Vue d'ensemble
Ce qu'il faut retenir avant de signer ou de refuser un contrat de sécurisation professionnelle : qui peut en bénéficier, quand il est proposé, comment il est indemnisé et quelle est sa durée.
Ce qu'il faut savoir
- Le CSP est un dispositif de reclassement accéléré proposé par l'employeur et accompagné par France Travail, en vigueur depuis la loi du 25 juin 2008.
- Il n'est obligatoirement proposé que dans les entreprises de moins de 1 000 salariés ; les entreprises d'au moins 1 000 salariés proposent à la place le congé de reclassement.
- En cas de redressement ou de liquidation judiciaire, le CSP doit être proposé quel que soit l'effectif de l'entreprise.
- Le salarié dispose d'un délai de réflexion de 21 jours calendaires, qui ne peut jamais être raccourci.
- En cas d'acceptation, le contrat de travail est rompu d'un commun accord : il n'y a pas de préavis, mais l'employeur verse à France Travail l'équivalent de l'indemnité compensatrice de préavis.
- Le salarié perçoit une allocation de sécurisation professionnelle (ASP) égale à 75 % du salaire journalier de référence, au moins équivalente à l'allocation de retour à l'emploi (ARE), pendant une durée de 12 mois maximum.
- Le CSP peut prendre fin avant son terme en cas de refus répété d'offres d'emploi, de refus d'actions de formation sans motif légitime, de déclarations inexactes ou de reprise d'activité en CDI ou en CDD d'au moins 6 mois.
Conditions essentielles
- Être salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) dont un licenciement économique est envisagé par un employeur de moins de 1 000 salariés, ou par tout employeur en redressement ou liquidation judiciaire.
- L'employeur doit remettre un document d'information relatif au CSP, contre récépissé, à un moment précis de la procédure selon la taille de l'entreprise et le nombre de licenciements envisagés.
- Le salarié doit accepter le dispositif dans le délai de réflexion de 21 jours calendaires, sous peine de licenciement classique.
- L'acceptation vaut rupture du contrat de travail d'un commun accord à la date de fin du délai de réflexion.
Les étapes
- L'employeur envisage un licenciement économique et vérifie si le CSP doit être proposé (effectif de l'entreprise, situation judiciaire, nombre de licenciements sur 30 jours).
- L'employeur remet au salarié le document d'information relatif au CSP contre récépissé, au moment prévu par la procédure.
- Pendant les 21 jours qui suivent, le salarié peut bénéficier d'un entretien d'information réalisé par France Travail, au cours duquel est vérifié son éligibilité et le montant de l'allocation.
- Le salarié accepte le CSP dans le délai de 21 jours (ou renonce à y adhérer).
- En cas d'acceptation, le contrat de travail est rompu d'un commun accord à la fin du délai de réflexion ; l'employeur remet les documents de fin de contrat et l'écrit énonçant la cause économique.
- L'employeur verse à France Travail l'équivalent de l'indemnité compensatrice de préavis et paye les indemnités de licenciement et de congés payés dues.
- Le salarié perçoit l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP) et suit un parcours de reclassement accompagné par France Travail pendant 12 mois maximum.
- À l'issue du CSP, si le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, il peut percevoir l'allocation de retour à l'emploi (ARE) sans différé d'indemnisation ni délai d'attente.
La fiche source précise que la réglementation applicable diffère selon l'ancienneté du salarié (1 an ou plus, ou moins d'un an). Les règles détaillées du financement, de l'accompagnement et des sanctions figurent dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour connaître les modalités précises de la proposition selon l'effectif, le détail des indemnités, le calcul de l'allocation et les causes de fin anticipée, voir les sections « Quel employeur doit proposer le CSP ? », « Indemnités versées par l'employeur », « L'allocation de sécurisation professionnelle (ASP) » et « Durée du CSP et fin anticipée ».
Le CSP, un dispositif de reclassement accéléré
Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) est un dispositif qui permet au salarié dont le licenciement économique est envisagé de bénéficier, après la rupture de son contrat de travail, d'un ensemble de mesures donnant lieu à un reclassement accéléré proposé par France Travail (anciennement Pôle emploi). Pendant le dispositif, le salarié perçoit une indemnisation versée par France Travail.
