Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur le visa de court séjour Schengen : conditions, demande, documents, coût, refus et recours.
Ce qu'il faut savoir
- Le visa de court séjour (type C) est obligatoire pour tout étranger non européen souhaitant séjourner en France (ou dans l'espace Schengen) 3 mois maximum, sans titre de séjour ni visa de long séjour.
- Le visa Schengen permet de séjourner 90 jours maximum pour un séjour continu ou pour plusieurs séjours dans les pays de l'espace Schengen sur une période de 180 jours. À la fin de ce délai, vous devez quitter l'espace Schengen.
- Ce visa peut être accordé pour un voyage touristique, un voyage professionnel, une visite familiale, une formation courte ou un stage, ou l'exercice d'une activité rémunérée (nécessitant une autorisation de travail dans certains cas).
- La demande se fait sur internet via le portail France-Visas, au plus tôt 3 mois avant le départ prévu, puis rendez-vous au consulat de France du pays de résidence.
- Votre passeport doit être valide au moins 3 mois après la date de fin du visa, délivré depuis moins de 10 ans et contenir au moins 2 pages vierges.
- Les données biométriques (photo et empreintes digitales, sauf enfant de moins de 12 ans) sont enregistrées dans le fichier Visabio.
- En cas de refus, vous devez d'abord former un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) dans les 30 jours, puis éventuellement un recours en annulation devant le tribunal administratif de Nantes dans les 2 mois.
- Le montant des droits de visa n'est pas remboursé en cas de refus du visa ou d'annulation du séjour.
Conditions essentielles
- Être étranger non européen et ne pas détenir de titre de séjour ni de visa de long séjour dans un pays de l'espace Schengen.
- Séjour de 3 mois maximum en France (ou dans l'espace Schengen).
- Passeport valide au moins 3 mois après la date de fin du visa, délivré depuis moins de 10 ans, avec au moins 2 pages vierges.
- Fournir les justificatifs de séjour (hébergement, ressources, assurance médicale, etc.) et les documents propres à l'objet du séjour.
- Paiement des droits de visa au moment du dépôt de la demande.
Les étapes
- Vérifier si vous avez besoin d'un visa via l'Assistant Visa France-Visas (certains ressortissants sont dispensés selon leur nationalité et type de passeport).
- Consulter la liste des pièces à fournir sur le portail France-Visas selon votre situation.
- Remplir votre demande de visa sur internet (France-Visas), au plus tôt 3 mois avant le départ.
- Prendre rendez-vous au consulat de France du pays dans lequel vous résidez.
- Vous rendre au consulat avec vos documents et votre passeport ; vos données biométriques sont enregistrées (Visabio).
- Régler les droits de visa au service des visas (ou au prestataire privé si l'État a confié la réception des demandes).
- Attendre la décision : visa accordé (vignette apposée sur le passeport) ou refus (décision écrite motivée, ou silence de 2 mois = refus implicite).
- En cas de refus : former un RAPO sous 30 jours, puis éventuellement un recours en annulation devant le tribunal administratif de Nantes sous 2 mois.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — motifs du séjour, liste des pièces, procédure de demande, coût, motifs de refus et recours — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres à la définition du visa, aux conditions, à la procédure de demande, aux documents, au coût, aux motifs de refus et aux recours, voir les sections dédiées.
Qu'est-ce un visa de court séjour Schengen ?
Le visa de court séjour Schengen est une autorisation d'entrée et de séjour temporaire apposée sur le passeport, commune aux pays de l'espace Schengen.
Un visa est une vignette apposée par l'administration d'un pays sur le passeport d'une personne pour l'autoriser à entrer et séjourner pendant une période déterminée. Le visa de court séjour (type C) vous permet d'entrer et de voyager en France et dans les autres pays de l'espace Schengen. À titre exceptionnel, il peut être valide en France uniquement ou dans un ou plusieurs pays de l'espace Schengen (par exemple, France et Belgique).
