Le droit à l'erreur
Dans certaines situations et sous certaines conditions, vous pouvez corriger une erreur commise de bonne foi auprès de l'administration, sans encourir les sanctions normalement prévues.
Dans certaines situations et sous certaines conditions, vous pouvez corriger une erreur commise de bonne foi auprès de l'administration, sans encourir les sanctions normalement prévues.
Le droit à l'erreur permet, lorsque les conditions sont réunies, de régulariser une erreur commise de bonne foi dans une déclaration ou une démarche administrative sans encourir la sanction qui aurait normalement pu s'appliquer.
Le droit à l'erreur est distinct d'une remise gracieuse ou de l'opposabilité d'un contrôle. Il ne couvre pas les erreurs commises par un professionnel dans l'exercice de son activité, les erreurs grossières ou les négligences graves, ni les situations dans lesquelles la régularisation est impossible.
Il concerne notamment les administrations fiscales, sociales et les organismes chargés d'une mission de service public. Trois conditions doivent être réunies : vous ignoriez la règle ou il s'agit de votre première erreur, vous régularisez de votre propre initiative ou dans le délai indiqué, et vous êtes de bonne foi. C'est à l'administration de démontrer la mauvaise foi ou la fraude. Le droit à l'erreur ne s'applique pas aux erreurs grossières ou aux négligences graves, aux erreurs qui ne peuvent pas être régularisées, ni lorsque le droit de l'Union européenne, une règle de santé publique, d'environnement ou de sécurité, un contrat ou une obligation internationale s'y opposent.
Contactez l'administration concernée dès que vous constatez l'erreur. Expliquez ce qui s'est passé, indiquez la correction à effectuer et régularisez votre situation dans le délai qu'elle vous indique. Conservez une copie de votre demande et des justificatifs. L'administration peut aussi vous inviter elle-même à régulariser ; il est alors préférable de répondre dans le délai fixé.
Si l'administration refuse de tenir compte de votre régularisation, demandez-lui une décision motivée, puis exercez, selon le cas, un recours gracieux ou hiérarchique. Vous pouvez également solliciter le Défenseur des droits ou un point d'accès au droit si la difficulté persiste. Les voies et délais applicables figurent sur la décision ou sur la fiche officielle.
Loi n° 2018-727 du 10 août 2018 (loi ESSOC) — article L123-1 du Code des relations entre le public et l'administration.
À noter
Sources et limites
Dans les cas prévus par la loi, certaines décisions administratives doivent être motivées, c'est-à-dire accompagnées des raisons qui les justifient.
Fiche détaillée
Toute personne peut, dans les conditions prévues par la loi, obtenir communication des documents détenus par une administration. En cas de refus, la CADA peut être saisie.
Fiche détaillée
Vous pouvez, selon les cas, demander la rectification d'informations vous concernant détenues par une administration ou un organisme public.
Fiche détaillée
Autorité constitutionnelle indépendante. Selon votre situation, vous pouvez la saisir pour un litige avec un service public, une discrimination, les droits de l'enfant ou la déontologie des forces de sécurité.
Fiche détaillée
Une décision administrative peut, selon les cas, faire l'objet de différents recours. Les délais et modalités varient selon la nature de la décision et l'autorité concernée.
Fiche détaillée
Recours gracieux (auprès de l'auteur de la décision) ou hiérarchique (auprès de son supérieur) : des voies à exercer dans les délais applicables avant tout recours contentieux.
Fiche détaillée
Les décisions administratives qui vous défavorablement doivent, dans les cas prévus, mentionner les voies et délais de recours ouverts contre elles.
Fiche détaillée
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