Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir avant de conclure un contrat de professionnalisation : public éligible, durée, rémunération et obligations.
Ce qu'il faut savoir
- Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail en alternance associant formation théorique et acquisition de savoir-faire en entreprise.
- Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans révolus et aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus, sous conditions.
- La durée varie de 6 à 36 mois selon l'âge et le public ; la rémunération va de 55 % à 100 % du Smic selon l'âge et le niveau de diplôme.
- Le contrat est écrit (cerfa n°12434) et doit être déposé auprès de l'OPCO compétent dans les 5 jours calendaires suivant sa signature.
- L'employeur doit désigner un tuteur volontaire justifiant d'au moins 2 ans d'expérience en lien avec la qualification visée.
Conditions essentielles
- Être âgé de 16 à 25 ans révolus (cas général) ou demandeur d'emploi de 26 ans et plus, ou percevoir le RSA, l'ASS ou l'AAH.
- Le contrat doit être conclu au moyen du cerfa n°12434 et déposé à l'OPCO dans les 5 jours calendaires suivant sa signature.
- L'action de professionnalisation doit représenter entre 15 % et 25 % de la durée totale du contrat si celui-ci est en CDD.
- L'employeur doit choisir un tuteur volontaire justifiant d'au moins 2 ans d'expérience professionnelle en rapport avec la qualification visée.
Les étapes
- Identifier la qualification visée : titre RNCP, qualification reconnue par une convention collective, ou certificat de qualification professionnelle.
- Choisir l'employeur : entreprise privée, entreprise d'armement maritime, ou Epic pour le secteur public.
- Établir le contrat au moyen du cerfa n°12434 en indiquant la nature du contrat (CDD ou CDI), l'emploi occupé, le temps de travail, le salaire et les actions de professionnalisation.
- Désigner un tuteur parmi les salariés qualifiés de l'entreprise (volontaire, 2 ans d'expérience minimum).
- Transmettre le contrat à l'OPCO compétent sous forme dématérialisée dans les 5 jours calendaires suivant sa signature.
- Démarrer l'action de professionnalisation dans les 2 mois suivant la signature du contrat.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les règles détaillées applicables selon l'âge, la durée, la rémunération et la rupture sont traitées dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour le détail selon l'âge (moins de 21 ans, 21 à 25 ans, 26 ans et plus), voir les sections « Quelle est la durée du contrat ? » et « Quelle est la rémunération ? ».
Qu'est-ce qu'un contrat de professionnalisation ?
Un contrat de travail en alternance qui associe formation théorique et savoir-faire pratique, pour obtenir une qualification reconnue.
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail en alternance. Il associe une formation théorique dispensée dans un organisme de formation (public ou privé) à l'acquisition de savoir-faire sur poste de travail en entreprise. Il permet au salarié d'acquérir une qualification professionnelle reconnue et favorise son insertion ou sa réinsertion professionnelle.
Le contrat peut être conclu en CDD (contrat à durée déterminée) ou en CDI (contrat à durée indéterminée). La durée de l'action de professionnalisation est généralement comprise entre 6 et 12 mois. Elle peut être portée à 24 mois par accord de branche étendu, et jusqu'à 36 mois pour certains publics (demandeurs d'emploi de plus d'un an, bénéficiaires du RSA, etc.).
- Qualification du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) — titre ou diplôme reconnu par l'État.
- Qualification reconnue dans les classifications d'une convention collective nationale de branche — issue d'un accord de branche étendu.
- Qualification figurant sur la liste ouvrant droit à un certificat de qualification professionnelle — certification de branche ou professionnelle.
Règle
Un descriptif détaillé de la formation associée et de l'organisme de formation concerné est obligatoirement annexé au contrat.
Le contrat ne peut pas comporter de clause de dédit-formation.
À quels employeurs s'adresse le contrat de professionnalisation ?
Tous les employeurs du secteur privé, les entreprises d'armement maritime et certains établissements publics peuvent conclure ce contrat.
Trois catégories d'employeurs peuvent conclure un contrat de professionnalisation : les employeurs privés (entreprises, associations, mutuelles, coopératives, particuliers employeurs), les entreprises d'armement maritime et certains établissements publics sous forme d'Epic.
