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Perquisition

La perquisition est une mesure d'enquête permettant à la police, à la gendarmerie ou à un juge de rechercher des preuves au domicile d'une personne ou au siège social d'une société. C'est un acte contraignant, encadré par la loi, qui se déroule sous le contrôle d'un officier de police judiciaire (OPJ) ou d'un juge. Les règles applicables varient selon le type d'enquête, la nature des locaux et le cadre horaire.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur la perquisition : définition, lieux concernés, procédures, horaires, droits de l'occupant et voies de recours.

Ce qu'il faut savoir

  • La perquisition est la fouille d'un lieu par un officier de police judiciaire (OPJ) ou sous son contrôle, dans le but d'y trouver des éléments de preuve d'une infraction.
  • C'est un acte contraignant : contrairement à une remise volontaire de pièces, l'occupant des lieux ne peut pas s'y opposer dans tous les cas.
  • En enquête de flagrance, la police ou la gendarmerie n'a pas besoin d'une autorisation écrite du procureur. En enquête préliminaire, l'accord écrit de l'occupant est en principe requis, sauf autorisation du juge des libertés et de la détention (JLD).
  • La perquisition d'un domicile doit commencer entre 6 h et 21 h, sauf exceptions (criminalité organisée, terrorisme, proxénétisme, prostitution des mineurs, enquête de flagrance sur crime contre les personnes depuis le 30 septembre 2024).
  • Les personnes présentes lors de la perquisition n'ont pas le droit à l'assistance d'un avocat ; si une personne est placée en garde à vue, la perquisition se déroule sans son avocat.
  • La personne qui a fait l'objet d'une perquisition peut en demander l'annulation au JLD, au plus tôt 6 mois après et dans un délai de 1 an à compter de sa connaissance des faits.
  • Une indemnisation est possible en cas de dégâts commis par erreur lors d'une perquisition, si le demandeur est tiers à la procédure.

Conditions essentielles

  • La perquisition vise à rechercher des indices, preuves et objets en lien avec une infraction.
  • Elle peut se dérouler dans des locaux d'habitation, des locaux d'entreprise ou de service public, et certains locaux professionnels protégés (avocat, médecin, notaire, commissaire de justice, journaliste...).
  • La procédure à suivre dépend de la nature des locaux et du procureur ou du juge qui dirige l'enquête.

Les étapes

  • Identifier le type d'enquête en cours (flagrance, préliminaire, instruction judiciaire).
  • Vérifier l'autorisation requise : accord écrit de l'occupant (enquête préliminaire), autorisation du JLD, ou commission rogatoire du juge d'instruction.
  • Respecter les horaires légaux (début entre 6 h et 21 h pour un domicile, sauf exceptions).
  • S'assurer de la présence de l'occupant ou de son représentant, ou de 2 témoins majeurs en cas d'absence.
  • L'OPJ dresse un procès-verbal contenant la liste des preuves saisies, placées sous scellés.
  • En cas de dommage, demander l'indemnisation via la téléprocédure dédiée.
  • En cas d'irrégularité, demander l'annulation au JLD dans les délais prévus.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — procédures selon le type d'enquête, locaux protégés, horaires spécifiques, saisie des preuves, voies de recours — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres à l'annulation de la perquisition et à la réparation du dommage, voir les sections « Peut-on demander l'annulation de la perquisition ? » et « Peut-on demander réparation d'un dommage causé lors de la perquisition ? ».

Qu'est-ce que la perquisition ?

La perquisition est la fouille d'un lieu par un OPJ ou sous son contrôle, dans le but d'y trouver des éléments de preuve d'une infraction (documents, objets, fichiers informatiques...).

La perquisition n'est pas une remise volontaire de pièces aux policiers et gendarmes : c'est un acte contraignant. Contrairement à une simple remise de documents, la perquisition peut être réalisée sans le consentement de l'occupant, sous les conditions prévues par la loi.

L'officier de police judiciaire (OPJ) dirige ou contrôle la fouille du lieu. Il peut être un commissaire de police, un officier de gendarmerie ou, sous certaines conditions, un agent de police judiciaire. La perquisition vise à découvrir des preuves matérielles de l'infraction : documents papier, objets, supports informatiques, données numériques, etc. Elle peut être ordonnée par le procureur de la République (enquête de flagrance ou préliminaire) ou par le juge d'instruction (information judiciaire, via une commission rogatoire).

Règle

La perquisition peut se dérouler dans les lieux suivants : locaux d'habitation (domicile du suspect, d'un complice présumé ou d'un témoin) ; annexes de locaux d'habitation (garage, box, etc.) ; locaux d'une entreprise ou d'un service public (bureaux, entrepôts, etc.) ; locaux professionnels d'un avocat, d'un médecin, d'un notaire ou d'un commissaire de justice. La procédure à suivre pour déclencher la perquisition dépend de la nature des locaux à visiter et du procureur ou du juge qui dirige l'enquête principale.

