Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir avant de signer un contrat d'engagement jeune : public éligible, organismes compétents, programme d'accompagnement, allocation et durée.
Ce qu'il faut savoir
- Le contrat d'engagement jeune (CEJ) s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans et aux personnes de 16 à 29 ans reconnues travailleuses handicapées.
- Trois conditions doivent être réunies : rencontrer des difficultés d'accès à l'emploi durable, ne pas être étudiant, ne pas suivre de formation.
- Le CEJ est proposé par France Travail (anciennement Pôle emploi) ou par la mission locale, après un entretien avec un conseiller.
- Le programme hebdomadaire est de 15 à 20 heures par semaine : mises en situation professionnelle, formations, recherche d'emploi, missions d'utilité sociale.
- L'allocation mensuelle va de 226,48 € (mineur) à 566,17 € (majeur fiscallement autonome), selon l'âge et la situation fiscale du bénéficiaire.
- Le CEJ est d'une durée maximale d'un an, prolongeable de 6 mois par France Travail ou la mission locale.
- L'allocation n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu ; l'AAH est cumulable avec elle.
- Le CEJ n'est pas un contrat de travail : il s'agit d'un contrat d'engagement réciproque.
Conditions essentielles
- Avoir entre 16 et 25 ans (ou entre 16 et 29 ans si reconnu travailleur handicapé).
- Rencontrer des difficultés d'accès à l'emploi durable (par exemple, difficulté à obtenir un CDI).
- Ne pas être étudiant et ne pas suivre de formation au moment de la signature.
- S'engager à participer activement à l'ensemble des actions prévues dans le programme et à être assidu.
Les étapes
- Prendre contact avec France Travail (39 49) ou la mission locale de votre secteur.
- Participer à un entretien avec le conseiller pour évaluer votre situation et définir vos besoins.
- Élaborer ensemble le programme d'accompagnement (mises en situation, formation, recherche d'emploi).
- Signer le contrat d'engagement jeune au moyen du formulaire CERFA n° 16204.
- Participer au programme de 15 à 20 heures par semaine tout au long du contrat.
- Percevoir l'allocation mensuelle, dont le montant dépend de votre âge et de votre situation fiscale.
- Transmettre les documents justificatifs dans les 3 mois suivant le versement.
- À l'issue du CEJ, poursuivre l'accompagnement ou signer un nouveau contrat après un délai de 6 mois.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — montants exacts de l'allocation, règles de cumul, conditions de prolongation — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les conditions d'éligibilité, voir la section « À qui s'adresse le contrat d'engagement jeune ? ». Pour le montant de l'allocation et les règles de cumul, voir les sections dédiées. Pour la durée et les conditions de prolongation, voir la section « Quelle est la durée du CEJ ? ».
À qui s'adresse le contrat d'engagement jeune ?
Le CEJ est ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans et aux personnes de moins de 30 ans reconnues travailleuses handicapées, sous réserve de remplir trois conditions cumulatives liées à la situation professionnelle.
Pour en bénéficier, il faut réunir à la fois des conditions liées à l'âge et d'autres liées à la situation professionnelle. Le CEJ est ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans inclus, ainsi qu'aux personnes de 16 à 29 ans inclus lorsqu'elles sont reconnues en tant que travailleur handicapé (RQTH).
La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est délivrée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Elle ouvre droit à des mesures d'accompagnement spécifiques dans le cadre du CEJ, notamment une durée maximale étendue et un accompagnement adapté. La condition d'âge de 29 ans pour les travailleurs handicapés vise à compenser les obstacles supplémentaires à l'insertion professionnelle rencontrés par ce public.
Règle
Trois conditions doivent être remplies cumulativement : (1) rencontrer des difficultés d'accès à l'emploi durable (par exemple, difficulté d'avoir un contrat à durée indéterminée) ; (2) ne pas être étudiant ; (3) ne pas suivre une formation. Ces conditions s'apprécient au moment de la demande et de la signature du contrat.
