elle constitue une procédure simplifiée, alternative au procès pénal classique.
Dans quels cas la composition pénale est-elle proposée ?
Comme il s'agit d'une procédure simplifiée, les infractions pouvant faire l'objet d'une composition pénale sont déterminées par la loi. Elle concerne les délits de faible gravité et les contraventions connexes.
Il s'agit des délits punis d'une peine d'amende ou d'une peine d'emprisonnement d'une durée inférieure ou égale à 5 ans. Par exemple : certaines infractions routières, les violences sans ITT (incapacité temporaire de travail), l'usage de stupéfiants, les dégradations, les menaces. Les contraventions connexes à ces délits peuvent également faire l'objet d'une composition pénale.
Règle
La composition pénale ne s'applique pas pour les délits de presse (par exemple, injure ou diffamation), ni aux homicides involontaires, ni aux délits politiques. Ces catégories d'infractions relèvent obligatoirement d'une procédure pénale classique.
C'est le procureur de la République qui apprécie, au cas par cas, si une affaire est « simple » et « en état d'être jugée » et si une composition pénale peut être proposée. La possibilité d'obtenir une composition pénale n'est donc jamais un droit acquis pour l'auteur des faits : elle dépend de l'initiative du ministère public.
À qui peut être proposée la composition pénale ?
La composition pénale s'applique aux personnes majeures. L'auteur de l'infraction doit obligatoirement reconnaître les faits qui lui sont reprochés et accepter la sanction proposée par le procureur de la République.
La composition pénale est également applicable aux mineurs d'au moins 13 ans. Le procureur de la République propose cette procédure quand elle est adaptée à la personnalité du mineur. Le mineur doit obligatoirement reconnaître les faits. La mesure est proposée au mineur et à ses représentants légaux (parents, tuteur), et le mineur et ses représentants légaux doivent donner leur accord conjointement. Sinon, c'est la procédure devant le tribunal pour enfants qui s'applique. La composition pénale est enfin applicable aux personnes morales (sociétés, associations…), dont le représentant légal reconnaît sa responsabilité pénale pour les faits qui lui sont reprochés.
Règle
Pour les personnes morales, l'amende est la seule mesure applicable, ainsi que l'indemnisation de la partie civile. Le montant de l'amende est alors égal à 5 fois le montant de l'amende encourue pour les personnes physiques. Par exemple, pour des faits de dégradations (amende maximale de 30 000 € pour une personne physique), l'amende de composition ne pourra pas excéder 150 000 € (30 000 × 5) lorsque les faits sont commis par le représentant légal d'une personne morale.
Pour l'exécution des mesures de stages, le procureur de la République peut fixer le montant des frais pouvant être mis à la charge des représentants légaux du mineur. L'assistance d'un avocat est obligatoire pour le mineur, alors qu'elle est facultative pour l'auteur majeur.
Quelles sont les mesures applicables ?
Le procureur de la République peut proposer plusieurs mesures qui diffèrent selon la personne (majeur, mineur, personne morale) et la nature de l'infraction commise (délit, contravention de 1ʳᵉ à 4ᵉ classe, contravention de 5ᵉ classe).