La fouille d'une voiture (hors véhicule d'habitation comme un camping-car) n'est pas considérée comme une perquisition et relève d'autres règles, notamment celles de la palpation et fouille de personnes, du contrôle des effets personnels et de l'inspection d'un véhicule.

Dans quels lieux se déroule la perquisition ?

La perquisition peut se dérouler dans des locaux d'habitation, des locaux professionnels, ou des locaux protégés par des règles spécifiques.

Les locaux d'habitation et leurs annexes (garage, box de parking) sont les lieux les plus fréquemment perquisitionnés. Les locaux d'une entreprise ou d'un service public (bureaux, entrepôts) peuvent également être perquisitionnés, notamment dans le cadre d'enquêtes sur des infractions économiques ou financières.

  • Locaux d'habitation : domicile du suspect, d'un complice présumé ou d'un témoin.
  • Annexes de locaux d'habitation : garage, box, dépendances.
  • Locaux d'entreprise ou de service public : bureaux, entrepôts, locaux administratifs.
  • Locaux professionnels protégés : cabinet d'avocat, cabinet de médecin, étude de notaire ou de commissaire de justice, locaux d'un organe de presse, locaux abritant des éléments couverts par le secret de la défense nationale, locaux d'une juridiction ou domicile d'un juge.

Règle

Pour les locaux professionnels protégés (avocat, médecin, notaire, commissaire de justice, journaliste, secret de la défense nationale, juridiction), la perquisition doit être réalisée directement par le procureur ou le juge, souvent en présence du responsable de l'ordre ou de l'organisation professionnelle (bâtonnier, président de la Commission du secret de la défense nationale, premier président de la cour d'appel...). La personne présente sur le lieu peut s'opposer à la saisie d'un document ou de tout objet.

Le secret professionnel n'est pas opposable en cas de fraude fiscale, de corruption ou de blanchiment de ces délits et de financement du terrorisme. La perquisition dans les locaux d'un avocat ou d'un journaliste doit respecter le libre exercice de la profession et ne peut pas avoir pour but l'identification d'une source.

Comment se déroule la perquisition selon le type d'enquête et les locaux ?

La procédure varie selon le type d'enquête (flagrance, préliminaire, instruction judiciaire) et la nature des locaux perquisitionnés.

En enquête de flagrance (infraction flagrante ou quasi flagrante), la police ou la gendarmerie n'a pas besoin d'une autorisation écrite du procureur pour faire une perquisition. En enquête préliminaire, il faut l'accord écrit de la personne pour faire une perquisition ; sinon, l'autorisation du JLD doit être obtenue sur demande du procureur. La perquisition doit se faire sous le contrôle d'un OPJ présent sur les lieux, qui doit rendre compte du résultat au procureur.

En enquête dirigée par le juge d'instruction (information judiciaire), la police ou la gendarmerie doit avoir l'autorisation écrite du juge d'instruction pour mener toute perquisition. On parle d'une commission rogatoire, qui peut être rédigée de manière large, en autorisant les OPJ à effectuer tous les actes utiles à la manifestation de la vérité.

Règle

Pour le cabinet et domicile d'un avocat, la perquisition doit être réalisée directement par le procureur ou le juge, à la suite d'une décision motivée du JLD ; le bâtonnier ou son délégué doit être présent. Pour les locaux d'un organe de presse ou le domicile privé d'un journaliste ou son véhicule professionnel, la perquisition doit être réalisée directement par le procureur ou le juge ; elle ne peut pas avoir pour but l'identification d'une source et doit respecter le libre exercice de la profession de journaliste. Pour le cabinet d'un médecin, l'étude d'un notaire ou d'un commissaire de justice, la perquisition doit être réalisée directement par le procureur ou le juge, en présence du responsable de l'ordre ou de l'organisation professionnelle. Pour les locaux abritant des éléments couverts par le secret de la défense nationale, la perquisition doit être réalisée directement par le procureur ou le juge, en présence du président de la Commission du secret de la défense nationale ou de son représentant. Pour les locaux d'une juridiction ou le domicile d'un juge, la perquisition doit être réalisée directement par le procureur ou un juge sur décision motivée, en présence du premier président de la cour d'appel ou du premier président de la cour de cassation ou son délégué.

Les personnes présentes peuvent être obligées de rester sur place le temps de la perquisition si elles sont en mesure de fournir des renseignements sur les preuves saisies. Elles n'ont pas le droit à l'assistance d'un avocat. Si une personne est placée en garde à vue, la perquisition se déroule sans son avocat.

Quels sont les horaires d'une perquisition ?

Les heures de réalisation d'une perquisition sont différentes selon l'infraction et les locaux perquisitionnés.