- Employeur privé
- Tous les employeurs du secteur privé sont concernés, quelle que soit leur forme juridique (entreprise, association, mutuelle, coopérative, particulier employeur).
- Entreprise d'armement maritime
- Les entreprises d'armement maritime peuvent signer un contrat de professionnalisation maritime selon des règles spécifiques au secteur.
- Employeur public
- Seuls les établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) peuvent signer un contrat de professionnalisation.
À quel public s'adresse le contrat de professionnalisation ?
Jeunes de 16 à 25 ans révolus, demandeurs d'emploi de 26 ans et plus, ou bénéficiaires de certaines aides sociales.
Le contrat s'adresse principalement aux jeunes de 16 à 25 ans révolus (21 ans moins un jour pour la première tranche d'âge, 26 ans moins un jour pour la seconde) et aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus. Certains bénéficiaires de minima sociaux sont également éligibles quel que soit leur âge.
| Tranche d'âge | Conditions d'éligibilité |
|---|---|
| 16 à 20 ans révolus | Compléter sa formation initiale, sorti du système scolaire sans qualification, ou inscrit depuis plus d'un an à France Travail. |
| 21 à 25 ans révolus | Compléter sa formation initiale, sorti du système scolaire sans qualification, ou inscrit depuis plus d'un an à France Travail. |
| 26 ans et plus | Demandeur d'emploi, sans condition de durée d'inscription. |
| Tout âge | Bénéficiaire du RSA, de l'ASS, de l'AAH, ou sortant d'un CUI (contrat unique d'insertion). |
Quelle est la durée du contrat de professionnalisation ?
De 6 à 36 mois selon l'âge, la branche professionnelle et le public éligible.
La durée de l'action de professionnalisation est comprise entre 6 et 12 mois en règle générale. Elle peut être portée à 24 mois par accord de branche étendu et jusqu'à 36 mois pour certains publics spécifiques.
| Type de contrat | Durée minimale | Durée maximale (règle générale) | Durée maximale (accord de branche) | Durée maximale (publics spécifiques) |
|---|---|---|---|---|
| CDD | 6 mois | 12 mois | 24 mois | 36 mois |
| CDI (action de professionnalisation) | 6 mois | 12 mois | 24 mois | 36 mois |
CDD
- Durée minimale
- 6 mois
- Durée maximale (règle générale)
- 12 mois
- Durée maximale (accord de branche)
- 24 mois
- Durée maximale (publics spécifiques)
- 36 mois
CDI (action de professionnalisation)
- Durée minimale
- 6 mois
- Durée maximale (règle générale)
- 12 mois
- Durée maximale (accord de branche)
- 24 mois
- Durée maximale (publics spécifiques)
- 36 mois
En CDD, le contrat de professionnalisation est conclu pour la durée de l'action de professionnalisation. En CDI, il débute par une période d'alternance entre formation et activité professionnelle en entreprise, puis se poursuit dans le cadre du CDI après l'action de professionnalisation.
Règle
Le CDD peut être renouvelé 1 fois lorsque le salarié a obtenu la qualification visée et souhaite préparer une qualification supérieure ou complémentaire. Il peut également être renouvelé en cas d'échec à l'obtention de la qualification, de maternité, d'adoption, de maladie, d'accident du travail, ou en cas d'absence ou d'insuffisance des cours dispensés par l'organisme de formation. La durée du nouveau CDD est au moins égale à 6 mois.
Quelle est la rémunération du salarié en contrat de professionnalisation ?
Rémunération minimale fixée en pourcentage du Smic, variant selon l'âge et le niveau de diplôme.
La rémunération brute mensuelle minimale est fixée par référence au Smic, avec des taux différenciés selon l'âge du salarié et, le cas échéant, son niveau de diplôme (baccalauréat professionnel ou titre équivalent).