Pour les délits, les mesures de composition pénale sont les suivantes : amende dont le montant maximum ne peut pas dépasser celui de l'amende encourue (un échéancier peut être mis en place sur une période n'excédant pas 1 an) ; dessaisissement au profit de l'État du bien ayant servi ou destiné à commettre l'infraction ou qui en est le produit ; remise du véhicule à des fins d'immobilisation pour une période n'excédant pas 6 mois ; remise du permis de conduire ou du permis de chasse au greffe du tribunal pour une durée n'excédant pas 6 mois ; pose d'un éthylotest antidémarrage pour une durée n'excédant pas 3 ans ; travail non rémunéré au profit d'une collectivité ou association habilitée, pour une durée maximale de 100 heures dans un délai n'excédant pas 6 mois ; stage ou formation dans un organisme sanitaire, social ou professionnel, pour une durée n'excédant pas 3 mois dans un délai de 18 mois ; interdiction d'émettre des chèques et de faire usage d'une carte bancaire pour une durée n'excédant pas 6 mois ; interdiction de paraître dans les lieux désignés par le procureur (lieu de l'infraction, domicile de la victime…) pour une durée n'excédant pas 6 mois ; interdiction de rencontrer, recevoir ou entrer en relation avec la victime, les co-auteurs ou complices pour une durée n'excédant pas 6 mois ; interdiction de quitter la France avec obligation de remettre son passeport au greffe pour une durée n'excédant pas 6 mois ; stage de sensibilisation (aux stupéfiants, citoyenneté, sécurité routière, violences conjugales, achat d'acte sexuel, égalité homme-femme, responsabilité parentale), aux frais du condamné ; mesure d'activité de jour pour une réinsertion scolaire ou professionnelle ; injonction thérapeutique en lien avec une addiction (stupéfiants ou alcool), obligation de soin sous surveillance ; remboursement du prêt versé à la victime (aide financière d'urgence en cas de violences conjugales), sans que ce remboursement puisse excéder 5 000 € ; interdiction d'utiliser les comptes d'accès à des services de plateforme en ligne utilisés pour commettre l'infraction, pour une durée maximale de 6 mois.
Règle
Pour les contraventions de 1ʳᵉ à 4ᵉ classe, les mesures sont identiques à celles proposées en cas de délit, mais l'amende ne peut pas dépasser le montant de l'amende encourue pour la contravention, et la suspension du permis de conduire ou de chasse est limitée à 3 mois. Certaines mesures ne s'appliquent pas à ces contraventions : l'interdiction de rentrer en contact avec la victime, l'interdiction de paraître dans les lieux désignés, et l'interdiction de quitter le territoire national. Pour les contraventions de 5ᵉ classe, le travail non rémunéré est limité à 30 heures dans un délai n'excédant pas 3 mois, et certaines mesures (suspension du permis de chasse, interdiction de chèques, dessaisissement) ne sont applicables que si la contravention est punie de cette peine complémentaire. Pour le délit de défaut d'assurance (conduire sans assurance), l'amende est majorée de 50 % au profit du fonds de garantie automobile.
Lorsque l'auteur des faits est mineur d'au moins 13 ans, les mesures proposées peuvent être identiques à celles prévues pour un auteur majeur, mais la durée d'exécution des mesures ne peut pas dépasser 6 mois. Le procureur peut également proposer au mineur des mesures particulières : accomplissement d'un stage de formation civique, suivi régulier d'une scolarité ou d'une formation professionnelle, respect d'une décision de placement dans une institution d'éducation ou de formation habilité, consultation par un psychologue ou un psychiatre, accomplissement d'un contrat de service en Épide (Établissement pour insertion dans l'emploi).
Que se passe-t-il en cas d'acceptation de la mesure ?
Lorsque l'auteur des faits donne son accord aux mesures proposées, le procureur saisit, par requête, le président du tribunal judiciaire pour la validation de la composition pénale. Le dossier doit être joint à la requête en validation.
Le procureur de la République informe l'auteur des faits et la partie civile que le président du tribunal judiciaire a été saisi. Le président du tribunal peut, s'il l'estime nécessaire, procéder à l'audition non publique du prévenu et de la partie civile, assistés de leurs avocats. Il valide la proposition quand les conditions procédurales sont remplies et si les mesures proposées sont justifiées au vu des circonstances de l'infraction et de la personnalité de l'auteur.
Règle
Lorsque l'auteur des faits est mineur, c'est le juge des enfants qui valide la composition pénale (et non le président du tribunal judiciaire). La décision du président du tribunal est notifiée à l'auteur des faits et à la partie civile. Cette décision n'est pas susceptible de recours, c'est-à-dire qu'elle n'est pas contestable.
La validation par le président du tribunal judiciaire (ou le juge des enfants) constitue le second contrôle obligatoire de la procédure, après la proposition du procureur. Le juge vérifie à la fois la régularité de la procédure et l'adéquation des mesures proposées aux circonstances de l'infraction et à la personnalité de l'auteur.
Que faire en cas d'échec ou de refus de la mesure ?
