Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur la CSSCT : obligation selon l'effectif, composition, missions, mise en place et fonctionnement.
Ce qu'il faut savoir
- La CSSCT est obligatoire dans les entreprises et établissements distincts d'au moins 300 salariés atteints pendant 12 mois consécutifs. Cette obligation est d'ordre public.
- Une CSSCT centrale est également obligatoire si l'entreprise compte plus de 300 salariés et comporte 2 établissements distincts, quel que soit l'effectif de chacun.
- La CSSCT est aussi obligatoire dans les entreprises à risques particuliers (installations nucléaires, sites Seveso seuil haut, stockages souterrains de gaz ou de produits chimiques), quel que soit leur effectif.
- En dessous de 300 salariés, la CSSCT n'est pas obligatoire, mais l'inspecteur du travail peut l'imposer si la nature des activités, l'agencement ou l'équipement des locaux le justifient.
- La CSSCT est présidée par l'employeur (ou son représentant) et compte au minimum 3 représentants du personnel, membres du CSE.
- Les membres de la CSSCT sont des salariés protégés, soumis au secret professionnel et à l'obligation de discrétion ; le temps passé en réunion est rémunéré comme du temps de travail.
- La CSSCT ne peut pas avoir recours à un expert et ne dispose pas des attributions consultatives du CSE : elle agit dans le cadre des missions que le CSE lui délègue.
Conditions essentielles
- Avoir au moins 300 salariés pendant 12 mois consécutifs, ou être une entreprise à risques particuliers, ou faire l'objet d'une imposition de l'inspecteur du travail.
- La mise en place se fait par accord d'entreprise négocié avec un délégué syndical, ou à défaut par accord entre l'employeur et le CSE adopté à la majorité des membres titulaires élus.
- À défaut d'accord, l'employeur peut décider de mettre en place la CSSCT, les conditions étant alors fixées par le règlement intérieur du CSE.
- Les membres doivent être membres du CSE ; au moins 1 représentant doit appartenir au collège technicien, agents de maîtrise et cadres (ou, si nécessaire, au collège cadre).
Les étapes
- Vérifier si l'entreprise remplit les conditions d'obligation (effectif de 300 salariés sur 12 mois consécutifs, établissement à risques particuliers, ou décision de l'inspecteur du travail).
- Négocier un accord d'entreprise avec le délégué syndical, ou à défaut un accord entre l'employeur et le CSE adopté à la majorité des membres titulaires élus.
- Définir dans l'accord le nombre de représentants, les missions déléguées, les règles de fonctionnement (dont les heures de délégation), les conditions de formation et les moyens alloués.
- Si aucun accord n'est conclu, l'employeur peut décider de mettre en place la CSSCT ; les conditions sont alors fixées par le règlement intérieur du CSE (nombre de membres, missions, fonctionnement, moyens, formations spécifiques).
- Désigner les membres de la CSSCT parmi les représentants du personnel membres du CSE, en veillant à la représentation du collège technicien, agents de maîtrise et cadres.
- Faire bénéficier l'ensemble de la délégation du personnel de la CSSCT d'une formation santé, sécurité et conditions de travail.
- Organiser les réunions de la CSSCT, à laquelle l'employeur préside, et éventuellement le médecin du travail, le responsable de la sécurité, des agents de l'inspection du travail ou de la Carsat (voix consultative).
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — définition de l'entreprise à risques particuliers, contestation de la décision de l'inspecteur du travail, contestation de la désignation des membres — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres aux entreprises à risques particuliers, aux petites entreprises et aux modalités précises de mise en place, voir les sections « Qu'est-ce qu'une entreprise à risques particuliers ? », « Une CSSCT est-elle obligatoire dans une petite entreprise ? » et « Comment est mise en place la CSSCT ? ».
Présentation de la CSSCT
La commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) est une commission créée au sein du comité social et économique (CSE). Elle exerce, par délégation du CSE, tout ou partie des attributions du comité portant sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.
La CSSCT est un organe délégué du CSE : elle ne se substitue pas au comité mais l'aide à exercer ses missions dans le domaine de la santé-sécurité au travail. Ses compétences couvrent notamment l'analyse des risques professionnels auxquels peuvent être exposés les travailleurs (notamment les femmes enceintes), l'amélioration de l'accès des femmes à tous les emplois et la résolution des problèmes liés à la maternité, l'adaptation et l'aménagement des postes de travail pour faciliter l'accès et le maintien des personnes handicapées à tous les emplois au cours de leur vie professionnelle, et la proposition de toute initiative utile, notamment des actions de prévention des risques psychosociaux.
