Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir
- La complémentaire santé (mutuelle) prend en charge, en tout ou partie, les frais médicaux restant à votre charge après remboursement par l'Assurance maladie, et les frais non remboursés par celle-ci.
- La prévoyance complète l'indemnisation versée par l'administration employeur en cas de maladie, d'invalidité ou de décès, et couvre vos pertes de revenus lors d'un arrêt de travail.
- Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les administrations de l'État proposent progressivement un contrat collectif de complémentaire santé, obligatoire pour les agents qu'elles rémunèrent.
- Depuis la même date, elles proposent également un contrat collectif de prévoyance couvrant l'incapacité de travail pour raison de santé, l'invalidité d'origine non professionnelle et le décès.
- L'administration employeur prend en charge une partie de la cotisation : 7 € par mois, que l'agent occupe un emploi à temps complet ou incomplet.
Conditions essentielles
- Pour la complémentaire santé : être employé et rémunéré par une administration de l'État, sans condition d'âge.
- Pour la prévoyance : être fonctionnaire (stagiaire ou titulaire) ou contractuel employé et rémunéré par une administration de l'État.
- Bénéficiaires ayants droit possibles : retraités (sous 2 conditions), conjoint, enfant ou petit-enfant, veuf ou orphelin.
Les étapes
- Vérifier que vous êtes bien rémunéré par une administration de l'État.
- Demander votre adhésion au contrat collectif souscrit par votre administration employeur.
- Pour les retraités : formuler la demande dans l'année suivant le départ en retraite, ou dans les 2 ans suivant l'entrée en vigueur du contrat.
- Pour les ayants droit : solliciter l'adhésion à tout moment, selon votre situation.
- Informer votre administration de tout changement de situation individuelle pouvant modifier votre éligibilité.
Deux contrats collectifs distincts : la complémentaire santé (obligatoire depuis le 1ᵉʳ janvier 2025) et la prévoyance. Les pourcentages, plafonds et délais d'adhésion ne sont pas tous ici : chacun est détaillé dans sa section.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Cette synthèse ne couvre pas les cas particuliers de dispense, le détail des cotisations par catégorie d'ayant droit, ni les montants de capital décès selon le statut. Ces points sont détaillés dans les sections qui suivent.
Complémentaire santé : champ et principes
La complémentaire santé, communément appelée mutuelle, a pour but de couvrir, en tout ou partie, les frais médicaux restant à votre charge après remboursement par l'Assurance maladie de la Sécurité sociale, ainsi que les frais médicaux non remboursés par celle-ci.
Le contrat collectif est souscrit par votre administration employeur. Il concerne l'ensemble des administrations de l'État : services ministériels centraux et déconcentrés, autorités administratives indépendantes, autorités publiques indépendantes, établissements publics de l'État.
L'adhésion à ce contrat collectif est obligatoire, sauf situation particulière. Une partie du montant de la cotisation à ce contrat collectif est prise en charge par l'administration employeur.
Agents tenus d'adhérer au contrat de complémentaire santé
Vous devez adhérer au contrat collectif souscrit par votre administration employeur si vous êtes employé et rémunéré par une administration de l'État. Aucune condition d'âge n'est exigée.
Vous êtes bénéficiaire actif du contrat. L'adhésion est obligatoire, sauf dans l'un des cas de dispense listés dans la section suivante.
- Maintien dans les situations de suspension
- Vous continuez à bénéficier du contrat collectif de complémentaire santé dans les situations suivantes : congé parental, disponibilité ou congé non rémunéré pour raison de santé, congé de présence parentale, congé de proche aidant, congé de solidarité familiale, congé de formation professionnelle, bénéficiaire de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité amiante.
- Sans condition d'âge
- L'obligation d'adhérer ne dépend pas de l'âge de l'agent : dès lors que vous êtes rémunéré par l'administration de l'État, le contrat s'applique.
Retraités et ayants droit : les autres adhérents possibles
Plusieurs catégories de personnes autres que les agents en activité peuvent demander à adhérer au contrat collectif de complémentaire santé, sous certaines conditions.
Trois catégories d'adhérents possibles
Chaque catégorie a ses propres conditions d'éligibilité et ses propres délais de demande d'adhésion.