La composition pénale est en échec quand l'auteur des faits la refuse ou que les mesures proposées sont inexécutées (par exemple, amende non payée, stage non réalisé). Le président du tribunal judiciaire peut également refuser de valider la composition pénale.
Le président refuse la validation si les faits sont trop graves, ou si la personnalité de l'auteur, la situation de la partie civile ou les intérêts de la société justifient le recours à une autre procédure. En cas de refus ou d'échec, un procès-verbal d'échec est rédigé et la composition pénale devient caduque, c'est-à-dire qu'elle n'est plus valable.
Règle
Le dossier est transmis au procureur de la République, qui décide de poursuivre l'auteur des faits devant le tribunal correctionnel, le tribunal de police ou par ordonnance pénale. Le choix de la procédure de poursuite appartient alors au ministère public, en fonction de la nature de l'infraction et des circonstances de l'affaire.
L'échec de la composition pénale n'entraîne aucune conséquence pénale supplémentaire pour l'auteur des faits : l'affaire est simplement réorientée vers la procédure pénale de droit commun. Les faits restent punis selon les règles applicables au tribunal compétent.
Comment s'exécute la composition pénale ?
La mesure validée par le président du tribunal judiciaire doit être exécutée. Il n'y a pas d'exécution forcée : les mesures proposées reposent sur l'adhésion, c'est-à-dire l'accord du prévenu.
Le service d'insertion et de probation (SPIP) suit l'exécution de la mesure. Si le prévenu n'exécute pas la sanction prononcée, ou que cette exécution est partielle, il pourra être poursuivi devant le tribunal compétent. Pour les infractions sexuelles, l'exécution de la mesure de composition pénale peut entraîner l'inscription de l'auteur des faits au FIJAIS (fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes). Pour les infractions routières, l'exécution de la mesure de composition pénale entraîne le retrait des points du permis de conduire.
Règle
L'exécution complète de la mesure éteint l'action publique, c'est-à-dire que le procureur ne peut plus poursuivre l'auteur de l'infraction pour les faits ayant donné lieu à la composition pénale. La composition pénale constitue alors une décision définitive.
Le suivi par le SPIP vise à accompagner l'auteur dans l'exécution de la mesure et à prévenir la récidive. Le caractère volontaire de l'exécution (adhésion du prévenu) est une spécificité de la composition pénale, par rapport aux peines prononcées par un juge après un procès.
Indemnisation de la partie civile
Pour être indemnisée, la victime doit se constituer partie civile. Lorsque la victime est identifiée, le procureur de la République l'informe de l'orientation du dossier pour qu'elle se constitue partie civile. La partie civile est avisée de la mesure proposée et de sa validation par le président.
L'indemnisation de la partie civile peut être une des mesures proposées par le procureur. Dans ce cas, la réparation du dommage devra se faire dans un délai de 6 mois à compter de la notification de la décision. La partie civile peut se faire assister par un avocat et demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.
Règle
En cas de condamnation à des dommages et intérêts, l'auteur de l'infraction doit indemniser la partie civile. Si l'exécution amiable n'est pas possible, la partie civile doit obliger l'auteur des faits à s'exécuter de manière forcée : pour cela, elle peut utiliser la procédure d'injonction de payer en joignant à la demande l'ordonnance de validation. La partie civile qui n'a pas été indemnisée de son préjudice au cours de la procédure de composition pénale conserve ses droits : elle devra saisir le procureur pour la délivrance d'une citation devant le tribunal correctionnel, qui statuera uniquement sur les intérêts civils.
La constitution de partie civile est la voie par laquelle la victime accède à la juridiction répressive pour obtenir réparation de son préjudice. En composition pénale, la victime est associée à la procédure dès la phase de proposition et dispose de garanties d'information et d'indemnisation.
Quelles sont les conséquences de la composition pénale ?
La mesure de composition pénale est inscrite uniquement sur le bulletin n°1 du casier judiciaire pendant 3 ans, sauf nouvelle condamnation. Ce qui signifie qu'elle n'apparaît pas sur les bulletins n°2 et n°3 du casier judiciaire.