| Âge du salarié | Sans bac pro | Avec bac pro ou équivalent | Référence |
|---|---|---|---|
| Moins de 21 ans | 55 % du Smic | 65 % du Smic | Soit 1 026,86 € / 1 213,57 € |
| 21 à 25 ans révolus | 70 % du Smic | 80 % du Smic | Soit 1 306,92 € / 1 493,62 € |
| 26 ans et plus | 100 % du Smic (ou 85 % du salaire minimum conventionnel) | 100 % du Smic (ou 85 % du salaire minimum conventionnel) | Soit 1 867,02 € |
Moins de 21 ans
- Sans bac pro
- 55 % du Smic
- Avec bac pro ou équivalent
- 65 % du Smic
- Référence
- Soit 1 026,86 € / 1 213,57 €
21 à 25 ans révolus
- Sans bac pro
- 70 % du Smic
- Avec bac pro ou équivalent
- 80 % du Smic
- Référence
- Soit 1 306,92 € / 1 493,62 €
26 ans et plus
- Sans bac pro
- 100 % du Smic (ou 85 % du salaire minimum conventionnel)
- Avec bac pro ou équivalent
- 100 % du Smic (ou 85 % du salaire minimum conventionnel)
- Référence
- Soit 1 867,02 €
Règle
En cas de passage en cours de contrat de l'âge de 20 à 21 ans, la rémunération est augmentée à compter du 1ᵉʳ jour du mois suivant la date anniversaire (par exemple, pour un anniversaire le 3 mars, l'augmentation s'applique au 1ᵉʳ avril). Le passage de 25 à 26 ans en cours de contrat n'augmente pas la rémunération.
Comment se déroule la formation du salarié en contrat de professionnalisation ?
150 heures minimum par an, représentant 15 à 25 % de la durée du contrat en CDD.
La formation prend la forme d'actions d'évaluation et d'accompagnement complétées par des enseignements généraux, professionnels et technologiques. Elle est réalisée soit par l'entreprise (si elle dispose d'un service de formation), soit par un organisme de formation public ou privé.
- Durée minimale : 150 heures par an.
- Proportion dans le contrat : entre 15 % et 25 % de la durée totale du contrat si celui-ci est en CDD.
- Démarrage : les actions d'évaluation, d'accompagnement et les enseignements généraux doivent débuter dans les 2 mois suivant la signature du contrat.
- Dépassement possible : la durée minimale peut dépasser 25 % si un accord de branche ou interprofessionnel le prévoit pour certaines catégories d'employés.
La formation est gratuite pour le salarié : il n'a rien à débourser. Une carte nationale des métiers (ou carte d'étudiant des métiers) est délivrée par l'organisme ou le service chargé de la formation. Elle peut donner accès à des réductions (restaurants universitaires, transports, loisirs, sport, cinéma, théâtre, etc.).
Quel est le rôle du tuteur d'un salarié en contrat de professionnalisation ?
Volontaire, qualifié (2 ans d'expérience), chargé d'accompagner le salarié en formation.
L'employeur doit choisir un tuteur parmi les salariés qualifiés de l'entreprise. Il doit lui laisser le temps nécessaire à l'exercice de ses fonctions et à sa formation.
- Accueillir, aider, informer et guider le bénéficiaire du contrat de professionnalisation.
- Organiser avec les salariés intéressés l'activité du bénéficiaire dans l'entreprise et contribuer à l'acquisition des savoir-faire professionnels.
- Veiller au respect de l'emploi du temps du salarié en contrat de professionnalisation.
- Assurer la liaison avec l'organisme ou le service chargé des actions d'évaluation, de formation et d'accompagnement.
- Participer à l'évaluation du suivi de la formation.
Le tuteur doit être volontaire et qualifié, c'est-à-dire justifier d'au moins 2 ans d'expérience professionnelle en rapport avec la qualification visée par le contrat. Il peut suivre simultanément 3 personnes s'il est salarié, ou 2 personnes s'il est lui-même l'employeur.
Règle
Dans le cas d'une mise à disposition d'un salarié d'une entreprise de travail temporaire (ETT), d'une association intermédiaire (AI) ou d'un groupement d'employeurs auprès d'une entreprise utilisatrice, chaque entreprise désigne son propre tuteur. Le tuteur de l'entreprise utilisatrice a un rôle étendu (accueil, organisation, emploi du temps), tandis que celui de l'ETT/AI/groupement se concentre sur la liaison avec l'organisme de formation et l'évaluation.
Comment s'organise le temps de travail du salarié en contrat de professionnalisation ?
Identique à celui des autres salariés à partir de 18 ans, règles renforcées pour les moins de 18 ans.