Retraité
- Vous êtes nouvellement retraité et vous remplissez 2 conditions : avoir été employé et rémunéré par une administration de l'État à la date de cessation d'activité (ou dans une situation donnant droit au contrat), et percevoir une pension de retraite du SRE, de l'Ircantec, de l'Agirc-Arrco ou du FSPOEIE.
- Vous devez demander votre adhésion dans l'année suivant votre départ en retraite.
- Si vous étiez déjà retraité à la date de mise en place du 1ᵉʳ contrat collectif, vous pouvez adhérer si vous aviez rempli les conditions exigées. Vous devez alors demander votre adhésion dans les 2 ans suivant la date d'entrée en vigueur du contrat, ou, si le contrat a déjà pris effet au 10 novembre 2025, dans les 2 ans suivant le 10 novembre 2025.
- Si, après votre admission à la retraite, vous exercez une activité rémunérée vous permettant d'obtenir une nouvelle pension de retraite, vous ne pouvez plus bénéficier du contrat collectif de votre dernière administration employeur.
Conjoint d'un agent de l'État
- Vous vivez en couple avec un bénéficiaire actif ou retraité, et vous pouvez demander à adhérer en tant qu'ayant droit au contrat collectif de son administration employeur (ou de sa dernière administration employeur).
- Vous pouvez adhérer à tout moment. Aucune condition d'âge n'est exigée.
Enfant ou petit-enfant d'un agent de l'État
- Vous êtes l'enfant ou le petit-enfant d'un bénéficiaire actif ou retraité, ou l'enfant ou petit-enfant de la personne qui vit en couple avec ce bénéficiaire, ou vous avez été confié par décision de justice à ce bénéficiaire.
- Vous êtes fiscalement à charge du bénéficiaire actif ou retraité et vous ne bénéficiez pas d'une autre mutuelle par votre activité professionnelle.
- Vous êtes âgé de moins de 21 ans, ou de moins de 25 ans si vous êtes étudiant, en contrat d'apprentissage ou demandeur d'emploi, ou reconnu handicapé par la CDAPH quel que soit votre âge.
Veuf ou enfant orphelin : maintien du bénéfice
- L'époux survivant ou l'enfant orphelin d'un bénéficiaire actif ou retraité décédé qui perçoit une pension de réversion ou d'orphelin peut demander à rester bénéficiaire du contrat collectif de la dernière administration employeur du défunt.
- La demande d'adhésion doit être faite dans l'année suivant le décès.
- L'époux(se) qui perçoit une pension de réversion en tant qu'ancien(ne) époux(se) d'un agent retraité à la date d'entrée en vigueur du 1ᵉʳ contrat collectif peut aussi adhérer : la demande doit alors être faite dans les 2 ans suivant la date d'entrée en vigueur du contrat, ou dans les 2 ans suivant le 10 novembre 2025 si le contrat a déjà pris effet à cette date.
Cas de dispense d'adhésion à la complémentaire santé
Vous êtes dispensé d'adhérer au contrat collectif souscrit par votre administration employeur dans les cas suivants. Vous pourrez à tout moment renoncer à votre dispense et demander à adhérer au contrat collectif sans aucune majoration de cotisation.
- Bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire (C2S)
- Cette dispense est possible jusqu'à la date à laquelle vous cessez de bénéficier de la C2S.
- Mutuelle individuelle en cours à l'entrée en vigueur
- Vous disposez d'une mutuelle individuelle à la date d'entrée en vigueur du 1ᵉʳ contrat collectif souscrit par votre administration employeur ou à la date de votre recrutement (si postérieure). Vous êtes dispensé jusqu'à l'échéance de votre contrat individuel, dans la limite de 12 mois.
- CDD avec mutuelle individuelle
- Vous êtes recruté en CDD et vous disposez d'une mutuelle individuelle.
- Autre contrat collectif obligatoire
- Vous êtes couvert, y compris en tant qu'ayant droit, par un autre contrat collectif : complémentaire santé d'entreprise, régime complémentaire d'assurance maladie des industries électriques et gazières, complémentaire santé collective de la fonction publique, couverture collective des militaires.
