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Délégation de l'autorité parentale

La délégation de l'autorité parentale a pour but d'aider et/ou de soutenir les parents dans l'éducation de leur enfant. Elle permet de transférer, partiellement ou totalement, les droits et devoirs des parents à un tiers. Elle peut être volontaire ou forcée, et se fait uniquement sur décision du juge aux affaires familiales (Jaf).

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur la délégation de l'autorité parentale : cas d'ouverture, procédure, effets et prise de fin.

Ce qu'il faut savoir

  • La délégation de l'autorité parentale permet de transférer partiellement ou totalement les droits et devoirs des parents à un tiers, dans l'intérêt de l'enfant.
  • Elle peut être volontaire (demandée par les parents) ou forcée (imposée aux parents dans certaines situations).
  • La délégation se fait uniquement sur décision du juge aux affaires familiales (Jaf) du tribunal judiciaire dont dépend le domicile de l'enfant.
  • Le tiers délégataire peut être un membre de la famille, un proche digne de confiance, un établissement agréé ou le service départemental de l'aide sociale à l'enfance (Ase).
  • En cas de délégation partielle ou totale, l'enfant n'est pas obligatoirement placé au foyer du tiers délégataire.
  • Un timbre fiscal de 50 € doit être joint à la demande en justice, sauf si le demandeur est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.
  • L'avocat n'est pas obligatoire pour la procédure.

Conditions essentielles

  • Délégation volontaire : les parents ne peuvent plus assumer les devoirs et droits envers leur enfant (éloignement, hospitalisation, maladie grave, incarcération, difficultés relationnelles).
  • Délégation forcée : désintérêt manifeste des parents, impossibilité d'exercer l'autorité parentale, condamnation pour crime sur l'autre parent ou sur l'enfant.
  • La personne choisie doit offrir toutes les garanties nécessaires pour le bien de l'enfant (le juge peut refuser sinon).
  • La demande doit être formée devant le Jaf compétent, avec le formulaire approprié.

Les étapes

  • Choisir le type de délégation (volontaire ou forcée) et identifier le demandeur.
  • Désigner un tiers délégataire (membre de la famille, proche digne de confiance, établissement agréé ou Ase).
  • Remplir le formulaire de requête correspondant (délégation volontaire ou délégation forcée).
  • Envoyer ou déposer la requête au Jaf compétent avec les documents demandés et le timbre fiscal de 50 €.
  • Attendre la convocation à l'audience (LRAR au moins 8 jours avant).
  • Assister à l'audience : le ministère public donne son avis, le mineur peut être auditionné.
  • Recevoir la décision notifiée par LRAR dans les 8 jours.
  • En cas de contestation : faire appel dans les 15 jours de la notification.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — délégation volontaire, délégation forcée, effets et prise de fin — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres à la délégation volontaire, à la délégation forcée et aux effets de la délégation, voir les sections « Délégation volontaire de l'autorité parentale », « Délégation forcée de l'autorité parentale » et « Quels sont les effets de la délégation ? ».

Qu'est-ce que la délégation de l'autorité parentale ?

La délégation de l'autorité parentale permet d'aider et/ou de soutenir des parents dans l'éducation de l'enfant mineur. Elle permet de transférer, partiellement ou totalement, les droits et devoirs des parents à un tiers. Elle peut être volontaire ou forcée.

La délégation de l'autorité parentale permet de partager ou de transférer les droits et les devoirs du ou des parents dans l'intérêt de l'enfant. La délégation sert à protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation quand le ou les parents ne peuvent pas le faire. Elle peut être totale ou partielle.

L'autorité parentale est l'ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents ou à une tierce personne sur décision du juge, jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant. Elle sert à protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. La délégation de l'autorité parentale peut se faire uniquement sur décision du juge aux affaires familiales (Jaf).

Règle

La délégation volontaire est engagée par les parents eux-mêmes, ensemble ou séparés, en désignant une autre personne. La délégation forcée est imposée aux parents dans des situations spécifiques (désintérêt, condamnation...). Dans les deux cas, la décision appartient exclusivement au Jaf.

La délégation de l'autorité parentale ne doit pas être confondue avec le retrait de l'autorité parentale, qui prive définitivement les parents de leur autorité, ni avec l'émancipation du mineur.