Le CEJ n'est pas un contrat de travail : il s'agit d'un contrat d'engagement réciproque entre le jeune et France Travail ou la mission locale. Il ne crée pas de lien de subordination salarié-employeur et ne donne pas droit aux congés payés, à la retraite ou à la protection sociale des salariés. En revanche, il ouvre droit à une allocation mensuelle versée par l'organisme gestionnaire.
Qui met en œuvre le CEJ ?
Le CEJ est proposé et géré par France Travail ou par la mission locale, selon le profil du jeune et la localisation géographique.
France Travail (anciennement Pôle emploi) et la mission locale proposent ce contrat. D'autres organismes (par exemple, une association locale investie sur le sujet de l'emploi des jeunes) peuvent être amenés à proposer ce contrat en complément ou en partenariat.
France Travail est l'organisme public chargé de l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Les missions locales pour l'insertion des jeunes sont des organismes de droit privé chargés de l'accompagnement des jeunes de 16 à 25 ans (jusqu'à 29 ans pour les travailleurs handicapés) sur le territoire communal ou intercommunal. Les deux organismes peuvent mettre en œuvre le CEJ selon des modalités adaptées au public concerné. Un simulateur de calcul de l'allocation est disponible en ligne, ainsi qu'une application dédiée au CEJ permettant d'échanger avec son conseiller, de voir les rendez-vous prévus, d'accéder aux offres d'emploi, d'alternance, d'immersions professionnelles et de service civique, et de consulter un simulateur d'aides.
Règle
Le CEJ est élaboré après un entretien avec le conseiller France Travail ou de la mission locale. C'est l'organisme qui propose le contrat qui en est également le gestionnaire : il fixe le programme, verse l'allocation, contrôle l'assiduité et peut décider de la sanctionner en cas de manquement.
Pour contacter France Travail, composez le 39 49 (service gratuit + prix d'appel). Depuis l'étranger : + 33 1 77 86 39 49. Un formulaire de contact est également disponible en ligne. Pour les missions locales, l'annuaire est accessible via le site du ministère chargé du travail.
Quelles informations figurent dans le CEJ ?
Le CEJ définit un programme d'accompagnement personnalisé, composé de plusieurs types d'actions, dont la durée hebdomadaire est fixée entre 15 et 20 heures.
Le CEJ est élaboré après un entretien avec le conseiller France Travail ou de la mission locale. Il peut comporter les éléments suivants : mises en situations professionnelles (par exemple, stage en entreprise), périodes de formation, phases de recherche d'emploi (seul ou en collectif), et missions d'utilité sociale (par exemple, service civique, Épide, École de la 2e chance).
Les éléments décidés dans le contrat constituent ce qu'on appelle un programme. Ce programme est de 15 à 20 heures par semaine tout au long du contrat. La répartition entre mises en situation, formation et recherche d'emploi est personnalisée, en fonction du profil du jeune, de ses compétences, de ses aspirations et des besoins du marché du travail local. Le programme peut évoluer en cours de contrat, à l'issue de points d'étape réguliers avec le conseiller.
Règle
Ce contrat fait l'objet du formulaire CERFA n° 16204. Le formulaire doit être signé par le bénéficiaire et par le représentant de l'organisme gestionnaire (France Travail ou mission locale). Un exemplaire est remis au jeune. Le contrat mentionne le programme retenu, la durée, le montant de l'allocation et les engagements réciproques des parties.
Le programme de 15 à 20 heures par semaine est une obligation de résultat pour le bénéficiaire : le non-respect de cette durée hebdomadaire, sans motif légitime, peut entraîner une réduction ou une suppression de l'allocation (voir section sanctions). En revanche, l'organisme gestionnaire s'engage à proposer un programme effectif, correspondant aux objectifs du contrat.
Quels sont les engagements pour le bénéficiaire du CEJ ?
Le bénéficiaire du CEJ s'engage à participer activement à l'ensemble des actions prévues dans le programme et à être assidu.
Le bénéficiaire s'engage notamment à participer activement à l'ensemble des actions prévues et à être assidu. Cela signifie qu'il doit se rendre aux rendez-vous fixés par son conseiller, suivre les formations et mises en situation prévues au programme, et rechercher activement un emploi.