À la différence d'un visa national de long séjour (type D), le visa Schengen ne vous autorise pas à vous installer en France. Ce visa peut vous être accordé pour l'un des motifs suivants : voyage touristique, voyage professionnel, visite familiale, formation courte ou stage, ou exercice d'une activité rémunérée qui peut nécessiter une autorisation de travail. Le visa de court séjour vous permet de séjourner 90 jours maximum pour un séjour continu ou pour plusieurs séjours dans les pays de l'espace Schengen sur une période de 180 jours. À la fin de ce délai maximum de 90 jours, vous devez quitter l'espace Schengen.
Règle
Un simulateur européen vous permet de calculer la durée maximale autorisée des courts séjours de l'étranger non européen dans l'espace Schengen. Si vous souhaitez voyager en outre-mer pour un court séjour (90 jours maximum), vous devez obtenir un visa spécifique : le visa Schengen ne s'y applique pas.
Selon votre nationalité et le type de votre passeport, vous pouvez être dispensé de visa. Vérifiez si vous avez besoin d'un visa en utilisant le service Assistant Visa de France-Visas, disponible sur internet.
Qui doit détenir un visa de court séjour Schengen ?
L'obligation de visa s'impose aux ressortissants de pays tiers (non européens) remplissant 3 conditions cumulatives.
Vous êtes concerné si vous remplissez les 3 conditions suivantes : être étranger non européen ; la durée maximale du séjour en France (ou dans un autre pays de l'espace Schengen) est de 3 mois ; ne pas avoir de titre de séjour ou de visa de long séjour dans un pays de l'espace Schengen.
La notion d'« étranger non européen » vise les ressortissants de pays tiers à l'Union européenne, à l'espace économique européen et à la Suisse, qui ne bénéficient pas de la liberté de circulation. Les ressortissants de l'UE, de l'EEE et de la Suisse n'ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois en France, mais doivent être en possession d'un titre de voyage valide.
Règle
Si vous êtes dispensé de visa en fonction de votre nationalité, vous devez quand même respecter les conditions d'entrée dans l'espace Schengen (passeport valide, justificatifs de séjour, ressources suffisantes, assurance médicale, etc.). La dispense de visa ne signifie pas l'absence de formalités.
Utilisez l'Assistant Visa de France-Visas pour vérifier si votre situation vous impose l'obligation de visa. Ce service tient compte de votre nationalité, du type de passeport et de l'objet de votre séjour.
Quels sont les documents demandés pour un court séjour, en plus du visa ?
En plus du visa lui-même, des documents complémentaires peuvent être exigés selon l'objet de votre séjour. La liste exacte dépend de votre situation.
Pour connaître, selon votre situation, la liste des pièces à fournir, vous devez consulter le portail France-Visas (assistant-visas). Les justificatifs exigés portent notamment sur les conditions d'hébergement, de ressources et d'assurance médicale nécessaires à votre séjour en France.
Attention : pour travailler pendant votre court séjour, vous devez détenir une autorisation de travail obtenue pour une activité rémunérée qui ne relève pas des motifs suivants (dispenses) : manifestations sportives, culturelles, artistiques et scientifiques ; colloques, séminaires et salons professionnels ; production et diffusion cinématographique, audiovisuelles, du spectacle et de l'édition phonographique, en tant qu'artiste ou personnel technique ; mannequinat et pose artistique ; services à la personne et employés de maison pendant le séjour en France de leurs employeurs particuliers ; missions d'audit et d'expertise en informatique, gestion, finance, assurance, architecture et ingénierie en tant que salarié détaché sous contrat ; enseignement dispensé en tant que professeur invité.
Règle
Pour les activités ne relevant pas de ces dispenses, l'autorisation de travail doit être obtenue avant le début de l'activité rémunérée. Le visa de court séjour ne suffit pas à lui seul pour travailler librement en France.
Vérifiez la liste des pièces sur France-Visas avant votre rendez-vous au consulat : un dossier incomplet peut entraîner un refus de visa ou un retard de traitement. Les justificatifs d'hébergement, de ressources et d'assurance médicale sont les plus fréquemment exigés.
Quel est le coût d'un visa Schengen ?
Le visa de court séjour Schengen est payant. Le coût varie selon les pays et les catégories de demandeurs.
