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Recouvrement de dette en Europe : injonction de payer européenne et règlement des petits litiges

Pour récupérer une dette impayée entre parties établies dans différents pays de l'Union européenne, deux procédures européennes simplifiées existent : l'injonction de payer européenne, applicable quel que soit le montant de la créance contractuelle, et la procédure européenne de règlement des petits litiges, réservée aux litiges n'excédant pas 5 000 €. Toutes deux reposent sur des formulaires types et se déroulent devant les juridictions des pays membres (hors Danemark).

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut retenir sur le recouvrement de dettes transfrontalières en Europe : les deux procédures disponibles, leurs conditions d'utilisation, les formulaires types et les principaux délais.

Ce qu'il faut savoir

  • Deux procédures européennes existent : l'injonction de payer européenne (quel que soit le montant) et la procédure de règlement des petits litiges (plafond de 5 000 € hors frais et intérêts).
  • Elles s'appliquent dans tous les pays de l'Union européenne à l'exception du Danemark, en matière civile et commerciale, dans les litiges transfrontaliers.
  • Un litige est transfrontalier lorsque l'une des parties a son domicile ou sa résidence habituelle dans un autre pays que celui de la juridiction saisie.
  • L'injonction de payer suppose une créance contractuelle, certaine, liquide et exigible, non prescrite.
  • La demande dans les deux procédures se fait au moyen du formulaire A ; l'Atlas judiciaire européen indique le support, la langue et le tribunal compétents.
  • En cas d'injonction de payer, le défendeur dispose de 30 jours pour former opposition (formulaire F) ; à défaut, l'injonction est déclarée exécutoire (formulaire G).
  • Dans la procédure de petits litiges, l'avocat n'est pas obligatoire et la comparution des parties n'est pas nécessaire.

Conditions essentielles

  • Litige transfrontalier entre parties domiciliées dans des pays de l'Union européenne différents (hors Danemark).
  • Matière civile ou commerciale — les procédures sont exclues en matières fiscale, douanière et administrative, responsabilité de l'État, sécurité sociale, régimes matrimoniaux, successions et faillites.
  • Pour l'injonction de payer : créance d'origine contractuelle, certaine, liquide et exigible, non prescrite.
  • Pour les petits litiges : litige dont le montant ne dépasse pas 5 000 € hors frais et intérêts.

Les étapes

  • Identifier la procédure applicable (injonction de payer pour une créance contractuelle de tout montant ; petits litiges pour un litige jusqu'à 5 000 €).
  • Consulter l'Atlas judiciaire européen pour déterminer le tribunal compétent, la langue et le support acceptés.
  • Remplir le formulaire A (et joindre les justificatifs pour les petits litiges).
  • Transmettre la demande à la juridiction saisie (courrier, dépôt sur place ou tout moyen accepté).
  • Attendre la décision : dans l'injonction de payer, la juridiction délivre l'ordonnance (formulaire E) si le formulaire est complet ; dans les petits litiges, elle communique la demande au défendeur (formulaire C) puis statue.
  • En cas d'injonction de payer non contestée dans les 30 jours, obtenir le formulaire G (décision exécutoire) et faire exécuter la décision dans l'Union européenne.

Les téléprocédures en ligne sont disponibles pour les deux types de demandes sur le portail e-Justice de l'Union européenne.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail de la procédure d'injonction de payer, voir les sections « Quelle est la procédure d'injonction de payer européenne ? », « Comment s'opposer à une injonction de payer européenne ? » et « Comment faire exécuter une injonction de payer européenne ? ». Pour les petits litiges, voir « Comment se déroule la procédure de règlement des petits litiges ? ».

Dans quels cas utiliser l'injonction de payer européenne ?

L'injonction de payer européenne est une procédure simplifiée fondée sur l'utilisation de formulaires types, destinée au recouvrement de créances contractuelles transfrontalières, quel qu'en soit le montant.

Une injonction de payer européenne peut être demandée dans tous les pays de l'Union européenne à l'exception du Danemark, en matière civile et commerciale, dans les litiges transfrontaliers. Un litige est transfrontalier lorsque l'une des parties a son domicile ou sa résidence habituelle dans un autre pays que le pays de la juridiction saisie.