À partir de 18 ans, le temps de travail du salarié en contrat de professionnalisation est identique à celui des autres salariés de l'entreprise. La durée légale est fixée à 35 heures hebdomadaires et le salarié peut effectuer des heures supplémentaires. Le temps de formation est du temps de travail effectif et compte dans l'horaire.
| Âge | Durée hebdomadaire | Durée quotidienne | Repos | Travail de nuit |
|---|---|---|---|---|
| 18 ans et plus | 35 heures | Durée légale (règles droit commun) | Droit commun | Autorisé |
| 16 à 18 ans | 35 heures (+ 5 h sup. max. exceptionnelles) | 8 heures max. / 4 h 30 consécutives + 30 min pause | 2 jours consécutifs | Interdit entre 22 h et 6 h |
18 ans et plus
- Durée hebdomadaire
- 35 heures
- Durée quotidienne
- Durée légale (règles droit commun)
- Repos
- Droit commun
- Travail de nuit
- Autorisé
16 à 18 ans
- Durée hebdomadaire
- 35 heures (+ 5 h sup. max. exceptionnelles)
- Durée quotidienne
- 8 heures max. / 4 h 30 consécutives + 30 min pause
- Repos
- 2 jours consécutifs
- Travail de nuit
- Interdit entre 22 h et 6 h
Règle
Pour les salariés de moins de 18 ans, des règles renforcées s'appliquent : 2 jours de repos consécutifs par semaine, interdiction du travail de nuit entre 22 h et 6 h, durée quotidienne limitée à 8 heures avec une pause obligatoire après 4 h 30 consécutives, et interdiction de travailler un jour férié.
Quels sont les congés du salarié en contrat de professionnalisation ?
Mêmes droits que les autres salariés, plus 30 jours ouvrables supplémentaires sans solde pour les moins de 21 ans.
Le salarié en contrat de professionnalisation bénéficie des mêmes droits que les autres salariés en matière de congés payés. Les périodes passées en centre de formation sont prises en compte dans le calcul de l'acquisition des congés payés.
S'il a moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente, le salarié peut demander des congés supplémentaires sans solde dans la limite de 30 jours ouvrables par an. Ces congés sont pris en dehors des périodes de formation, et l'employeur peut décider de la période à laquelle le salarié les prend.
- Sans condition d'ancienneté : congés pour événements familiaux (PACS, mariage, naissance, décès, handicap), congés liés à l'arrivée d'un enfant (maternité, paternité, adoption), congés pour enfant malade ou congé de présence parentale, congé de solidarité familiale ou de proche aidant.
- Avec condition d'ancienneté : congé parental d'éducation, congé sabbatique, congé ou temps partiel pour création ou reprise d'entreprise.
Le contrat de professionnalisation peut-il être réalisé à l'étranger ?
Oui, dans la limite d'un an et sans dépasser la durée totale du contrat. La durée peut être portée à 24 mois.
Le contrat de professionnalisation peut être réalisé en partie à l'étranger. C'est ce que l'on appelle la mobilité à l'étranger. Cette mobilité ne peut pas dépasser 1 an et ne doit pas être supérieure à la durée totale du contrat. Par exemple, pour un contrat de 18 mois, la durée maximale de mobilité sera de 9 mois. La durée totale du contrat peut être portée à 24 mois dans ce cadre.
Pour les étrangers non ressortissants de l'EEE, de Suisse, Monaco, Andorre ou Saint-Marin, l'employeur doit vérifier que le salarié dispose d'une autorisation de travail. Des règles spécifiques existent pour les étudiants étrangers pendant la 1ʳᵉ année suivant leur arrivée en France.
- Mise en veille du contrat : le contrat est suspendu pendant la mobilité.
- Mise à disposition : le salarié est mis à disposition temporairement de la structure d'accueil à l'étranger. La relation contractuelle avec l'entreprise française demeure ; le contrat de travail n'est ni rompu ni suspendu, l'employeur français conserve sa responsabilité (rémunération, protection sociale salariée).
Comment rompre le contrat de professionnalisation ?
Le CDD est soumis aux règles de rupture du CDD (sans indemnité de précarité) ; le CDI obéit au droit commun.
Les règles de rupture varient selon la nature du contrat. En CDD, le contrat est soumis aux règles de rupture du CDD (terme ou rupture anticipée dans les cas prévus par la loi). En CDI, le contrat peut être rompu dans les conditions de droit commun (initiative de l'employeur ou du salarié).
