Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir avant de demander le report de ses congés annuels : report automatique de 15 mois, absences ouvrant droit, congés acquis avant et pendant le congé parental, période de report et indemnité compensatrice en cas de départ. Le report des congés annuels est une protection importante des agents qui ont dû interrompre leur travail pour des raisons familiales.
Ce qu'il faut savoir
- Les congés annuels doivent être pris entre le 1er janvier et le 31 décembre.
- Lorsque vous n'avez pas pu prendre tout ou partie de vos congés annuels en raison de congés liés aux responsabilités parentales et familiales, ils sont automatiquement reportés sur une période de 15 mois.
- Tous les congés non pris restant dus de l'année civile peuvent être reportés, y compris les jours de fractionnement.
- La période de 15 mois peut être prolongée sur autorisation exceptionnelle de votre chef de service.
- Si vous ne prenez pas les congés reportés dans la période impartie, ils sont perdus et ne donnent lieu à aucune indemnité compensatrice, sauf en cas de départ définitif de la fonction publique.
- Lorsque vous quittez la fonction publique sans avoir pu prendre tous vos congés annuels en raison des nécessités de service, ceux-ci donnent lieu à une indemnité compensatrice.
- L'indemnisation d'un jour de congé annuel non pris est calculée par la formule : rémunération mensuelle brute multipliée par 12, le tout divisé par 250.
Conditions essentielles
- Avoir subi une absence liée aux responsabilités parentales et familiales ouvrant droit au report.
- Prendre les congés reportés dans la période de 15 mois, sous peine de les perdre.
- Demander une autorisation exceptionnelle de prolongation à votre chef de service si nécessaire.
- Pour l'indemnité compensatrice, quitter la fonction publique sans avoir pu prendre tous ses congés annuels en raison des nécessités de service.
Les étapes
- Vérifiez que votre absence entre dans la liste des absences liées aux responsabilités parentales et familiales ouvrant droit au report.
- Conservez le décompte de vos congés acquis avant et pendant le congé parental.
- Planifiez la prise de vos congés reportés dans la période de 15 mois.
- Demandez une autorisation exceptionnelle de prolongation à votre chef de service si vous ne pouvez pas prendre les congés dans le délai.
- En cas de départ de la fonction publique, demandez le calcul de l'indemnité compensatrice de congé annuel non pris à votre service des ressources humaines.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — rappel sur la prise des congés, report automatique, absences ouvrant droit, période de 15 mois, congés perdus et indemnité compensatrice — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres au report automatique, aux absences ouvrant droit et à l'indemnité compensatrice, voir les sections « Le report automatique sur 15 mois des congés annuels », « Les absences ouvrant droit au report » et « L'indemnité compensatrice en cas de départ ».
Rappel : la prise des congés annuels
Les congés annuels doivent être pris entre le 1er janvier et le 31 décembre. Les congés non pris au 31 décembre peuvent être reportés sur l'année suivante sur autorisation exceptionnelle de l'administration ou versés sur un compte épargne-temps.
Les congés annuels doivent être pris entre le 1er janvier et le 31 décembre. Les congés non pris au 31 décembre peuvent être reportés sur l'année suivante sur autorisation exceptionnelle de l'administration employeur ou, sous certaines conditions, versés sur un compte épargne-temps, appelé CET. Le report lié aux responsabilités parentales et familiales fait exception à cette règle.
Le compte épargne-temps est un dispositif qui permet de capitaliser des jours de congé pour les utiliser ultérieurement ou les convertir. Le report sur autorisation exceptionnelle est une faculté laissée à l'administration, et non un droit automatique. En revanche, lorsque le non-respect de la prise de congés est lié aux responsabilités parentales et familiales, le report est automatique.
Règle
Le report des congés annuels non pris au 31 décembre est soumis à autorisation exceptionnelle de l'administration ou au versement sur un compte épargne-temps. Ces règles générales ne s'appliquent pas lorsque le non-respect de la prise de congés est lié aux responsabilités parentales et familiales, pour lesquelles le report est automatique.