Le bulletin n°1 du casier judiciaire est le document le plus complet, consultable notamment par les autorités judiciaires et, dans certains cas, par l'employeur. Le bulletin n°2 est délivré notamment pour l'accès à certains emplois publics, et le bulletin n°3 est délivré à la personne concernée elle-même. Le fait que la composition pénale n'apparaisse que sur le bulletin n°1, et pendant 3 ans seulement, constitue une conséquence pénale limitée, cohérente avec le caractère alternative aux poursuites de cette procédure.
Règle
Pour les infractions sexuelles, l'exécution de la mesure peut entraîner l'inscription de l'auteur au FIJAIS (fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes). Pour les infractions routières, l'exécution de la mesure entraîne le retrait des points du permis de conduire, comme pour toute sanction pénale routière. Pour le délit de défaut d'assurance, l'amende est majorée de 50 % au profit du fonds de garantie automobile.
L'exécution de la mesure éteint l'action publique : le procureur ne peut plus poursuivre l'auteur pour les faits ayant donné lieu à la composition pénale. La composition pénale constitue donc une solution définitive au contentieux pénal, sous réserve d'une exécution complète de la mesure.
Textes applicables
- Code de procédure pénale : articles 39 à 44-1Légifrance
- Code de procédure pénale : articles R15-33-38 à R15-33-45Légifrance
- Code de procédure pénale : articles R15-33-46 à R15-33-48-1Légifrance
- Circulaire du 8 avril 2019 relative aux alternatives aux poursuites, aux poursuites et au jugementLégifrance
- Code de la justice pénale des mineurs : articles L422-3 et L422-4Légifrance
- Code de la justice pénale des mineurs : articles L12-1 à L12-6Légifrance
- Code de la justice pénale des mineurs : articles D422-6 à R422-15Légifrance
- Code pénal : articles 131-12 à 131-18Légifrance
- Code de la route : articles R234-1 à R234-7Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Composition pénale
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Aide juridictionnelle lors d'une procédure en France
- Procédures devant le tribunal pour enfants (TPE)
- Déroulement d'une affaire devant le tribunal correctionnel
- Ordonnance pénale
- Procès pénal : qu'est-ce qu'une partie civile ?
- Citation directe
- Recouvrement de dettes : injonction de payer
- Casier judiciaire : bulletins n°1, n°2 et n°3
- Maison de justice et du droit — annuaire
- Annuaire des avocats de France — Conseil national des barreaux
- CESEDA — composition pénale (Légifrance)
La composition pénale est une mesure alternative aux poursuites dont l'initiative appartient exclusivement au procureur de la République. Vérifier les modalités applicables à votre situation auprès du tribunal judiciaire ou d'un avocat.

Comment se déroule la phase de proposition de la peine ?
La proposition de peine fait l'objet d'une décision écrite et signée par le procureur de la République ou son délégué. Elle mentionne la nature des faits, leur qualification juridique (par exemple violences sans ITT, outrage), le montant, la durée et la nature de la mesure proposée.
En présence d'une partie civile, un procès-verbal consigne les conditions dans lesquelles celle-ci est informée de la proposition d'indemnisation. Cette proposition d'indemnisation intervient dans un délai maximal de 6 mois. L'auteur des faits et la partie civile peuvent demander la copie de toutes les pièces de la procédure, sans autorisation préalable du procureur.
Règle
L'auteur des faits peut se faire assister par un avocat avant de donner son accord. L'assistance d'un avocat est obligatoire pour le mineur. Si vos revenus ne vous permettent pas de payer un avocat, vous pouvez demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle. Avant de faire connaître sa décision, l'auteur des faits peut demander un délai de réflexion de 10 jours : dans ce cas, une nouvelle convocation lui est donnée. S'il ne se présente pas à la date indiquée, son absence vaut refus de la composition pénale.
L'auteur des faits peut accepter ou refuser la mesure de composition pénale proposée. L'accord ou le refus est recueilli dans un procès-verbal dont la copie est remise à l'auteur. Pour un auteur mineur, la proposition de la mesure est présentée au mineur et à ses représentants légaux, en présence de l'avocat.