  • Délégation = partage ou transfert des droits et devoirs des parents dans l'intérêt de l'enfant.
  • Toujours sur décision du Jaf.
  • Volontaire (parents demandeurs) ou forcée (imposée).
  • Totale ou partielle.
  • L'enfant n'est pas obligatoirement placé au foyer du tiers délégataire.

Délégation volontaire de l'autorité parentale

La délégation d'autorité parentale est volontaire quand les père et mère, ensemble ou séparés, engagent eux-mêmes cette procédure en désignant une autre personne appelée tiers délégataire. Elle peut être mise en place, par exemple, en cas d'éloignement, d'hospitalisation, de maladie grave ou d'incarcération.

Les parents qui ne peuvent plus assumer les devoirs et les droits envers leur enfant peuvent les déléguer à une autre personne. La délégation volontaire sert à aider et/ou soutenir les parents dans l'éducation de l'enfant. Elle peut être mise en place dans des situations comme : difficultés relationnelles avec l'enfant ; éloignement (long voyage à l'étranger...) ; hospitalisation ; maladie grave ; incarcération.

Le ou les parents peuvent demander cette délégation, qu'ils soient ensemble ou séparés. Quand les parents exercent conjointement l'autorité parentale, la demande de délégation est faite en commun. Quand un parent exerce seul l'autorité parentale, il engage seul la procédure tout en informant l'autre parent. Le ou les parents doivent désigner une personne qui sera tiers délégataire. Il peut s'agir d'un membre de la famille (oncle/tante, frère/sœur majeur, grands-parents), d'un proche digne de confiance (par exemple le compagnon du parent qui participe à son éducation), d'un établissement agréé pour le recueil des enfants, ou du service départemental de l'aide sociale à l'enfance (Ase).

Règle

La demande se fait à l'aide d'un formulaire : la requête en vue de la délégation volontaire de l'autorité parentale. Elle doit être envoyée ou déposée au Jaf compétent avec les documents demandés. Le Jaf compétent est celui du tribunal judiciaire dont dépend le domicile de l'enfant. La demande peut être faite conjointement par les parents et le tiers délégataire s'ils en ont choisi un. Si la demande est le fait d'un seul parent, l'autre parent doit faire également partie de la procédure en justice.

Si le juge considère que la personne choisie n'offre pas toutes les garanties nécessaires pour le bien de l'enfant, il doit refuser la délégation. Le juge ne peut pas imposer un autre délégataire sauf si un tiers fait une demande de délégation. En cas de délégation partielle ou totale, l'enfant n'est pas obligatoirement placé au foyer du tiers délégataire.

  • Demandeurs : les parents, ensemble ou séparés ; en cas d'autorité parentale conjointe, demande en commun.
  • Tiers délégataire : membre de la famille, proche digne de confiance, établissement agréé, Ase.
  • Formulaire : requête en vue de la délégation volontaire de l'autorité parentale.
  • Jaf compétent : du domicile de l'enfant.
  • Le juge refuse si la personne choisie n'offre pas les garanties nécessaires.

Délégation forcée de l'autorité parentale

Dans certaines situations spécifiques (désintérêt, condamnation...), la délégation de l'autorité parentale est imposée aux parents. Elle peut être demandée par l'établissement ou service de l'Ase qui a recueilli l'enfant, la personne qui a recueilli l'enfant, un membre de la famille ou le ministère public.

La délégation de l'autorité parentale peut être demandée dans les situations suivantes : si le ou les parents se désintéressent manifestement de leur enfant ; si le ou les parents sont dans l'impossibilité d'exercer tout ou partie de leur autorité parentale (longue hospitalisation, sans domicile fixe...) ; si un parent est poursuivi, mis en examen ou condamné pour un crime commis sur l'autre parent ayant entraîné son décès ; si un parent est poursuivi, mis en examen ou condamné pour un crime ou une agression sexuelle incestueuse commis sur son enfant en étant le seul titulaire de l'autorité parentale.

