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Licenciement économique dans une entreprise en redressement judiciaire : quelle est la procédure ?

Dans une entreprise en redressement judiciaire, le licenciement économique ne suit pas la procédure du licenciement classique : l'autorité qui autorise les ruptures et les délais changent selon la période. Pendant la période d'observation, le juge-commissaire peut autoriser des licenciements qui présentent un caractère urgent, inévitable et indispensable. Après l'arrêt d'un plan de redressement judiciaire, c'est le tribunal de commerce qui fixe le nombre de salariés dont le licenciement est autorisé.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir

  • Dans une entreprise en redressement judiciaire, le licenciement économique ne suit pas la procédure habituelle : selon la période, il est autorisé soit par le juge-commissaire, soit par le tribunal de commerce.
  • Pendant la période d'observation, les licenciements pour motif économique ne peuvent être autorisés que s'ils présentent un caractère urgent, inévitable et indispensable.
  • Lorsque le tribunal met en place un plan de redressement judiciaire, qui met fin à la période d'observation, c'est le jugement du tribunal qui indique le nombre de salariés dont le licenciement est autorisé.
  • Le nombre de salariés à licencier commande la procédure : petit licenciement de 2 à 9 salariés ou grand licenciement d'au moins 10 salariés. Pour un grand licenciement, l'effectif de l'entreprise — moins de 50 salariés ou 50 salariés et plus — change encore la marche à suivre.
  • À défaut de CSE, c'est le représentant des salariés, désigné ou élu dès l'ouverture de la procédure collective, qui est consulté et qui exerce les missions des membres du CSE.

Conditions essentielles

  • L'entreprise doit être en redressement judiciaire : la procédure s'applique pendant la période d'observation, puis pendant le plan de redressement judiciaire.
  • Le projet doit être porté à la connaissance du CSE, ou du représentant des salariés en l'absence de CSE, avant toute décision du juge-commissaire ou du tribunal de commerce.
  • Pour un grand licenciement dans une entreprise de 50 salariés et plus, un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) doit être établi et transmis au CSE et à la Dreets.
  • La demande adressée au juge-commissaire doit être appuyée par l'avis du CSE, par les justifications d'indemnisation et de reclassement et, le cas échéant, par la décision de la Dreets sur le PSE.

Les étapes

  • Vérifier si l'entreprise est en période d'observation ou si elle est soumise à un plan de redressement judiciaire.
  • Réunir le CSE, ou le représentant des salariés, en lui transmettant avec la convocation l'ensemble des informations sur le projet.
  • Recueillir l'avis du CSE, puis transmettre à la Dreets le projet et les procès-verbaux de façon dématérialisée.
  • Faire autoriser les licenciements, par le juge-commissaire pendant la période d'observation, ou par le jugement du tribunal de commerce après l'arrêt du plan.
  • Convoquer à un entretien préalable les salariés qui y ont droit — et toujours les salariés protégés — puis proposer le contrat de sécurisation professionnelle.
  • Notifier le licenciement par lettre recommandée avec accusé de réception, puis informer la Dreets des licenciements prononcés.

Deux périodes, deux autorités, et des délais qui ne sont pas ceux du licenciement économique classique. Les seuils, délais et exceptions sont détaillés dans leur propre section. Le champ « deplace » conserve la trace des points traités ailleurs.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Cette synthèse ne couvre pas le détail des informations communiquées au CSE, les délais de la Dreets, le contenu de l'ordonnance et du jugement, ni la définition des acteurs de la procédure collective. Ces points sont traités dans les sections suivantes.

Le cadre général : deux périodes, deux autorités

Lorsqu'une entreprise a des difficultés financières, elle peut être placée en redressement judiciaire dans le cadre d'une procédure collective. Celle-ci débute par une période d'observation, qui sert à faire un diagnostic de la situation et à déterminer les mesures qui permettront de poursuivre l'activité. Suite à la période d'observation, le tribunal peut mettre en place un plan de redressement judiciaire.

La procédure de licenciement économique diffère selon que l'entreprise se trouve en période d'observation ou dans le plan de redressement. Lorsqu'il existe des possibilités sérieuses de redressement de l'entreprise, le tribunal met en place un plan destiné à permettre la poursuite de l'activité, le maintien de l'emploi et le paiement du passif.