Règle
La CSSCT peut procéder à des enquêtes ou se faire présenter les documents, livres et registres non nominatifs obligatoires : document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP), registre des dangers graves et imminents, etc.
La CSSCT ne peut pas avoir recours à un expert. Elle n'a pas les attributions consultatives du CSE : ses compétences se limitent aux missions que le CSE lui délègue expressément.
Quelles entreprises sont concernées par la mise en place d'une CSSCT ?
Une CSSCT est obligatoire dans les entreprises et établissements distincts si l'effectif est d'au moins 300 salariés. Cette mise en place est d'ordre public : les parties ne peuvent y déroger par accord.
L'effectif obligeant la mise en place doit être atteint pendant 12 mois consécutifs. Une CSSCT centrale est également obligatoire si l'entreprise a plus de 300 salariés et comporte 2 établissements distincts, que l'effectif de ces établissements soit inférieur, égal ou supérieur à 300 salariés.
L'obligation d'ordre public signifie qu'aucun accord d'entreprise ne peut exonérer l'employeur de la mise en place d'une CSSCT lorsqu'elle est exigée par la loi. L'effectif s'apprécie conformément aux règles de calcul des effectifs d'une entreprise, appréciées sur 12 mois consécutifs. La CSSCT peut être créée en une ou plusieurs commissions, selon les besoins de l'entreprise et le contenu de l'accord ou du règlement intérieur du CSE.
Règle
La mise en place d'une ou plusieurs CSSCT est effectuée par accord d'entreprise négocié avec un délégué syndical. En l'absence de délégué syndical, la mise en place est possible par accord entre l'employeur et le CSE, adopté à la majorité des membres titulaires élus. À défaut d'accord, l'employeur peut décider de mettre en place la ou les CSSCT, les conditions étant alors déterminées par le règlement intérieur du CSE.
Lorsque la CSSCT est mise en place — quelle qu'en soit l'origine (accord, décision de l'employeur ou imposition de l'inspecteur du travail) —, elle obéit aux mêmes règles de composition et de fonctionnement que dans une entreprise ou un établissement de plus de 300 salariés.
Qu'est-ce qu'une entreprise à risques particuliers ?
Une entreprise ou un établissement à risques particuliers est une entreprise ou un établissement dans lequel se trouve au moins l'une des caractéristiques suivantes.
Sont considérés comme à risques particuliers les sites présentant soit une installation nucléaire de base, soit une installation de substances dangereuses menaçant gravement les populations voisines et l'environnement, soit des cavités souterraines de stockage de gaz, d'hydrocarbures ou de produits chimiques.
- Installation nucléaire de base : réacteur nucléaire, installations contenant ou préparant la fabrication, l'enrichissement, l'entreposage et le traitement de déchets nucléaires, radioactives ou fissiles, et accélérateurs de particules.
- Substances dangereuses : au moins une installation dans laquelle des substances, préparations ou mélanges dangereux sont présents en quantités engendrant des dangers particulièrement importants, de telle sorte que la sécurité et la santé des populations voisines et l'environnement soient menacés (par exemple les sites relevant de la directive Seveso, seuil haut).
- Cavités souterraines : formations souterraines servant au stockage de gaz naturel, d'hydrocarbures liquides, liquéfiés ou gazeux, ou de produits chimiques à destination industrielle.
Règle
La mise en place d'une CSSCT est obligatoire dans les entreprises et établissements à risques particuliers. Cette obligation est d'ordre public, indépendamment de l'effectif : même une entreprise de moins de 300 salariés relevant de cette catégorie doit mettre en place une CSSCT.
La compétence en matière de qualification d'un site comme entreprise à risques particuliers relève des autorités administratives compétentes (notamment la Dreal et l'inspection du travail). En cas de doute sur le statut de votre site, il est conseillé de se rapprocher de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (Dreets).
Une CSSCT est-elle obligatoire dans une petite entreprise ?
Dans les entreprises ou établissements distincts de moins de 300 salariés, la CSSCT n'est pas obligatoire. Il est toutefois possible d'en mettre une en place, et dans certains cas l'inspecteur du travail peut l'imposer.
L'inspecteur du travail peut imposer la création d'une CSSCT si cette mesure est nécessaire, notamment en raison de la nature des activités, de l'agencement ou de l'équipement des locaux. Il peut l'imposer dans un établissement de moins de 50 salariés appartenant à une entreprise de plus de 50 salariés. En revanche, il ne peut pas l'imposer dans une entreprise de moins de 50 salariés.
L'imposition par l'inspecteur du travail est une décision administrative motivée, prise lorsque les conditions de travail dans l'établissement justifient la création d'une instance dédiée à la santé-sécurité, en l'absence d'initiative suffisante de l'employeur ou du CSE. Cette décision est soumise à un régime de contestation spécifique.