L'engagement de participation active implique une obligation de moyens : le jeune doit fournir les efforts nécessaires pour atteindre les objectifs du programme. L'assiduité concerne la régularité de la présence aux actions prévues : absences répétées ou injustifiées peuvent être considérées comme un manquement aux engagements du contrat. Un motif légitime (maladie, évenement familial, etc.) peut justifier une absence et doit être signalé au conseiller dans les meilleurs délais.
Règle
En cas de manquement aux engagements, France Travail ou la mission locale peut réduire, voire supprimer l'allocation versée au jeune (voir section sanctions). Le non-respect des engagements peut également entraîner la résiliation du contrat avant son terme, sauf régularisation.
Le CEJ n'est pas un contrat de travail : les engagements du bénéficiaire ne sont pas assortis des sanctions prévues par le code du travail en matière de licenciement. Il s'agit d'un contrat d'accompagnement, régi par les dispositions du code du travail relatives au CEJ (articles L.5131-3 à L.5131-6-1).
Quel est le montant de l'allocation versée pendant un CEJ ?
Le montant de l'allocation dépend de l'âge du bénéficiaire et de sa situation fiscale : majeur fiscallement autonome, majeur rattaché à un foyer imposable, ou mineur.
Ce montant varie en fonction de l'âge et des ressources du bénéficiaire. Trois catégories de bénéficiaires sont distinguées : les majeurs fiscalement autonomes ou rattachés à un foyer non imposable, les majeurs rattachés à un foyer imposable, et les mineurs.
Un majeur est fiscalement autonome lorsqu'il dispose de sa propre déclaration de revenus (il n'est pas rattaché au foyer fiscal de ses parents). Il est rattaché à un foyer non imposable lorsque le foyer fiscal auquel il appartient n'est pas soumis à l'impôt sur le revenu. Il est rattaché à un foyer imposable lorsque chaque part de revenu du foyer est comprise dans la 1re tranche du barème de l'impôt sur le revenu. Ces distinctions permettent d'adapter le montant de l'allocation à la situation économique réelle du bénéficiaire.
Règle
Les montants sont les suivants : - Majeur fiscalement autonome ou rattaché à un foyer non imposable : allocation de 566,17 € par mois maximum (322,71 € à Mayotte). - Majeur rattaché à un foyer imposable (1re tranche du barème) : allocation de 339,70 € par mois maximum (193,64 € à Mayotte). - Mineur fiscalement autonome, rattaché à un foyer non imposable ou à un foyer imposable (1re tranche) : allocation de 226,48 € (129,08 € à Mayotte). L'allocation est versée tous les mois. Le bénéficiaire doit, dans les 3 mois, transmettre les documents justificatifs liés au versement. L'allocation n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu.
France Travail et la mission locale peuvent considérer qu'un jeune en rupture familiale est fiscalement autonome, même s'il n'a pas de déclaration de revenus propre. Cette appréciation au cas par cas permet d'adapter le montant de l'allocation à des situations de précarité particulière. L'AAH (allocation aux adultes handicapés) et l'allocation attribuée dans le cadre du CEJ sont cumulables.
Comment calculer cette allocation ?
Un simulateur de calcul de l'allocation CEJ est disponible en ligne, permettant de connaître le montant estimé après réponse à un questionnaire.
Un simulateur de calcul est disponible sur le site 1jeune1solution.gouv.fr. Il permet de connaître le montant de l'allocation après avoir répondu à un questionnaire portant sur votre âge, votre situation fiscale, vos ressources et votre situation familiale.
Le simulateur interroge le bénéficiaire sur plusieurs critères : date de naissance (âge), situation fiscale (autonome, rattaché à un foyer non imposable ou imposable), revenus éventuels, présence d'enfants à charge, etc. Il calcule alors le montant mensuel auquel il peut prétendre, en appliquant les barèmes en vigueur. Ce simulateur est un outil d'information : le montant définitif est fixé par France Travail ou la mission locale lors de l'établissement du contrat, en fonction de la situation vérifiée.
Règle
L'allocation est versée tous les mois par l'organisme gestionnaire. Le bénéficiaire doit transmettre les documents justificatifs dans un délai de 3 mois suivant le versement. Ce délai permet à l'organisme de vérifier que les conditions d'attribution sont toujours remplies (absence de formation, absence d'emploi, etc.).