La distinction entre report sur autorisation et report automatique est essentielle : le report lié aux responsabilités parentales et familiales est un droit, tandis que le report pour nécessités de service est une faculté de l'administration. Vérifiez les modalités de votre fonction publique d'appartenance. Le compte épargne-temps est une alternative au report.
Le report automatique sur 15 mois des congés annuels
Lorsque vous n'avez pas pu prendre tout ou partie de vos congés annuels en raison de congés liés aux responsabilités parentales et familiales, ils sont automatiquement reportés sur une période de 15 mois.
Tous les congés non pris restant dus de l'année civile peuvent être reportés, y compris les jours de fractionnement. Le report est automatique, c'est-à-dire qu'il ne nécessite pas d'autorisation exceptionnelle de l'administration.
La période de 15 mois court à partir de la date de reprise des fonctions pour les congés acquis avant le congé parental, et à partir de la fin de l'année pour laquelle le congé annuel est dû pour les congés acquis pendant le congé parental. Les jours de fractionnement, qui sont des jours complémentaires accordés pour le fractionnement des congés, sont également reportés. Le report est automatique et ne nécessite pas de démarche particulière.
Règle
Le report automatique concerne tous les congés non pris restant dus de l'année civile, y compris les jours de fractionnement. La période de report est de 15 mois. Ce report est automatique et ne nécessite pas d'autorisation de l'administration.
Le report automatique est une protection des droits des agents qui ont dû interrompre leur travail pour des raisons familiales. Il permet de ne pas perdre les congés acquis en raison de ces absences. Vérifiez le décompte de vos congés avec votre service des ressources humaines. Le report s'applique que vous soyez fonctionnaire ou contractuel.
Les absences ouvrant droit au report des congés annuels
Certaines absences liées aux responsabilités parentales et familiales ouvrent droit au report automatique des congés annuels non pris.
Les absences liées aux responsabilités parentales et familiales ouvrant droit au report des congés annuels sont les suivantes : congé de maternité ou d'adoption, congé de 3 jours pour naissance ou adoption, congé de paternité et d'accueil de l'enfant, congé de présence parentale, congé de proche aidant, congé de solidarité familiale et congé parental. Ces congés sont prévus par les statuts de la fonction publique.
Chacun de ces congés est un droit prévu par les statuts de la fonction publique. Ils permettent aux agents de s'absenter pour des raisons familiales sans perdre leurs congés annuels acquis. Le report automatique des congés annuels est une conséquence de ces absences. Le report s'applique que vous soyez fonctionnaire ou contractuel.
Règle
Seules les absences listées ouvrent droit au report automatique des congés annuels. Toute autre absence, comme une absence pour maladie ordinaire, n'ouvre pas droit à ce report automatique. La liste des absences est exhaustive.
- Congé de maternité ou d'adoption.
- Congé de 3 jours pour naissance ou adoption.
- Congé de paternité et d'accueil de l'enfant.
- Congé de présence parentale.
- Congé de proche aidant.
- Congé de solidarité familiale.
- Congé parental.
Ces congés sont prévus par les statuts de la fonction publique et leur durée varie selon le type de congé. Le report des congés annuels est une protection complémentaire. Pour plus de précision sur la durée de chaque congé, consultez les fiches dédiées à chaque type de congé. La liste des absences ouvrant droit au report est exhaustive.
Les congés acquis avant et pendant le congé parental
Les congés annuels qui peuvent être reportés sont les congés acquis avant la mise en congé lié aux responsabilités parentales et familiales et les congés acquis pendant le congé lié aux responsabilités parentales et familiales.
Les congés annuels qui peuvent être reportés sont les congés acquis avant la mise en congé lié aux responsabilités parentales et familiales et les congés acquis pendant le congé lié aux responsabilités parentales et familiales. Toutefois, vous n'acquérez pas de congé annuel pendant un congé parental.
Pour les congés annuels acquis avant la mise en congé lié aux responsabilités parentales et familiales, la période de 15 mois débute à partir de la date de reprise des fonctions. Pour les congés annuels acquis pendant le congé lié aux responsabilités parentales et familiales, la période de 15 mois débute, au plus tard, à la fin de l'année pour laquelle le congé annuel est dû.