Les personnes ou institutions suivantes peuvent demander une délégation forcée : l'établissement ou service départemental de l'aide sociale à l'enfance (Ase) qui a recueilli l'enfant ; la personne qui a recueilli l'enfant ; un membre de la famille ; le ministère public. Lorsque le ministère public fait la demande, il doit s'assurer préalablement de l'accord du tiers candidat à la délégation de l'autorité parentale, qu'il ait ou non recueilli l'enfant. Si un juge des enfants est déjà saisi, il peut transmettre son dossier au parquet qui, s'il le juge nécessaire, saisira le Jaf, avec l'accord du tiers ayant recueilli l'enfant. Le juge des enfants n'est pas compétent pour prononcer la délégation de l'autorité parentale.

Règle

Le Jaf peut désigner un tiers délégataire : il peut s'agir d'un membre de la famille, d'un proche digne de confiance, d'un établissement agréé pour le recueil des enfants, ou du service départemental de l'Ase. La demande se fait en remplissant un formulaire (requête en vue de la délégation de l'autorité parentale formée par un particulier, un membre de la famille, un établissement ou service départemental de l'ASE ayant recueilli l'enfant). Le formulaire peut aussi être adressé au procureur de la République, qui le transmet au tribunal. Le Jaf compétent est celui du tribunal du lieu où demeure l'enfant.

Lorsque la diffusion de l'image de l'enfant par ses parents porte gravement atteinte à sa dignité ou à son intégrité morale, l'exercice du droit à l'image de l'enfant peut être délégué à un tiers. La délégation forcée répond à une logique de protection de l'enfant face à une situation de danger ou d'incapacité des parents.

  • Cas de délégation forcée : désintérêt manifeste, impossibilité d'exercer l'autorité parentale, crime sur l'autre parent ou sur l'enfant.
  • Demandeurs : Ase, personne ayant recueilli l'enfant, membre de la famille, ministère public.
  • Ministère public : accord préalable du tiers candidat exigé.
  • Juge des enfants : pas compétent (transmet au parquet le cas échéant).
  • Tiers délégataire désigné par le Jaf : famille, proche digne de confiance, établissement agréé, Ase.

La procédure devant le juge aux affaires familiales

Que la délégation soit volontaire ou forcée, la procédure suit un déroulement similaire : saisine du Jaf par formulaire, convocation des parties, audience, avis du ministère public, possible audition du mineur, puis notification de la décision.

Le ou les parents (ou le demandeur pour la délégation forcée) saisissent le Jaf du tribunal judiciaire dont dépend le domicile de l'enfant. La demande se fait à l'aide d'un formulaire qui doit être envoyé ou déposé au Jaf compétent avec les documents demandés. Un timbre fiscal de 50 € doit être joint à la demande, sauf si le demandeur est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.

Le greffe du tribunal convoque les parties par lettre recommandée avec accusé de réception, 8 jours au moins avant l'audience. Les personnes convoquées sont : le ou les parents du mineur ; le tiers candidat à la délégation ; la personne, l'établissement ou le service qui a recueilli le mineur. Le ministère public est informé de la date d'audience : il doit donner son avis oralement ou par des conclusions écrites, et peut faire procéder à une enquête pour recueillir des renseignements sur la moralité et/ou la situation de la famille du mineur. Le mineur peut demander à être auditionné par le juge. S'il y a une mesure d'assistance éducative en cours devant le juge pour enfants, celui-ci transmet tout ou partie de son dossier au Jaf ou donne son avis. Toutes les parties ont la possibilité de consulter tout ou partie du dossier jusqu'à la veille de l'audience.

Règle

La décision est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception dans les 8 jours, à toutes les parties, y compris du procureur de la République. En cas de contestation, les parties peuvent faire appel de la décision rendue dans le délai de 15 jours à compter de sa notification. L'appel se fait en adressant une déclaration d'appel au greffe de la cour d'appel par lettre recommandée.

L'avocat n'est pas obligatoire pour la procédure, que ce soit en première instance ou en appel. Si un avocat représente une partie, il peut se faire délivrer copie de tout ou partie du dossier, mais il ne peut pas communiquer les copies obtenues ou leur reproduction à son client. Un avocat peut être désigné au titre de l'aide juridictionnelle si l'une des parties souhaite en avoir un mais qu'elle n'a pas suffisamment de revenus.

  • Saisine du Jaf du domicile de l'enfant par formulaire.
  • Timbre fiscal de 50 € (sauf aide juridictionnelle).
  • Convocation par LRAR au moins 8 jours avant l'audience.
  • Audience : avis du ministère public, audition possible du mineur, consultation du dossier.
  • Notification de la décision par LRAR dans les 8 jours.
  • Appel possible dans les 15 jours de la notification (cour d'appel).
  • Avocat non obligatoire.