Le montant de l'allocation peut être réduit ou supprimé en cours de contrat si la situation du bénéficiaire évolue (reprise d'une formation, reprise d'un emploi, etc.). Le simulateur ne prend pas en compte les ressources de type indemnités chômage ou rémunérations de stage, qui font l'objet de règles de cumul spécifiques (voir section cumul).
L'allocation CEJ se cumule-t-elle avec d'autres ressources ?
Certaines ressources ne peuvent pas se cumuler avec l'allocation CEJ, d'autres sont déduites ou partiellement déduites du calcul. L'AAH est en revanche cumulable.
Certaines ressources ne peuvent pas se cumuler avec l'allocation liée au CEJ. D'autres sont déduites ou partiellement déduites du montant de l'allocation. Les règles de cumul dépendent de la nature de la ressource perçue par le bénéficiaire.
Les ressources non cumulables sont : le RSA (sauf si le bénéficiaire est enfant à charge d'un foyer allocataire du RSA), la rémunération au titre du service militaire volontaire, et la rémunération provenant du contrat unique d'insertion (CUI). Les ressources déduites (intégralité du montant déduite de l'allocation CEJ) sont : les indemnités chômage, la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle, et la rémunération perçue dans le cadre d'un parcours de formation dispensé par les écoles de la 2e chance. Les ressources partiellement déduites sont : les revenus d'une activité salariée ou non salariée, les aides légales ou conventionnelles aux salariés en activité partielle, les indemnités perçues lors des congés légaux de maternité, de paternité ou d'adoption, et les indemnités journalières de sécurité sociale de base et complémentaires (incapacité physique, accident du travail, maladie professionnelle).
Règle
L'AAH (allocation aux adultes handicapés) et l'allocation attribuée dans le cadre du CEJ sont cumulables. Cette cumulabilité permet aux jeunes bénéficiaires de l'AAH de percevoir simultanément les deux aides, renforçant ainsi leur autonomie financière pendant la durée du contrat.
Les règles de cumul s'apprécient à la date de versement de chaque mensualité. Le bénéficiaire doit signaler toute variation de ressources à son conseiller, afin que le montant de l'allocation soit recalculé le cas échéant. Le non-signalement d'une ressource non cumulable peut entraîner un rappel de sommes indûment perçues.
Quelle sanction en cas de non-respect des engagements du CEJ ?
Le non-respect des engagements du CEJ (assiduité, participation aux actions) peut entraîner une réduction ou une suppression de l'allocation, sans radiation de la liste des demandeurs d'emploi.
France Travail ou la mission locale peut réduire, voire supprimer l'allocation versée au jeune. Par exemple, si le jeune ne s'est pas rendu à une formation sans motif légitime, l'allocation peut être réduite ou supprimée, en fonction de la gravité et de la récidence du manquement.
La sanction est une mesure administrative prise par l'organisme gestionnaire, après constat du manquement. Elle peut être progressive : avertissement, réduction partielle, suppression totale de l'allocation. Un motif légitime (maladie, évenement familial, obligation judiciaire, etc.) peut justifier une absence et empêche l'application de la sanction. Le bénéficiaire doit informer son conseiller du motif d'absence dans les meilleurs délais.
Règle
Si le jeune est inscrit à France Travail, l'allocation chômage peut être réduite ou supprimée en complément ou en substitution de la sanction sur l'allocation CEJ. En revanche, la sanction ne peut pas être une radiation de la liste des demandeurs d'emploi : le jeune conserve sa qualité de demandeur d'emploi, même en cas de sanction sur le CEJ.
La possibilité de réduire ou supprimer l'allocation chômage en cas de manquement aux engagements du CEJ constitue un double levier de sanction, destiné à inciter le jeune à respecter son programme. La garantie de ne pas être radié de la liste des demandeurs d'emploi protège le bénéficiaire contre une perte totale de ses droits à l'accompagnement et aux allocations chômage.
Quelle est la durée du CEJ ?
Le CEJ est d'une durée maximale d'un an, prolongeable de 6 mois. Des prolongations supplémentaires sont possibles dans certaines situations.
