Vue d'ensemble
Ce qu'il faut retenir pour régler une succession lorsqu'un héritier est mineur ou majeur protégé : l'option successorale, les autorisations judiciaires et les formalités de publicité.
Ce qu'il faut savoir
- Le représentant d'un mineur (parent ou tuteur) ou d'un majeur protégé (tuteur, curateur, personne habilitée) doit régler la succession au nom de la personne qu'il représente.
- L'option successorale offre 3 solutions : accepter purement et simplement, accepter à concurrence de l'actif net, ou renoncer à la succession.
- L'acceptation pure et simple engage le patrimoine de l'héritier pour les dettes du défunt ; l'acceptation à concurrence de l'actif net limite l'engagement aux biens de la succession.
- Pour un mineur sous autorité parentale, l'acceptation pure et simple et la renonciation nécessitent l'autorisation du juge aux affaires familiales (juge des tutelles) ; l'acceptation à concurrence de l'actif net ne la nécessite pas.
- Pour un majeur sous tutelle, l'acceptation pure et simple et la renonciation nécessitent l'autorisation du juge des contentieux de la protection ; pour un majeur sous curatelle, aucune autorisation judiciaire n'est nécessaire — l'assistance du curateur suffit.
- La déclaration d'acceptation à concurrence de l'actif net doit être publiée au Bodacc (16 €) et par un avis dans un journal d'annonces légales dans le mois.
Conditions essentielles
- Le représentant légal ou l'accompagnateur doit agir dans le respect de son statut : autorité parentale, tutelle, curatelle ou habilitation familiale.
- L'autorisation du juge est requise pour l'acceptation pure et simple et la renonciation, sauf pour le majeur sous curatelle.
- La déclaration d'acceptation à concurrence de l'actif net se fait sur papier libre ou à l'aide d'un formulaire, et s'adresse au greffe du juge ou au notaire.
- Les formalités de publicité (Bodacc + journal d'annonces légales) doivent être accomplies dans les délais.
Les étapes
- Identifier la protection en vigueur (autorité parentale, tutelle, curatelle, habilitation familiale) et la qualité de la personne qui agit.
- Évaluer la succession (actif et passif) pour déterminer l'option la plus protective du patrimoine de l'héritier.
- Obtenir l'autorisation du juge si elle est requise (formulaire de requête déposé au greffe).
- Effectuer la déclaration d'acceptation ou de renonciation (formulaire ou papier libre) et la déposer au greffe du tribunal ou chez le notaire.
- Publier la déclaration au Bodacc et faire paraître un avis dans un journal d'annonces légales dans le délai d'un mois.
- Poursuivre le règlement de la succession selon l'option choisie (partage, paiement des dettes, etc.).
Cette synthèse reprend les grandes lignes du dispositif. Les règles propres à chaque statut de protection (mineur, tutelle, curatelle, habilitation familiale) et les formalités de publicité sont détaillées dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles applicables à chaque statut de protection, voir les sections « Mineur sous autorité parentale », « Majeur sous tutelle », « Majeur sous curatelle » et « Majeur sous habilitation familiale ».
L'option successorale au nom d'un héritier protégé
Le représentant d'un héritier mineur ou majeur protégé dispose des mêmes 3 options successorales qu'un héritier majeur et capable, mais les conditions d'exercice de ces options diffèrent selon le statut de protection.
Vous êtes le représentant d'un mineur (parent ou tuteur) ou d'un majeur protégé (tuteur, curateur, personne habilitée) qui hérite. Vous devez régler la succession au nom de la personne que vous représentez. Vous avez le choix entre 3 solutions — c'est ce qu'on appelle l'option successorale : vous pouvez, sous conditions, au nom du mineur ou du majeur protégé, choisir l'une des options suivantes : accepter purement et simplement la succession, accepter la succession à concurrence de l'actif net, ou renoncer à la succession.
Chaque option a des conséquences différentes pour le paiement des éventuelles dettes du défunt. L'acceptation pure et simple engage le patrimoine personnel de l'héritier : il devra honorer les dettes de la succession même au-delà de la valeur des biens reçus. L'acceptation à concurrence de l'actif net limite l'engagement aux biens de la succession : les dettes du défunt ne sont payées que dans la limite de l'actif, et l'héritier protégé n'est jamais tenu au-delà. La renonciation exclut l'héritier de la succession : il ne reçoit ni biens ni dettes.