Règle
Cette décision peut être contestée dans un délai de 2 mois devant le Dreets (direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités) ou devant le tribunal administratif lors d'un recours contentieux. Le recours effectué par l'employeur ne suspend pas la décision de l'inspecteur du travail : l'obligation de mise en place de la CSSCT s'applique immédiatement.
Lorsque la CSSCT est mise en place dans une entreprise ou un établissement de moins de 300 salariés — qu'il s'agisse d'une initiative volontaire ou d'une imposition de l'inspecteur du travail —, elle obéit aux mêmes règles que dans une entreprise ou un établissement de plus de 300 salariés : composition, missions, fonctionnement et formation des membres sont identiques.
Quelles sont les missions de la CSSCT ?
La CSSCT exerce, par délégation du comité social et économique (CSE), tout ou partie des attributions du comité portant sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.
Dans les domaines de la santé, de la sécurité et des conditions de travail, la CSSCT est compétente, par exemple, sur les points suivants : analyse des risques professionnels auxquels peuvent être exposés les travailleurs (notamment les femmes enceintes) ; amélioration de l'accès des femmes à tous les emplois et résolution des problèmes liés à la maternité ; adaptation et aménagement des postes de travail pour faciliter l'accès et le maintien des personnes handicapées à tous les emplois au cours de leur vie professionnelle ; proposition de toute initiative qu'elle estime utile et notamment des actions de prévention des risques psychosociaux.
Le champ d'intervention de la CSSCT se délimite par rapport aux attributions que le CSE lui délègue dans l'accord ou le règlement intérieur. Le CSE peut déléguer tout ou partie de ses compétences santé-sécurité : analyse des risques, enquêtes, suivi des conditions de travail, avis sur les aménagements de postes, actions de prévention. La CSSCT peut ainsi procéder à des enquêtes ou se faire présenter les documents, livres et registres non nominatifs obligatoires (DUERP, registre des dangers graves et imminents, etc.).
Règle
La CSSCT ne peut pas avoir recours à un expert. Elle n'a pas les attributions consultatives du CSE : contrairement au comité, elle ne rend pas d'avis au titre de ses propres délibérations. Ses avis ou propositions n'ont pas la même force juridique que ceux du CSE ; c'est au CSE qu'il appartient de se prononcer lorsqu'une consultation est requise.
Le contenu des missions déléguées doit figurer dans l'accord ou le règlement intérieur du CSE qui institue la CSSCT, aux côtés du nombre de représentants, des règles de fonctionnement et des moyens alloués. En cas d'ambiguïté sur l'étendue des missions, c'est le CSE qui reste compétent en dernier ressort.
Comment est mise en place la CSSCT ?
La mise en place d'une ou plusieurs CSSCT est effectuée par accord d'entreprise négocié avec un délégué syndical. À défaut de délégué syndical, d'autres voies existent.
En l'absence de délégué syndical, la mise en place est possible par accord entre l'employeur et le CSE, adopté à la majorité des membres titulaires élus. Lorsque aucun accord n'a été conclu, l'employeur peut décider de mettre en place une ou plusieurs CSSCT ; dans ce cas, c'est le règlement intérieur du CSE qui détermine les conditions de mise en place de la commission.
Le règlement intérieur du CSE est le document qui organise le fonctionnement interne du comité (et de ses commissions). À défaut d'accord, il fixe les conditions de la CSSCT : nombre de membres, missions, fonctionnement et moyens alloués, formations spécifiques. Les conditions de mise en place restent identiques si c'est l'inspecteur du travail qui impose la création d'une CSSCT à l'employeur : la voie de l'accord ou du règlement intérieur reste applicable.
Règle
L'accord (d'entreprise, ou entre l'employeur et le CSE en l'absence de délégué syndical) doit définir les points suivants : le nombre de représentants au sein de la CSSCT ; les missions déléguées à la ou les commissions par le CSE et leurs règles d'exercice ; les règles de fonctionnement de ces commissions, notamment le nombre d'heures de délégation dont bénéficient les membres ; les conditions de formation des membres ; les moyens qui leur sont attribués ; les conditions et règles dans lesquelles une formation spécifique peut être dispensée aux membres de la commission, cette formation devant être en rapport avec les risques ou facteurs de risques particuliers auxquels l'activité de l'entreprise est exposée.
Le choix de la voie d'institution (accord syndical, accord employeur-CSE ou décision unilatérale de l'employeur consignée au règlement intérieur du CSE) a des conséquences sur la stabilité de l'instance : un accord a une durée et une force propres, tandis qu'une décision unilatérale peut être modifiée unilatéralement par l'employeur, sous réserve du respect des obligations d'information du CSE.