Ce contrat est d'une durée maximale d'un an. À la fin de cette période, France Travail ou la mission locale peut prolonger ce contrat pour une durée de 6 mois.
Si, avant la fin de ce contrat, le bénéficiaire est engagé dans un parcours ou par un contrat mis en œuvre par d'autres organismes d'insertion ou de formation, le CEJ est prolongé. Cette prolongation a lieu jusqu'au dernier jour du 2e mois suivant la fin du parcours ou du contrat concerné. La liste des parcours et contrats susceptibles de prolonger le CEJ est fixée par un arrêté du 9 mars 2022 (par exemple : période d'engagement volontaire dans le cadre du service national universel, contrat unique d'insertion — parcours emploi compétences).
Règle
Un nouveau CEJ ne peut être conclu qu'au terme d'un délai de 6 mois après la fin du précédent contrat. Cette règle vise à éviter le renouvellement automatique du dispositif sans nouvelle évaluation des besoins du jeune. Toutefois, une exception est prévue : le délai de 6 mois ne s'applique pas lorsque le jeune ayant respecté ses engagements dans le cadre de son premier CEJ est ou a été confronté à des difficultés spécifiques.
La prolongation du CEJ en cas de parcours ou contrat externe (CUI, SNU, etc.) permet d'assurer une continuité de l'accompagnement et de l'allocation jusqu'à la fin du dispositif tiers, sans rupture administrative. Le jeune ne perd pas son allocation pendant cette période de prolongation, sous réserve de continuer à remplir les conditions d'éligibilité.
Que se passe-t-il à la fin du CEJ ?
À l'issue du CEJ, France Travail et la mission locale peuvent poursuivre l'accompagnement du jeune pour s'assurer de sa bonne insertion professionnelle.
France Travail et la mission locale peuvent poursuivre l'accompagnement après la reprise d'un emploi pour s'assurer de la bonne insertion professionnelle du jeune. Cet accompagnement post-CEJ vise à sécuriser le parcours professionnel et à prévenir les situations de rupture.
L'accompagnement post-CEJ peut prendre plusieurs formes : points d'étape réguliers avec le conseiller, aide à la constitution de dossiers de formation, orientation vers des dispositifs complémentaires, etc. Il est particulièrement utile en cas de reprise d'un emploi précaire (CDD, intérim, intérim) ou de création d'activité, où le risque de retour au chômage est plus élevé.
Règle
En principe, un nouveau CEJ ne peut être signé que 6 mois après la fin du dernier CEJ, sauf exception pour les jeunes ayant respecté leurs engagements et confrontés à des difficultés spécifiques (voir section durée). Cette règle incite le jeune à diversifier ses expériences et à ne pas se maintenir indéfiniment dans le dispositif.
À l'issue du CEJ, le jeune peut être orienté vers d'autres dispositifs d'insertion : contrat unique d'insertion (CUI), contrat d'avenir, service civique, formation qualifiante, etc. Le conseiller France Travail ou de la mission locale l'accompagne dans cette orientation, en fonction de son projet professionnel et de la situation du marché du travail local.
Textes applicables
- Code du travail : articles L.5131-3 à L.5131-6-1Texte législatif — Légifrance
- Code du travail : articles R.5131-16 à R.5131-25Texte réglementaire — Légifrance
- Arrêté du 9 mars 2022 fixant la liste des parcours ou contrats prolongeant le CEJTexte réglementaire — Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Contrat d'engagement jeune (accompagnement pour trouver un travail)
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Calculer le montant de l'allocation du contrat d'engagement jeune (CEJ)
- Service d'information sur le CEJ (1jeune1solution)
- Application dédiée au CEJ (France Travail Bretagne)
Les montants de l'allocation (566,17 €, 339,70 €, 226,48 € et leurs équivalents Mayotte), la durée maximale (1 an + 6 mois), le programme hebdomadaire (15 à 20 heures) et les règles de cumul sont ceux en vigueur à la date de dernière modification de la fiche source (avril 2026). Vérifier les dernières évolutions auprès de France Travail (39 49), de la mission locale ou sur service-public.gouv.fr.
