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Droits du salarié en contrat de travail à durée déterminée (CDD)

Les dispositions applicables au salarié en **CDI** concernent également le salarié en **CDD**. Des dispositions spécifiques peuvent toutefois être prévues. Le salarié en CDD bénéficie des **mêmes droits** en matière de rémunération, d’avantages salariaux, de temps de travail, d’équipements collectifs et de droits collectifs, ainsi que d’un **droit à la formation** sous conditions.

Vue d’ensemble

Ce qu’il faut retenir sur les droits du salarié en CDD : égalité avec le CDI, rémunération, avantages, formation, information sur les postes en CDI et indemnités de fin de contrat.

Ce qu'il faut savoir

  • Le salarié en CDD bénéficie des mêmes droits que les salariés en CDI de l’entreprise, sous réserve des dispositions spécifiques prévues par la loi.
  • Le salaire du salarié en CDD ne peut pas être inférieur à la rémunération perçue par un salarié en CDI de qualification professionnelle équivalente occupant les mêmes fonctions.
  • Le salarié en CDD bénéficie des mêmes avantages salariaux (frais de transport, restauration, complémentaire santé, épargne salariale) et des mêmes droits collectifs (élections, droit syndical, prestations du CSE).
  • Le salarié en CDD alimente son compte personnel de formation (CPF) en proportion du temps de travail effectué, et peut demander un projet de transition professionnelle ou un bilan de compétences sous conditions.
  • Sur demande, le salarié en CDD justifiant d’au moins 6 mois d’ancienneté continue peut obtenir la liste écrite des postes en CDI à pourvoir dans l’entreprise.
  • À la fin du CDD, le salarié peut percevoir une indemnité de fin de contrat selon la nature du contrat, et une indemnité compensatrice pour les congés payés non pris.

Conditions essentielles

  • Le salarié est lié par un CDD en cours d’exécution dans l’entreprise.
  • Pour le calcul de l’effectif : le salarié remplaçant un salarié absent ou dont le contrat est suspendu n’est pas pris en compte.
  • Pour la liste des postes en CDI : ancienneté continue d’au moins 6 mois dans l’entreprise.
  • Pour un congé VAE : au moins 1 an d’expérience professionnelle à temps complet, soit 1 607 heures (continu ou non).
  • Pour le projet de transition professionnelle ou le bilan de compétences : conditions d’âge et d’ancienneté selon les cas.

Les étapes

  • Vérifier que votre rémunération n’est pas inférieure à celle d’un salarié en CDI de qualification équivalente pour les mêmes fonctions.
  • Réclamer, le cas échéant, les avantages salariaux auxquels vous avez droit : remboursement des frais de transport, restauration, complémentaire santé, épargne salariale.
  • Exercer vos droits collectifs : vote aux élections des représentants du personnel, droit syndical, prestations du CSE sans condition d’ancienneté.
  • Demander un projet de transition professionnelle, un bilan de compétences ou un congé pour la VAE si vous remplissez les conditions d’âge, d’ancienneté et d’expérience.
  • Demander par écrit à l’employeur la liste des postes en CDI à pourvoir, après 6 mois d’ancienneté continue.
  • À la fin du CDD, réclamer le cas échéant l’indemnité de fin de contrat et l’indemnité compensatrice de congés payés.

Cette synthèse reprend les droits généraux du salarié en CDD. Les règles spécifiques de durée, de renouvellement et de rupture du CDD sont traitées dans des fiches dédiées.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail de l’effectif, du temps de travail, des avantages salariaux, de la formation et de l’information sur les postes en CDI, voir les sections suivantes.

Effectif de l’entreprise et temps de travail

Le salarié en CDD est intégré dans l’entreprise pendant toute la durée de son contrat au même titre que les autres salariés en CDI. Il est pris en compte dans l’effectif et soumis aux mêmes règles de temps de travail.

Le salarié en CDD est pris en compte dans l’effectif de l’entreprise en proportion de son temps de présence au cours des 12 derniers mois.

  • Le salarié en CDD n’est pas pris en compte dans l’effectif s’il remplace un salarié temporairement absent ou un salarié dont le contrat de travail est suspendu.
  • Les dispositions relatives au temps de travail sont les mêmes pour un salarié en CDD que pour les autres salariés de l’entreprise en CDI.
  • Durée du travail : mêmes règles qu’en CDI.
  • Travail de nuit : mêmes règles qu’en CDI.
  • Repos hebdomadaire : mêmes règles qu’en CDI.
  • Jours fériés : mêmes règles qu’en CDI.
  • Congés : certains droits spécifiques s’appliquent lorsque les jours de congés acquis ne peuvent pas être pris.

