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Bilan de compétences d'un salarié du secteur privé

Un salarié peut effectuer un bilan de compétences en appui d'un projet d'évolution professionnelle. L'objectif est d'analyser les compétences professionnelles et personnelles du salarié et de définir un projet professionnel et éventuellement de formation. Le financement passe notamment par le compte personnel de formation (CPF). Le consentement du salarié est obligatoire.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir du bilan de compétences : bénéficiaires, démarches, déroulement, financement et confidentialité.

Ce qu'il faut savoir

  • Le bilan de compétences permet d'analyser les compétences professionnelles et personnelles du salarié et de définir un projet professionnel.
  • Le consentement du salarié est obligatoire : son refus n'est ni une faute, ni un motif de licenciement.
  • La durée du bilan est de 24 heures maximum.
  • Le bilan peut être financé par le CPF (à l'initiative du salarié) ou par l'employeur (plan de développement des compétences ou congé de reclassement).
  • Dans le cadre du CPF, le salarié doit participer au financement à hauteur de 150 €, sauf exceptions (abondement employeur, C2P, incapacité permanente au moins 10 %).
  • Les résultats du bilan sont la seule propriété du salarié et ne peuvent pas être communiqués sans son accord.
  • L'organisme prestataire doit détruire les documents élaborés dès la fin du bilan, sauf le document de synthèse qu'il conserve pendant 3 ans.

Conditions essentielles

  • Pour un bilan à l'initiative du salarié via le CPF : ne pas avoir bénéficié d'un bilan financé par les fonds publics au cours des 5 dernières années, et mobiliser au maximum 1 600 € inscrits sur le CPF.
  • Pour un bilan à l'initiative de l'employeur : l'accord préalable du salarié est obligatoire.
  • Pour un bilan en tout ou partie pendant le temps de travail à l'initiative du salarié : l'accord préalable de l'employeur est nécessaire (délai de réponse de 30 jours calendaires).

Les étapes

  • Choisir le cadre du bilan (CPF à l'initiative du salarié, plan de développement des compétences ou congé de reclassement à l'initiative de l'employeur).
  • Choisir le prestataire de bilans de compétences (critères : lieu, prix, rythme, disponibilité, évaluations).
  • Le cas échéant, demander l'accord préalable de l'employeur (si bilan sur temps de travail).
  • Signer la convention écrite (si plan de développement des compétences) dans un délai de 10 jours.
  • Participer aux 3 phases du bilan : préliminaire, investigation, conclusion.
  • Recevoir le document de synthèse et les résultats détaillés.
  • Le cas échéant, bénéficier d'un entretien de suivi avec le prestataire.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — démarches selon le cadre, déroulement des 3 phases, financement — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres au déroulement du bilan et au financement, voir les sections « Comment se déroule un bilan de compétences ? » et « Qui finance le coût du bilan ? ».

Un salarié peut-il bénéficier d'un bilan ?

Si vous êtes salarié du secteur privé, vous pouvez bénéficier d'un bilan de compétences.

Vous pouvez également bénéficier de ce bilan si vous êtes agent public (fonctionnaire ou contractuel) quelle que soit votre fonction publique : État, territoriale ou hospitalière. Il en est de même si vous êtes demandeur d'emploi. Le bilan de compétences est un droit pour les salariés du secteur privé, sous réserve de respecter les conditions applicables au cadre choisi (CPF, plan de développement des compétences ou congé de reclassement).

Règle

La démarche diffère selon que le bilan de compétences a lieu dans le cadre du compte personnel de formation (CPF), c'est-à-dire à votre initiative ; du plan de développement des compétences (PDC), c'est-à-dire à l'initiative de votre employeur ; ou d'un congé de reclassement. Ce dernier vous est proposé si votre entreprise d'au moins 1 000 salariés envisage de vous licencier pour motif économique.

Le consentement du salarié est obligatoire. Votre refus de participer à un bilan de compétences proposé par votre employeur n'est ni une faute, ni un motif de licenciement.

Quelle démarche pour faire un bilan ?

La démarche dépend du cadre dans lequel s'inscrit le bilan : à l'initiative du salarié (CPF) ou à l'initiative de l'employeur (plan de développement des compétences ou congé de reclassement).

À votre initiative (CPF) : vous devez respecter 2 conditions : vous n'avez pas bénéficié d'un bilan financé par les fonds publics (exemples : Opco, France Travail, Agefiph, Caisse des dépôts et consignations) au cours des 5 dernières années ; vous mobilisez au maximum 1 600 € inscrits sur votre CPF. Vous pouvez faire un bilan de compétences pendant ou hors temps de travail. Hors temps de travail, votre employeur n'a pas à être informé. En tout ou partie pendant le temps de travail, vous devez demander l'accord préalable de votre employeur. À compter de la réception de votre demande, votre employeur dispose d'un délai de 30 jours calendaires pour vous donner sa réponse. À l'initiative de l'employeur (plan de développement des compétences) : il faut obligatoirement votre accord. Il fait l'objet d'une convention écrite entre l'employeur, vous et l'organisme prestataire. La convention rappelle leurs principales obligations respectives (durée, période de réalisation, remise des résultats, prix). Vous disposez d'un délai de 10 jours pour faire connaître votre acceptation en rendant la convention signée. L'absence de réponse à la fin de ce délai vaut refus de conclure la convention. Votre refus n'est ni une faute, ni un motif de licenciement. Congé de reclassement : le bilan peut être réalisé en début de congé de reclassement.

