Médecin consultant un patient dans un cabinet moderne — démarches de santé

Hospitalisation : quels sont les droits du patient ?

Toute personne prise en charge par un établissement de santé (public ou privé) bénéficie de droits énumérés par la charte de la personne hospitalisée : information, consentement, accès au dossier médical, visites, respect de la vie privée, voies de recours. Ces droits s'appliquent dès l'admission et jusqu'à la sortie, y compris en cas d'hospitalisation à domicile, de consultation externe ou d'urgences.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur les droits du patient hospitalisé : champ d'application de la charte, droits fondamentaux, consentement, visites et voies de recours.

Ce qu'il faut savoir

  • Les droits du patient sont énumérés par la charte de la personne hospitalisée, accessible gratuitement dans chaque établissement de santé.
  • La charte s'applique dès que vous êtes pris en charge par un établissement de santé (public ou privé), y compris en hospitalisation à domicile, en consultation externe ou aux urgences.
  • Un acte médical ne peut être pratiqué qu'avec votre consentement libre et éclairé ; vous pouvez refuser tout traitement.
  • Vous avez accès à votre dossier médical ; votre représentant légal ou vos ayants droit peuvent y accéder en cas de décès.
  • Vous avez le droit de recevoir chaque jour tout visiteur de votre choix, y compris en fin de vie ou en soins palliatifs.
  • Vos données personnelles, administratives, médicales et sociales sont confidentielles ; le personnel de santé est soumis au secret professionnel.
  • En cas de non-respect de vos droits, vous pouvez saisir la commission des usagers (CDU), la CCI, ou saisir les tribunaux.
  • L'accès au service public hospitalier est garanti aux plus démunis pour les soins urgents.

Conditions essentielles

  • Être pris en charge par un établissement de santé (public ou privé).
  • La prise en charge peut être une hospitalisation, une hospitalisation à domicile, une consultation externe ou une prise en charge aux urgences.
  • Les droits s'appliquent dès l'admission et jusqu'à la sortie.

Les étapes

  • Demander la charte des droits de la personne hospitalisée au service d'accueil (gratuitement, sans délai).
  • Prendre connaissance du livret d'accueil remis lors de l'admission.
  • Exercer votre droit à l'information et participer aux choix thérapeutiques.
  • Désigner une personne de confiance et rédiger des directives anticipées si vous le souhaitez.
  • Accéder à votre dossier médical sur demande.
  • Recevoir les visites de votre choix chaque jour.
  • En cas de problème, signaler les faits à la commission des usagers (CDU) ou saisir la CCI.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — champ d'application, droits spécifiques, consentement, mineurs, recours — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les droits spécifiques (information, consentement, dossier médical, mineurs, visites, confidentialité) et les voies de recours, voir les sections correspondantes ci-après.

Quand la charte des droits de la personne hospitalisée s'applique-t-elle ?

Vous disposez des droits énumérés par la charte dès que vous êtes pris en charge par un établissement de santé (public ou privé). C'est le cas en cas d'hospitalisation au sein de l'établissement, d'hospitalisation à domicile, de consultation externe ou dans le cadre des urgences.

La charte s'applique à toute personne prise en charge par un établissement de santé, quel que soit le type de prise en charge. Il n'est pas nécessaire d'être hospitalisé(e) en chambre pour bénéficier de ces droits.

L'hospitalisation à domicile (HAD) permet de recevoir à domicile les soins qui auraient été dispensés en établissement si votre état de santé le justifie. La consultation externe correspond à une consultation sans admission (par exemple, une consultation de spécialiste). Les urgences correspondent à une prise en charge médicale immédiate en cas d'affection aiguë.

Règle

Les établissements de santé doivent assurer une large diffusion de la charte ou de son résumé. Vous pouvez obtenir la charte gratuitement, sans délai, sur simple demande, auprès du service chargé de l'accueil.

La charte est également accessible sur le site du ministère chargé de la santé. Son résumé est intégré au livret d'accueil remis lors de l'admission, peut être déposé sur les tables de chevet des chambres, et est affiché dans les lieux les plus fréquentés de l'établissement (halls d'accueil, salles d'attente, couloirs des services).

Où trouver la charte des droits de la personne hospitalisée ?

Les établissements de santé doivent assurer une large diffusion de la charte ou de son résumé. Vous pouvez l'obtenir gratuitement, sans délai, sur simple demande, auprès du service chargé de l'accueil.

La charte est un document officiel qui présente l'ensemble de vos droits en tant que personne hospitalisée. Elle doit être appliquée dans tous les établissements de santé (hôpitaux, cliniques, etc.).