Le calcul de l’effectif en proportion du temps de présence s’apprécie sur les 12 derniers mois : un CDD à temps partiel compte pour la part de temps travaillée.

À savoir

  • Le salarié en CDD est intégré dans l’entreprise au même titre que les salariés en CDI, pendant toute la durée de son contrat.
  • Le remplacement d’un salarié absent ou dont le contrat est suspendu n’entre pas dans le calcul de l’effectif.
  • Les règles de temps de travail (durée, nuit, repos hebdomadaire, jours fériés) sont identiques à celles du CDI.
  • Pour les congés, des droits spécifiques s’appliquent lorsque les jours acquis ne peuvent pas être pris.

Salaire et avantages salariaux

Le salarié en CDD ne peut pas être moins payé qu’un salarié en CDI pour un travail équivalent, et il bénéficie des mêmes avantages salariaux que ses collègues en CDI.

Règle

Le salaire du salarié en CDD ne peut pas être inférieur au montant de la rémunération que perçoit, dans la même entreprise, un salarié en CDI à durée indéterminée de qualification professionnelle équivalente et occupant les mêmes fonctions.

  • Remboursement des frais de transport (participation de l’employeur) : mêmes droits qu’en CDI.
  • Restauration : accès à la cantine et aux titres-restaurant aux mêmes conditions.
  • Accès aux soins : complémentaire santé dans les mêmes conditions qu’en CDI.
  • Épargne salariale : participation et intéressement dans les mêmes conditions.

À savoir

  • Le principe d’égalité de rémunération s’apprécie dans la même entreprise, pour une qualification équivalente et des fonctions identiques.
  • Les avantages salariaux (transport, restauration, santé, épargne) sont dus au même titre qu’aux salariés en CDI.
  • L’épargne salariale (participation, intéressement) s’applique si l’entreprise en a mis en place : le CDD n’en est pas exclu.

En cas d’écart de rémunération injustifié avec un salarié en CDI de qualification équivalente, le salarié en CDD peut contester auprès de son employeur, puis le cas échéant devant le conseil de prud’hommes.

Ce que couvre la comparaison avec le CDI

  • La comparaison s’effectue avec un salarié en CDI de la même entreprise, de qualification professionnelle équivalente et occupant les mêmes fonctions.
  • Les avantages salariaux (transport, restauration, santé, épargne salariale) sont dus au même titre qu’en CDI.
  • Le salarié en CDD n’a pas à justifier d’une ancienneté particulière pour prétendre aux avantages de l’entreprise.

Équipements collectifs et droits collectifs

Le salarié en CDD accède aux mêmes équipements collectifs et dispose des mêmes droits collectifs que le salarié en CDI. La nature du contrat ne constitue pas un motif d’exclusion des droits liés à la vie de l’entreprise.

Le salarié en CDD bénéficie des mêmes équipements collectifs de l’entreprise mis à la disposition du salarié en CDI, par exemple la douche ou la crèche.

Le CSE (comité social et économique) est l’instance représentative du personnel. Ses prestations (actions sociales, culturelles, sportives) sont accessibles aux salariés en CDD sans condition d’ancienneté.

  • Voter ou se présenter aux élections des représentants du personnel.
  • Exercer son droit syndical dans l’entreprise.
  • Bénéficier des prestations du CSE (comité social et économique) sans condition d’ancienneté.

À savoir

  • Les droits collectifs du salarié en CDD sont les mêmes que ceux du salarié en CDI : élections, droit syndical, prestations du CSE.
  • Les prestations du CSE sont accessibles sans condition d’ancienneté pour le salarié en CDD.
  • L’accès aux équipements collectifs (douche, crèche, etc.) ne dépend pas de la nature du contrat.

Ces droits s’exercent pendant toute la durée du CDD : le contrat à durée déterminée ne constitue pas un motif d’exclusion des droits collectifs de l’entreprise.

Le droit à la formation du salarié en CDD

Le salarié en CDD bénéficie d’un droit à la formation sous certaines conditions. Ce droit comprend le projet de transition professionnelle, le bilan de compétences, l’alimentation du CPF et le congé pour la VAE.

Le salarié en CDD peut bénéficier d’un projet de transition professionnelle (ex-Cif) ou d’un bilan de compétences. Cela dépend de l’âge du salarié et de son ancienneté dans l’entreprise.