Règle
Le choix de l'option successorale appartient à la personne habilitée à représenter ou à assister l'héritier protégé : le parent exerçant l'autorité parentale, le tuteur (après accord du conseil de famille si le mineur est placé sous tutelle), le curateur (par assistance) ou la personne habilitée dans le cadre d'une habilitation familiale. Ce choix doit être éclairé et prendre en compte l'intérêt de l'héritier protégé.
Lorsque la succession est négative (le passif dépasse l'actif), l'acceptation pure et simple est en pratique refusée par le juge : l'intérêt de l'héritier protégé commande de privilégier l'acceptation à concurrence de l'actif net ou la renonciation. Le notaire chargé du règlement de la succession peut éclairer le représentant sur la situation de la succession.
Mineur sous autorité parentale
Lorsqu'un mineur hérite et que ses parents exercent l'autorité parentale, c'est l'un des parents qui agit en son nom, avec une autorisation du juge aux affaires familiales selon l'option choisie.
Pour accepter purement et simplement la succession au nom du mineur, le parent doit demander l'autorisation du juge aux affaires familiales exerçant les fonctions de juge des tutelles. La demande se fait à l'aide d'un formulaire (requête) déposé ou adressé au greffe du juge aux affaires familiales du tribunal du domicile du parent. Dès que la décision d'autorisation est reçue, le parent peut accepter purement et simplement la succession au nom du mineur.
En pratique, si le montant de la succession est négatif, le juge ne donne pas son autorisation : l'acceptation pure et simple exposerait le patrimoine du mineur à des dettes supérieures aux biens reçus, ce qui serait contraire à son intérêt. Dans ce cas, l'option doit se porter sur l'acceptation à concurrence de l'actif net ou sur la renonciation.
Règle
En cas de désaccord entre les 2 parents exerçant l'autorité parentale sur l'option à choisir, le juge aux affaires familiaux peut être saisi pour autoriser l'acceptation à concurrence de l'actif net. Le juge tranche alors dans l'intérêt du mineur. L'autorisation du juge aux affaires familiaux n'est pas nécessaire pour l'acceptation à concurrence de l'actif net en cas d'accord des parents.
Mineur placé sous tutelle
Lorsqu'un mineur est placé sous tutelle (parents décédés, déchus ou privés de l'autorité parentale), le tuteur doit obtenir l'autorisation du conseil de famille pour accepter la succession en son nom.
Pour accepter purement et simplement la succession au nom du mineur placé sous tutelle, le tuteur doit obtenir l'autorisation du conseil de famille. Dans le cas où le conseil de famille n'est pas constitué, le tuteur demande l'autorisation du juge aux affaires familiales exerçant les fonctions de juge des tutelles, à l'aide d'un formulaire déposé ou adressé au greffe du JAF du tribunal de son domicile.
L'autorisation du juge peut remplacer l'autorisation du conseil de famille si la valeur des biens est inférieure à 50 000 € : ce seuil simplifie la procédure pour les successions de faible valeur, en évitant la constitution ou la saisine d'un conseil de famille pour un montant limité.
Règle
Exception importante : si la valeur des biens de la succession (l'actif) est manifestement supérieure au montant des dettes de la succession (le passif), le tuteur peut accepter purement et simplement la succession sans l'autorisation du conseil de famille ou du juge. Pour cela, il doit recueillir une attestation du notaire chargé du règlement de la succession, qui certifie la supériorité manifeste de l'actif sur le passif. Cette dispense d'autorisation accélère le règlement des successions clairement bénéficiaires.
Acceptation à concurrence de l'actif net
L'acceptation à concurrence de l'actif net est l'option la plus protectrice du patrimoine de l'héritier : elle limite son engagement aux biens de la succession et ne requiert pas d'autorisation judiciaire dans la plupart des statuts.
Le représentant (parent, tuteur) ou l'héritier protégé lui-même (curatelle, habilitation familiale pour assister) doit faire une déclaration d'acceptation d'une succession à concurrence de l'actif net. Cette déclaration se fait soit sur papier libre, soit à l'aide d'un formulaire (déclaration d'acceptation à concurrence de l'actif net, disponible en ligne).