Quels sont les effets de la délégation ?

Il existe 2 types de délégation : la délégation-partage et la délégation-transfert. Le juge aux affaires familiales décide du type de délégation en fonction de la demande qui lui est faite, de la capacité du ou des parents ou du tiers délégataire dans l'éducation de l'enfant.

La délégation-partage entraîne la prise de décisions communes par le ou les parents et le tiers délégataire. Les actes usuels de la vie quotidienne du mineur (visite chez le médecin, inscription à l'école...) sont effectués par le ou les parents ou le tiers délégataire. Pour les actes importants (orientation scolaire, diffusion de photos de l'enfant sur les réseaux sociaux...), un accord entre le ou les parents et le tiers délégataire doit être trouvé. Le tiers délégataire n'est pas responsable des actes de l'enfant : ce sont les parents (ou le parent) qui restent responsables de leur enfant. Le tiers délégataire n'est pas obligé de contribuer à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, c'est-à-dire de payer pour les frais de l'enfant.

La délégation-transfert implique que l'autorité parentale soit transférée partiellement ou totalement au tiers délégataire. Elle prive le ou les parents de pouvoir prendre certaines décisions pour l'enfant. Dans le cas d'une délégation-transfert totale, c'est le tiers délégataire qui prend toutes les décisions concernant l'enfant pour les actes usuels et non usuels : il est civilement responsable de l'enfant et doit contribuer à son entretien et à son éducation. Dans le cas d'une délégation-transfert partielle, le ou les parents et le tiers délégataire agissent chacun dans les domaines prévus par la décision du Jaf.

Règle

Le droit de consentir à l'adoption du mineur ne peut jamais être délégué : seuls les parents peuvent consentir à l'adoption de leur enfant. En cas de placement de l'enfant en foyer ou en famille d'accueil, la délégation peut prévoir des modalités spécifiques. La délégation-partage permet à l'un des parents d'exercer son autorité parentale conjointement avec son nouvel époux, partenaire de Pacs ou concubin.

En cas de restitution de l'enfant à son ou ses parents, le délégataire peut demander le remboursement de tout ou partie des frais engagés aux parents. L'ancien délégataire peut, s'il est dans l'intérêt de l'enfant, obtenir un droit de visite et/ou d'hébergement (par exemple lorsque l'ex-compagnon de la mère, ayant été tiers délégataire, a connu et s'est occupé de l'enfant depuis son plus jeune âge jusqu'à leur séparation).

  • Délégation-partage : décisions communes parents + tiers ; responsabilité et entretien restent aux parents.
  • Délégation-transfert : autorité transférée au tiers ; totale (toutes décisions) ou partielle (domaines prévus par le Jaf).
  • Délégation-transfert totale : tiers civilement responsable, contribution à l'entretien.
  • Droit de consentir à l'adoption : jamais délégable.
  • Remboursement des frais possible en cas de restitution de l'enfant.
  • Droit de visite/hébergement possible pour l'ancien délégataire.

Comment prend fin la délégation ?

La délégation de l'autorité parentale prend fin lorsque l'enfant devient majeur ou est émancipé. Elle peut également prendre fin en cas de circonstances nouvelles, par exemple lorsque la situation professionnelle et personnelle d'un des parents s'est stabilisée.

La fin de la délégation peut être demandée quand il y a des circonstances nouvelles. La demande se fait au Jaf du tribunal judiciaire dont dépend le domicile du tiers délégataire avec un formulaire : la requête aux fins de révocation d'une délégation de l'autorité parentale.

Si le tiers délégataire ne peut plus ou ne veut plus exercer cette délégation, il peut demander le transfert auprès d'un autre tiers en saisissant le Jaf du tribunal dont dépend son domicile. Un formulaire permet de saisir le juge : la requête aux fins de transfert d'une délégation de l'autorité parentale. Il doit être envoyé ou déposé au Jaf compétent avec les documents demandés. Le ministère public peut demander le transfert de la délégation si l'enfant n'a pas trouvé, chez le tiers délégataire, le cadre affectif et social satisfaisant.

