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Cumul emploi-retraite du fonctionnaire

Vous êtes à la retraite et envisagez de poursuivre ou de reprendre une activité professionnelle ? Les conditions de cumul de vos pensions de retraite de base du SRE (fonctionnaire d’État) ou de la CNRACL (fonctionnaire territorial ou hospitalier) avec un revenu d’activité varient selon que vous bénéficiez d’une retraite à taux plein ou à taux réduit. Votre activité peut, sous certaines conditions, vous faire acquérir de nouveaux droits à pension.

Vue d'ensemble

Ce qu’il faut savoir avant de reprendre une activité après sa retraite de fonctionnaire : conditions de cumul intégral ou plafonné, démarches de déclaration et constitution de nouveaux droits.

Ce qu'il faut savoir

  • Le cumul d’une pension de retraite de base du SRE ou de la CNRACL avec un revenu d’activité peut être intégral ou soumis à un plafond de revenus.
  • Le cumul intégral est possible si vous bénéficiez d’une pension de retraite de base à taux plein, ou si vous exercez certaines activités librement cumulables (activités artistiques, participation au fonctionnement de la justice, activités de professionnel de santé en désert médical, etc.).
  • À défaut, le cumul est plafonné : votre revenu annuel d’activité ne doit pas dépasser 8 198,10 € augmentés du tiers du montant annuel brut de votre pension de retraite de base.
  • Si vous étiez contractuel, vous relevez de l’Assurance retraite de la Sécurité sociale et les conditions de cumul sont les mêmes que pour un salarié du secteur privé.
  • Vous devez déclarer votre reprise d’activité au SRE (fonctionnaire d’État) ou à la CNRACL (fonctionnaire territorial ou hospitalier).
  • En cas de cumul intégral, votre nouvelle activité peut vous faire acquérir de nouveaux droits à pension, sous conditions, notamment si elle intervient au moins 6 mois après votre admission à la retraite chez votre dernier employeur.
  • La loi n° 2025-1403 de financement de la sécurité sociale pour 2026 modifie les conditions de cumul emploi-retraite à compter du 1er janvier 2027 ; cette page sera mise à jour à cette date.

Conditions essentielles

  • Avoir liquidé toutes les pensions de retraite de base et complémentaires, françaises et étrangères, auxquelles vous avez droit, pour prétendre au cumul intégral au titre du taux plein.
  • Justifier d’une pension de retraite de base à taux plein entre 62 et 67 ans (selon le nombre de trimestres exigé pour votre année de naissance), ou avoir obtenu le taux plein à 67 ans ou plus.
  • Respecter, en cas de cumul plafonné, le plafond de revenus annuels d’activité.
  • Déclarer la reprise d’activité à la caisse de retraite compétente (SRE ou CNRACL).

Les étapes

  • Déterminer si vous bénéficiez d’une retraite de base à taux plein ou non.
  • Identifier votre caisse de retraite de base : SRE si vous êtes fonctionnaire d’État, CNRACL si vous êtes fonctionnaire territorial ou hospitalier.
  • Vérifier si votre projet d’activité figure parmi les activités librement cumulables, si vous n’avez pas le taux plein.
  • Calculer le plafond de revenus cumulables (le cas échéant) à l’aide des simulateurs Info Retraite ou Pecari.
  • Signaler votre reprise d’activité à votre caisse de retraite via votre espace personnel (Ensap pour le SRE, Ma retraite publique pour la CNRACL).
  • Si vous remplissez les conditions du cumul intégral, déposer le cas échéant une demande de nouvelle retraite depuis votre compte retraite Info Retraite.

Cette synthèse reprend les règles applicables jusqu’au 31 décembre 2026. La loi n° 2025-1403 de financement de la sécurité sociale pour 2026 modifie les conditions de cumul emploi-retraite à compter du 1er janvier 2027 ; les règles détaillées ci-dessous seront actualisées à cette échéance.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail des conditions de cumul intégral et plafonné, voir les sections « Cumul emploi-retraite intégral », « Activités librement cumulables » et « Cumul emploi-retraite plafonné ».

Principe du cumul emploi-retraite et évolution à compter de 2027

Le cumul emploi-retraite du fonctionnaire permet de percevoir sa pension de retraite de base tout en reprenant ou en poursuivant une activité professionnelle, sous des conditions qui dépendent notamment du taux auquel la pension a été liquidée.

