Vue d'ensemble
Ce qu'il faut retenir sur l'augmentation du loyer en cours de bail : les trois cas autorisés, le calcul de la révision, les délais et les voies de contestation.
Ce qu'il faut savoir
- Le propriétaire ne peut augmenter le loyer en cours de bail que dans 3 cas : révision annuelle (clause du bail), majoration pour travaux d'amélioration, contribution au partage des économies de charges (travaux d'économies d'énergie).
- La révision annuelle n'est possible qu'une fois par an et uniquement si une clause du bail le prévoit ; elle est plafonnée par l'évolution de l'indice de référence des loyers (IRL).
- Le calcul est le suivant : nouveau loyer = loyer mensuel actuel × IRL du trimestre de référence de l'année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente.
- La révision doit être demandée dans l'année suivant sa date d'effet ; elle ne s'applique pas rétroactivement, et une fois le délai écoulé, elle est perdue pour le propriétaire.
- La révision du loyer est interdite pour les logements classés F ou G (DPE) lorsque le bail est signé, renouvelé ou reconduit depuis le 24 août 2022 en métropole, ou depuis le 1er juillet 2024 dans les Dom.
- Pour contester, la démarche amiable (commission départementale de conciliation, conciliateur ou médiateur) est obligatoire si le litige est inférieur ou égal à 5 000 €, avant de saisir le juge des contentieux de la protection (dans les 3 ans).
Conditions essentielles
- Pour la révision annuelle : présence d'une clause de révision dans le bail, et respect du plafond IRL.
- Pour la majoration pour travaux : réalisation de travaux d'amélioration aux frais du propriétaire, et accord du locataire (clause du bail ou avenant).
- Pour la contribution économies de charges : travaux d'économies d'énergie dans un bâtiment achevé avant 1990, accord préalable du locataire, formulaire CERFA n° 13968, et logement classé A à E au DPE.
- Dans tous les cas : le logement ne doit pas être classé F ou G (DPE) selon les dates limites applicables (24 août 2022 en métropole, 1er juillet 2024 dans les Dom).
Les étapes
- Vérifier si une clause de révision du loyer figure dans le bail (sinon, aucune révision annuelle n'est possible).
- Identifier la date de référence de l'IRL prévue dans le bail (ou, à défaut, la date du dernier IRL publié à la signature du bail).
- Calculer le nouveau loyer : loyer actuel × IRL du trimestre de référence de l'année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente (arrondi à la 2ᵉ décimale).
- Informer le locataire par courrier (lettre recommandée avec accusé de réception recommandée) dans l'année suivant la date de révision.
- En cas de travaux (amélioration ou économies d'énergie), obtenir l'accord du locataire (clause existante ou avenant) et fournir les documents requis (CERFA n° 13968 pour la contribution).
- En cas de contestation : mise en demeure (facultative), démarche amiable (obligatoire si litige au maximum 5 000 €), puis saisine du juge des contentieux de la protection dans les 3 ans.
La révision annuelle ne s'applique pas rétroactivement : elle produit effet à partir de la date de la demande du propriétaire. Les logements régis par la loi de 1948, conventionnés Anah ou soumis au logement social obéissent à des règles spécifiques.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour le détail du calcul de la révision (IRL, formule, exemple chiffré), des délais, des restrictions liées au DPE, de la majoration pour travaux et de la contribution économies de charges, voir les sections suivantes.
Trois cas d'augmentation en cours de bail
Le propriétaire d'un logement loué avec un bail d'habitation peut augmenter le loyer en cours de bail dans certains cas seulement : la révision annuelle, la majoration exceptionnelle pour travaux d'amélioration, et la contribution au partage des économies de charges pour travaux d'économies d'énergie.