Règle

Vous choisissez le prestataire de bilans de compétences. L'employeur ne peut pas réaliser lui-même de bilan de compétences pour ses salariés. Vous pouvez choisir un bilan en fonction notamment des critères suivants : lieu de la prestation, prix, rythme (en journée, soirée, temps partiel...), disponibilité du prestataire, évaluation faite par les stagiaires de la prestation. Pour cela, rendez-vous sur moncompteformation.gouv.fr.

Le choix libre du prestataire est une garantie du salarié : l'employeur ne peut pas imposer un prestataire spécifique (sauf dans le cadre du congé de reclassement où le bilan est organisé dans le cadre de la procédure de licenciement économique).

Comment se déroule un bilan de compétences ?

Le bilan de compétences se déroule en 3 phases : phase préliminaire, phase d'investigation et phase de conclusion.

La phase préliminaire a pour objet les actions suivantes : analyser votre demande et votre besoin du bénéficiaire ; déterminer le format le plus adapté à votre situation et à votre besoin ; définir conjointement la procédure de déroulement du bilan. La phase d'investigation vous permet : soit de construire votre projet professionnel et d'en vérifier la pertinence ; soit d'élaborer une ou plusieurs alternatives. La phase de conclusion vous permet, au moyen d'entretiens personnalisés, d'effectuer les actions suivantes : s'approprier les résultats détaillés de la phase d'investigation ; recenser les conditions et moyens favorisant la réalisation de votre ou de vos projets professionnels ; prévoir les principales étapes du ou des projets professionnels, dont la possibilité de bénéficier d'un entretien de suivi avec le prestataire. Cette phase se termine en vous présentant un document de synthèse et les résultats détaillés.

Règle

Les résultats du bilan sont votre seule propriété. Ils ne peuvent pas être communiqués sans votre accord. L'organisme prestataire doit détruire les documents élaborés pour la réalisation de votre bilan de compétences dès la fin de ce bilan. Cependant, ce prestataire doit conserver pendant 3 ans le document de synthèse.

La confidentialité des résultats est une garantie fondamentale du bilan de compétences. L'employeur ne peut pas accéder aux résultats du bilan sans l'accord du salarié.

Qui finance le coût du bilan ?

Le financement du bilan de compétences dépend du cadre dans lequel il s'inscrit : CPF (à l'initiative du salarié) ou plan de développement des compétences / congé de reclassement (à l'initiative de l'employeur).

Dans le cadre du CPF : le bilan est financé par l'argent dont vous disposez sur votre CPF pour un montant de 1 600 € maximum. Ce plafonnement s'établit sur les droits CPF issus de l'alimentation annuelle et non sur les éventuels co-financements. Pour connaître le montant de cette somme, rendez-vous sur moncompteformation.gouv.fr. Vous devez participer au financement du bilan de compétences via le CPF à hauteur de 150 €. Votre opérateur de compétences (OPCO) ou votre employeur peut prendre en charge ces 150 €. Cette somme est indexée sur l'inflation et revue par arrêté ministériel tous les 1er janvier. Cependant, vous n'êtes pas concerné par cette participation de 150 € si vous êtes dans l'une ou l'autre de ces situations : vous bénéficiez d'un abondement de votre employeur ; vous mobilisez des points inscrits sur le compte professionnel de prévention (C2P) ; vous bénéficiez d'un abondement dû à une incapacité permanente au moins de 10 % (victimes d'un accident du travail ou de maladie professionnelle).

Règle

Dans le cadre du plan de développement des compétences ou du congé de reclassement : le coût du bilan de compétences est à la charge de votre employeur.

Le plafond de 1 600 € est révisé régulièrement. Consultez moncompteformation.gouv.fr pour connaître le montant actualisé des droits disponibles sur votre CPF.

Rémunération et durée

La durée du bilan de compétences est de 24 heures maximum. En pratique, un bilan de compétences ne s'étale pas sur une très longue période.

Lorsque le bilan est réalisé sur le temps de travail, votre rémunération est maintenue. Si le bilan se déroule hors temps de travail, aucune rémunération n'est versée. Le maintien de la rémunération est une garantie du salarié qui effectue son bilan sur son temps de travail habituel.

Règle

La durée maximale de 24 heures peut être répartie sur plusieurs jours ou semaines, selon le rythme convenu avec le prestataire (en journée, soirée, temps partiel, etc.).

La possibilité de réaliser le bilan hors temps de travail permet au salarié de préserver sa rémunération et de garder la confidentialité de son projet vis-à-vis de son employeur (aucune information à fournir à l'employeur dans ce cas).

Accompagnement et confidentialité

Vous pouvez parler de ce projet de réaliser un bilan de compétences à un conseiller en évolution professionnelle (CEP). Il peut vous aider gratuitement dans vos démarches.

Le conseiller en évolution professionnelle (CEP) n'est pas le même selon votre lieu d'habitation. Vous pouvez trouver votre opérateur CEP sur le site mon-cep.org. Le CEP peut vous aider à identifier vos besoins, à choisir un prestataire et à préparer votre projet professionnel.

Règle

Les résultats du bilan sont votre seule propriété. Ils ne peuvent pas être communiqués sans votre accord. L'organisme prestataire doit détruire les documents élaborés pour la réalisation de votre bilan de compétences dès la fin de ce bilan. Cependant, ce prestataire doit conserver pendant 3 ans le document de synthèse.

L'accompagnement par un CEP est gratuit et confidentiel. Il constitue un complément utile au bilan de compétences, notamment pour les salariés qui souhaitent explorer plusieurs pistes professionnelles avant de s'engager dans un bilan.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Bilan de compétences d'un salarié du secteur privé

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles du bilan de compétences sont fixées par le code du travail. Pour toute situation particulière, il est recommandé de consulter un conseiller en évolution professionnelle (CEP) ou de vérifier auprès de l'organisme compétent.

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