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Heures d'équivalence dans le secteur privé

Le régime d'heures d'équivalence est un mode spécifique de détermination du temps de travail effectif, prévu pour des secteurs où le salarié connaît des périodes d'inaction nécessitant sa présence. La durée du travail y est nécessairement supérieure à la durée légale de 35 heures, et les heures dépassant le régime sont des heures supplémentaires.

Vue d'ensemble

Une durée de travail supérieure à la durée légale peut être mise en place dans certaines professions et pour des emplois déterminés comportant des périodes d'inaction. Ce mode spécifique de détermination du temps de travail est appelé régime d'équivalence.

Ce qu'il faut savoir

  • Le régime d'heures d'équivalence est un mode spécifique de détermination du temps de travail effectif.
  • Il concerne les secteurs d'activités où le salarié a des temps d'attente pendant lesquels il ne travaille pas mais qui nécessitent sa présence dans l'entreprise ou sur un chantier.
  • La durée du travail du salarié soumis à ce régime est nécessairement plus élevée que la durée légale de 35 heures.
  • Les heures effectuées au-delà de la durée prévue par le régime sont considérées comme des heures supplémentaires.
  • Le dispositif ne doit pas être confondu avec l'astreinte, qui oblige le salarié à demeurer à son domicile ou à proximité.

Conditions essentielles

  • L'activité de l'entreprise appartient à une branche professionnelle autorisée à appliquer des heures d'équivalence.
  • Le régime est fixé par convention collective ou accord de branche étendu ou, à défaut, par un décret relatif au secteur d'activités.
  • Le salarié occupe un poste comportant des périodes d'inaction durant les heures de travail.

Les étapes

  • Vérifier que la branche professionnelle de l'entreprise autorise le régime d'heures d'équivalence.
  • Identifier le texte fixant le régime : convention collective, accord de branche étendu ou décret.
  • Déterminer la durée hebdomadaire de travail prévue par le régime.
  • Distinguer les périodes d'inaction intégrées et les heures supplémentaires effectuées au-delà du régime.
  • Vérifier la prise en compte de la rémunération des périodes d'inaction selon le texte applicable.

Cette synthèse présente le principe du régime. La liste des secteurs concernés, la durée du travail et le régime des heures supplémentaires sont détaillés dans les sections suivantes. Le régime suppose l'appartenance de l'entreprise à une branche autorisée.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le mécanisme et les secteurs concernés, voir les sections « Qu'est-ce que le régime d'heures d'équivalence ? » et « Quels salariés et secteurs sont concernés ? ».

Qu'est-ce que le régime d'heures d'équivalence ?

Une durée de travail supérieure à la durée légale peut être mise en place dans certaines professions et pour des emplois déterminés comportant des périodes d'inaction. Ce mode spécifique de détermination du temps de travail est appelé régime d'équivalence.

Le régime d'heures d'équivalence constitue un mode spécifique de détermination du temps de travail effectif. Le dispositif est prévu pour des secteurs d'activités où le salarié a des temps d'attente pendant lesquels il ne travaille pas mais qui nécessitent sa présence dans l'entreprise ou sur un chantier.

Le principe consiste à imposer au salarié une durée de présence dans l'entreprise supérieure à la durée légale du travail, mais à assimiler ces périodes d'inaction à la durée légale du temps de travail.

La mise en place d'un régime d'heures d'équivalence a des conséquences sur la durée hebdomadaire de travail et la rémunération du salarié.

  • La durée du travail peut être supérieure à la durée légale.
  • Les périodes d'inaction sont assimilées à du temps de travail.
  • Les heures effectuées au-delà du régime sont des heures supplémentaires.
  • Le régime s'écarte ainsi du décompte ordinaire du temps de travail, en intégrant les temps d'attente.

Comment le régime est-il mis en place ?

Le régime d'heures d'équivalence est fixé par un texte : convention collective, accord de branche étendu ou, à défaut, décret relatif au secteur d'activités concerné.

Lorsqu'un régime d'heures d'équivalence est mis en place dans l'entreprise, la durée du travail du salarié est fixée par convention collective ou accord de branche étendu ou, en l'absence de convention ou d'accord, par un décret relatif au secteur d'activités concerné.