La créance dont le paiement est réclamé doit remplir trois conditions cumulatives. Elle doit avoir pour origine un contrat. Elle doit être certaine, liquide et exigible : elle ne peut pas raisonnablement être contestée par le débiteur, elle doit être arrivée à échéance et son montant doit être déterminé. Enfin, elle ne doit pas être prescrite.

Règle

L'injonction de payer européenne peut être demandée quel que soit le montant de la créance. En revanche, elle ne peut pas être utilisée en matière fiscale, douanière ou administrative, de responsabilité de l'État et de sécurité sociale. Elle ne peut pas non plus être utilisée dans les litiges concernant les régimes matrimoniaux, les successions et les faillites.

Le demandeur n'a pas l'obligation de joindre des pièces justificatives avec le formulaire. La juridiction peut demander de compléter ou de rectifier la demande dans un délai qu'elle fixe. La demande est introduite au moyen du formulaire A ; l'Atlas judiciaire européen permet de savoir sur quel support la demande peut être introduite et dans quelle langue l'établir — langue officielle de l'État membre d'exécution, sauf s'il accepte une autre langue officielle de l'Union européenne.

Quelle est la procédure d'injonction de payer européenne ?

La procédure d'injonction de payer européenne se déroule en plusieurs étapes : introduction de la demande par formulaire A, délivrance de l'injonction par formulaire E, signification ou notification au défendeur, puis, à défaut d'opposition, déclaration d'exécutoire par formulaire G.

La juridiction compétente est en principe celle du lieu du domicile du défendeur. D'autres critères de compétence peuvent être applicables, par exemple le lieu de situation de l'immeuble concerné par la créance. Une demande introduite à l'encontre d'un consommateur doit être faite devant la juridiction dont dépend le domicile du consommateur.

La juridiction saisie examine la requête. Si le formulaire A est correctement rempli, elle délivre l'injonction de payer européenne au moyen du formulaire E, dans les meilleurs délais. En principe, il s'agit d'un délai de 30 jours à compter de l'instruction de la demande. L'injonction est ensuite signifiée ou notifiée au défendeur selon les règles du droit national du pays où la signification ou la notification doit être effectuée.

Règle

Si le défendeur ne fait pas opposition dans les délais, l'injonction devient exécutoire. La juridiction peut en revanche rejeter la demande au moyen du formulaire D, notamment si la demande n'est pas fondée — créance prescrite, ou non exigible par exemple. Le demandeur est informé des motifs du rejet. Il n'y a pas d'appel possible contre ce rejet, mais le demandeur peut introduire une nouvelle demande d'ordonnance d'injonction de payer européenne.

Une téléprocédure en ligne est disponible pour introduire une demande d'injonction de payer européenne sur le portail e-Justice de l'Union européenne. L'Atlas judiciaire européen aide à déterminer la juridiction compétente selon la nature de la créance et la situation des parties.

Comment s'opposer à une injonction de payer européenne ?

Le défendeur dispose d'un délai de 30 jours après la notification ou la signification pour former opposition à l'injonction de payer européenne, à l'aide du formulaire F ou par tout autre moyen accepté.

Le défendeur a 30 jours après la notification ou la signification pour former opposition. Pour former opposition, il utilise le formulaire type — le formulaire F — qui lui est transmis avec l'injonction de payer.

Le défendeur peut également former opposition par lettre ou par tout autre moyen de communication accepté par le pays membre d'origine, par exemple par la voie électronique. Le litige est ensuite examiné par la juridiction qui a rendu l'injonction de payer européenne : c'est elle qui statuera sur le fond du différend entre les parties.

Règle

Le jour de la signification ou de la notification ne compte pas dans le calcul du délai. Si la fin du délai tombe un jour férié, un samedi ou un dimanche, le délai prend fin à l'expiration de la dernière heure du jour ouvrable suivant.

