Vue d'ensemble
Ce qu'il faut retenir sur le congé pour aider les victimes d'une catastrophe naturelle : les conditions, la durée maximale, la demande à l'employeur, le rôle de la convention collective et le refus possible de l'employeur.
Ce qu'il faut savoir
- Le salarié qui habite ou travaille dans une zone touchée par une catastrophe naturelle peut bénéficier d'un congé spécifique pour participer aux activités d'organismes apportant une aide aux victimes.
- Le congé peut être pris en une ou plusieurs fois dans l'année.
- Sa durée maximale est de 20 jours par an.
- La durée maximale peut être supérieure si elle est prévue par convention collective, accord collectif d'entreprise ou accord de branche plus favorable.
- La durée du congé ne peut pas réduire la durée du congé payé annuel du salarié.
- L'employeur peut refuser d'accorder le congé s'il estime qu'il sera préjudiciable à la bonne marche de son entreprise ; ce refus doit être motivé et notifié au salarié.
- Ce congé spécifique n'est pas rémunéré.
Conditions essentielles
- Vous habitez ou travaillez dans une zone touchée par une catastrophe naturelle.
- Le congé sert à participer aux activités d'organismes apportant une aide aux victimes.
- Vous informez l'employeur dans les délais prévus (notamment par lettre RAR).
- À défaut de dispositions conventionnelles, l'information intervient au moins 48 heures avant le début du congé.
- Le refus éventuel de l'employeur est motivé et intervient après consultation du CSE, s'il en existe un.
Les étapes
- Vérifier que vous habitez ou travaillez dans une zone touchée par une catastrophe naturelle.
- Identifier les dispositions conventionnelles déterminant les délais de demande.
- Informer l'employeur de votre volonté de bénéficier du congé, notamment par lettre RAR.
- Respecter le délai : au moins 48 heures avant le début du congé, ou 24 heures en cas d'urgence.
- En cas de refus, vérifier qu'il est motivé et qu'il a été notifié.
- Si nécessaire, contester le refus devant le conseil de prud'hommes.
Cette synthèse présente l'essentiel. Les délais de demande, le refus de l'employeur et la contestation devant le conseil de prud'hommes sont détaillés dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Cette synthèse ne couvre pas toutes les situations : les délais de demande, le cas de l'urgence et les conditions du refus de l'employeur sont développés dans les sections suivantes.
Le principe du congé pour catastrophe naturelle
Le salarié qui habite ou travaille dans une zone touchée par une catastrophe naturelle peut bénéficier d'un congé pour participer à l'aide aux victimes.
Le salarié qui habite ou travaille dans une zone touchée par une catastrophe naturelle peut bénéficier, sous certaines conditions, d'un congé spécifique pour participer aux activités d'organismes apportant une aide aux victimes.
Le congé pour catastrophe naturelle est un congé spécifique permettant au salarié de participer aux activités d'organismes apportant une aide aux victimes. Il peut être pris en une ou plusieurs fois dans l'année.
Règle
Le bénéfice de ce congé est subordonné à certaines conditions et à l'information de l'employeur dans les délais prévus.
À savoir
- Le congé est ouvert au salarié qui habite ou travaille dans une zone touchée.
- Il sert à participer aux activités d'organismes d'aide aux victimes.
- Il peut être pris en une ou plusieurs fois dans l'année.
Le congé est qualifié de spécifique et suppose certaines conditions.
La durée du congé
La durée maximale du congé pour catastrophe naturelle est de 20 jours par an, sauf durée supérieure prévue par accord.
Le congé peut être pris en une ou plusieurs fois dans l'année. Sa durée maximale est de 20 jours par an.
La durée maximale fixe le plafond annuel du congé. Elle peut être supérieure si elle est prévue par une convention collective, un accord collectif d'entreprise ou un accord de branche d'entreprise plus favorable.
Règle
À défaut d'accord plus favorable, la durée maximale est de 20 jours par an, fractionnable en une ou plusieurs périodes.
À savoir
- Durée maximale : 20 jours par an.
- Le congé peut être pris en une ou plusieurs fois.
- Une durée supérieure peut résulter d'un accord plus favorable.
Le fractionnement du congé est admis sur l'année.
Le rôle de la convention collective
La durée maximale du congé peut être supérieure si elle est prévue par convention collective, accord collectif d'entreprise ou accord de branche plus favorable.
La durée maximale du congé peut être supérieure si elle est prévue par convention collective, accord collectif d'entreprise ou accord de branche d'entreprise plus favorable. La convention collective applicable est celle dont relève l'activité principale de l'entreprise.
La convention collective applicable est celle dont relève l'activité principale de l'entreprise. Un simulateur permet de rechercher la convention collective avec le nom de l'entreprise ou son numéro Siret.