Le CSP encadre la sortie du salarié de l'entreprise en remplaçant la procédure de licenciement classique par une rupture d'un commun accord, assortie d'un parcours de retour à l'emploi. Contrairement au licenciement classique, il n'y a pas d'exécution d'un préavis par le salarié : le contrat cesse à l'issue du délai de réflexion, et l'employeur consacre les moyens correspondant au préavis au financement du dispositif. Le salarié reste indemnisé pendant toute la durée du parcours et bénéficie de l'accompagnement de France Travail, notamment via un entretien d'information réalisé pendant le délai de réflexion. La réglementation applicable diffère selon l'ancienneté du salarié : 1 an ou plus, ou moins d'un an — il convient de vérifier la situation exacte auprès de France Travail ou de l'inspection du travail.
Règle
Le CSP est issu du code du travail, articles L.1233-65 à L.1233-70, et est encadré par une convention collective agrémentée (convention du 26 janvier 2015, dernièrement modifiée par un avenant agrémenté par arrêté du 24 décembre 2025), précisée par les circulaires Unédic n° 2011-36 et n° 2022-04.
Le dispositif s'adresse aux salariés du secteur privé dont le licenciement pour motif économique est engagé. Il ne remplace pas le congé de reclassement prévu dans les grandes entreprises : ce sont deux dispositifs distincts, applicables selon l'effectif de l'employeur (voir sections suivantes).
Quel employeur doit proposer le CSP ?
L'obligation pour l'employeur de proposer le CSP dépend d'abord de l'effectif de l'entreprise, puis de la situation judiciaire de celle-ci, et enfin du nombre de licenciements économiques envisagés sur une période de 30 jours.
Le CSP doit être proposé par les entreprises de moins de 1 000 salariés. Les entreprises d'au moins 1 000 salariés ne proposent pas le CSP : elles doivent en revanche proposer le congé de reclassement à leurs salariés dont le licenciement économique est envisagé.
La distinction d'effectif s'applique en principe de manière indépendante de la situation financière de l'entreprise. Toutefois, une règle spéciale s'applique lorsque l'entreprise est en redressement judiciaire ou en liquidation judiciaire : dans cette hypothèse, le CSP doit être proposé quelle que soit la taille de l'entreprise, y compris donc au-delà de 1 000 salariés. Cette obligation s'explique par l'urgence sociale liée à la procédure collective, qui rend le reclassement accéléré particulièrement nécessaire pour les salariés concernés.
Règle
Le CSP doit être proposé si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire, quel que soit son effectif. Dans les entreprises d'au moins 1 000 salariés hors procédure collective, l'employeur propose le congé de reclassement à la place du CSP.
| Situation de l'entreprise | Dispositif proposé | Observation |
|---|---|---|
| Moins de 1 000 salariés | CSP | Le CSP doit être proposé. |
| 1 000 salariés ou plus | Congé de reclassement | Le CSP n'est pas proposé ; le congé de reclassement l'est à la place. |
| Redressement ou liquidation judiciaire | CSP | Proposé quel que soit l'effectif. |
Moins de 1 000 salariés
- Dispositif proposé
- CSP
- Observation
- Le CSP doit être proposé.
1 000 salariés ou plus
- Dispositif proposé
- Congé de reclassement
- Observation
- Le CSP n'est pas proposé ; le congé de reclassement l'est à la place.
Redressement ou liquidation judiciaire
- Dispositif proposé
- CSP
- Observation
- Proposé quel que soit l'effectif.
L'appréciation de l'effectif relève des règles habituelles du code du travail en matière de détermination des effectifs d'une entreprise. En cas de doute sur le caractère obligatoire de la proposition, le salarié peut consulter France Travail ou la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (Dreets).
Quel salarié peut bénéficier du CSP ?
Le salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) dont le licenciement économique est envisagé peut bénéficier du CSP.
Le dispositif est conçu pour les salariés licenciés pour un motif économique (difficultés économiques, mutations technologiques, réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité, cessation d'activité), et non pour les licenciements pour motif personnel. L'acceptation du CSP par le salarié emporte rupture du contrat de travail d'un commun accord : le salarié ne subit donc pas un licenciement notifié au sens classique du terme, mais il renonce, en contrepartie, à exécuter son préavis et accepte un parcours de reclassement encadré.