L'opposition ouvre la voie au contradictoire : la juridiction examine alors les arguments du défendeur, qui peut contester l'existence, le montant ou l'exigibilité de la créance. L'absence d'opposition dans le délai de 30 jours prive le défendeur de cette faculté et rend l'injonction exécutoire.

Comment faire exécuter une injonction de payer européenne ?

Si aucune opposition n'est formée dans le délai de 30 jours, l'injonction de payer européenne est déclarée exécutoire par le formulaire G et peut être exécutée directement dans tout pays de l'Union européenne.

Si aucune opposition n'est formée dans le délai de 30 jours, l'injonction de payer européenne est déclarée exécutoire. Pour cela, la juridiction envoie le formulaire G au demandeur.

L'ordonnance d'injonction de payer européenne peut être exécutée directement dans tout pays de l'Union européenne, sans qu'il soit nécessaire de passer par une procédure d'exequatur. Le créancier dispose ainsi d'un titre exécutoire transfrontalier immédiat.

Règle

L'exécution se fait selon les règles de procédure du pays membre où l'exécution est poursuivie : saisie des comptes, saisie-vente, saisie-attribution ou autres voies d'exécution prévues par le droit national.

Si l'injonction a été rejetée par la juridiction (formulaire D), le rejet n'est pas susceptible d'appel ; une nouvelle demande peut toutefois être introduite si la cause du rejet a disparue — par exemple une créance initialement jugée non exigible devenue exigible.

Dans quels cas utiliser la procédure européenne de règlement des petits litiges ?

La procédure européenne de règlement des petits litiges est réservée aux litiges transfrontaliers civils et commerciaux dont le montant n'excède pas 5 000 €. Elle couvre le paiement d'une créance contractuelle, l'exécution d'un contrat ou la réparation d'un dommage.

Une procédure de règlement des petits litiges peut être engagée dans tous les pays de l'Union européenne à l'exception du Danemark, en matière civile et commerciale, dans les litiges transfrontaliers — c'est-à-dire les litiges dans lesquels une des parties a son domicile ou sa résidence habituelle dans un autre pays que le pays de la juridiction saisie.

Cette procédure peut être utilisée dans trois cas : obtenir le paiement d'une créance issue d'un contrat — le montant de la dette doit être inscrit sur le contrat ; il peut s'agir par exemple d'un achat auprès d'un commerçant, d'un emprunt, d'une facture impayée, d'un découvert bancaire ou d'un loyer impayé — ; obliger une personne à exécuter un contrat, par exemple obtenir la livraison de marchandises ; obtenir réparation d'un dommage. Dans les trois cas, le montant du litige ne doit pas excéder 5 000 € hors frais et intérêts.

Règle

La créance doit être non prescrite, arrivée à échéance et son montant déterminé. Cette procédure est exclue dans certains domaines : matières fiscale, douanière et administrative, responsabilité de l'État, état et capacité des personnes, créance alimentaire, régimes matrimoniaux, testament et succession.

La demande se fait à l'aide du formulaire A, auquel il faut joindre les justificatifs nécessaires — bon de commande, facture, courriers échangés entre les parties, expertises… Le formulaire et les justificatifs doivent être présentés dans la langue de la juridiction saisie ou dans toute autre langue que celle-ci accepte. Le montant du litige doit être converti dans la devise utilisée par la juridiction saisie.

Comment se déroule la procédure de règlement des petits litiges ?

La procédure de petits litiges se déroule principalement par écrit : le défendeur dispose de 30 jours pour répondre, le demandeur dispose d'un nouveau délai de 30 jours pour répliquer, et la juridiction statue dans un délai de 30 jours après l'audience ou la réception des pièces.

L'avocat n'est pas obligatoire. La comparution des parties n'est pas nécessaire devant la juridiction. Cependant, une audience peut se tenir à la demande des parties ou de la juridiction.