Le résumé de la charte est intégré au livret d'accueil qui vous est remis lors de votre admission. Il peut également être déposé sur les tables de chevet des chambres et est affiché dans les lieux les plus fréquentés de l'établissement par les usagers (halls d'accueil, salles d'attente, couloirs des services).

Règle

La charte est accessible en ligne sur le site du ministère chargé de la santé. Vous pouvez la télécharger et la consulter à tout moment.

Si vous ne recevez pas le livret d'accueil ou si vous ne trouvez pas la charte, demandez-la au service d'accueil de l'établissement : cette demande est gratuite et doit être satisfaite sans délai.

Quels sont les droits garantis par la charte à une personne hospitalisée ?

La charte de la personne hospitalisée présente l'ensemble de vos droits et doit être appliquée dans tous les établissements de santé. Elle garantit notamment le choix de l'établissement, l'accès aux soins, le droit de quitter l'établissement, l'information et le consentement.

Vous pouvez choisir l'établissement qui vous prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement. Les aménagements nécessaires à l'accueil des personnes souffrant d'un handicap physique, mental ou sensoriel doivent être prévus. Tous les établissements garantissent l'égal accès de chaque personne aux soins requis par son état de santé.

Sauf exceptions, vous pouvez quitter à tout moment l'établissement après avoir été informé des risques éventuels auxquels vous vous exposez. Les établissements de santé doivent garantir la qualité de l'accueil, des traitements et des soins, être attentifs au soulagement de la douleur, et assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de la vie.

Règle

L'accès au service public hospitalier est garanti aux plus démunis. Si vous ne pouvez pas justifier d'une prise en charge par l'Assurance maladie ou par l'aide médicale de l'État (AME), vous êtes pris en charge par le service public hospitalier pour les soins urgents.

  • Choix de l'établissement : dans la limite des possibilités de chaque établissement.
  • Accès aux soins : égal accès garanti pour chaque personne selon son état de santé.
  • Droit de quitter l'établissement : à tout moment, sauf exceptions, après information des risques.
  • Qualité des soins : accueil, traitements, soulagement de la douleur, fin de vie digne.
  • Accueil des handicaps : aménagements nécessaires prévus pour les handicaps physique, mental ou sensoriel.
  • Service public hospitalier : garanti aux plus démunis pour les soins urgents.

Les exceptions au droit de quitter l'établissement concernent notamment les situations où la personne constitue un danger pour elle-même ou pour autrui, ou en cas de mesure de rétention sanitaire. Information à vérifier auprès de l'établissement.

Consentement, information et participation aux choix thérapeutiques

L'information donnée au patient doit être accessible et loyale. Vous avez un accès direct aux informations sur votre santé. Un acte médical ne peut être pratiqué qu'avec votre consentement libre et éclairé.

Vous pouvez participer aux choix thérapeutiques qui vous concernent et être assisté par une personne de votre choix. Vous avez le droit de refuser tout traitement et d'exprimer vos souhaits concernant la fin de vie.

Deux dispositifs sont prévus pour garantir l'expression de votre volonté : la désignation d'une personne de confiance, qui peut vous assister dans vos décisions de santé et être votre interlocutrice auprès du corps médical ; et les directives anticipées, dans lesquelles vous exprimez vos volontés concernant les soins en cas d'incapacité à donner votre consentement.

Règle

Si vous participez à une recherche biomédicale, vous êtes informé sur les bénéfices attendus de cette recherche et les risques prévisibles. Les informations à caractère médical sont intégrées à votre dossier médical.

Vous avez accès à votre dossier médical. D'autres personnes peuvent y avoir accès : votre représentant légal ou, en cas de décès, vos ayants droit. Le consentement doit être recueilli avant tout acte médical, sauf urgence vitale.

Droits du mineur hospitalisé

Le consentement du mineur doit être recherché s'il peut exprimer sa volonté et participer à la décision. Les titulaires de l'autorité parentale (ou le représentant légal) prennent les décisions concernant sa santé en l'associant.

Le mineur est associé à toute décision le concernant, dans la mesure où il est capable d'exprimer sa volonté et de participer à la réflexion. L'autorité parentale prend la décision finale, mais le mineur doit être entendu.

Dans quelques cas, le médecin peut se dispenser du consentement des titulaires de l'autorité parentale. Exemples : le mineur vient consulter seul à l'hôpital sans l'accord de ses parents, ou le refus de soins met en péril la santé du mineur.