À savoir

  • Au début de la procédure collective, le tribunal de commerce invite l'employeur à désigner ou à faire élire un représentant des salariés.
  • La principale mission du représentant des salariés est de vérifier le relevé des créances salariales établi par le mandataire judiciaire.
  • En l'absence de CSE, il exerce les missions des membres du CSE : c'est lui qui est consulté.
  • L'administrateur judiciaire est nommé dans les procédures de sauvegarde, de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire. Sa désignation est obligatoire dans les procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire lorsque l'entreprise a plus de 20 salariés et un chiffre d'affaires hors taxes supérieur à 3 000 000 d'euros.
  • Le juge-commissaire, membre du tribunal de commerce, veille à la protection des intérêts de chaque partie et au bon déroulement de la procédure.

Le glossau en fin d'article reprend les définitions des acteurs et des termes de la procédure collective employés ici.

Les catégories de licenciement

Les procédures de consultation du CSE et d'information de la Dreets diffèrent en fonction du nombre de salariés licenciés et de l'effectif de l'entreprise.

  • Petit licenciement

    Nombre de salariés licenciés
    De 2 à 9 salariés
    Effectif de l'entreprise
    Quel que soit l'effectif de l'entreprise
  • Grand licenciement

    Nombre de salariés licenciés
    Au moins 10 salariés
    Effectif de l'entreprise
    La procédure présente des différences selon que l'effectif est inférieur à 50 salariés ou supérieur ou égal à 50 salariés

Ces deux catégories s'appliquent aussi bien pendant la période d'observation que pendant le plan de redressement judiciaire : seuls l'autorité qui autorise le licenciement et les délais changent.

Période d'observation : la consultation du CSE et la Dreets

Pendant la période d'observation, la consultation du CSE et l'information de la Dreets précèdent la demande d'autorisation adressée au juge-commissaire.

La consultation préalable aux licenciements permet d'apporter au CSE les renseignements utiles concernant le projet de licenciement collectif. Une seule réunion est obligatoire.

  • Les raisons économiques, financières ou techniques du projet de licenciement.
  • Le nombre de licenciements envisagés.
  • Les catégories professionnelles concernées, par exemple les ouvriers, employés et agents de maîtrise, ou les cadres.
  • Les critères proposés pour l'ordre des licenciements.
  • Le nombre de salariés, permanents ou non, employés dans l'établissement.
  • Le calendrier prévisionnel des licenciements.
  • Les mesures de nature économique envisagées.
  • Les conséquences éventuelles des licenciements prévus sur la santé, la sécurité ou les conditions de travail des salariés de l'entreprise.
Petit licenciement de 2 à 9 salariés

Le CSE doit rendre son avis sur le projet de licenciement dans le délai maximum de 1 mois. Après la réunion du CSE, l'employeur ou l'administrateur définit les critères retenus pour fixer l'ordre des licenciements et informe la Dreets du projet de licenciement.

Grand licenciement dans une entreprise de moins de 50 salariés

Le CSE peut rendre un avis après une seule réunion. L'information transmise avec la convocation comporte les mêmes éléments que dans le cas précédent, auxquels s'ajoutent les mesures envisagées pour limiter les licenciements et pour faciliter le reclassement des salariés concernés. L'employeur ou l'administrateur informe la Dreets de façon dématérialisée.

Grand licenciement dans une entreprise de 50 salariés et plus

Le CSE peut rendre un avis après une seule réunion. Cependant, en cas de recours à un expert, une 2ᵉ réunion du CSE est organisée. L'employeur ou l'administrateur doit établir un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et le transmet au CSE et à la Dreets, de façon dématérialisée. La notification est faite au plus tôt le lendemain de la date prévue pour la réunion du CSE.

Délai à retenir

La Dreets dispose d'un délai de 8 jours à compter de la dernière réunion du CSE pour homologuer ou valider le plan de sauvegarde de l'emploi. En cas de décision défavorable, le CSE est consulté dans un délai de 3 jours. Si nécessaire, le document modifié et l'avis du CSE sont transmis à la Dreets, qui se prononce dans un délai de 3 jours.