Le tribunal compétent est en général soit le tribunal du lieu où est établi le demandeur, soit le tribunal du lieu où est établi le défendeur ; l'Atlas judiciaire européen permet de le trouver. Une demande introduite à l'encontre d'un consommateur doit être faite devant la juridiction dont dépend le domicile du consommateur. Le formulaire et les justificatifs sont transmis à la juridiction par courrier ou par tout autre moyen de communication accepté par elle, ou déposés sur place. La juridiction vérifie que le formulaire est correctement rempli, que les justificatifs sont joints, que la demande relève de sa compétence et qu'elle est fondée. En cas de problème, elle le fait savoir au demandeur au moyen du formulaire B et l'invite à corriger sa demande dans un certain délai ; si ce délai n'est pas respecté, elle peut rejeter la demande ou accorder exceptionnellement un délai supplémentaire.

Règle

La juridiction a 14 jours à compter de la réception du formulaire A pour transmettre une copie de la demande au défendeur, par notification ou signification du formulaire C auquel sont jointes les pièces justificatives. Le défendeur dispose de 30 jours — sauf prolongation exceptionnelle — pour répondre : il peut admettre la demande ou la contester en tout ou partie, à l'aide du formulaire C ou par tout autre moyen, avec ses justificatifs le cas échéant. S'il ne répond pas, la juridiction statue sur la demande. Une copie de la réponse du défendeur et de ses justificatifs est adressée au demandeur dans un délai de 14 jours ; le demandeur a alors un nouveau délai de 30 jours pour répondre.

Si elle l'estime nécessaire pour trancher le litige, la juridiction décide de tenir ou non une audience. Si une audience doit être tenue, la juridiction cite les parties à comparaître et l'audience doit se tenir dans un délai de 30 jours. Elle peut décider que la présence de l'une ou l'autre des parties n'est pas nécessaire, et peut tenir l'audience par vidéoconférence ou par toute autre technologie de communication. La juridiction rend sa décision dans un délai de 30 jours à partir de l'audience, ou après réception de toutes les informations nécessaires pour statuer. La décision est notifiée ou signifiée à toutes les parties et est exécutoire même si un recours est formé.

Exécution de la décision et réexamen

Le créancier qui obtient un jugement en sa faveur peut le faire exécuter si le débiteur ne s'exécute pas spontanément, en demandant un certificat relatif à la décision (formulaire D). Le défendeur peut demander le réexamen de la décision dans certaines situations.

Le créancier judiciaire qui obtient un jugement en sa faveur peut le faire exécuter si le débiteur ne s'exécute pas spontanément. Pour cela, il doit produire une copie de la décision et un certificat relatif à la décision, qu'il demande au moyen du formulaire D : ce formulaire est complété par la juridiction, puis lui est renvoyé.

L'exécution de la décision — ou son aménagement, par exemple par une demande de délai ou une suspension temporaire — se fait en fonction de la loi du pays membre où la décision doit être exécutée. L'existence d'une voie de recours contre la décision dépend également de la législation de chaque pays membre.

Règle

Le défendeur peut demander le réexamen de la décision dans un délai de 30 jours à compter du jour où il a eu effectivement connaissance de la décision. Ce réexamen ne peut être demandé qu'après avoir exercé la voie de recours prévue par le pays membre. Il est possible dans trois situations : le défendeur n'a pas reçu le formulaire de demande ; le défendeur n'a pas été cité à comparaître en temps utile pour préparer sa défense ; le défendeur était dans l'impossibilité de contester la demande pour des raisons échappant à sa volonté — par exemple une hospitalisation.

La juridiction peut rejeter la demande de réexamen. Si elle l'accepte, la décision est annulée et le créancier doit alors commencer une nouvelle procédure. Le réexamen constitue une protection contre les décisions rendues à l'insu ou hors du contradictoire du défendeur ; il ne remet pas en cause une décision contradictoirement debattue.

Quels sont les délais applicables ?

Les deux procédures européennes reposent sur des délais stricts : 30 jours pour l'opposition à l'injonction de payer, 14 jours pour la communication de la demande dans les petits litiges, 30 jours pour la réponse du défendeur et pour le prononcé de la décision.

Dans la procédure d'injonction de payer, le défendeur dispose de 30 jours après la notification ou la signification pour former opposition ; l'injonction est délivrée en principe dans un délai de 30 jours à compter de l'instruction de la demande.