Vous pouvez à tout moment renoncer à votre dispense et demander à adhérer au contrat collectif de votre administration sans aucune majoration de cotisation.
Garanties minimales du contrat de complémentaire santé
Le contrat collectif de complémentaire santé prend au minimum en charge les garanties suivantes. Des exceptions peuvent exister pour le ticket modérateur. Le contrat peut aussi prévoir des garanties complémentaires ou optionnelles.
- Intégralité du ticket modérateur
- Sur les consultations, actes et prestations remboursables par l'Assurance maladie. Des exceptions peuvent exister.
- Totalité du forfait journalier hospitalier
- En cas d'hospitalisation.
- Frais dentaires (prothèses et orthodontie)
- À hauteur de 125 % du tarif conventionnel.
- Frais d'optique forfaitaires par période de 2 ans
- Annuellement pour les enfants ou en cas d'évolution de la vue, avec un minimum de prise en charge fixé à 100 € pour une correction simple, 150 € (voire 200 €) pour une correction complexe.
- Garanties complémentaires ou optionnelles
- Le contrat collectif peut prévoir des garanties complémentaires ou supplémentaires à ces garanties minimum et/ou des garanties optionnelles.
Règle
Ces garanties doivent s'appliquer de manière identique aux différentes catégories de bénéficiaires (actifs, retraités, ayants droit).
Le montant des cotisations ne dépend ni de votre état de santé, ni de votre âge.
Prise en charge des cotisations et plafonds par catégorie
La participation de l'administration employeur et les plafonds de cotisation diffèrent selon votre catégorie de bénéficiaire.
| Catégorie | Participation employeur | Plafond de cotisation |
|---|---|---|
| Bénéficiaire actif | 50 % de la cotisation à la complémentaire santé | L'autre moitié, modulée selon vos revenus, est prélevée sur votre bulletin de salaire. Options prises en charge à hauteur de 5 € maximum par mois. |
| Ayant droit | Pas de participation employeur | Pas de plafond de cotisation spécifique. |
| Enfant de moins de 21 ans | Pas de participation employeur | 50 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif. Gratuité à partir du 3ᵉ enfant. |
| Enfant de plus de 21 ans | Pas de participation employeur | Plafond à la cotisation d'un bénéficiaire actif. |
| Conjoint | Pas de participation employeur | 110 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif. |
| Retraité — 1ʳᵉ année | Pas de participation employeur | 100 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif. |
| Retraité — 2ᵉ année | Pas de participation employeur | 125 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif. |
| Retraité — 3ᵉ, 4ᵉ et 5ᵉ années | Pas de participation employeur | 150 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif. |
| Retraité — années suivantes | Pas de participation employeur | 175 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif. Les cotisations n'augmentent plus après l'âge de 75 ans. |
Bénéficiaire actif
- Participation employeur
- 50 % de la cotisation à la complémentaire santé
- Plafond de cotisation
- L'autre moitié, modulée selon vos revenus, est prélevée sur votre bulletin de salaire. Options prises en charge à hauteur de 5 € maximum par mois.
Ayant droit
- Participation employeur
- Pas de participation employeur
- Plafond de cotisation
- Pas de plafond de cotisation spécifique.
Enfant de moins de 21 ans
- Participation employeur
- Pas de participation employeur
- Plafond de cotisation
- 50 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif. Gratuité à partir du 3ᵉ enfant.
Enfant de plus de 21 ans
- Participation employeur
- Pas de participation employeur
- Plafond de cotisation
- Plafond à la cotisation d'un bénéficiaire actif.
Conjoint
- Participation employeur
- Pas de participation employeur
- Plafond de cotisation
- 110 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif.
Retraité — 1ʳᵉ année
- Participation employeur
- Pas de participation employeur
- Plafond de cotisation
- 100 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif.
Retraité — 2ᵉ année
- Participation employeur
- Pas de participation employeur
- Plafond de cotisation
- 125 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif.
Retraité — 3ᵉ, 4ᵉ et 5ᵉ années
- Participation employeur
- Pas de participation employeur
- Plafond de cotisation
- 150 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif.
Retraité — années suivantes
- Participation employeur
- Pas de participation employeur
- Plafond de cotisation
- 175 % de la cotisation d'un bénéficiaire actif. Les cotisations n'augmentent plus après l'âge de 75 ans.