À savoir

  • En l'absence de CSE, le représentant des salariés est consulté en lieu et place du CSE. Il exerce les missions des membres du CSE.
  • L'ensemble des informations communiquées au CSE lors de la convocation aux réunions, ainsi que les procès-verbaux, sont communiqués simultanément à la Dreets.
  • Les procès-verbaux comportent les avis, suggestions et propositions du CSE.

Encadré

  • En cas de dysfonctionnement du système de déclaration informatique, la transmission des informations et des demandes doit s'effectuer par tout autre moyen, par courrier recommandé par exemple.

Ces trois situations se reproduisent à l'identique pendant le plan de redressement judiciaire : seule l'autorité qui autorise le licenciement change.

Période d'observation : l'autorisation du juge-commissaire

L'administrateur adresse au juge-commissaire une demande d'autorisation de licenciements.

Des licenciements pour motif économique ne peuvent être autorisés pendant la période d'observation que s'ils présentent un caractère urgent, inévitable et indispensable.

  • L'avis du CSE.
  • Les justifications de ses demandes en vue de faciliter l'indemnisation et le reclassement des salariés.
  • La décision de la Dreets en cas de plan de sauvegarde de l'emploi.

À savoir

  • L'ordonnance rendue par le juge-commissaire indique le nombre de salariés dont le licenciement est autorisé, les activités concernées et les catégories professionnelles concernées.
  • L'ordonnance est notifiée au CSE.
  • Elle est transmise au ministère public, à l'administrateur et au mandataire judiciaire.

Encadré

  • En l'absence de CSE, l'ordonnance est transmise au représentant des salariés.

Après le jugement arrêtant le plan de redressement, l'autorisation ne relève plus du juge-commissaire mais du tribunal de commerce : voir la section « Plan de redressement : le jugement du tribunal de commerce ».

Plan de redressement : la consultation du CSE

Une fois le plan de redressement judiciaire mis en place, la consultation du CSE est calée sur le calendrier de l'audience devant le tribunal de commerce.

Le CSE doit rendre son avis sur le projet de licenciement au plus tard le jour ouvré avant l'audience du tribunal de commerce.

  • L'avis du CSE.
  • La copie de la lettre informant la Dreets du projet de licenciement.
  • Petit licenciement de 2 à 9 salariés : une seule réunion est obligatoire, et les informations communiquées au CSE avec la convocation sont les huit éléments listés dans la section précédente.
  • Grand licenciement dans une entreprise de moins de 50 salariés : le CSE peut rendre un avis après une seule réunion ; l'information comporte en plus les mesures envisagées pour limiter les licenciements et pour faciliter le reclassement.
  • Grand licenciement dans une entreprise de 50 salariés et plus : une seule réunion, sauf recours à un expert, qui fait organiser une 2ᵉ réunion. Un plan de sauvegarde de l'emploi doit être établi et transmis au CSE et à la Dreets.
  • En l'absence de CSE, le représentant des salariés est consulté en lieu et place du CSE et exerce les missions des membres du CSE.

À savoir

  • Dès le dépôt au greffe du projet de plan, le greffe convoque le CSE par lettre RAR.
  • Le jugement arrêtant ou refusant le plan est notifié au CSE.

Les délais dont dispose la Dreets pour homologuer ou valider le plan de sauvegarde de l'emploi sont récapitulés dans la section « Les délais à retenir ».

Plan de redressement : le jugement du tribunal de commerce

Le plan de redressement judiciaire est arrêté par le tribunal de commerce. C'est ce jugement, et non l'ordonnance du juge-commissaire, qui fixe le nombre de licenciements autorisés.

Le jugement arrêtant le plan indique le nombre de salariés dont le licenciement est autorisé, ainsi que les activités et catégories professionnelles concernées.

  • Le jugement arrêtant ou refusant le plan est notifié au CSE.
  • Il est également porté à la connaissance du ministère public et des mandataires de justice par le greffe, dans les 8 jours de la date du jugement.
  • Lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi doit être fait, l'administrateur transmet le PSE à la Dreets dans le délai d'1 mois après le jugement.
  • La demande de validation de l'accord collectif, ou d'homologation du document unilatéral, est adressée à la Dreets après le jugement arrêtant le plan, dans le mois qui suit le jugement. La Dreets dispose alors d'un délai de 8 jours à compter de la réception de la demande.