Règle

Les décisions concernant la santé du mineur sont prises par les titulaires de l'autorité parentale ou le représentant légal, en association avec le mineur. Le médecin peut toutefois agir seul si le refus de soins des parents met en danger la santé de l'enfant.

Les règles relatives au consentement du mineur varient selon son âge et sa maturité. Un mineur âgé d'au moins 16 ans peut, sous certaines conditions, consentir seul à un acte médical. Information à vérifier auprès de l'établissement de santé.

Visites, vie privée et confidentialité

L'établissement de santé vous garantit le droit de recevoir chaque jour tout visiteur de votre choix. Le visiteur n'a pas l'obligation d'informer au préalable l'établissement de sa venue, mais vous pouvez manifester votre souhait qu'il le fasse.

Ce droit à des visites est aussi garanti si vous vous trouvez en fin de vie (en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable) ou si votre état requiert un accompagnement et des soins palliatifs. Dans ces situations, l'établissement définit les conditions de ces visites pour garantir le respect des consignes permettant de protéger votre santé et celle de vos visiteurs.

Vous devez être traité avec égards. Vos croyances (religieuses, philosophiques ou politiques), votre intimité et votre tranquillité doivent être respectées. Il en est de même pour votre vie privée. Vos données personnelles, administratives, médicales et sociales sont confidentielles.

Règle

Le personnel de santé est soumis au secret professionnel. Cela signifie que les informations concernant votre santé ne peuvent être communiquées à des tiers sans votre accord, sauf exceptions prévues par la loi (par exemple, protection d'un tiers, protection de la santé publique).

Le droit de recevoir des visites quotidiennes peut faire l'objet d'aménagements en fonction du service (par exemple, en réanimation, les visites peuvent être encadrées par des horaires). Ces aménagements doivent rester compatibles avec le respect de vos droits.

Quels recours pour la personne hospitalisée en cas de non-respect des droits ?

En cas de non-respect de vos droits, vous disposez de plusieurs moyens pour faire connaître les problèmes rencontrés et demander réparation en cas de dommage.

Vous pouvez répondre au questionnaire de sortie remis avec le livret d'accueil. Dans chaque établissement, une commission des usagers (CDU) veille au respect de vos droits. Vous pouvez également saisir la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CCI) pour obtenir réparation de votre préjudice.

La commission des usagers (CDU) est une instance présente dans chaque établissement de santé, chargée de recevoir les réclamations des usagers et de veiller au respect de leurs droits. La CCI (commission de conciliation et d'indemnisation) intervient en cas d'accident médical, d'infection nosocomiale ou d'affection iatrogène pour proposer une indemnisation.

Règle

Un recours devant les tribunaux est possible. Selon que les faits reprochés soient survenus dans un établissement public ou privé, c'est la juridiction administrative ou judiciaire qui est compétente.

Vous avez un délai de 10 ans à compter de la consolidation du dommage pour agir en justice si vous mettez en cause la responsabilité des professionnels de santé ou des établissements de santé publics ou privés lors d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins.

Où s'adresser

Pour toute question relative à vos droits en tant que patient hospitalisé, vous pouvez contacter le service d'accueil de l'établissement, la commission des usagers (CDU), ou Santé info droits (service d'information de France Assos Santé).

Le service d'accueil de l'établissement de santé est votre premier interlocuteur pour toute question sur vos droits, l'accès au dossier médical ou les démarches de réclamation. La CDU est chargée de recevoir vos réclamations.

Santé info droits est un service d'information juridique et sociale sur les droits des patients, assuré par France Assos Santé. Il est joignable par téléphone au 01 53 62 40 30 (prix d'une communication normale), les lundi, mercredi et vendredi de 14h à 18h, et les mardi et jeudi de 14h à 20h. Un service par courriel est également disponible, avec un délai de réponse de 15 jours maximum.

Règle

Pour les accidents médicaux, la saisine de la CCI est la première étape avant tout recours judiciaire, sous certaines conditions. Pour les réclamations internes à l'établissement, la CDU est l'interlocuteur compétent.

Les textes applicables sont la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, le Code de la santé publique (articles L1112-1 à L1112-6), et la circulaire du 2 mars 2006 relative aux droits des personnes hospitalisées. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Hospitalisation : quels sont les droits du patient ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

Les droits des personnes hospitalisées sont fixés par la loi et la charte de la personne hospitalisée. Vérifier les dernières évolutions auprès du service d'accueil de l'établissement, de la CDU ou de Santé info droits. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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