À Mayotte, le contrat collectif peut comporter des adaptations nécessaires à sa mise en œuvre.
Les anciens agents publics qui bénéficient des allocations chômage continuent de bénéficier de la complémentaire santé pendant 12 mois maximum : voir la section « Maintien des droits après perte d'emploi ».
Prévoyance : champ et principes
Une complémentaire prévoyance a pour but de compléter l'indemnisation versée, par l'administration employeur et éventuellement par la CPAM, en cas de maladie, d'invalidité ou de décès.
La prévoyance couvre, en tout ou partie, vos pertes de revenus en cas d'arrêt de travail, d'inaptitude ou d'invalidité. Elle peut aussi prévoir des prestations complémentaires à celles prévues par la loi ou les décrets en cas de décès d'un agent public au bénéfice de ses ayants droit.
Une invalidité d'origine non professionnelle est une invalidité consécutive à un accident ou une maladie survenu hors temps et lieu de travail.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les administrations d'État proposent progressivement un contrat collectif de prévoyance pour couvrir l'incapacité de travail pour raison de santé, l'invalidité d'origine non professionnelle et le décès.
Conditions d'adhésion au contrat de prévoyance
Vous pouvez adhérer au contrat collectif souscrit par votre administration employeur si vous êtes employé et rémunéré par une administration de l'État en tant que fonctionnaire (stagiaire ou titulaire) ou contractuel.
L'adhésion au contrat collectif de prévoyance est facultative. Toutefois, elle peut être obligatoire lorsqu'un accord collectif le prévoit.
Cas de dispense en cas d'adhésion obligatoire
- Vous êtes couvert par un contrat individuel de prévoyance à la date d'entrée en vigueur du 1ᵉʳ contrat collectif ou à la date de votre recrutement (si postérieure). Vous êtes dispensé jusqu'à l'échéance de votre contrat individuel, dans la limite de 12 mois.
- Vous êtes employé en CDD pour une durée inférieure à 6 mois.
- Vous êtes fonctionnaire stagiaire : vous n'êtes pas soumis à l'obligation d'adhésion pendant 12 mois maximum.
Contrepartie
Vous pouvez à tout moment renoncer à votre dispense et demander à adhérer au contrat collectif.
Délai à retenir
L'adhésion au contrat collectif de prévoyance n'est soumise à aucune condition d'âge ou d'état de santé lorsqu'elle intervient au cours des 6 mois qui suivent la date de prise d'effet du contrat collectif souscrit par votre administration employeur, ou la date de votre embauche si elle est postérieure. Passé ce délai de 6 mois, votre adhésion peut faire l'objet d'une tarification différente fondée sur un questionnaire médical.
Si vous êtes en arrêt de travail à la date d'effet du contrat collectif, vous pouvez demander votre adhésion au contrat collectif. Toutefois, l'organisme de prévoyance peut refuser de prendre en charge les suites d'une maladie contractée avant votre adhésion, à condition que la ou les maladies antérieures soient clairement mentionnées dans le certificat d'adhésion et que l'organisme apporte la preuve que la maladie était antérieure à la souscription ou à votre adhésion.
Garanties prévoyance pour le fonctionnaire
Le contrat collectif de prévoyance couvre le congé de longue maladie (CLM), l'invalidité d'origine non professionnelle et le décès.
- Fonctionnaire en CLM
- Le contrat prévoit le versement d'une prestation complémentaire vous assurant 100 % de votre rémunération la 1ʳᵉ année de congé, puis 80 % les 2ᵉ et 3ᵉ années. La rémunération garantie comprend le traitement indiciaire et les primes et indemnités maintenues en CLM. Cette prestation est versée après déduction des sommes versées par l'administration employeur et ne couvre pas le délai de carence.
- Retraite pour invalidité ou disponibilité d'office
- En cas de mise à la retraite pour invalidité ou de disponibilité d'office pour raison de santé liée à une invalidité d'origine non professionnelle, le contrat prévoit une prestation complémentaire au moins égale à 10 % de votre rémunération (hors majoration pour tierce personne), à condition que l'ensemble des sommes perçues ne dépasse pas 80 % de votre rémunération. La rémunération prise en compte comprend le traitement indiciaire et les primes et indemnités maintenues en CLM. La prestation est versée jusqu'à vos 62 ans.