Règle

La révocation et le transfert de la délégation obéissent aux mêmes règles de procédure que la délégation initiale : saisine du Jaf par formulaire, convocation, audience, notification. Le Jaf compétent pour la révocation est celui du domicile du tiers délégataire ; pour le transfert, celui du domicile du tiers délégataire qui souhaite se retirer.

La majorité ou l'émancipation de l'enfant met fin automatiquement à la délégation, sans qu'aucune démarche ne soit nécessaire. La révocation anticipée suppose en revanche une décision judiciaire.

  • Fin automatique : majorité ou émancipation de l'enfant.
  • Révocation possible en cas de circonstances nouvelles (situation du parent stabilisée).
  • Formulaire : requête aux fins de révocation, au Jaf du domicile du tiers délégataire.
  • Transfert possible si le tiers délégataire ne peut ou ne veut plus exercer la délégation.
  • Ministère public : peut demander le transfert si cadre affectif et social non satisfaisant.

Quel est le coût de la procédure ?

Le demandeur doit régler un timbre fiscal de 50 €, sauf s'il est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle. Si une partie a un avocat, elle doit régler ses honoraires. Si la partie n'a pas suffisamment de revenus, elle peut demander l'aide juridictionnelle.

Le coût de la procédure de délégation de l'autorité parentale est identique pour la délégation volontaire et pour la délégation forcée : un timbre fiscal de 50 € doit être joint à la demande en justice, sauf si le demandeur est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.

L'aide juridictionnelle est une aide financière qui permet aux personnes sans ressources ou ayant des revenus modestes d'obtenir la prise en charge de tout ou partie des frais d'un procès (avocat, commissaire de justice, expertise...). La demande d'aide juridictionnelle se fait au moyen d'un formulaire spécifique, accompagné d'une notice.

Règle

Le timbre fiscal de 50 € est une contribution prévue par le code général des impôts (article 1635bis Q) pour l'engagement d'une procédure judiciaire civile. Il peut être acheté sous forme de timbre fiscal électronique.

L'avocat n'étant pas obligatoire, le coût principal de la procédure se limite au timbre fiscal. Si une partie souhaite se faire assister par un avocat mais n'a pas les ressources nécessaires, l'aide juridictionnelle lui permet d'obtenir la prise en charge de ses honoraires.

  • Timbre fiscal de 50 € (sauf bénéficiaire de l'aide juridictionnelle).
  • Honoraires d'avocat : facultatifs (avocat non obligatoire).
  • Aide juridictionnelle : possible si revenus insuffisants.

Où s'adresser

La procédure de délégation de l'autorité parentale se déroule devant le juge aux affaires familiales (Jaf) du tribunal judiciaire. Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez vous adresser à une maison de justice et du droit (MJD) ou à l'annuaire des juridictions.

Le Jaf du tribunal judiciaire dont dépend le domicile de l'enfant (délégation volontaire) ou le lieu où demeure l'enfant (délégation forcée) est compétent pour prononcer la délégation. Le tribunal judiciaire est la juridiction de droit commun en matière familiale.

La maison de justice et du droit (MJD) offre un accès aux droits et un accompagnement juridique gratuit, dans un cadre accessible. L'annuaire des juridictions permet de trouver le tribunal judiciaire compétent et la cour d'appel en cas d'appel. Le greffe du tribunal est l'interlocuteur pour les questions de procédure (convocation, consultation du dossier, notification de la décision).

Règle

Pour engager la procédure, adressez la requête (formulaire complété) au Jaf compétent, avec les documents demandés et le timbre fiscal. Pour contester la décision, adressez une déclaration d'appel au greffe de la cour d'appel dans les 15 jours de la notification.

Les maisons de justice et du droit peuvent vous orienter vers les bons formulaires et les bons interlocuteurs, sans se substituer à l'avocat ni au juge.

  • Jaf du tribunal judiciaire : juridiction compétente pour la délégation.
  • Maison de justice et du droit : accès aux droits et renseignements gratuits.
  • Annuaire des juridictions : trouver le tribunal ou la cour d'appel.
  • Greffe du tribunal : convocation, dossier, notification.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Délégation de l'autorité parentale

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles de la délégation de l'autorité parentale sont fixées par le code civil (articles 376 à 377-3). Vérifier les dernières évolutions auprès du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire ou d'un avocat.

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