Premier cas — la révision annuelle : lorsque le bail contient une clause de *révision annuelle* du loyer, le propriétaire peut réviser le loyer une fois par an, sur la base de l'indice de référence des loyers (IRL). Deuxième cas — la majoration pour travaux d'amélioration : pour un logement vide, lorsque le propriétaire fait des travaux à ses frais, il peut convenir avec le locataire d'une *majoration exceptionnelle* pour travaux d'amélioration (par exemple installation d'un ascenseur, remplacement de la chaudière par un modèle conforme aux normes les plus récentes, installation d'une porte blindée ou d'un digicode). Troisième cas — la contribution économies de charges : lorsque le propriétaire fait des travaux d'économies d'énergie à ses frais, il peut percevoir du locataire une *contribution au partage des économies de charges*, sous conditions strictes.
Règle
Hors de ces trois cas, le propriétaire ne peut pas augmenter le loyer en cours de bail : toute augmentation pratiquée sans respecter l'un de ces régimes est contestable par le locataire.
Ces règles ne s'appliquent pas au logement régi par la loi de 1948 ni au logement conventionné Anah : ces catégories de logements obéissent à des régimes d'augmentation spécifiques.
Révision annuelle : principe et calcul
Le propriétaire (ou l'agence immobilière) d'un logement mis en location peut réviser le loyer une fois par an, si une clause du bail le prévoit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas être révisé.
La date de l'IRL à prendre en compte est celle indiquée dans le bail : il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriétaire (ou l'agence) et le locataire. Si cette date n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail. L'indice de référence des loyers (IRL) sert de base pour calculer la révision : l'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL. Pour calculer le nouveau loyer mensuel, le propriétaire a besoin de 3 éléments : le montant actuel du loyer mensuel, l'IRL du trimestre de référence de l'année en cours, et l'IRL du trimestre de référence prévu dans le bail (ou dernier publié par l'Insee à la signature du bail). Le calcul consiste à effectuer l'opération suivante : Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel × IRL du trimestre de référence de l'année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente.
Règle
Exemple chiffré : un bail signé en métropole (sur le continent) le 20 juillet 2025, fixant le loyer mensuel à 600 €, peut être révisé le 20 juillet 2026. Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2ᵉ trimestre 2025, soit 146,68. Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2ᵉ trimestre 2026, soit 148,37. Le 20 juillet 2026, le nouveau loyer est : 600 € × 148,37 / 146,68 = 606,91 €.
Le résultat du calcul doit être arrondi à la 2ᵉ décimale la plus proche. Pour un logement situé en métropole (sur le continent), un simulateur de calcul de révision est disponible en ligne (outil de l'Anil).
- Loyer actuel : montant mensuel en cours, hors charges.
- IRL de l'année en cours : valeur du trimestre de référence prévu au bail.
- IRL de l'année précédente : valeur du même trimestre de l'année antérieure.
- Formule : nouveau loyer = loyer actuel × IRL année en cours / IRL année précédente.
- Arrondi : à la 2ᵉ décimale la plus proche.
Valeurs de l'IRL (métropole, Corse, Dom)
La valeur de l'IRL dépend du lieu où se situe le logement : métropole (sur le continent), Corse, ou Dom (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte).
L'IRL est publié chaque trimestre par l'Insee et inséré au Journal officiel. Les tableaux ci-dessous reprennent les dernières valeurs publiées pour les 3 zones géographiques, avec la variation annuelle et les dates de publication.