Les conditions de cumul de vos pensions de retraite et de votre revenu d’activité professionnelle varient selon que vous bénéficiez d’une retraite de base du SRE (si vous êtes fonctionnaire d’État) ou de la CNRACL (si vous êtes fonctionnaire territorial ou hospitalier) à taux plein ou à taux réduit.

Le Service des retraites de l’État (SRE) gère les pensions des fonctionnaires d’État. La Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) gère les pensions des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. Le cumul porte sur la pension de retraite de base versée par l’une de ces caisses et le revenu d’activité professionnelle perçu après l’admission à la retraite.

Règle

La loi n° 2025-1403 de financement de la sécurité sociale pour 2026 modifie les conditions de cumul emploi-retraite à compter du 1er janvier 2027. La page d’information officielle sera mise à jour à cette date.

Si vous étiez contractuel, vous relevez de l’Assurance retraite de la Sécurité sociale et les conditions de cumul emploi-retraite sont les mêmes que pour un salarié du secteur privé. Si vous exercez une activité dans le secteur privé, votre nouvelle activité doit être compatible avec vos précédentes fonctions.

Cumul emploi-retraite intégral

Vous pouvez cumuler intégralement votre pension de retraite de base du SRE ou de la CNRACL et un revenu d’activité professionnelle si vous bénéficiez d’une pension à taux plein ou si vous exercez certaines activités.

Le cumul intégral signifie que vous percevez votre pension de retraite de base quel que soit le montant de votre revenu d’activité professionnelle, sans plafond ni déduction. Il suppose soit une pension de retraite de base à taux plein, soit l’exercice de certaines activités librement cumulables.

Pour bénéficier du cumul intégral au titre du taux plein, vous devez remplir les conditions suivantes : vous avez liquidé (c’est-à-dire demandé et obtenu) toutes les pensions de retraite de base et complémentaires, françaises et étrangères, auxquelles vous avez droit à l’âge auquel vous reprenez votre activité professionnelle. Et vous avez obtenu une pension de retraite de base du SRE ou de la CNRACL à taux plein entre 62 et 67 ans en justifiant du nombre de trimestres exigé selon votre année de naissance, ou vous avez obtenu une pension de retraite de base à taux plein à 67 ans ou plus, quel que soit votre nombre de trimestres.

Règle

Vous pouvez également cumuler intégralement votre pension de retraite de base du SRE ou de la CNRACL et un revenu d’activité professionnelle si vous avez été admis à la retraite pour invalidité. Si vous remplissez ces conditions, vous pouvez reprendre ou poursuivre une activité professionnelle dès votre admission à la retraite ou à tout moment, chez votre dernier employeur ou chez un autre employeur.

Si vous exercez une activité dans le secteur privé, votre nouvelle activité doit être compatible avec vos précédentes fonctions.

Activités librement cumulables avec une pension à taux réduit

Si vous ne bénéficiez pas d’une pension de retraite de base du SRE ou de la CNRACL à taux plein, vous pouvez toutefois cumuler votre pension avec un revenu d’activité si vous poursuivez ou reprenez l’une des activités suivantes, sous conditions pour certaines d’entre elles.

Même sans pension à taux plein, la réglementation autorise le cumul de la pension de retraite de base avec un revenu d’activité si vous exercez l’une des activités librement cumulables énumérées par le code des pensions civiles et militaires de retraite.