Qui sont les membres de la CSSCT ?
La CSSCT est présidée par l'employeur ou son représentant (personne ayant délégation, directeur des ressources humaines, directeur adjoint, etc.). En plus de l'employeur, elle compte au minimum 3 représentants du personnel, qui doivent être membres du CSE.
Au moins 1 représentant doit appartenir au collège des techniciens, agents de maîtrise et cadres, ou, si nécessaire, 1 au collège cadre (titulaire ou suppléant), en fonction de l'effectif de l'entreprise. L'employeur peut se faire assister par des collaborateurs qui appartiennent à l'entreprise et sont choisis en dehors du CSE ; ensemble, l'employeur et ses collaborateurs ne peuvent pas être en nombre supérieur à celui des représentants du personnel titulaires.
Les membres de la CSSCT sont des salariés protégés : ils bénéficient de la protection contre le licenciement attachée à leur mandat de représentant du personnel. Ils sont soumis au secret professionnel et à l'obligation de discrétion dans l'exercice de leurs missions. Le temps passé aux réunions de la CSSCT est rémunéré comme du temps de travail.
Règle
L'ensemble de la délégation du personnel de la CSSCT au CSE doit bénéficier d'une formation santé, sécurité et conditions de travail. Cette formation est indispensable pour que les membres puissent exercer utilement leurs missions d'analyse et de prévention des risques professionnels.
Qui est invité à participer aux réunions de la CSSCT ?
En plus de l'employeur (ou de son représentant, qui préside) et des membres de la CSSCT, plusieurs personnes peuvent assister aux réunions de la commission, avec voix consultative.
Les personnes invitées sont : les membres de la délégation du personnel au CSE ; le médecin du travail ou un membre de l'équipe pluridisciplinaire du service de prévention et de santé au travail ; le responsable interne ou l'agent chargé du service de sécurité et des conditions de travail ; les agents de contrôle de l'inspection du travail et les agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale (Carsat).
Ces personnes ont voix consultative : elles participent aux débats, peuvent poser des questions et donner leurs avis, mais elles ne peuvent pas voter de délibération. Le vote est réservé à l'employeur (ou son représentant) et aux représentants du personnel membres de la CSSCT. La présence du médecin du travail et des agents de prévention des Carsat garantit le lien entre l'instance interne et les services externes de prévention.
Règle
Le droit d'assistance de ces personnes aux réunions de la CSSCT s'inscrit dans le dispositif général de coopération entre l'instance d'entreprise, le service de prévention et de santé au travail, l'inspection du travail et les organismes de sécurité sociale. La liste des personnes invitées peut être complétée par l'accord ou le règlement intérieur du CSE qui institue la CSSCT.
Les agents de l'inspection du travail et des Carsat participent aux réunions à titre de contrôle et de conseil : leur présence n'est pas conditionnée à une invitation spécifique de l'employeur, mais leur intervention demeurent consultative, sans droit de vote sur les délibérations de la commission.
Questions fréquentes
La question la plus fréquente concerne l'obligation de mise en place d'une CSSCT dans les entreprises présentant des risques particuliers.
La mise en place d'une CSSCT est-elle obligatoire dans une entreprise ou un établissement à risques particuliers ? La réponse est oui : la mise en place d'une CSSCT est obligatoire dans ces sites, et cette obligation est d'ordre public. Elle s'applique quel que soit l'effectif de l'entreprise ou de l'établissement concerné.
Règle
Les entreprises à risques particuliers sont celles qui comportent une installation nucléaire de base, une installation de substances dangereuses menaçant gravement les populations voisines et l'environnement, ou des cavités souterraines de stockage de gaz, d'hydrocarbures ou de produits chimiques (voir la section dédiée).
La définition complète des caractéristiques d'une entreprise à risques particuliers, ainsi que les règles de composition et de fonctionnement de la CSSCT, figurent dans les sections précédentes de cet article. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent (Dreets, inspection du travail) pour la qualification précise d'un site.
Textes applicables
- Code du travail : articles L. 2315-36 à L. 2315-44Texte législatif et réglementaire
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Qu'est-ce que la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Code du travail — articles L. 2315-36 à L. 2315-44 (Légifrance)
- Le tribunal judiciaire (justice.gouv.fr)
- La Cour de cassation
Les règles relatives à la CSSCT sont fixées par le code du travail (articles L. 2315-36 à L. 2315-44). Vérifier les dernières évolutions auprès de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (Dreets) ou d'un conseiller juridique.