Règle
L'accord plus favorable peut porter la durée maximale au-delà de 20 jours par an. La détermination de la convention collective applicable se fait par référence à l'activité principale de l'entreprise.
À savoir
- Une durée supérieure peut résulter d'un accord plus favorable.
- La convention applicable est celle de l'activité principale de l'entreprise.
- Un simulateur permet de rechercher sa convention collective.
- La recherche se fait par nom d'entreprise ou numéro Siret.
Un simulateur dédié permet de retrouver la convention collective à partir du nom de l'entreprise ou de son numéro Siret.
L'articulation avec le congé payé annuel
La durée du congé pour catastrophe naturelle ne peut pas réduire la durée du congé payé annuel du salarié.
La durée du congé pour catastrophe naturelle ne peut pas réduire la durée du congé payé annuel du salarié.
Le congé payé annuel est le congé auquel le salarié a droit indépendamment du congé pour catastrophe naturelle. Ce dernier ne peut pas en diminuer la durée.
Règle
Le congé pour catastrophe naturelle s'ajoute sans réduire le congé payé annuel : la durée du congé payé annuel est préservée.
À savoir
- Le congé pour catastrophe naturelle ne réduit pas le congé payé annuel.
- Le congé payé annuel conserve sa durée.
- Les deux congés sont distincts.
La préservation du congé payé annuel est expressément prévue par la fiche source officielle.
La demande de congé et les délais
Des dispositions conventionnelles déterminent les délais dans lesquels le salarié adresse sa demande de congé à l'employeur. En l'absence de dispositions prévues, il existe un délai de droit commun.
Des dispositions conventionnelles déterminent les délais dans lesquels le salarié adresse sa demande de congé à l'employeur. En l'absence de dispositions prévues, le salarié informe l'employeur (notamment par lettre RAR) de sa volonté de bénéficier de ce congé au moins 48 heures avant le début du congé.
La demande de congé est l'information adressée par le salarié à l'employeur de sa volonté de bénéficier du congé. Le mode privilégié est la lettre RAR (recommandée avec avis de réception).
Règle
À défaut de dispositions conventionnelles, le délai de prévenance est d'au moins 48 heures avant le début du congé.
À savoir
- Les dispositions conventionnelles fixent les délais de demande.
- À défaut, le salarié informe l'employeur de sa volonté.
- Le délai de droit commun est d'au moins 48 heures avant le début.
- La lettre RAR est le mode d'information préconisé.
La lettre recommandée avec avis de réception (RAR) est expressément mentionnée comme mode d'information de l'employeur.
Le cas de l'urgence
En cas d'urgence, le congé peut être pris sous préavis de 24 heures.
En cas d'urgence, le congé peut être pris sous préavis de 24 heures.
Le préavis réduit s'applique en cas d'urgence : la durée d'information de l'employeur est alors de 24 heures.
Règle
Le préavis d'urgence de 24 heures se substitue au délai de droit commun de 48 heures lorsque la situation d'urgence est caractérisée.
À savoir
- En cas d'urgence, le préavis est de 24 heures.
- Ce délai déroge au délai de droit commun de 48 heures.
- Il s'applique lorsque la situation l'exige.
Le délai réduit de 24 heures est prévu par la fiche source officielle pour le cas d'urgence.
Le refus de l'employeur
L'employeur peut refuser d'accorder le congé pour catastrophe naturelle s'il estime qu'il sera préjudiciable à la bonne marche de son entreprise.
L'employeur peut refuser d'accorder le congé pour catastrophe naturelle s'il estime qu'il sera préjudiciable à la bonne marche de son entreprise. Ce refus doit être motivé et notifié au salarié.
Le refus motivé est le refus de l'employeur, qui doit être justifié et notifié au salarié. Il intervient après consultation du comité social et économique (CSE), s'il en existe un dans l'entreprise.
Règle
Le refus de l'employeur n'est possible que s'il est motivé, notifié au salarié et précédé de la consultation du CSE lorsqu'un tel comité existe.
À savoir
- L'employeur peut refuser le congé s'il est préjudiciable à la bonne marche de l'entreprise.
- Le refus doit être motivé.
- Le refus doit être notifié au salarié.
- Le refus intervient après consultation du CSE, s'il existe.
Le motif de refus prévu par la fiche source tient à la bonne marche de l'entreprise.
La consultation du comité social et économique
Le refus de l'employeur intervient après consultation du comité social et économique (CSE), s'il en existe un dans l'entreprise.
Le refus de l'employeur intervient après consultation du comité social et économique (CSE), s'il en existe un dans l'entreprise.
Le comité social et économique (CSE) est l'instance de représentation du personnel. Sa consultation est requise lorsqu'il existe dans l'entreprise, préalablement au refus de l'employeur.