Pour les successions ouvertes après octobre 2017, la déclaration peut être adressée ou déposée à l'un des destinataires suivants : le greffe du juge aux affaires familiales (mineur) ou du juge des contentieux de la protection (majeur protégé) du tribunal du dernier domicile du défunt, ou un notaire. Si la déclaration est adressée à un notaire, celui-ci doit en envoyer une copie au tribunal judiciaire dans le ressort duquel la succession s'est ouverte, dans le mois suivant la déclaration — ce service peut être facturé par le notaire.
Règle
L'autorisation du juge aux affaires familiaux n'est pas nécessaire pour accepter la succession à concurrence de l'actif net — y compris pour un mineur sous autorité parentale. Cette dispense s'explique par le caractère protecteur de l'option : elle ne peut léser ni l'héritier ni les créanciers, puisque les dettes sont payées dans la limite de l'actif. Pour les successions ouvertes avant novembre 2017, la déclaration doit être déposée ou adressée au greffe du JAF (mineur) ou du juge des contentieux de la protection (majeur) du tribunal du dernier domicile du défunt.
La renonciation à la succession
La renonciation permet d'exclure l'héritier protégé de la succession : ni biens, ni dettes. Elle obéit à des règles de forme et, selon le statut, à une autorisation judiciaire.
Pour un mineur (sous autorité parentale ou sous tutelle), la renonciation suppose l'autorisation du juge (JAF ou conseil de famille) : le parent ou le tuteur remplit une requête en renonciation (CERFA n° 15811 pour le mineur sous autorité parentale ou sous tutelle), la dépose au greffe du JAF du tribunal de son domicile, et dès réception de la décision d'autorisation, effectue une déclaration de renonciation (CERFA n° 15832) au nom du mineur.
Pour les successions ouvertes après octobre 2017, la déclaration de renonciation est adressée ou déposée au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt ou chez un notaire. Si elle est adressée à un notaire, celui-ci en envoie une copie au tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession. Pour les successions ouvertes avant novembre 2017, la déclaration (formulaire) est déposée ou adressée au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt.
Règle
Pour un majeur sous tutelle, la même procédure s'applique avec le juge des contentieux de la protection : requête (CERFA n° 15812), puis déclaration de renonciation (CERFA n° 15831) une fois l'autorisation obtenue, déposée ou envoyée au greffe du JCP du tribunal du domicile du majeur protégé ou au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt. Pour un majeur sous curatelle, aucune autorisation judiciaire n'est nécessaire : il remplit la déclaration de renonciation (CERFA n° 15830) avec l'assistance de son curateur. Pour un majeur sous habilitation familiale, l'autorisation du JCP est requise (requête CERFA n° 15866, puis déclaration CERFA n° 15829).
La renonciation est définitive une fois déclarée et publiée : l'héritier renonçant est réputé n'avait jamais été héritier. Si la succession se révèle a posteriori bénéficiaire, l'héritier renonçant ne peut plus la recueillir — d'où l'importance d'une évaluation sérieuse du passif avant de renoncer. L'acceptation à concurrence de l'actif net constitue souvent un compromis plus prudent.
Majeur sous tutelle
Le majeur placé sous tutelle est représenté par son tuteur, qui doit obtenir l'autorisation du juge des contentieux de la protection pour les options les plus engageantes.
Pour accepter purement et simplement la succession au nom du majeur sous tutelle, le tuteur doit demander l'autorisation du juge des contentieux de la protection, à l'aide d'un formulaire (requête), qu'il dépose ou envoie au greffe du juge des contentieux de la protection du tribunal du domicile du majeur protégé. Dès réception de la décision d'autorisation du juge, le tuteur peut accepter purement et simplement la succession au nom du majeur sous tutelle.
La déclaration d'acceptation à concurrence de l'actif net ne requiert pas d'autorisation judiciaire : le tuteur fait la déclaration sur papier libre ou à l'aide du formulaire, et l'adresse ou la dépose au greffe du JCP du tribunal du dernier domicile du défunt ou chez un notaire (successions ouvertes après octobre 2017). Pour les successions ouvertes avant novembre 2017, dépôt au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt.
Règle
Pour la renonciation, le tuteur doit d'abord demander au juge des contentieux de la protection une autorisation (requête CERFA n° 15812), puis, une fois l'autorisation obtenue, faire une déclaration de renonciation à l'aide du formulaire CERFA n° 15831, déposée ou envoyée au greffe du JCP du tribunal du domicile du majeur protégé ou au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt.
Majeur sous curatelle
Le majeur sous curatelle conserve sa capacité juridique, assisté de son curateur. Pour les successions, aucune autorisation judiciaire n'est nécessaire : l'assistance du curateur suffit.