Pour connaître le coût du visa, vous pouvez consulter la rubrique Tarifs des pages de l'assistant France-Visas. Le montant des droits de visa doit être réglé au service des visas au moment du dépôt de la demande.
Dans les pays où l'État a confié la réception des demandes à un prestataire privé, les frais de dossier doivent être versés à ce prestataire. Ce dernier peut aussi réclamer à l'étranger des frais de service supplémentaires. Après paiement, une quittance avec mention du montant versé est remise au demandeur.
Règle
Attention : en cas de refus du visa ou d'annulation du séjour, le montant versé n'est pas remboursé. C'est une règle générale : les frais de dossier sont conservés quelle que soit l'issue de la demande.
Le coût du visa et les éventuels frais de prestation privée peuvent varier d'un pays à l'autre. Vérifiez les tarifs applicables dans votre pays de résidence sur France-Visas avant de déposer votre demande.
La délivrance d'un visa Schengen peut-elle être refusée ?
Oui, un visa Schengen peut vous être refusé pour des motifs précis, énumérés par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Un visa Schengen peut vous être refusé pour les motifs suivants : ne pas présenter les justificatifs concernant votre séjour en France (justificatifs d'hébergement, de ressources, assurance médicale, etc.) ; présenter de faux documents de voyage ou des documents dont l'authenticité est douteuse ; avoir déjà séjourné 90 jours au cours de la période actuelle de 180 jours sur le territoire français ; votre présence en France représenterait une menace pour l'ordre public ; être enregistré aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ou représenter une menace pour la sécurité, la santé publique ou les relations internationales d'un pays de l'espace Schengen ; faire l'objet d'une mesure d'interdiction (interdiction judiciaire du territoire français, arrêté d'expulsion, interdiction de retour, interdiction administrative du territoire) ; votre intention de quitter le territoire français avant la fin du visa n'est pas établie ; ne pas fournir d'informations précises sur le but et vos conditions de séjour en France.
Votre visa Schengen peut être refusé de deux manières : explicitement, par une décision écrite qui doit préciser le motif du refus ; ou implicitement, si aucune réponse n'est apportée à votre demande au bout d'un délai de 2 mois. Le silence de l'administration vaut donc refus après 2 mois.
Règle
À savoir : le visa de court séjour sollicité par le titulaire d'un passeport diplomatique ou d'un passeport de service peut être refusé au ressortissant d'un État qui ne coopère pas assez en matière de réadmission de ses ressortissants en situation irrégulière ou qui ne respecte pas un accord bilatéral ou multilatéral de gestion des flux migratoires.
En cas de refus, lisez attentivement la décision écrite : elle doit indiquer le motif précis et les voies de recours. Conservez une copie de cette décision, elle sera indispensable pour former votre recours dans les délais.
Peut-on faire un recours contre un refus de visa Schengen ?
Oui, vous pouvez contester un refus de visa. La procédure comporte obligatoirement un recours administratif préalable, suivi éventuellement d'un recours contentieux devant le tribunal administratif de Nantes.
Vous pouvez faire un recours contentieux contre une décision de refus de visa. Mais vous devez faire d'abord un recours administratif préalable obligatoire (RAPO). Vous devez écrire au sous-directeur des visas de la direction générale des étrangers en France (ministère de l'Intérieur), qui est chargé d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de court séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. Le RAPO doit être formé dans un délai de 30 jours à compter de la date à laquelle la décision de refus de visa vous a été notifiée.
Le sous-directeur des visas peut : soit rejeter votre recours ; soit donner instruction au consulat de vous délivrer le visa de court séjour sollicité. Le RAPO est rejeté : si une décision écrite de refus vous est adressée (rejet explicite), ou si vous n'avez pas de réponse dans un délai de 2 mois après avoir envoyé votre RAPO (rejet implicite).
Règle
Vous pouvez alors faire un recours en annulation, dans un délai de 2 mois après la décision de rejet implicite ou explicite de votre RAPO. C'est le tribunal administratif de Nantes qui est compétent pour examiner les recours en annulation contre les refus de visas (compétence exclusive prévue par le code de justice administrative).