Règle
Vous n'acquérez pas de congé annuel pendant un congé parental. Les congés acquis avant le congé parental sont reportés à partir de la reprise des fonctions. Les congés acquis pendant le congé, si applicable, sont reportés à partir de la fin de l'année civile concernée.
La distinction entre congés acquis avant et pendant le congé est importante pour déterminer le point de départ de la période de 15 mois. Conservez le décompte de vos congés acquis auprès de votre service des ressources humaines. Le report automatique s'applique aux deux catégories de congés. Information à vérifier auprès de votre administration.
La période de report de 15 mois et sa prolongation
La période de report des congés annuels est de 15 mois. Cette période peut être prolongée sur autorisation exceptionnelle de votre chef de service.
La période de report de 15 mois court à partir de la reprise des fonctions pour les congés acquis avant le congé parental, et à partir de la fin de l'année civile concernée pour les congés acquis pendant le congé parental. La période de 15 mois peut être prolongée sur autorisation exceptionnelle de votre chef de service. La prolongation doit être demandée avant l'expiration du délai.
La prolongation de la période de report est une faculté de votre chef de service, et non un droit automatique. Elle doit être motivée et demandée avant l'expiration de la période de 15 mois. La prolongation permet de prendre les congés reportés au-delà du délai normal.
Règle
La période de report est de 15 mois. La prolongation nécessite une autorisation exceptionnelle de votre chef de service. Si vous ne prenez pas les congés reportés dans la période impartie, y compris la prolongation éventuelle, ils sont perdus.
Demandez la prolongation avant l'expiration de la période de 15 mois pour ne pas perdre vos congés. La prolongation n'est pas automatique et dépend de l'appréciation de votre chef de service. Elle doit être motivée par des circonstances particulières. Pour plus de précision, contactez votre service des ressources humaines.
Les congés perdus si non pris dans le délai
Si vous ne prenez pas les congés reportés dans la période impartie, ils sont perdus et ne donnent lieu à aucune indemnité compensatrice, sauf en cas de départ définitif de la fonction publique.
Si vous ne prenez pas les congés reportés dans la période de 15 mois, ils sont perdus et ne donnent lieu à aucune indemnité compensatrice. La seule exception est le départ définitif de la fonction publique, qui ouvre droit à l'indemnité compensatrice. Il est donc important de prendre les congés dans le délai.
Si vous êtes absent sur plusieurs années consécutives, les congés non pris à la fin de chaque période de report de 15 mois sont perdus. Chaque période de report est indépendante : les congés non pris à la fin d'une période ne sont pas reportés sur la suivante.
Règle
Les congés non pris à l'expiration de la période de 15 mois sont perdus et ne donnent lieu à aucune indemnité compensatrice, sauf en cas de départ définitif. En cas d'absences sur plusieurs années consécutives, chaque période de report de 15 mois est considérée séparément.
Il est donc important de planifier la prise de vos congés reportés dans la période de 15 mois. Si vous anticipez des difficultés, demandez une prolongation à votre chef de service. En cas de départ définitif, vos congés non pris donnent droit à une indemnité compensatrice. Pour plus de précision, contactez votre service des ressources humaines.
L'indemnité compensatrice en cas de départ de la fonction publique
Lorsque vous quittez la fonction publique, quel qu'en soit le motif comme la retraite, la démission ou la fin de contrat, et que vous n'avez pas pu prendre tous vos congés annuels avant votre départ en raison des nécessités de service, ceux-ci donnent lieu à une indemnité compensatrice.
L'indemnité compensatrice est due en cas de départ définitif de la fonction publique, quel qu'en soit le motif : retraite, démission, fin de contrat. Elle est due lorsque vous n'avez pas pu prendre tous vos congés annuels avant votre départ en raison des nécessités de service.
La rémunération mensuelle brute prise en compte pour le calcul de l'indemnité compensatrice de congé annuel est égale à la dernière rémunération versée lors de votre dernier mois complet d'exercice effectif de vos fonctions. Cette rémunération tient compte des évolutions de votre situation statutaire ou indemnitaire intervenues entre la dernière date d'exercice effectif et la date de fin de relation de travail.