Règle
La consultation du CSE conditionne le refus de l'employeur lorsqu'un tel comité existe dans l'entreprise.
À savoir
- Le refus de l'employeur intervient après consultation du CSE.
- Cette consultation vaut s'il existe un CSE dans l'entreprise.
- Elle précède le refus notifié au salarié.
L'existence d'un CSE dans l'entreprise conditionne la formalité de consultation préalable au refus.
La contestation du refus
Le refus de l'employeur peut être contesté par le salarié devant le conseil de prud'hommes.
Le refus de l'employeur peut être contesté par le salarié devant le conseil de prud'hommes.
Le conseil de prud'hommes (CPH) est la juridiction compétente pour les litiges individuels du travail. Il peut être saisi pour contester le refus de l'employeur d'accorder le congé.
Règle
La contestation du refus passe par la saisine du conseil de prud'hommes.
À savoir
- Le refus de l'employeur peut être contesté.
- La contestation se porte devant le conseil de prud'hommes.
- Le CPH est la juridiction compétente pour ce litige.
La voie de contestation indiquée par la fiche source est le conseil de prud'hommes.
Un congé non rémunéré
Ce congé spécifique n'est pas rémunéré.
Ce congé spécifique n'est pas rémunéré.
Le caractère non rémunéré du congé pour catastrophe naturelle signifie qu'il ne donne pas lieu au maintien de la rémunération par l'employeur.
Règle
Le congé pour catastrophe naturelle est un congé non rémunéré, indépendamment de sa durée et de son fractionnement.
À savoir
- Le congé pour catastrophe naturelle n'est pas rémunéré.
- Il s'agit d'un caractère spécifique de ce congé.
- Le congé payé annuel reste préservé.
L'absence de rémunération est expressément indiquée par la fiche source officielle.
Questions fréquentes
Quelques questions courantes sur le congé pour catastrophe naturelle peuvent être éclairées à partir des règles de la fiche source officielle.
- Qui peut en bénéficier ? Le salarié qui habite ou travaille dans une zone touchée par une catastrophe naturelle.
- Quelle est la durée ? 20 jours par an au maximum, sauf durée supérieure prévue par accord.
- Combien de fois par an ? Le congé peut être pris en une ou plusieurs fois dans l'année.
- Le congé est-il payé ? Non, ce congé spécifique n'est pas rémunéré.
- Réduit-il les congés payés ? Non, il ne peut pas réduire la durée du congé payé annuel.
- Quel délai pour prévenir l'employeur ? 48 heures au moins avant le début, ou 24 heures en cas d'urgence.
- L'employeur peut-il refuser ? Oui, s'il estime le congé préjudiciable à la bonne marche de l'entreprise ; le refus doit être motivé et notifié.
Ces questions portent sur les bénéficiaires, la durée, le fractionnement, la rémunération, l'articulation avec les congés payés, le délai de prévenance et le refus de l'employeur.
Règle
Les réponses reposent sur les règles générales de la fiche : durée maximale de 20 jours, congé non rémunéré, délai de 48 heures (ou 24 heures en urgence) et refus possible de l'employeur.
Ces questions-réponses reformulent des règles énoncées dans la fiche source officielle.
Récapitulatif
Le tableau suivant récapitule les principales règles du congé pour catastrophe naturelle.
| Élément | Règle |
|---|---|
| Bénéficiaires | Salarié qui habite ou travaille dans une zone touchée par une catastrophe naturelle |
| Objet | Participer aux activités d'organismes apportant une aide aux victimes |
| Durée maximale | 20 jours par an, sauf durée supérieure par accord |
| Fractionnement | Possible en une ou plusieurs fois dans l'année |
| Congé payé annuel | Non réduit par le congé pour catastrophe naturelle |
| Délai de demande | 48 heures avant le début, ou 24 heures en cas d'urgence |
| Refus | Possible si préjudiciable à la bonne marche ; refus motivé et notifié, après CSE s'il existe |
| Rémunération | Congé non rémunéré |
Le récapitulatif synthétise les conditions, la durée, les délais de demande, le refus possible de l'employeur et la contestation devant le conseil de prud'hommes.
Règle
Le congé est non rémunéré et sa durée ne réduit pas le congé payé annuel du salarié.
Récapitulatif établi à partir des règles de la fiche source officielle.
Textes applicables
- Code du travail : articles L3142-48 à L3142-51Textes légaux
- Code du travail : article L3142-52Textes légaux
- Code du travail : article L3142-53Textes légaux
- Code du travail : articles R3142-33 et R3142-34Textes légaux
- Code du travail : article D3142-35Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Un salarié a-t-il droit à un congé pour aider les victimes d’une catastrophe naturelle survenue dans une zone où il vit ou habite ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.