Il n'est pas nécessaire de demander l'autorisation au juge des contentieux de la protection pour l'acceptation pure et simple d'une succession par un majeur sous curatelle. Le majeur sous curatelle peut accepter purement et simplement la succession avec l'assistance de son curateur. L'assistance du curateur consiste en un accompagnement du majeur dans l'acte : le curateur signe ou contre-signe les documents, veillant à ce que la décision soit éclairée.
Pour l'acceptation à concurrence de l'actif net, le majeur sous curatelle fait la déclaration (papier libre ou formulaire) et l'adresse ou la dépose au greffe du juge des contentieux de la protection du tribunal du dernier domicile du défunt ou chez un notaire (successions ouvertes après octobre 2017). Pour les successions ouvertes avant novembre 2017, dépôt au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt. L'assistance du curateur accompagne l'ensemble de la démarche.
Règle
Pour la renonciation, le majeur sous curatelle n'a pas besoin de demander l'autorisation du juge des contentieux de la protection. Il doit remplir une déclaration de renonciation à la succession à l'aide d'un formulaire (CERFA n° 15830) avec l'assistance de son curateur. La notice du formulaire indique la liste des pièces à joindre. La déclaration est adressée ou déposée au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt.
Le régime de la curatelle est donc plus souple que celui de la tutelle : aucune saisine du juge n'est requise, l'intervention du curateur se limite à l'assistance. Cette souplesse reflète le degré de protection moindre de la curatelle, qui accompagne le majeur sans le remplacer dans ses actes de la vie quotidienne.
Majeur sous habilitation familiale
L'habilitation familiale permet à un parent d'assister ou de représenter un majeur protégé. Les démarches successorales dépendent du type d'habilitation (représenter ou assister).
Si vous êtes habilité pour représenter le majeur protégé, vous devez faire les démarches vous-même, en son nom. Si vous êtes habilité pour assister le majeur protégé, vous devez simplement l'accompagner pour faire les démarches — le majeur conserve l'initiative de l'acte, avec votre concours.
Pour accepter purement et simplement la succession, vous ou le majeur protégé devez d'abord remplir une demande d'autorisation d'acceptation pure et simple au juge des contentieux de la protection à l'aide d'un formulaire (CERFA n° 15911), puis la déposer ou l'envoyer au greffe du JCP du tribunal du domicile du majeur protégé. Dès réception de la décision d'autorisation, vous ou le majeur protégé pouvez accepter purement et simplement la succession.
Règle
Pour l'acceptation à concurrence de l'actif net, aucune autorisation judiciaire n'est requise : la déclaration se fait sur papier libre ou avec le formulaire, et s'adresse au greffe du JCP du tribunal du dernier domicile du défunt ou à un notaire (successions ouvertes après octobre 2017). Pour la renonciation, l'autorisation du JCP est requise : requête CERFA n° 15866, puis déclaration de renonciation CERFA n° 15829 une fois l'autorisation obtenue, adressée ou déposée au greffe du JCP ou au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt.
Publications et formalités obligatoires
L'acceptation à concurrence de l'actif net et la renonciation s'accompagnent de formalités de publicité destinées à informer les créanciers du défunt et les autres héritiers.
Lorsqu'une succession est ouverte après octobre 2017, la déclaration d'acceptation à concurrence de l'actif net doit être publiée au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc). Cette publication permet d'informer les créanciers du défunt de l'acceptation limitée. Les frais de publication de 16 € sont à la charge de la succession. Si vous passez par un notaire, il fournit les informations nécessaires pour effectuer la publication ; si vous passez par le greffe du tribunal, vous devez régler la somme à la régie d'avance et de recettes de la juridiction, qui vous fournit un récépissé avec les indications pour publier la déclaration.
Vous devez également faire publier un avis dans un journal d'annonces légales dans le délai d'1 mois après le dépôt au greffe du tribunal de la déclaration. Le journal vous fournit une attestation de parution ou la copie du journal, nécessaire pour prouver la parution et effectuer d'autres démarches (partage, etc.). Ces formalités protègent les créanciers, qui disposent ainsi d'un moyen d'être informés et de faire valoir leurs droits avant le partage.