Respectez scrupuleusement les délais : 30 jours pour le RAPO et 2 mois pour le recours en annulation. En cas de refus implicite (silence de 2 mois), le délai de recours court à compter de l'expiration de ce délai. Pour toute information complémentaire, consultez le service en charge des visas (ambassade ou consulat français à l'étranger) sur France-Visas.
Textes applicables
- Règlement du 13 juillet 2009 (code communautaire des visas)Texte européen
- CESEDA : articles L312-1 et L312-1-1 (visa de court séjour)Texte légal
- CESEDA : articles R142-1 à R142-10 (recours contre les refus de visa)Texte réglementaire
- Code de justice administrative : article R312-18 (compétence du tribunal de Nantes)Texte réglementaire
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article R313-1Légifrance
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article R313-2Légifrance
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article R313-3Légifrance
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R313-4 à R313-5Légifrance
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles D312-3 à R312-8Légifrance
- Code du travail : article D5221-2-1Légifrance
- Décret n°2014-1292 du 23 octobre 2014 relatif aux exceptions au principe "silence vaut acceptation" et aux exceptions au délai de 2 mois de naissance des décisions implicites (intérieur)Légifrance
- Arrêté du 10 mai 2010 relatif aux documents et visas exigés pour l'entrée des étrangers sur le territoire européen de la FranceLégifrance
- Règlement du 14 novembre 2018 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis ou pas à visa Schengeneur-lex.europa.eu
- Convention du 19 juin 1990 d'application de l'accord de Schengen du 14 juin 1985eur-lex.europa.eu
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Visa de court séjour Schengen (étranger en France pour 3 mois maximum)
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Vérifier si vous avez besoin d'un visa — Assistant Visa (France-Visas)
- Demander un visa — France-Visas
- Calculer la durée maximale autorisée de courts séjours Schengen
- France-Visas — trouver le lieu de dépôt de votre demande
Le visa de court séjour Schengen est valable 90 jours maximum sur une période de 180 jours. La demande se fait en ligne sur France-Visas puis au consulat. Le passeport doit être valide 3 mois après la fin du visa et avoir moins de 10 ans. En cas de refus, le RAPO (30 jours) est obligatoire avant le recours devant le tribunal administratif de Nantes (2 mois). Les droits de visa ne sont pas remboursés en cas de refus.




Comment demander un visa Schengen ?
La demande de visa Schengen suit une procédure en deux temps : demande en ligne sur France-Visas, puis dépôt physique des documents au consulat.
Vous devez remplir votre demande de visa sur internet via le portail France-Visas. La demande est à faire au plus tôt 3 mois avant le départ prévu. Après avoir rempli votre demande sur internet, vous devez prendre rendez-vous au consulat de France du pays dans lequel vous résidez — la démarche de prise de rendez-vous se fait également sur internet.
Si la destination principale ne peut pas être déterminée, c'est le pays d'entrée dans l'espace Schengen qui est compétent pour vous délivrer le visa. Par exemple, si vous comptez passer 15 jours en Belgique et 15 jours en France pour tourisme en arrivant par la Belgique, vous devez faire votre demande auprès du consulat belge. Votre passeport doit être valide au moins 3 mois après la date de fin de votre visa, avoir été délivré depuis moins de 10 ans et contenir au moins 2 pages vierges pour les tampons d'entrée sur un territoire.
Règle
Vos données biométriques sont enregistrées dans un fichier appelé Visabio : il s'agit des images numérisées de votre photo et de vos empreintes digitales (l'enfant de moins de 12 ans n'est pas concerné). Vous ne pouvez pas vous opposer à cet enregistrement. Cependant, vous avez un droit d'accès et de rectification au fichier. Le système européen d'entrée/sortie (EES) est déployé aux points de passage frontaliers extérieurs de l'espace Schengen (aéroports, gares et ports) : il enregistre les données personnelles ainsi que les données concernant les entrées, sorties et refus d'entrées des voyageurs ressortissants de pays tiers venant en France pour un séjour de moins de 3 mois.
Préparez vos documents avant de prendre rendez-vous au consulat : la liste des pièces à fournir varie selon votre situation (nationalité, objet du séjour, ressources, hébergement). Consultez le portail France-Visas pour connaître les pièces exigées dans votre cas.