  • Convention collective.
  • Accord de branche étendu.
  • En l'absence de convention ou d'accord, décret relatif au secteur d'activités concerné.

Un accord de branche étendu est un accord conclu au niveau d'une branche professionnelle et rendu applicable à l'ensemble des entreprises de cette branche. Le décret intervient en l'absence de convention ou d'accord et fixe le régime pour le secteur d'activités concerné.

L'appartenance de l'entreprise à une branche autorisée est donc déterminante : le régime ne peut pas être appliqué à une branche qui n'a pas été reconnue.

Quels salariés et secteurs sont concernés ?

Les heures d'équivalence s'appliquent uniquement à certains salariés, ceux occupant des postes comportant des périodes d'inaction durant les heures de travail.

  • Hospitalisation privée et service médico-social à caractère commercial (surveillants, infirmiers diplômés d'État, aides-soignants certifiés et garde-malades dont le poste couvre une période de travail comprise entre 18 h et 8 h).
  • Transport routier de marchandises (personnels roulants).
  • Tourisme social et familial (personnel d'encadrement des mineurs, accompagnateurs de groupes et guides accompagnateurs exerçant à temps complet dans le secteur du tourisme social et familial).
  • Commerces de détail de fruits et légumes, épicerie et produits laitiers (personnel de vente occupé à temps complet).
  • Gardiennage.
  • Services d'incendie et de secours.
  • Casinos.
  • Autres secteurs déterminés par convention collective ou accord de branche étendu ou, en l'absence de convention ou d'accord, par un décret relatif au secteur d'activités concerné.

Les salariés concernés sont ceux occupant des postes comportant des périodes d'inaction durant les heures de travail. C'est cette caractéristique du poste qui justifie l'application du régime.

Le régime s'applique uniquement à certains salariés. Il convient de vérifier, pour chaque poste, l'existence de périodes d'inaction et l'appartenance de l'entreprise à une branche autorisée.

Les périodes d'inaction sont les temps d'attente pendant lesquels le salarié ne travaille pas mais doit rester présent dans l'entreprise ou sur un chantier. Les secteurs cités le sont à titre d'exemples : d'autres secteurs peuvent être concernés s'ils sont déterminés par convention collective, accord de branche étendu ou décret.

Quelle est la durée du travail ?

La durée du temps de travail du salarié soumis à un régime d'heures d'équivalence est nécessairement plus élevée que la durée légale.

Règle

La durée du temps de travail du salarié soumis à un régime d'heures d'équivalence est nécessairement plus élevée que la durée légale de 35 heures.

Le salarié peut être amené à travailler au-delà de la durée hebdomadaire fixée par le régime d'heures d'équivalence. Dans ce cas, ces heures effectuées au-delà de celles prévues par le régime sont considérées comme des heures supplémentaires.

  • Un régime d'heures d'équivalence peut fixer la durée du travail hebdomadaire à 38 heures, c'est-à-dire 3 heures de plus que la durée légale hebdomadaire de 35 heures.
  • Dans ce cas, le décompte des heures supplémentaires débute à partir de la 39ᵉ heure.
ÉlémentValeur
Durée légale de référence35 heures par semaine
Exemple de durée fixée par un régime d'équivalence38 heures, soit 3 heures de plus que la durée légale
Décompte des heures supplémentaires (dans cet exemple)À partir de la 39ᵉ heure

Les heures effectuées au-delà de la durée fixée par le régime ne sont pas absorbées par le mécanisme d'équivalence : elles sont traitées comme des heures supplémentaires.

La durée du travail en régime d'heures d'équivalence est déterminée par le texte applicable (convention collective, accord de branche étendu ou décret). Elle est nécessairement supérieure à la durée légale, puisqu'elle intègre des périodes d'inaction assimilées à du temps de travail.

Rémunération et heures supplémentaires

La rémunération du salarié soumis au régime doit prendre en compte les périodes d'inaction. Elle est fixée par le même type de texte que le régime.

La rémunération du salarié doit prendre en compte la rémunération des périodes d'inaction. Elle est fixée par convention collective ou accord de branche étendu ou, en l'absence de convention ou d'accord, par un décret relatif au secteur d'activités concerné.