À noter
- Si vous percevez une indemnité de résidence et le supplément familial de traitement (SFT), ces 2 éléments de rémunération vous sont versés en totalité pendant toute la durée de votre CLM.
- À Mayotte, le contrat collectif peut comporter des adaptations nécessaires à sa mise en œuvre.
Garanties prévoyance pour le contractuel
Le contrat collectif de prévoyance couvre le congé de grave maladie, l'invalidité d'origine non professionnelle et le décès, sous des conditions spécifiques aux contractuels.
- Contractuel en congé de grave maladie
- Le contrat prévoit une prestation complémentaire vous assurant 100 % de votre rémunération la 1ʳᵉ année, puis 80 % les 2ᵉ et 3ᵉ années. La rémunération garantie comprend le traitement indiciaire et les primes et indemnités maintenues en CGM. La prestation est versée après déduction des sommes versées par l'administration employeur ou la CPAM et ne couvre pas le délai de carence.
- Contractuel sans l'ancienneté requise (au moins 4 mois de services)
- Le contrat prévoit une prestation complémentaire aux indemnités journalières de la Sécurité sociale si vous êtes en arrêt de travail pour raison de santé plus de 6 mois. Vous devez remplir les conditions requises pour percevoir les IJ. La prestation vous assure 100 % de votre rémunération du 7ᵉ mois d'arrêt jusqu'à la fin de la 1ʳᵉ année, puis 80 % la 2ᵉ et la 3ᵉ année. La rémunération garantie correspond à votre rémunération brute des 12 derniers mois.
- Invalidité d'origine non professionnelle
- Le contrat prévoit le versement d'une prestation complémentaire vous permettant de percevoir 50 % de votre rémunération pour une invalidité de 1ʳᵉ catégorie, 80 % pour une invalidité de 2ᵉ catégorie, 80 % pour une invalidité de 3ᵉ catégorie (hors majoration de 40 % pour tierce personne). La rémunération garantie comprend le traitement indiciaire et les primes et indemnités maintenues en CGM. La prestation est versée jusqu'à votre admission à la retraite, après déduction des sommes versées par la CPAM.
À noter
- Si vous percevez une indemnité de résidence et le supplément familial de traitement (SFT), ces 2 éléments de rémunération vous sont versés en totalité pendant toute la durée de votre congé de grave maladie.
- À Mayotte, le contrat collectif peut comporter des adaptations nécessaires à sa mise en œuvre.
- Le contrat peut aussi prévoir d'autres garanties : frais d'obsèques, perte d'autonomie, souscription à vos frais de garanties additionnelles couvrant le congé de maladie et les 6 premiers mois d'arrêt non rémunéré.
Capital décès : montant et cas de triplement
Le contrat collectif de prévoyance prévoit le versement d'un capital décès aux ayants droit d'un fonctionnaire ou contractuel qui décède, ou aux bénéficiaires qu'il a désignés.
| Statut de l'agent décédé | Montant du capital décès | Éléments de rémunération pris en compte |
|---|---|---|
| Fonctionnaire | Rémunération brute perçue au cours des 12 derniers mois, et au moins égal à 16 036 € | Traitement indiciaire (indice détenu le jour du décès), indemnité de résidence, supplément familial de traitement, primes et indemnités. Si moins d'1 an de services : rémunération à laquelle l'agent aurait eu droit s'il avait accompli 1 an. |
| Contractuel | Rémunération brute des 12 derniers mois | Si l'agent décédé n'a pas accompli 1 an de services : somme des rémunérations auxquelles il aurait eu droit s'il avait accompli 1 an. Le montant est triplé en cas de décès suite à accident de service, maladie professionnelle, attentat, attaque en lien avec le service ou en raison de la fonction, ou acte de dévouement dans un intérêt public. |
Fonctionnaire
- Montant du capital décès
- Rémunération brute perçue au cours des 12 derniers mois, et au moins égal à 16 036 €
- Éléments de rémunération pris en compte
- Traitement indiciaire (indice détenu le jour du décès), indemnité de résidence, supplément familial de traitement, primes et indemnités. Si moins d'1 an de services : rémunération à laquelle l'agent aurait eu droit s'il avait accompli 1 an.