La perquisition d'un domicile doit commencer entre 6 h et 21 h. Si la perquisition commence avant 21 h, elle peut finir après cette heure.

  • Criminalité organisée, terrorisme et stupéfiants : une perquisition peut débuter avant 6 h et après 21 h (perquisition de nuit).
  • Proxénétisme et prostitution des mineurs : une perquisition peut être opérée à toute heure du jour et de la nuit.
  • Enquête de flagrance sur un crime ou un délit commis contre les personnes (depuis le 30 septembre 2024) : une perquisition peut débuter avant 6 h ou après 21 h sous certaines conditions, par exemple en cas de risque imminent d'atteinte à la vie.

Règle

Pour les locaux qui ne sont pas des domiciles et les infractions ne relevant pas des catégories ci-dessus, les horaires restent encadrés par les règles générales du code de procédure pénale. Le non-respect des horaires légaux peut entraîner la nullité de la perquisition et la irrecevabilité des preuves obtenues.

La perquisition de nuit est une procédure exceptionnelle, réservée à des infractions graves. Elle suppose des garanties renforcées, notamment la présence de témoins et le contrôle du procureur ou du JLD.

L'occupant des lieux doit-il être présent et donner son accord ?

L'occupant des lieux est celui qui habite ou travaille dans le lieu concerné (par exemple, le locataire et non le propriétaire ou le bailleur). Pour les locaux d'une entreprise, l'occupant des lieux est le dirigeant.

Les règles changent selon le type d'enquête. En enquête de flagrance, l'accord et la présence de l'occupant des lieux ne sont pas obligatoires : l'OPJ peut employer la force pour entrer. En cas d'absence de l'occupant, si l'OPJ arrive à le contacter, il l'invite à désigner un représentant de son choix servant de témoin. Si l'OPJ ne peut pas contacter l'occupant, il choisit lui-même 2 témoins majeurs qui ne sont ni policiers, ni gendarmes (par exemple, des voisins ou des passants), sous peine d'une amende de 150 € pour ceux qui refuseraient d'être témoins.

En enquête préliminaire, l'occupant des lieux doit obligatoirement donner son accord par écrit. Il existe une exception pour les infractions punies de plus de 3 ans de prison : selon les nécessités de l'enquête, le JLD peut autoriser une perquisition sans l'accord de l'occupant. La perquisition se déroule en présence de l'occupant, mais ce dernier peut être absent. Lorsqu'une personne est gardée à vue ou détenue pour une infraction liée à la criminalité organisée, son transport sur place peut devoir être évité ; sur demande du procureur, le JLD doit donner son accord pour que la perquisition se déroule en l'absence de l'occupant, en présence de 2 témoins ou d'un représentant de la personne.

Règle

En enquête dirigée par le juge d'instruction, l'accord de l'occupant n'est pas exigé : l'OPJ peut employer la force pour entrer. Si la perquisition a lieu au domicile de la personne mise en examen par le juge d'instruction, elle doit être présente ou désigner un représentant ; sinon, l'OPJ désigne 2 témoins. Si la perquisition a lieu dans un autre domicile que celui de la personne mise en examen, la personne chez laquelle elle s'effectue est invitée à y assister ; si cette personne est absente ou refuse d'y assister, la perquisition a lieu en présence de 2 de ses parents ou alliés présents sur les lieux, ou en présence de 2 témoins.

Si la perquisition vise un enfant mineur résidant au domicile de ses parents, ce sont eux qui donnent leur accord et sont présents. En l'absence des parents, l'OPJ doit désigner 2 témoins majeurs.

Comment se fait la saisie des preuves lors de la perquisition ?

À l'issue de la perquisition, l'OPJ dresse un procès-verbal, rapport rédigé de la perquisition, qui contient la liste des preuves saisies.

Les preuves (indices, documents et objets) sont placées sous scellés. Les données informatiques peuvent être saisies directement à la source (saisie d'un disque dur) ou copiées sur un support physique (par exemple, une clé USB).

Le procès-verbal est l'acte officiel qui retrace le déroulement de la perquisition et identifie les éléments saisis. Il est un document essentiel de la procédure pénale : il peut être contesté devant le juge. Les scellés garantissent l'intégrité des preuves : ils empêchent toute altération ou substitution des éléments saisis entre la perquisition et leur présentation au juge.

Règle

Il est également possible d'accéder à distance à des données se situant en dehors du lieu de la perquisition à l'aide d'un ordinateur se trouvant sur place — par exemple, pour consulter des courriers électroniques, un compte client sur un site internet ou des fichiers sur un serveur. Cette faculté est encadrée par des règles spécifiques, notamment en matière de criminalité organisée et de terrorisme.