| Année | Trimestre | IRL métropole | IRL Corse | IRL Dom | Variation annuelle |
|---|---|---|---|---|---|
| 2026 | 2ᵉ trimestre | 148,37 | 146,22 | 146,94 | + 1,15 % |
| 2026 | 1ᵉʳ trimestre | 146,60 | 142,38 | 143,78 | + 0,78 % |
| 2025 | 4ᵉ trimestre | 145,78 | 141,59 | 142,98 | + 0,79 % |
| 2025 | 3ᵉ trimestre | 145,77 | 141,58 | 142,97 | + 0,87 % |
| 2025 | 2ᵉ trimestre | 146,68 | 144,56 | 145,27 | + 1,04 % |
2026
- Trimestre
- 2ᵉ trimestre
- IRL métropole
- 148,37
- IRL Corse
- 146,22
- IRL Dom
- 146,94
- Variation annuelle
- + 1,15 %
2026
- Trimestre
- 1ᵉʳ trimestre
- IRL métropole
- 146,60
- IRL Corse
- 142,38
- IRL Dom
- 143,78
- Variation annuelle
- + 0,78 %
2025
- Trimestre
- 4ᵉ trimestre
- IRL métropole
- 145,78
- IRL Corse
- 141,59
- IRL Dom
- 142,98
- Variation annuelle
- + 0,79 %
2025
- Trimestre
- 3ᵉ trimestre
- IRL métropole
- 145,77
- IRL Corse
- 141,58
- IRL Dom
- 142,97
- Variation annuelle
- + 0,87 %
2025
- Trimestre
- 2ᵉ trimestre
- IRL métropole
- 146,68
- IRL Corse
- 144,56
- IRL Dom
- 145,27
- Variation annuelle
- + 1,04 %
Règle
Les publications ont lieu au Journal officiel et par l'Insee (par exemple, le 2ᵉ trimestre 2026 : publication JO du 12/07/2026, Insee du 10/07/2026). La valeur à retenir est celle du trimestre de référence prévu dans le bail (ou du dernier trimestre publié à la signature du bail).
Ces valeurs sont données à titre d'exemple des publications trimestrielles ; la valeur applicable à votre situation est celle du trimestre de référence prévu dans votre bail. Vérifier la dernière valeur publiée sur les sites de l'Insee ou du Journal officiel.
Délais et formalités de la révision
La révision annuelle du loyer n'est pas automatique : le propriétaire doit en informer le locataire par un courrier, envoyé de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception.
La révision annuelle du loyer peut être faite durant l'année qui suit la date de révision du loyer. Elle ne s'applique pas rétroactivement : elle produit effet seulement à partir de la date de la demande. Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire. Exemple : si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026 ; mais s'il n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus à partir de cette date peuvent être augmentés.
Règle
Le courrier d'information doit mentionner le nouveau montant du loyer, la date d'effet de la révision et, idéalement, le détail du calcul (ancien loyer, IRL de référence, formule appliquée). Le défaut de formalisme du courrier ne rend pas la révision nulle, mais en complique la preuve.
En pratique, l'envoi d'un courrier recommandé avec accusé de réception constitue la preuve la plus sûre de la date de la demande de révision, déterminante pour le calcul des loyers augmentables.
Restrictions liées au DPE et cas spécifiques
Réviser le loyer est interdit dans certaines situations liées au diagnostic de performance énergétique (DPE) : les logements classés F ou G ne peuvent plus faire l'objet d'une révision, sous conditions de date.
L'interdiction s'applique : en métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE) ; en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G. Par ailleurs, pour certains logements, des règles spécifiques s'appliquent à la révision ou à l'augmentation du loyer : pour un logement régi par la loi de 1948, les règles d'augmentation annuelle sont spécifiques ; pour un logement conventionné Anah, les règles de révision sont spécifiques ; pour un logement social, les règles de révision sont également spécifiques.
Règle
La même restriction de classement F/G vaut pour la contribution au partage des économies de charges : cette contribution est interdite pour les logements classés F ou G selon les mêmes dates limites (métropole : baux depuis le 24 août 2022 ; Dom : baux depuis le 1ᵉʳ juillet 2024).
Le classement F ou G est celui porté sur le DPE du logement. Avant toute révision ou majoration, vérifier la classe énergétique du logement et la date du bail ou de son renouvellement.
Majoration pour travaux d'amélioration
Exceptionnellement, le loyer peut être majoré en cours de bail en cas de travaux d'amélioration faits aux frais du propriétaire, dans le logement ou dans les parties communes de l'immeuble.