Six familles d’activités sont concernées. Les activités artistiques couvrent les auteurs d’œuvres littéraires et dramatiques, musicales et chorégraphiques, audiovisuelles et cinématographiques, graphiques et plastiques, et photographiques ; les artistes du spectacle (artiste lyrique, chorégraphique, artiste de variétés, musicien, chansonnier, chef d’orchestre, metteur en scène, etc.) ; les mannequins ; et les artistes interprètes rattachés au régime des professions libérales. Les activités de création portent sur les livres, brochures et autres écrits littéraires, artistiques et scientifiques ; les conférences, allocutions, sermons, plaidoiries et autres œuvres de même nature ; les œuvres dramatiques ou dramatico-musicales ; les œuvres chorégraphiques, numéros et tours de cirque, pantomimes dont la mise en œuvre est fixée par écrit ou autrement ; les compositions musicales avec ou sans paroles ; les œuvres cinématographiques et autres œuvres consistant dans des séquences animées d’images, sonorisées ou non ; les œuvres de dessin, de peinture, d’architecture, de sculpture, de gravure, de lithographie ; les œuvres graphiques et typographiques ; les œuvres photographiques et œuvres réalisées à l’aide de techniques analogues à la photographie ; les œuvres des arts appliqués ; les illustrations et cartes géographiques ; les plans, croquis et ouvrages plastiques relatifs à la géographie, à la topographie, à l’architecture et aux sciences ; les logiciels, y compris le matériel de conception préparatoire ; et les créations des industries saisonnières de l’habillement et de la parure. Comme tout artiste, vous devez respecter les règles relatives aux droits d’auteur.

Règle

La participation au fonctionnement de la justice couvre notamment les activités de membre ou assesseur de certaines juridictions (juré des cours d’assises, assesseur des tribunaux paritaires des baux ruraux, conseiller prud’homme, assesseur des tribunaux pour enfants) ; les missions d’expertise, de consultation ou de constatation confiées par des juges ; et les activités d’arbitrage et activités dans les commissions prévues pour obtenir la conciliation des parties, dans la mesure où la participation à ces commissions donne lieu à la perception d’indemnités. La participation à des instances consultatives ou délibératives comprend notamment les fonctions de conseiller régional, départemental ou municipal ; les fonctions de membre d’une commission ou d’un conseil consultatif ; celles de magistrat honoraire ou de président d’un bureau d’aide judiciaire ; et celles de membre d’un conseil d’administration ou d’une commission au sein d’un établissement public, d’une entreprise du secteur public, ou d’un organisme chargé de l’exécution du service public.

  • Activités artistiques : auteurs, artistes du spectacle, mannequins, artistes interprètes rattachés au régime des professions libérales.
  • Activités de création : œuvres littéraires, dramatiques, chorégraphiques, musicales, audiovisuelles, graphiques, plastiques, photographiques, logiciels et créations des industries saisonnières de l’habillement et de la parure — sous réserve du respect des règles relatives aux droits d’auteur.
  • Participation au fonctionnement de la justice : juré, assesseur, conseiller prud’homme, missions d’expertise confiées par des juges, arbitrage et commissions de conciliation indemnisées.
  • Instances consultatives ou délibératives : élus locaux, membres de commissions consultatives, magistrats honoraires, présidents de bureau d’aide judiciaire, membres de conseils d’administration d’organismes publics.
  • Activités de professionnel de santé en désert médical : médecin, sage-femme, odontologiste, pharmacien, préparateur en pharmacie, physicien médical, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier, assistant dentaire, infirmier, masseur-kinésithérapeute, pédicure-podologue, ergothérapeute, psychomotricien, orthophoniste, orthoptiste, manipulateur d’électroradiologie médicale, technicien de laboratoire médical, audioprothésiste, opticien-lunetier, prothésiste et orthésiste, diététicien — dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins.
  • Activités privées de sécurité (personnels actifs de la police nationale) : surveillance humaine ou par systèmes électroniques de sécurité, gardiennage de biens meubles ou immeubles, sécurité des personnes dans ces immeubles ou dans les transports publics en commun ; transport et surveillance de fonds, de bijoux ou de métaux précieux ; protection de l’intégrité physique des personnes ; protection, pour le compte d’un armateur, contre des menaces de détournement ou d’actes de terrorisme, de navires battant pavillon français.

Ces activités sont librement cumulables, sous conditions pour certaines d’entre elles (par exemple l’exercice en zone de désert médical pour les professionnels de santé). En dehors de cette liste, l’activité relève du cumul plafonné si vous n’avez pas le taux plein.

Cumul emploi-retraite plafonné

Si vous ne bénéficiez pas d’une pension de retraite de base à taux plein et n’exercez pas une activité librement cumulable, vous pouvez tout de même cumuler votre pension avec un revenu d’activité, à condition de respecter un plafond de revenus.