Les personnes présentes peuvent être obligées de rester sur place le temps de la perquisition si elles sont en mesure de fournir des renseignements sur les preuves saisies. Elles n'ont pas le droit à l'assistance d'un avocat lors de la perquisition, même si elles peuvent en obtenir une ultérieurement dans le cadre de la procédure.

L'avocat est-il présent lors de la perquisition ?

Les personnes présentes lors de la perquisition n'ont pas le droit à l'assistance d'un avocat.

Si une personne est placée en garde à vue, la perquisition se déroule sans son avocat. L'assistance de l'avocat intervient à d'autres étapes de la procédure (audition, confrontation...), mais pas pendant la fouille elle-même.

Cette absence d'assistance de l'avocat pendant la perquisition s'explique par la nature même de l'acte : la perquisition est un acte d'enquête, souvent réalisé en urgence, qui ne vise pas à interroger la personne mais à découvrir des preuves matérielles. Le législateur a néanmoins encadré cette absence de garanties par des règles strictes sur les horaires, les témoins et le procès-verbal.

Règle

Les personnes présentes peuvent être obligées de rester sur place le temps de la perquisition si elles sont en mesure de fournir des renseignements sur les preuves saisies. Cette obligation de rester sur place ne constitue pas une garde à vue et ne donne pas lieu, en principe, à l'assistance d'un avocat.

Si vous faites l'objet d'une perquisition, vous pouvez demander à contacter un avocat dès la fin de l'acte, notamment si vous êtes ensuite placé en garde à vue. L'avocat pourra alors assister aux auditions et vérifier la régularité de la procédure.

Peut-on demander l'annulation de la perquisition ?

La personne qui a fait l'objet d'une perquisition peut en demander l'annulation au juge des libertés et de la détention (JLD), sous certaines conditions.

Elle peut le faire au plus tôt 6 mois après cette perquisition, si elle n'est pas poursuivie devant un juge d'instruction ou un tribunal. La demande peut être faite dans un délai de 1 an à compter de la date à laquelle elle a eu connaissance de la perquisition.

La demande se fait par déclaration au greffe du tribunal où la procédure est ouverte ou celui où la perquisition a été réalisée. Le JLD doit prendre une décision dans le mois qui suit la réception de la demande, après avoir obtenu les observations écrites du procureur, du demandeur et de son avocat. Si les nécessités de l'enquête le justifient, le procureur peut demander au JLD de se prononcer dans un délai de 8 jours.

Règle

Le JLD statue par une ordonnance motivée susceptible d'appel devant le président de la chambre de l'instruction. Le délai d'appel est de 10 jours, à compter de la notification de l'ordonnance. Si des poursuites sont engagées contre d'autres personnes que celle ayant formé la demande d'annulation, le JLD ne peut pas être saisi de la demande : il doit la transmettre. En cas d'instruction en cours, la transmission est faite au président de la chambre de l'instruction ; si le tribunal est saisi, c'est le président du tribunal qui reçoit cette demande.

Le délai de 6 mois avant de pouvoir former la demande vise à éviter les demandes abusives et à permettre à l'enquête de se dérouler. La condition de ne pas être poursuivi garantit que la demande ne fait pas obstacle à la procédure pénale en cours.

Peut-on demander réparation d'un dommage causé lors de la perquisition ?

La personne concernée par une opération de police judiciaire réalisée par erreur à son domicile peut obtenir réparation.

La demande se fait sur internet, via la téléprocédure dédiée à l'indemnisation des dégâts commis par erreur lors d'une perquisition.

L'indemnisation vise à réparer le préjudice causé par les dommages matériels (dégâts sur les lieux, objets cassés, etc.) résultant d'une perquisition réalisée par erreur. La condition essentielle est que le demandeur soit un tiers à la procédure justifiant la perquisition, c'est-à-dire qu'il ne doit pas être le mis en cause dans l'enquête.

Règle

La demande d'indemnisation est soumise à des conditions de délai et de preuve du dommage. Le demandeur doit pouvoir démontrer que les dégâts ont été causés lors de la perquisition et qu'ils sont imputables à l'opération de police judiciaire. La procédure est indépendante de l'annulation de la perquisition : même si la perquisition est régulière, le tiers à la procédure peut obtenir réparation des dommages subis.

La téléprocédure d'indemnisation est accessible sur le site mon-indemnisation.justice.gouv.fr. Elle permet de déposer une demande en ligne et de suivre son instruction. En cas de refus, un recours juridictionnel est possible devant le tribunal administratif.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Perquisition

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles de la perquisition sont fixées par le code de procédure pénale et, pour les cas particuliers, par des lois spécifiques. Vérifier les dernières évolutions auprès d'un avocat ou du ministère de la justice. Les horaires et délais mentionnés correspondent aux dispositions en vigueur au moment de la vérification de la fiche.

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