Règle
L'indemnité compensatrice comprend le traitement indiciaire, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement, appelé SFT, et les primes et indemnités. Toutefois, certains éléments de rémunération ne sont pas pris en compte dans le calcul.
L'indemnité compensatrice est une protection des droits des agents en fin de carrière. Elle permet de valoriser les congés non pris en raison des nécessités de service. Le calcul tient compte de la dernière rémunération mensuelle brute versée. Pour plus de précision sur le calcul de votre indemnité, contactez votre service des ressources humaines.
Le calcul de l'indemnité compensatrice de congé annuel
L'indemnisation d'un jour de congé annuel non pris est calculée selon une formule spécifique, à partir de la rémunération mensuelle brute.
L'indemnisation d'un jour de congé annuel non pris est calculée de la manière suivante : rémunération mensuelle brute multipliée par 12, le tout divisé par 250. Le nombre 250 est le nombre moyen de jours ouvrés dans une année.
La rémunération mensuelle brute prise en compte comprend le traitement indiciaire, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement et les primes et indemnités. L'indemnité compensatrice de congés annuels est soumise aux mêmes cotisations que votre rémunération.
Règle
Les éléments de rémunération suivants ne sont pas pris en compte : versements exceptionnels ou occasionnels liés à l'appréciation de la manière de servir, remboursement de frais, participations au financement des garanties de la protection sociale complémentaire, versements exceptionnels liés aux indemnités de primo-affectation, mobilité ou restructuration, majorations et indexations outre-mer interrompues, indemnité de résidence à l'étranger interrompue, indemnités d'activité accessoire, versements exceptionnels correspondant à un fait générateur unique et indemnités liées à l'organisation du travail.
- Versements exceptionnels ou occasionnels, notamment liés à l'appréciation individuelle ou collective de la manière de servir.
- Remboursement de frais.
- Participations au financement des garanties de la protection sociale complémentaire.
- Versements exceptionnels liés aux indemnités relatives aux primo-affectations, aux mobilités et aux restructurations.
- Majorations et indexations liées à une affectation outre-mer, lorsque leur versement est interrompu.
- Indemnité de résidence à l'étranger lorsque son versement est interrompu.
- Indemnités versées en contrepartie d'une activité accessoire et autres indemnités non directement liées à l'emploi.
- Versements exceptionnels de primes et indemnités correspondant à un fait générateur unique.
- Indemnités liées à l'organisation du travail et au dépassement effectif du cycle de travail.
L'indemnité compensatrice de congés annuels est soumise aux mêmes cotisations que votre rémunération. Le calcul est basé sur la dernière rémunération mensuelle brute versée, qui comprend le traitement indiciaire, l'indemnité de résidence, le SFT et les primes. Pour plus de précision sur le calcul de votre indemnité, contactez votre service des ressources humaines.
Textes applicables
- Code général de la fonction publique : articles L621-1 à L621-3Texte légal
- Décret n° 84-972 du 26 octobre 1984 relatif aux congés annuels dans la FPETexte légal
- Décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels dans la FPTTexte légal
- Décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002 relatif aux congés annuels dans la FPHTexte légal
- Arrêté du 21 juin 2025 relatif au calcul de l'indemnité compensatrice dans la FPETexte légal
- Arrêté du 21 juin 2025 relatif au calcul de l'indemnité compensatrice dans la FPTTexte légal
- Arrêté du 21 juin 2025 relatif au calcul de l'indemnité compensatrice dans la FPHTexte légal
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Dans la fonction publique, quelles sont les conditions de report des congés annuels non pris en raison d’un congé lié aux responsabilités parentales et familiales ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
Les règles de report des congés annuels et de calcul de l'indemnité compensatrice sont fixées par le code général de la fonction publique et par les décrets et arrêtés applicables à chaque fonction publique. Vérifier les dernières évolutions auprès de votre administration ou de votre service des ressources humaines.