Si vous ne bénéficiez pas d’une pension de retraite de base du SRE ou de la CNRACL à taux plein, ou si vous n’exercez pas une activité librement cumulable, vous pouvez tout de même cumuler votre pension de retraite de base avec un revenu d’activité professionnelle à condition que votre revenu annuel d’activité ne dépasse pas la somme de 8 198,10 € augmentée du tiers du montant annuel brut de votre pension de retraite de base.

Le plafond se calcule ainsi : vous additionnez 8 198,10 € au tiers du montant annuel brut de votre pension de retraite de base. Si votre revenu annuel d’activité brut dépasse ce plafond, l’excédent est déduit de votre pension de retraite de base. Par exemple, si le montant annuel brut de votre pension de retraite de base est de 18 000 € par an, votre revenu annuel d’activité brut ne doit pas dépasser 14 198,10 € (8 198,10 € + 18 000 € / 3). Si votre revenu annuel d’activité brut est de 10 925 €, vous pouvez percevoir intégralement votre pension de retraite de base. Si votre revenu annuel d’activité brut est de 21 623 €, la somme de 7 424,90 € (21 623 € – 14 198,10 €) est déduite de votre pension de retraite de base.

Règle

Les revenus d’activités pris en compte sont les suivants. Si vous avez repris une activité salariée, il s’agit des sommes que vous avez perçues pour leur montant brut, quelle que soit leur nom, pour des services rémunérés à la journée, au mois ou à l’année ou forfaitairement, sous la forme d’une indemnité ou d’une allocation quelconque. Si vous avez repris une activité de contractuel dans la fonction publique, l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement, les remboursements et les indemnités d’élu ne sont pas pris en compte. Si vous avez repris une activité non salariée, il s’agit des sommes que vous avez encaissées diminuées des dépenses payées pour l’accomplissement de vos prestations.

Si vous exercez une activité dans le secteur privé, votre nouvelle activité doit être compatible avec vos précédentes fonctions. Un simulateur du ministère chargé de la fonction publique (Pecari, accessible depuis le site Ensap) permet d’estimer le revenu d’activité cumulable avec votre pension de retraite de base.

Déclarer sa reprise d’activité au SRE ou à la CNRACL

Vous devez déclarer votre reprise d’activité à la caisse de retraite de base qui verse votre pension : le Service des retraites de l’État ou la CNRACL.

La déclaration de la reprise d’activité s’effectue auprès du SRE si vous êtes fonctionnaire d’État, ou auprès de la CNRACL si vous êtes fonctionnaire territorial ou hospitalier.

Si vous relèvez du SRE, vous pouvez signaler votre reprise d’activité au moyen de votre messagerie sécurisée accessible depuis votre espace personnel sur le site de l’Espace numérique sécurisé des agents publics de l’État (Ensap). Si vous relevez de la CNRACL, vous pouvez signaler votre reprise d’activité depuis votre espace personnel sur le site Ma retraite publique, opéré par la Caisse des dépôts et consignations.

Règle

Le signalement de la reprise d’activité permet à votre caisse de retraite de prendre en compte votre nouvelle situation et d’ajuster le cas échéant le versement de votre pension (par exemple en cas de cumul plafonné avec déduction de l’excédent de revenus).

Si vous étiez contractuel, votre retraite relève de l’Assurance retraite de la Sécurité sociale et votre reprise d’activité doit être signalée dans le cadre applicable aux salariés du secteur privé.

L’activité professionnelle donne-t-elle droit à une nouvelle retraite ?

Cela dépend de la possibilité de cumul intégral ou plafonné. En cas de cumul intégral, votre activité peut vous faire constituer de nouveaux droits à pension ; en cas de cumul plafonné, elle n’en ouvre aucun.

Si vous remplissez les conditions pour bénéficier d’un cumul emploi-retraite intégral, votre activité professionnelle vous permet de vous constituer de nouveaux droits à la retraite auprès de la caisse de retraite de base dont relève votre activité.

Si vous reprenez une activité chez votre dernier employeur, cette reprise d’activité vous donne droit à un supplément de pension si elle intervient au moins 6 mois après votre admission à la retraite. Vous pouvez cumuler vos pensions de retraite avec une activité chez votre dernier employeur dès votre admission à la retraite, mais cette activité ne vous donne droit à un supplément de pension qu’à partir du 7ᵉ mois suivant votre admission à la retraite.