Règle
L'écrit qui énonce la cause économique de la rupture doit être remis au salarié au cours de la procédure de licenciement et au plus tard au moment de l'acceptation du CSP.
La fiche source indique que la réglementation applicable diffère selon que le salarié justifie d'une ancienneté d'au moins 1 an ou de moins d'un an. Le salarié doit vérifier auprès de France Travail les conséquences exactes de cette distinction sur son indemnisation et sur son parcours.
À quel moment le CSP est-il proposé ?
Le moment de la proposition du CSP dépend du nombre de licenciements économiques envisagés sur une période de 30 jours, puis, dans certains cas, de l'effectif de l'entreprise et de l'existence d'un comité social et économique (CSE).
Lorsque le licenciement concerne moins de 10 salariés sur une période de 30 jours, le CSP est proposé au cours de l'entretien préalable au licenciement. Lorsque le licenciement concerne plus de 10 salariés sur une période de 30 jours, le moment de la proposition varie selon la taille de l'entreprise.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, la présence d'un CSE change la procédure : si l'entreprise possède un CSE, le document d'information du CSP est remis à chaque salarié concerné, contre récépissé, à la fin de la dernière réunion de consultation des représentants élus du personnel ; à défaut de CSE, l'employeur remet le document d'information lors de l'entretien préalable au licenciement. Dans les entreprises de plus de 50 salariés, dans le cadre d'un licenciement pour motif économique soumis à un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), l'employeur remet à chaque salarié concerné le document d'information relatif au CSP, contre récépissé, à compter du lendemain de la notification soit de la décision de validation de l'accord collectif portant sur le PSE par la Dreets, soit de la décision d'homologation du document unilatéral de l'employeur fixant le contenu du PSE par la Dreets.
Règle
Le calendrier de la remise du document d'information est strictement encadré : il conditionne le point de départ du délai de réflexion de 21 jours et la régularité de la procédure. Un défaut de remise ou une remise irrégulière du document peut être contestée par le salarié.
Pour les licenciements collectifs (plus de 10 salariés sur 30 jours), le document d'information est remis individuellement à chaque salarié, contre récépissé. Le salarié doit conserver ce récépissé : il constitue la preuve de la date de remise, qui détermine la fin du délai de réflexion.
Le délai de réflexion de 21 jours
Le salarié dispose d'un délai de réflexion de 21 jours calendaires pour accepter ou refuser le CSP. Ce délai ne peut pas être diminué.
Le point de départ du délai est le lendemain du jour de la remise du document d'information du CSP par l'employeur. La date de remise et la date de fin du délai de 21 jours sont indiquées par l'employeur sur le bulletin d'acceptation du CSP. Exemple : si le document d'information est remis au salarié le 3 juillet 2026, le délai de réflexion se termine le 24 juillet 2026 à minuit. Pendant ce délai, le salarié peut revenir sur sa décision à tout moment, jusqu'à l'expiration des 21 jours. Le salarié peut également bénéficier, s'il le souhaite, d'un entretien d'information réalisé par France Travail : lors de cet entretien, il est vérifié que le salarié peut effectivement bénéficier du dispositif, et le salarié est informé du montant de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP) qui sera versée.
Règle
Si le licenciement concerne un salarié protégé (représentant du personnel), l'autorisation de l'inspecteur du travail est obligatoire. Le délai de 21 jours est alors prolongé jusqu'au lendemain de la date de la décision de l'inspecteur du travail communiquée à l'employeur.
Le caractère impératif du délai de 21 jours protège la liberté de consentement du salarié : toute convention tendant à raccourcir ce délai serait nulle. Le salarié qui reste silencieux pendant les 21 jours est réputé avoir refusé le CSP.
Indemnités versées par l'employeur
Le salarié qui accepte le CSP peut percevoir différentes indemnités de la part de l'employeur : l'indemnité de licenciement, l'indemnité compensatrice de congés payés, et — indirectement — le financement du dispositif via le versement à France Travail de l'équivalent de l'indemnité compensatrice de préavis.