Il peut s'agir de travaux apportant notamment : un équipement nouveau, un service ou une qualité supérieurs au niveau des prestations existantes (par exemple : ascenseur) ; une diminution des dépenses d'entretien et d'exploitation (par exemple : chaudière conforme aux normes les plus récentes) ; une plus grande sécurité pour les biens et les personnes (par exemple : porte blindée, digicode). Le propriétaire et le locataire conviennent du montant de la majoration de loyer consécutive à ces travaux : soit conformément à une clause déjà présente dans le bail, soit par la signature d'un avenant.
Règle
Ces règles ne s'appliquent pas au logement régi par la loi de 1948 ni au logement conventionné Anah : pour ces catégories, des régimes spécifiques régissent les augmentations de loyer.
La majoration pour travaux d'amélioration est négociée : elle ne découle pas d'un indice automatique. Le montant convenu doit figurer dans le bail (clause) ou dans l'avenant signé par les deux parties.
Contribution au partage des économies de charges
Lorsque le propriétaire fait à ses frais des travaux d'économies d'énergie dans le logement ou dans les parties communes d'un bâtiment achevé avant 1990, il peut percevoir du locataire une contribution au partage des économies de charges.
Cette contribution est due à partir de l'achèvement des travaux, aux conditions suivantes : le propriétaire a convenu préalablement avec le locataire des travaux à faire, de leurs modalités de réalisation, des économies de charges attendues et de la contribution du locataire (notamment sa durée) ; les travaux bénéficient directement au locataire ; le propriétaire fournit au locataire le formulaire cerfa n° 13968 ; un ensemble de travaux a été fait dans le logement, ou le logement est désormais classé de A à E (classement indiqué sur le DPE). La contribution est interdite : en métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, pour un logement classé F ou G ; en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, depuis le 1ᵉʳ juillet 2024, pour un logement classé F ou G.
Règle
La contribution est due durant au maximum 15 ans. Si le locataire quitte définitivement le logement, le propriétaire peut percevoir la contribution du nouveau locataire à la condition de lui fournir, avant de signer le nouveau bail : la justification des travaux faits et du maintien de la contribution, et la date de fin de versement de la contribution. La contribution doit figurer sur la quittance de loyer, au moyen d'une ligne intitulée *Contribution au partage de l'économie de charges* ; la date d'achèvement des travaux, ainsi que les dates de mise en place et de fin de versement, doivent également être indiquées.
| Ancienneté du bâtiment | Type de contribution | Montant | Travaux concernés |
|---|---|---|---|
| Achèvement entre 1948 et 1989 | Forfaitaire (fixe, non révisable) | 10 € (1 pièce principale) · 15 € (2-3 pièces) · 20 € (4 pièces ou plus) | Performance énergétique globale minimale (avec étude thermique) OU au moins 2 types de travaux parmi 6. |
| Achèvement entre 1948 et 1989 | Fixe, non révisable, calculée de 2 façons | Plafonnée à la moitié des économies d'énergie attendues | Mêmes catégories de travaux. |
| Achèvement avant 1948 | Forfaitaire uniquement (fixe, non révisable) | 10 € (1 pièce principale) · 15 € (2-3 pièces) · 20 € (4 pièces ou plus) | Au moins 2 types de travaux parmi 6. |
Achèvement entre 1948 et 1989
- Type de contribution
- Forfaitaire (fixe, non révisable)
- Montant
- 10 € (1 pièce principale) · 15 € (2-3 pièces) · 20 € (4 pièces ou plus)
- Travaux concernés
- Performance énergétique globale minimale (avec étude thermique) OU au moins 2 types de travaux parmi 6.
Achèvement entre 1948 et 1989
- Type de contribution
- Fixe, non révisable, calculée de 2 façons
- Montant
- Plafonnée à la moitié des économies d'énergie attendues
- Travaux concernés
- Mêmes catégories de travaux.