Encadré

  • Lorsque le licenciement concerne un salarié protégé, l'intention de rompre doit être manifestée dans le délai d'1 mois après le jugement.

Un accord collectif d'entreprise est le résultat des négociations menées entre les partenaires sociaux, employeurs et salariés : c'est lui qui est validé, ou le document unilatéral qui est homologué.

L'entretien préalable et le salarié protégé

Lorsque l'employeur envisage de licencier un salarié pour un motif économique, il doit en principe convoquer le salarié à un entretien préalable.

L'entretien préalable est la règle, mais il comporte une exception liée à la taille du licenciement et à l'existence d'un CSE.

  • Lors de cet entretien préalable, le salarié peut se faire assister.
  • En cas de licenciement d'au moins 10 salariés dans une entreprise dans laquelle il y a un CSE, il n'y a pas d'entretien préalable.
  • Exception : un salarié protégé est convoqué à un entretien préalable.

Salarié protégé : salarié investi d'un mandat syndical ou de représentant du personnel bénéficiant de mesures particulières, notamment en cas de licenciement, de rupture conventionnelle ou de mise à la retraite. L'inspection du travail doit donner son accord en cas de licenciement d'un membre du comité économique et social, d'un délégué syndical, d'un défenseur syndical ou d'un conseiller prud'homal.

Encadré

  • L'employeur doit proposer au salarié un contrat de sécurisation professionnelle (CSP), quel que soit l'effectif de l'entreprise.

La notification du licenciement

Le salarié est informé de son licenciement pour motif économique par courrier recommandé avec accusé de réception.

Si le salarié accepte le contrat de sécurisation professionnelle, l'écrit qui énonce la cause de la rupture doit lui être remis au cours de la procédure de licenciement et au plus tard au moment de l'acceptation du CSP.

  • Les raisons économiques — difficultés économiques par exemple — et leur incidence sur l'emploi ou le contrat de travail du salarié, suppression d'emploi par exemple.
  • Les efforts préalables de formation, d'adaptation et de reclassement du salarié.
  • La possibilité de bénéficier d'une priorité de réembauche pendant 1 an à compter de la rupture du contrat de travail, et les conditions de sa mise en œuvre.
Le licenciement est notifié pendant le délai de réflexion de 21 jours pour adhérer au CSP

C'est ce que l'on appelle la notification du licenciement à titre conservatoire. L'employeur rappelle la date de fin du délai de réflexion et précise qu'en cas de refus, cette lettre constitue la notification du licenciement.

Le salarié accepte le contrat de sécurisation professionnelle

Le contrat de travail est rompu à la fin du délai de réflexion de 21 jours.

Le salarié n'accepte pas le contrat de sécurisation professionnelle

Le contrat de travail est rompu à la fin du préavis de licenciement.

Encadré

  • Les délais de 7 jours ou de 15 jours prévus en cas de licenciement économique ne sont pas applicables.

La source officielle met à disposition un modèle de lettre de licenciement économique et un modèle de lettre de licenciement économique envoyée à titre conservatoire.

L'information de la Dreets des licenciements prononcés

En cas de licenciement de 2 à 9 salariés, la Dreets doit être informée des licenciements.

L'employeur doit informer la Dreets des licenciements prononcés dans les 8 jours suivant l'envoi des lettres de licenciement aux salariés concernés.

  • Le nom et l'adresse de l'entreprise.
  • La nature de l'activité et l'effectif de l'entreprise ou de l'établissement.
  • Les noms, prénoms, nationalité, date de naissance, sexe, adresse, emploi et qualification du ou des salariés licenciés.
  • La date de la notification des licenciements aux salariés concernés.

Délai à retenir

Le point de départ du délai est l'envoi des lettres de licenciement aux salariés concernés. L'information est transmise de façon dématérialisée.

Encadré

  • En cas de dysfonctionnement du système de déclaration informatique, la transmission des informations et des demandes doit s'effectuer par tout autre moyen, par courrier recommandé par exemple.

Cette obligation est la même pendant la période d'observation et pendant le plan de redressement judiciaire : les informations et le délai de 8 jours ne changent pas.

Les délais à retenir

Ces délais sont ceux de la procédure de licenciement économique dans une entreprise en redressement judiciaire. Plusieurs diffèrent du licenciement économique classique.