Si le salarié accepte le CSP, le contrat de travail est rompu d'un commun accord dès la fin du délai de réflexion : il n'y a pas de préavis exécuté par le salarié. En contrepartie, l'employeur verse à France Travail, pour participer au financement du CSP, l'équivalent de l'indemnité compensatrice de préavis que le salarié aurait perçue en cas de licenciement sans CSP. Si le montant du préavis est supérieur à 3 mois de salaire, la part d'indemnité supérieure à ces 3 mois est versée au salarié par l'employeur, dès la fin de son contrat de travail. Le salarié perçoit par ailleurs l'indemnité de licenciement s'il remplit les conditions d'ancienneté requises par le code du travail, ainsi qu'une indemnité compensatrice de congés payés pour les congés acquis et non pris.
Règle
Si le salarié refuse le CSP ou ne répond pas dans le délai de réflexion de 21 jours, l'employeur notifie le licenciement : le salarié perçoit alors, s'il remplit les conditions, l'indemnité de licenciement, l'indemnité de préavis et l'indemnité compensatrice de congés payés, et peut percevoir l'allocation de retour à l'emploi (ARE) s'il remplit les conditions.
Le refus du CSP n'a pas pour effet de priver le salarié des indemnités classiques du licenciement économique : il ouvre simplement la voie à la procédure de licenciement notifiée, avec l'ensemble des indemnités qui en découlent.
L'allocation de sécurisation professionnelle (ASP)
Pendant le CSP, le salarié a droit au versement par France Travail de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP). Son montant équivaut à 75 % du salaire journalier de référence.
L'ASP constitue le socle financier du dispositif : elle est versée mensuellement au salarié pendant toute la durée du CSP, sans interruption liée à la rupture du contrat de travail. Son montant ne peut être inférieur au montant de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) que le salarié aurait perçu en cas de licenciement sans CSP : cette règle de comparaison garantit que l'adhésion au CSP n'est jamais financièrement défavorable par rapport au régime du chômage ordinaire. Le salarié qui souhaite estimer le montant des allocations qu'il percevra peut utiliser les simulateurs d'allocations et aides de France Travail, disponibles sur le site de France Travail.
Règle
Le montant de l'ASP est calculé à partir du salaire journalier de référence, lui-même déterminé selon les règles Unédic applicables aux allocations chômage. Pour une estimation personnalisée, le simulateur de France Travail applique les barèmes en vigueur.
- Base de calcul : 75 % du salaire journalier de référence.
- Plancher : l'ASP est au moins équivalente à l'allocation de retour à l'emploi (ARE) que le salarié aurait perçue sans CSP.
- Versement : mensuel, par France Travail, pendant toute la durée du CSP.
- Simulation : guide des simulateurs d'allocations et aides de France Travail (candidat.francetravail.fr).
Le salaire journalier de référence est calculé sur la base des salaires perçus au cours des 12 derniers mois ; les modalités précises relèvent de la réglementation Unédic. En cas de question sur le calcul, le salarié peut contacter France Travail au 39 95 ou via son espace candidat.
Durée du CSP et fin anticipée
La durée du CSP est de 12 mois maximum. Le dispositif peut toutefois prendre fin avant son terme dans plusieurs situations listées par la réglementation.
La durée de 12 mois correspond à la période pendant laquelle le salarié perçoit l'ASP et bénéficie de l'accompagnement de France Travail dans son parcours de reclassement. Avant l'expiration de ce délai, le CSP prend fin si le salarié se trouve dans l'une des situations suivantes : refus, sans motif légitime, d'une action de reclassement et de formation ; refus à deux reprises d'une offre raisonnable d'emploi ; déclarations inexactes ou présentation de fausses attestations afin de bénéficier du CSP ; reprise d'activité en contrat à durée déterminée d'au moins 6 mois ou en contrat à durée indéterminée. Ces causes de rupture anticipée sanctionnent les comportements qui contredisent l'obligation de recherche active d'emploi propre au dispositif.
Règle
Les quatre causes de fin anticipée sont d'interprétation stricte : le simple retard dans le suivi d'un parcours, ou un désaccord ponctuel avec une offre, n'entraîne pas automatiquement la rupture, sauf à remplir les conditions précises prévues (refus à deux reprises d'une offre raisonnable, refus sans motif légitime d'une formation, etc.).