Les heures supplémentaires sont les heures effectuées au-delà de la durée hebdomadaire fixée par le régime d'heures d'équivalence. Elles se distinguent des heures courantes comprises dans le régime, qui assimilent les périodes d'inaction à du temps de travail.

Le décompte des heures supplémentaires commence au-delà de la durée prévue par le régime : si le régime fixe la durée hebdomadaire à 38 heures, le décompte débute à partir de la 39ᵉ heure.

Règle

Les heures dépassant la durée fixée par le régime d'heures d'équivalence sont des heures supplémentaires. Elles se distinguent des heures courantes du régime, qui assimilent les périodes d'inaction à du temps de travail.

Ne pas confondre avec l'astreinte

Le régime d'heures d'équivalence se distingue nettement de l'astreinte. Les deux dispositifs ne supposent pas la même situation pour le salarié.

Le dispositif est prévu pour le salarié dont la présence sur son lieu de travail est nécessaire y compris pendant la période durant laquelle il est inactif. Il ne doit pas être confondu avec l'astreinte, qui oblige le salarié à demeurer à son domicile ou à proximité.

Dans le régime d'heures d'équivalence, le salarié est présent sur son lieu de travail et ses périodes d'inaction sont assimilées à du temps de travail. Dans l'astreinte, le salarié demeure à son domicile ou à proximité, sans être à disposition permanente sur son lieu de travail.

Cette distinction est importante pour identifier le régime applicable : la présence sur le lieu de travail pendant les temps d'attente caractérise le régime d'heures d'équivalence.

Règle

Le régime d'heures d'équivalence suppose la présence sur le lieu de travail y compris pendant les périodes d'inaction. L'astreinte, à l'inverse, oblige le salarié à demeurer à son domicile ou à proximité.

Questions fréquentes

Les questions ci-dessous reprennent les points les plus souvent soulevés au sujet du régime d'heures d'équivalence.

Qu'est-ce qu'un temps d'attente dans le régime d'heures d'équivalence ?

Ce sont les temps d'attente pendant lesquels le salarié ne travaille pas mais qui nécessitent sa présence dans l'entreprise ou sur un chantier. Ces périodes d'inaction sont assimilées à la durée légale du temps de travail.

Le régime peut-il s'appliquer à n'importe quelle entreprise ?

Non. Chaque décret vise une branche professionnelle et non une catégorie d'emplois. Il est possible d'appliquer des heures d'équivalence uniquement si l'activité de l'entreprise appartient à une branche autorisée à le faire.

La durée du travail est-elle inférieure ou supérieure à 35 heures ?

Elle est nécessairement plus élevée que la durée légale de 35 heures. Un régime d'heures d'équivalence peut fixer la durée du travail hebdomadaire à 38 heures, soit 3 heures de plus que la durée légale.

À partir de quand les heures supplémentaires sont-elles décomptées ?

Le décompte des heures supplémentaires débute au-delà de la durée fixée par le régime. Si le régime fixe la durée hebdomadaire à 38 heures, le décompte des heures supplémentaires débute à partir de la 39ᵉ heure.

Les périodes d'inaction sont-elles rémunérées ?

La rémunération du salarié doit prendre en compte la rémunération des périodes d'inaction. Elle est fixée par convention collective ou accord de branche étendu ou, à défaut, par un décret relatif au secteur d'activités concerné.

Le régime d'heures d'équivalence est-il une astreinte ?

Non. Le dispositif suppose la présence du salarié sur son lieu de travail, y compris pendant la période durant laquelle il est inactif. Il ne doit pas être confondu avec l'astreinte, qui oblige le salarié à demeurer à son domicile ou à proximité.

Quels textes fixent le régime d'heures d'équivalence ?

La durée du travail et la rémunération sont fixées par convention collective ou accord de branche étendu ou, en l'absence de convention ou d'accord, par un décret relatif au secteur d'activités concerné.

Quels sont les secteurs cités comme concernés ?

Le régime s'applique notamment à l'hospitalisation privée et au service médico-social à caractère commercial, au transport routier de marchandises (personnels roulants), au tourisme social et familial, aux commerces de détail de fruits et légumes, épicerie et produits laitiers, au gardiennage, aux services d'incendie et de secours et aux casinos.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Heures d'équivalence dans le secteur privé

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

    Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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