Règle

Le montant de votre pension de retraite de base du SRE ou de la CNRACL, calculé lors de votre départ en retraite, ne change pas. Mais les périodes au cours desquelles vous exercez une activité professionnelle pendant votre retraite vous donnent droit à une nouvelle pension de retraite, calculée à taux plein ou au taux maximum — aucune décote n’est appliquée sur son montant. À la différence de votre pension initiale, cette nouvelle pension ne peut faire l’objet d’aucune majoration (par exemple pour enfants). Son montant ne peut pas dépasser 2 403 € brut par an, et vous ne pouvez bénéficier qu’une seule fois d’une nouvelle pension de retraite auprès d’une même caisse de retraite de base.

En cas de cumul plafonné, la reprise d’une activité professionnelle pendant votre retraite ne vous ouvre aucun nouveau droit à la retraite et vos pensions de retraite ne sont pas recalculées. La demande de nouvelle retraite suite à un cumul emploi-retraite s’effectue sur le site Info retraite, depuis votre compte retraite (connexion via FranceConnect).

Cas particuliers et points de vigilance

Plusieurs situations appellent des précisions complémentaires : contractuels de la fonction publique, compatibilité des activités avec les anciennes fonctions, et évolution législative de 2027.

Trois points de vigilance encadrent la reprise d’activité après la retraite de fonctionnaire : le statut dont vous reliez, la compatibilité de votre nouvelle activité et la réforme annoncée du cumul emploi-retraite.

Si vous étiez contractuel, vous relevez de l’Assurance retraite de la Sécurité sociale et les conditions de cumul emploi-retraite sont les mêmes que pour un salarié du secteur privé. Par ailleurs, si vous exercez une activité dans le secteur privé, votre nouvelle activité doit être compatible avec vos précédentes fonctions — cette exigence est rappelée tant pour le cumul intégral que pour le cumul plafonné.

Règle

La loi n° 2025-1403 de financement de la sécurité sociale pour 2026 modifie les conditions de cumul emploi-retraite à compter du 1ᵉʳ janvier 2027. La page officielle d’information sera mise à jour à cette date : il convient donc de vérifier les règles applicables à votre situation au regard de la date à laquelle vous reprenez ou poursuivez votre activité.

En cas de doute sur l’application des règles à votre situation (taux plein, activités librement cumulables, plafond de revenus), adressez-vous à votre caisse de retraite de base (SRE ou CNRACL) ou utilisez les simulateurs officiels.

Simulateurs et espaces personnels

Des téléservices officiels permettent d’estimer vos conditions de cumul, de calculer votre revenu cumulable et de déclarer votre reprise d’activité.

Trois catégories d’outils sont à votre disposition : un parcours de connaissance des conditions de cumul (Info Retraite), un simulateur de revenu cumulable (Pecari, ministère chargé de la fonction publique) et vos espaces personnels de caisse (Ensap pour le SRE, Ma retraite publique pour la CNRACL).

Le parcours Info Retraite « Connaître les conditions de cumul emploi-retraite » vous renseigne sur votre situation au regard des règles de cumul. Le simulateur Pecari, accessible depuis le site de l’Ensap, permet d’estimer le revenu d’activité que vous pouvez cumuler avec votre pension de retraite de base du SRE ou de la CNRACL. Votre espace Ensap (compte retraite) et votre espace Ma retraite publique permettent de signaler votre reprise d’activité et, le cas échéant, de déposer une demande de nouvelle retraite.

Règle

La demande de nouvelle retraite suite à un cumul emploi-retraite s’effectue sur le site Info retraite, dans votre compte retraite, avec connexion via FranceConnect.

Ces outils sont des aides à la décision : leurs estimations reposent sur les règles en vigueur et sur les informations que vous renseignez. En cas d’écart entre simulation et décision de votre caisse, la décision de la caisse de retraite fait foi.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Cumul emploi-retraite du fonctionnaire

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles de cumul emploi-retraite du fonctionnaire sont fixées par le code des pensions civiles et militaires de retraite. La loi n° 2025-1403 de financement de la sécurité sociale pour 2026 modifie ces conditions à compter du 1ᵉʳ janvier 2027 : vérifier les évolutions auprès du SRE, de la CNRACL ou d’Info Retraite avant de reprendre une activité.

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