Règle
Pour les successions ouvertes avant novembre 2017, les mêmes formalités de publicité (Bodacc + journal d'annonces légales) s'appliquent, avec la particularité que la déclaration est déposée ou adressée au greffe du juge aux affaires familiales (mineur) ou du juge des contentieux de la protection (majeur) du tribunal du dernier domicile du défunt, et que la publication au Bodacc s'effectue via la régie d'avance et de recettes de la juridiction. La renonciation est également publiée au Bodacc (successions ouvertes après octobre 2017, frais de 16 € à la charge de la succession).
Le non-respect des formalités de publicité peut entraîner la nullité de l'acceptation à concurrence de l'actif net vis-à-vis des créanciers : ceux-ci pourraient alors exiger le paiement des dettes au-delà de l'actif. Il est donc essentiel d'accomplir ces formalités dans les délais, avec l'aide du notaire ou du greffe.
Formulaires et ressources
Les démarches successorales au nom d'un héritier protégé s'appuient sur des formulaires CERFA spécifiques et sur l'accompagnement du notaire et des juridictions.
Les principaux formulaires sont : requête en renonciation à la succession au nom d'un enfant mineur (CERFA n° 15811) ; déclaration de renonciation à une succession au nom d'un enfant mineur (CERFA n° 15832) ; requête en acceptation de la succession au nom d'un majeur placé sous protection juridique (habilitation familiale ou tutelle) (CERFA n° 15911) ; déclaration d'acceptation d'une succession à concurrence de l'actif net (en ligne sur service-public.gouv.fr) ; requête en renonciation à la succession au nom d'un majeur placé sous tutelle (CERFA n° 15812) ; déclaration de renonciation au nom d'un majeur placé sous tutelle (CERFA n° 15831) ; déclaration de renonciation à la succession par un majeur placé sous curatelle (CERFA n° 15830) ; requête en renonciation à succession au nom d'un majeur placé sous habilitation familiale (CERFA n° 15866) ; déclaration de renonciation au nom d'un majeur placé sous habilitation familiale (CERFA n° 15829).
Le notaire joue un rôle central dans le règlement de la succession : il établit l'actif et le passif, délivre l'attestation de supériorité de l'actif sur le passif (utile pour le mineur sous tutelle), reçoit les déclarations d'acceptation à concurrence de l'actif net et coordonne les publications. Le greffe du juge aux affaires familiales (mineur) et le greffe du juge des contentieux de la protection (majeur protégé) reçoivent les requêtes en autorisation et les déclarations de renonciation ou d'acceptation.
Règle
Les notices des formulaires indiquent la liste des pièces à joindre : acte de décès, actes d'état civil de l'héritier, justificatifs de domicile, décisions de protection (jugement de tutelle, arrêté d'habilitation familiale, etc.), pièces d'identité du représentant. Il est recommandé de se faire accompagner par un notaire ou un avocat pour les successions complexes, notamment en présence de dettes ou de biens à l'étranger.
Les informations contenues dans cet article sont celles en vigueur à la date de vérification de la fiche source. Les formulaires CERFA peuvent évoluer : toujours télécharger la version la plus récente depuis service-public.gouv.fr ou justice.gouv.fr. Les annexes de cette page listent les conditions d'ouverture de droit à l'aide juridictionnelle pour les personnes protégées.
Textes applicables
- Code civil — Articles 382 à 386 (mineur, acceptation)Texte légal
- Code civil — Articles 505 à 508 (tutelle des majeurs)Texte légal
- Décret n° 2008-1484 du 22 décembre 2008 — Gestion du patrimoine des personnes protégéesTexte légal
- Code civil : articles 387 à 387-6Légifrance
- Code civil : articles 1372 à 1377Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Comment régler une succession quand l'héritier est mineur ou majeur protégé ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Juge aux affaires familiales — Fiche vie-publique.fr
- Annuaire des notaires de France
- Annuaire justice.gouv.fr
- Requête en renonciation à la succession au nom d'un enfant mineur (CERFA 15811)
- Déclaration de renonciation au nom d'un enfant mineur (CERFA 15832)
- Requête en acceptation au nom d'un majeur protégé (CERFA 15911)
- Déclaration de renonciation d'un majeur sous curatelle (CERFA 15830)
Les seuils (50 000 € de valeur des biens pour substituer le juge au conseil de famille) et les frais (16 € de publication au Bodacc) sont ceux en vigueur à la date de vérification de la fiche source. Vérifier les dernières évolutions auprès du notaire, du greffe du tribunal ou sur service-public.gouv.fr.