Contractuel
- Montant du capital décès
- Rémunération brute des 12 derniers mois
- Éléments de rémunération pris en compte
- Si l'agent décédé n'a pas accompli 1 an de services : somme des rémunérations auxquelles il aurait eu droit s'il avait accompli 1 an. Le montant est triplé en cas de décès suite à accident de service, maladie professionnelle, attentat, attaque en lien avec le service ou en raison de la fonction, ou acte de dévouement dans un intérêt public.
Le contrat prévoit la possibilité, si vous le souhaitez, de souscrire à vos frais des garanties additionnelles.
Maintien des droits après perte d'emploi
Lorsque l'adhésion au contrat collectif est obligatoire, vous conservez votre adhésion en cas de perte d'emploi sous certaines conditions.
Pour conserver votre adhésion, vous devez être inscrit comme demandeur d'emploi et percevoir des allocations chômage. Vous n'avez pas de cotisation à verser. Les garanties maintenues sont celles en vigueur pour les agents bénéficiaires du contrat collectif obligatoire.
Durée du maintien
- Vous conservez votre adhésion pendant une période égale à la durée de votre dernière période d'activité (fonctionnaire) ou de votre dernier contrat (contractuel), calculée en mois entiers.
- La durée est plafonnée à 12 mois maximum.
- Pour le contractuel, en cas de contrats consécutifs avec la même administration employeur sans interruption supérieure à 2 mois, c'est la durée de ces derniers contrats qui est prise en compte.
Règle
Vous devez signaler tout changement de votre situation individuelle pouvant entraîner une modification de vos conditions d'éligibilité à la participation de votre administration employeur.
Pour la complémentaire santé spécifiquement, les anciens agents publics qui bénéficient des allocations chômage continuent de bénéficier de la complémentaire santé pendant 12 mois maximum.
Après : Lorsque vous perdez la qualité d'adhérent au contrat ou lorsque vous changez d'employeur en cours de mois, la participation de votre administration employeur est proratisée en fonction du nombre de jours pendant lesquels vous êtes adhérent et affecté auprès de cette administration.
Textes applicables
- Décret n° 2022-633 du 22 avril 2022 relatif à la protection sociale complémentaire de l'ÉtatCadre réglementaire des contrats collectifs de complémentaire santé et de prévoyance dans la fonction publique d'État.
- Code général de la fonction publique : articles L827-1 à L827-3Légifrance
- Accord interministériel du 26 février 2022 relatif à la protection sociale complémentaire en matière de couverture des frais occasionnés par une maternité, une maladie ou un accident dans la fonction publique de l'EtatLégifrance
- Accord interministériel du 20 octobre 2023 relatif à l'amélioration des garanties en prévoyance (incapacité de travail, invalidité, décès) dans la fonction publique de l'ÉtatLégifrance
- Décret n°2022-633 du 22 avril 2022 relatif à la protection sociale complémentaire en matière de couverture des frais occasionnés par une maternité, une maladie ou un accident dans la fonction publique de l'ÉtatLégifrance
- Décret n°2024-678 du 4 juillet 2024 relatif à la protection sociale complémentaire des agents de la fonction publique de l'EtatLégifrance
- Arrêté du 30 mai 2022 relatif à la protection sociale complémentaire en matière de couverture des frais occasionnés par une maternité, une maladie ou un accident dans la fonction publique de l'EtatLégifrance
- Arrêté du 30 décembre 2024 relatif à la protection sociale complémentaire de prévoyance des agents de la fonction publique de l'EtatLégifrance
- Code de la sécurité sociale : articles L160-13 à L160-16Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Complémentaire santé et prévoyance dans la fonction publique d'État
Vérifiée le 2026-10-04
Formulaire
demande-adhesionAdhésion au contrat collectif souscrit par votre administration employeur.
Voir aussi
- Complémentaire santé et prévoyance dans la fonction publique territoriale (FPT)
- Complémentaire santé et prévoyance dans la fonction publique hospitalière (FPH)
Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.