  • Activité salariée sur les 5 dernières années

    Salarié d’au moins 26 ans
    24 mois (quelle que soit la nature des contrats, sans qu’ils soient obligatoirement consécutifs)
    Salarié de moins de 26 ans
    12 mois (quelle que soit la nature des contrats, sans qu’ils soient obligatoirement consécutifs)
  • Dont sous CDD (sur les 12 derniers mois)

    Salarié d’au moins 26 ans
    4 mois, sans qu’ils soient obligatoirement consécutifs
    Salarié de moins de 26 ans
    4 mois, sans qu’ils soient obligatoirement consécutifs
  • Compte personnel de formation (CPF) : le salarié en CDD l’alimente en proportion du temps de travail effectué sur l’année.
  • Congé pour la VAE : le salarié peut demander à son employeur de bénéficier d’un congé pour préparer la validation des acquis de l’expérience (VAE), s’il justifie d’au moins 1 an d’expérience professionnelle à temps complet, soit 1 607 heures (continu ou non).
  • Emploi aidé : le salarié en emploi aidé bénéficie également de ce droit à la formation dans les mêmes conditions.

Certains contrats ne peuvent pas être pris en compte pour le calcul des 4 mois sous CDD : apprentissage, professionnalisation, et le CDD qui se poursuit par un CDI.

À savoir

  • Le CPF du salarié en CDD est alimenté en proportion du temps de travail effectué sur l’année : un CDD à temps partiel alimente le compte à hauteur de la fraction de temps travaillée.
  • Le projet de transition professionnelle (ex-Cif) permet de financer une formation en vue d’un changement de métier ou de secteur.
  • Le bilan de compétences permet de faire le point sur son parcours et ses orientations professionnelles.
  • Un salarié en emploi aidé bénéficie également de ce droit à la formation dans les mêmes conditions.

Être informé des postes en CDI à pourvoir

Si le salarié en CDD le demande, l’employeur l’informe des postes en CDI à pourvoir au sein de l’entreprise. Cette information obéit à des conditions d’ancienneté, de forme et de délai.

  • Le salarié justifie d’une ancienneté continue dans l’entreprise d’au moins 6 mois.
  • La demande est formulée par le salarié : l’employeur n’a pas d’obligation d’initiative.
  • Les postes communiqués correspondent à la qualification professionnelle du salarié.
  • Justifier d’une ancienneté continue d’au moins 6 mois dans l’entreprise.
  • Formuler une demande à l’employeur pour obtenir la liste des postes en CDI à pourvoir.
  • Recevoir de l’employeur la liste écrite des postes en CDI correspondant à votre qualification professionnelle.
  • Attendre la réponse dans un délai d’1 mois à compter de la réception de la demande.

À savoir

  • Si le salarié a déjà formulé 2 demandes dans l’année civile en cours, l’employeur n’est plus tenu de communiquer la liste.
  • Si l’employeur est un particulier ou une entreprise de moins de 250 salariés, une réponse peut être apportée par oral à compter de la 2ᵉ demande, si la réponse est inchangée par rapport à la 1ʳᵉ demande.
  • La liste est communiquée par écrit dans un délai d’1 mois à compter de la réception de la demande.

Ce droit à l’information sur les postes en CDI vise à faciliter la mobilité du salarié en CDD vers un contrat à durée indéterminée dans la même entreprise.

À la fin du CDD : indemnités de fin de contrat et congés

À l’issue du CDD, deux indemnités peuvent intervenir selon la situation du salarié : l’indemnité de fin de contrat et l’indemnité compensatrice de congés payés.

À l’issue du CDD, le salarié percevra le cas échéant une indemnité de fin de contrat (prime de précarité), dont l’attribution dépend de la nature du contrat, et une indemnité compensatrice si des jours de congés payés restent acquis et non pris.

Indemnité de fin de contrat

Selon la nature du CDD en fin de contrat, le salarié peut bénéficier ou pas d’une indemnité de fin de contrat (prime de précarité).

Indemnité compensatrice de congés payés

À la fin de son CDD, si un salarié n’a pas pris la totalité de ses jours de congés payés, les jours non pris sont versés sous forme d’indemnité compensatrice de congés payés.

À savoir

  • L’indemnité de fin de contrat n’est pas due dans tous les CDD : elle dépend de la nature du contrat.
  • Les congés payés acquis mais non pris à la fin du CDD donnent lieu à une indemnité compensatrice.
  • Le salarié en CDD qui remplace un salarié absent bénéficie, le cas échéant, du droit à la formation dans les mêmes conditions (emploi aidé inclus).

Conservez vos bulletins de salaire et vos justificatifs de congés : ils servent à calculer les indemnités dues à la fin du contrat.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Droits du salarié en contrat de travail à durée déterminée (CDD)

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

    Information à vérifier auprès de l’organisme compétent.

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