Dans la procédure de règlement des petits litiges, la juridiction a 14 jours à compter de la réception du formulaire A pour transmettre la demande au défendeur (formulaire C) ; le défendeur a 30 jours pour répondre ; une copie de sa réponse est adressée au demandeur dans un délai de 14 jours ; le demandeur a un nouveau délai de 30 jours pour répondre ; si une audience est tenue, elle doit se tenir dans un délai de 30 jours ; la décision est rendue dans un délai de 30 jours à partir de l'audience ou après réception de toutes les informations nécessaires. Le défendeur dispose enfin de 30 jours à compter de la connaissance effective de la décision pour demander son réexamen.

Règle

Règles de calcul des délais : le jour de la signification ou de la notification ne compte pas. Si la fin du délai tombe un jour férié, un samedi ou un dimanche, le délai prend fin à l'expiration de la dernière heure du jour ouvrable suivant.

Le respect de ces délais est essentiel : un défendeur qui ne répond pas dans les 30 jours de la notification de l'injonction de payer voit celle-ci devenir exécutoire ; un demandeur qui ne corrige pas sa demande dans le délai fixé par la juridiction (formulaire B) risque le rejet de celle-ci.

Quels sont les frais de procédure ?

Les frais de procédure comprennent les droits de greffe, les frais de tenue d'audience et les frais supplémentaires éventuels. En principe, la partie qui perd le procès supporte les frais de procédure évalués par la juridiction.

Les frais suivants peuvent être dus par les parties : les droits de greffe pour engager la procédure, dus dans la plupart des pays membres ; les frais de tenue d'audience ; les frais supplémentaires — en cas d'intervention d'avocat, de témoins, d'experts ou de vidéoconférence lors de l'audience par exemple.

En principe, la partie qui perd le procès doit payer à l'autre partie les frais de procédure évalués par la juridiction. Des frais d'exécution de la décision peuvent également être dus — par exemple des frais de commissaire de justice.

Règle

Dans la plupart des pays membres, des droits de greffe sont à payer à la juridiction pour engager la procédure ; le montant de ces droits est variable d'un pays à l'autre. La charge des frais dépend donc du droit national applicable ainsi que de l'issue du litige.

L'absence d'obligation d'avocat dans la procédure de petits litiges permet de contenir les coûts, mais l'intervention d'un conseil peut rester utile dans les litiges complexes ou proches du plafond de 5 000 €. Les frais de traduction des pièces doivent également être pris en compte lorsqu'ils sont nécessaires.

Qui peut aider ?

Les Maisons de justice et du droit (MJD) et les points d'accès au droit accompagnent gratuitement les justiciables dans l'utilisation des procédures européennes de recouvrement.

La Maison de justice et du droit (MJD) offre un accès gratuit au droit : information juridique, orientation vers les professionnels compétents et, dans certains cas, médiation.

Les MJD et points d'accès au droit, présents sur l'ensemble du territoire, permettent de s'entourer d'un premier conseil pour monter un dossier d'injonction de payer ou de règlement des petits litiges, identifier la juridiction compétente et comprendre le fonctionnement des formulaires européens.

Règle

L'annuaire officiel des lieux d'accès aux droits, consultable en ligne, permet de trouver la Maison de justice et du droit la plus proche de chez soi.

Pour les litiges d'un certain montant ou d'une grande technicité — notamment en droit transfrontalier —, le recours à un avocat reste recommandé, même s'il n'est pas obligatoire dans la procédure de petits litiges. L'assurance protection juridique peut prendre en charge tout ou partie de ces frais.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Recouvrement de dette en Europe : injonction de payer et règlement des petits litiges

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les procédures européennes d'injonction de payer et de règlement des petits litiges sont instituées par les règlements (CE) n° 1896/2006 et n° 861/2007. Les modalités d'exécution relèvent du droit national du pays membre où l'exécution est poursuivie ; pour un litige transfrontalier, il est recommandé de se faire assister par un avocat spécialisé ou de solliciter une Maison de justice et du droit.

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