ÉtapeDélai
Avis du CSE sur le projet de licenciement, petit licenciement en période d'observationDélai maximum de 1 mois
Homologation ou validation du plan de sauvegarde de l'emploi par la Dreets, à compter de la dernière réunion du CSE8 jours
Consultation du CSE en cas de décision défavorable de la Dreets3 jours
Nouvelle décision de la Dreets sur le document modifié et l'avis du CSE3 jours
Avis du CSE avant l'audience, pendant le plan de redressementAu plus tard le jour ouvré avant l'audience du tribunal de commerce
Portée à la connaissance du ministère public et des mandataires de justice, par le greffe8 jours à compter de la date du jugement
Transmission du plan de sauvegarde de l'emploi à la Dreets après le jugement arrêtant le plan1 mois après le jugement
Demande de validation de l'accord collectif ou d'homologation du document unilatéralDans le mois qui suit le jugement
Décision de la Dreets à compter de la réception de la demande8 jours
Manifestation de l'intention de rompre concernant un salarié protégé1 mois après le jugement
Information de la Dreets des licenciements de 2 à 9 salariés8 jours suivant l'envoi des lettres de licenciement
Délai de réflexion pour adhérer au contrat de sécurisation professionnelle21 jours
Priorité de réembauche du salarié licencié1 an à compter de la rupture du contrat de travail

Les délais de 7 jours et de 15 jours prévus en cas de licenciement économique ne sont pas applicables ici : ils figurent dans la section « La notification du licenciement ».

Glossaire

Les termes ci-dessous sont ceux employés par la source officielle pour décrire la procédure.

Procédure collective
Procédure destinée aux entreprises qui ont des difficultés financières. Il existe plusieurs procédures selon la situation de l'entreprise et la gravité des difficultés rencontrées : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire. Les créanciers sont collectivement représentés par un mandataire judiciaire ou un liquidateur judiciaire.
Créances salariales
Sommes que l'employeur doit au salarié au titre de son contrat de travail : salaire, arriéré de salaire, indemnité de congés payés, indemnité de préavis, indemnité de licenciement.
Établissement
Unité de production — fabrication, stockage, pôle logistique, centre administratif — géographiquement individualisée, mais juridiquement rattachée à l'entreprise.
Administrateur judiciaire
Mandataire chargé, par décision de justice, d'administrer les biens d'autrui ou d'exercer des fonctions d'assistance ou de surveillance dans la gestion de ces biens. Il est nommé dans les procédures de sauvegarde, de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire.
Mandataire judiciaire
Nommé par le tribunal pour représenter et défendre les intérêts des créanciers lorsqu'une entreprise est en procédure collective.
Juge-commissaire
Membre du tribunal de commerce qui est nommé en cas d'ouverture d'une procédure de sauvegarde, d'un redressement judiciaire ou d'une liquidation judiciaire. Il veille à la protection des intérêts de chaque partie et au bon déroulement de la procédure.
Tribunal de commerce
Juridiction qui arrête le plan de redressement judiciaire et invite l'employeur à désigner ou à faire élire un représentant des salariés au début de la procédure collective.
Greffe
Service d'un tribunal composé de fonctionnaires qui assistent les magistrats dans leur mission.
Ordonnance
Nom donné à certaines décisions de justice prises par un magistrat unique — président de juridiction, juge d'instruction, entre autres.
Notification
Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d'une personne.
Procès verbal (assemblées)
Document attestant qu'une décision a été prise lors d'une assemblée.
Parquet (ou ministère public)
Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant les juridictions.
Homologation par la Dreets
Approbation d'un acte ou d'une convention par la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités.
Accord collectif d'entreprise
Résultat des négociations menées entre les partenaires sociaux, employeurs et salariés.
Salarié protégé
Salarié investi d'un mandat syndical ou de représentant du personnel bénéficiant de mesures particulières, notamment en cas de licenciement, de rupture conventionnelle ou de mise à la retraite. L'inspection du travail doit donner son accord en cas de licenciement d'un membre du comité économique et social, d'un délégué syndical, d'un défenseur syndical ou d'un conseiller prud'homal.
Jour ouvré
Jour effectivement travaillé dans une entreprise ou une administration. On en compte 5 par semaine.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Licenciement économique dans une entreprise en redressement judiciaire : quelle est la procédure ?

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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