Achèvement avant 1948
- Type de contribution
- Forfaitaire uniquement (fixe, non révisable)
- Montant
- 10 € (1 pièce principale) · 15 € (2-3 pièces) · 20 € (4 pièces ou plus)
- Travaux concernés
- Au moins 2 types de travaux parmi 6.
Les 6 types de travaux ouvrant droit à la contribution sont : isolation thermique des toitures ; isolation thermique des murs donnant sur l'extérieur ; isolation thermique des parois vitrées et portes donnant sur l'extérieur ; régulation ou remplacement de systèmes de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire performants ; installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable ; installation d'équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable.
Contester une augmentation de loyer
En cas d'erreur de calcul ou d'augmentation contestée, le locataire (ou le propriétaire) peut contester l'augmentation fixée. Le montant du litige est déterminant pour la procédure applicable.
Litige inférieur ou égal à 5 000 € : (1) Mise en demeure (étape facultative) : si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou propriétaire (ou à l'agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception, décrivant les faits le plus précisément possible, et joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances) — par exemple, en cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle avec ce type de courrier. (2) Démarche amiable (étape obligatoire) : si le litige persiste, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir soit la commission départementale de conciliation (CDC) (démarche gratuite), soit un conciliateur de justice (gratuit), soit un médiateur civil (payant) ; cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge. (3) Saisir le juge : en cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème. Litige supérieur à 5 000 € : (1) Mise en demeure (facultative) — même modalités ; (2) Démarche amiable (étape facultative) : elle peut être utile, avec les mêmes intervenants ; (3) Saisir le juge : le juge des contentieux de la protection est saisi directement, dans le même délai de 3 ans.
Règle
Le recours au juge des contentieux de la protection s'exerce dans les 3 ans à compter de la date de révision du loyer contestée. L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire devant cette juridiction.
La commission départementale de conciliation est composée de représentants de locataires et de bailleurs : sa saisine est gratuite et constitue un préalable obligatoire pour les litiges au maximum 5 000 €. Pour les litiges supérieurs, la démarche amiable reste recommandée mais n'est pas bloquante.
Textes applicables
- Loi n° 89-462 : article 7-1 (révision) — LégifranceTexte législatif
- Loi n° 89-462 : article 17-1 — LégifranceTexte législatif
- Décret n° 2009-1439 du 23 novembre 2009 — LégifranceTexte réglementaire
- Code de procédure civile : article 750-1 — LégifranceTexte législatif et réglementaire
- Arrêté du 29 mai 2015 relatif au contenu de la notice d'information annexée aux contrats de location de logement à usage de résidence principaleLégifrance
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 25-3Légifrance
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 25-9Légifrance
- Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 23-1Légifrance
- Arrêté du 23 novembre 2009 relatif à la contribution du locataire au partage des économies de charges issues des travaux d'économie d'énergie réalisés par un bailleurLégifrance
- Arrêté du 23 novembre 2009 relatif à la contribution du locataire au partage des économies de charges issues des travaux d'économie d'énergie réalisés par un bailleur privéLégifrance
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 25-16Légifrance
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 25-12Légifrance
- Réponse ministérielle du 6 avril 1992 relative à la notion de "travaux d'amélioration" dans les parties communes et privativesAssemblée nationale
- Loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018 sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique : article 140Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Augmentation et révision du loyer en cours de bail d’habitation
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Calculer la révision du loyer (outil Anil)
- Trouver votre Adil (Anil)
- Trouver votre Adil près de chez vous (Service-Public)
- Arrondi des valeurs de l'IRL (Insee)
- Modalités de calcul de la contribution (Légifrance)
Les valeurs de l'IRL, les seuils (5 000 € de litige, 15 ans de contribution, 1990/1948 pour l'ancienneté des bâtiments), les dates limites DPE (24 août 2022 en métropole, 1er juillet 2024 dans les Dom) et les montants forfaitaires (10/15/20 €) résultent des textes légaux et réglementaires. Vérifier la dernière valeur d'IRL publiée et l'application concrète auprès de votre Adil.