L'indemnité de fin de contrat (indemnité de précarité) n'est pas due à la fin d'un CDD de professionnalisation, contrairement à un CDD classique.
- Fin du CDD sans poursuite en CDI
- L'employeur remet au salarié : certificat de travail, attestation France Travail (ex-Pôle emploi), reçu pour solde de tout compte. Si un dispositif d'épargne salariale est mis en place, un état récapitulatif des sommes épargnées est également remis.
- Poursuite du CDD en CDI
- L'employeur n'a pas à remettre les documents de fin de contrat. Aucune période d'essai ne peut être imposée. La durée du contrat de professionnalisation est prise en compte pour les droits liés à l'ancienneté du salarié.
Règle
Au moment de l'embauche, l'employeur doit organiser une visite d'information et de prévention ou un examen médical d'aptitude. Le salarié bénéficie également des visites périodiques et de la visite de reprise après un arrêt de travail. Pour les moins de 18 ans, la visite est réalisée avant l'affectation au poste.
Textes applicables
- Code du travail : article L3164-9Légifrance
- Code du travail : articles L6325-1 à L6325-4-1Légifrance
- Code du travail : articles L6325-5 à L6325-7Légifrance
- Code du travail : articles L6325-8 à L6325-10Légifrance
- Code du travail : articles L6325-11 à L6325-15Légifrance
- Code du travail : articles L6325-23 à L6325-24Légifrance
- Code du travail : article L6325-25 à L6325-25-1Légifrance
- Code du travail : articles D6325-1 à D6325-5Légifrance
- Code du travail : article D6325-14 à D6325-18Légifrance
- Code du travail : articles D6325-6 à D6325-10Légifrance
- Code du travail : article D6325-11Légifrance
- Code du travail : article D6325-29Légifrance
- Code du travail : articles D6325-30 à D6325-32Légifrance
- Code du travail : article D6332-87Légifrance
- Code du travail : article R5221-1 à R5221-7Légifrance
- Code du travail : articles R6325-33 à R6325-35Légifrance
- Circulaire DGEFP n°2012-15 du 19 juillet 2012 relative à la mise en œuvre du contrat de professionnalisationtravail-emploi.gouv.fr
- Décret n°2018-1263 du 26 décembre 2018 relatif à l'expérimentation étendant le contrat de professionnalisation à l'acquisition de compétences définies par l'employeur et l'opérateur de compétencesLégifrance
- Arrêté du 26 décembre 2018 relatif au cahier des charges de l'évaluation de l'expérimentation du contrat de professionnalisationLégifrance
- Arrêté du 22 janvier 2020 relatif au modèle de convention de mise en œuvre d'une mobilité n'excédant pas 4 semainesLégifrance
- Arrêté du 22 janvier 2020 relatif au modèle de convention de mise en œuvre d'une mobilitéLégifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Contrat de professionnalisation
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Contrat d'apprentissage : voir la fiche dédiée pour la comparaison avec le contrat de professionnalisation.
- France Travail : pour s'informer et trouver un interlocuteur (toute tranche d'âge).
- Mission locale : pour les moins de 26 ans, accompagnement à l'emploi et à la formation.
Les montants de rémunération indiqués (Smic, pourcentages) sont ceux en vigueur à la date de mise à jour de la fiche. Vérifier les valeurs actualisées auprès de l'OPCO compétent ou du ministère chargé du travail.


Comment conclure le contrat de professionnalisation ?
Contrat écrit (cerfa n°12434), transmis à l'OPCO dans les 5 jours calendaires suivant sa signature.
Le contrat de professionnalisation doit être écrit. Il est établi au moyen du formulaire cerfa n°12434. Il peut être conclu en CDD ou en CDI et peut prévoir une période d'essai. Il ne peut en revanche pas comporter de clause de dédit-formation.
Règle
L'employeur adresse le contrat à l'OPCO compétent sous forme dématérialisée dans les 5 jours calendaires suivant sa signature. L'OPCO dispose de 20 jours calendaires pour contrôler la conformité du contrat et prendre une décision de prise en charge financière. Dans le même temps, l'OPCO dépose le contrat à la Dreets accompagné de cette décision.