En cas de reprise d'activité en CDD d'au moins 6 mois ou en CDI, la fin anticipée du CSP traduit la stabilisation du salarié dans l'emploi : le dispositif a atteint son objectif. Le salarié doit informer France Travail de cette reprise dans les meilleurs délais.
Après le CSP : retour à l'allocation chômage
Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, il peut percevoir l'allocation de retour à l'emploi (ARE). Cette allocation est versée sans différé d'indemnisation ni délai d'attente.
Le passage de l'ASP à l'ARE s'opère sans interruption de droits : le salarié qui n'a pas retrouvé d'emploi à l'issue des 12 mois du CSP bascule directement dans le régime de l'allocation chômage ordinaire. Deux tempéraments encadrent toutefois ce basculement : d'une part, l'ARE est versée sans différé d'indemnisation ni délai d'attente, c'est-à-dire sans les reports habituels applicables à certains salariés ; d'autre part, la durée de l'indemnisation ARE est réduite du nombre de jours durant lesquels le salarié a perçu l'ASP. Autrement dit, les 12 mois (ou la durée effective) d'ASP consommés s'imputent sur le total de droits ARE restants.
Règle
Le cumul des durées d'indemnisation (ASP puis ARE) ne peut excéder la durée totale de droits ouverts par la réglementation Unédic. Le salarié doit effectuer ses démarches d'inscription comme demandeur d'emploi et renouveler sa candidature dans les délais exigés par France Travail.
Le salarié qui a refusé le CSP bénéficie, lui aussi, de l'ARE s'il remplit les conditions, après notification du licenciement par l'employeur. Dans les deux cas, la reconnaissance de la qualité de demandeur d'emploi auprès de France Travail est indispensable pour le versement des allocations.
Contacter France Travail
France Travail (anciennement Pôle emploi) est l'organisme chargé de l'accompagnement des salariés en CSP et du versement de l'allocation de sécurisation professionnelle. Plusieurs canaux de contact sont ouverts aux salariés.
Pendant le délai de réflexion de 21 jours, le salarié peut solliciter un entretien d'information réalisé par France Travail, au cours duquel sont vérifiées l'éligibilité au dispositif et les modalités d'indemnisation. Pour toute question administrative (calcul des droits, rendez-vous, suivi du parcours), le salarié peut appeler le service 39 95, joignable du lundi au samedi de 7 h 30 à 20 h (numéro gris ou banalisé : coût d'un appel vers un fixe et service gratuit, depuis un téléphone fixe ou mobile). Depuis l'étranger et pour les entreprises frontalières, un numéro spécifique est consultable auprès de France Travail. L'annuaire des agences et l'ensemble des ressources en ligne sont accessibles depuis le site officiel de France Travail.
Règle
Le salarié doit respecter les obligations de recherche d'emploi et de déclaration de situation qui incombent à tout demandeur d'emploi : le non-respect de ces obligations peut entraîner la suspension ou la suppression des droits, y compris pendant le CSP.
Les coordonnées et horaires des services téléphoniques peuvent évoluer : la vérification s'impose auprès du site officiel de France Travail (francetravail.fr). Pour les démarches administratives plus larges, le site Service-Public.gouv.fr reste la référence.
Textes applicables
- Code du travail : articles L.1233-65 à L.1233-70 — LégifranceTexte législatif et réglementaire
- Circulaire Unédic n° 2022-04 du 28 février 2022Circulaire d'application de la convention Unédic
- Arrêté du 6 octobre 2011 relatif à l'agrément de la convention du 19 juillet 2011 relative au contrat de sécurisation professionnelleLégifrance
- Arrêté du 16 avril 2015 relatif à l'agrément de la convention du 26 janvier 2015 relative au contrat de sécurisation professionnelle (CSP)Légifrance
- Arrêté du 24 décembre 2025 portant agrément de l'avenant n° 11 du 25 novembre 2025 à la convention du 26 janvier 2015 relative au contrat de sécurisation professionnelleLégifrance
- Circulaire Unedic n°2011-36 du 9 décembre 2011unedic.org
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Contrat de sécurisation professionnelle (CSP)
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
Les règles du CSP (durée, indemnisation, financement) résultent du code du travail, de la convention collective agrémentée et des circulaires Unédic. Vérifier les dernières évolutions auprès de France Travail ou de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (Dreets).
