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Source officielle· Service-Public.fr Vérifiée le 24 octobre 2026Demander sa retraite après 67 ans : quelles conséquences sur le montant de la retraite ?
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Retraite après 67 ans : comment le report augmente la pension

L'âge de 67 ans occupe une place particulière dans le régime de retraite français. C'est l'âge auquel la retraite peut être demandée au taux plein, quel que…

Publié le 25/10/2026 · Mis à jour le 02/11/2026 · 15 min de lecture

Retraite après 67 ans : comment le report augmente la pension

Photo : alandsmann / Pixabay ? Pixabay Content License · Licence Pixabay Content License

L'âge de 67 ans occupe une place particulière dans le régime de retraite français. C'est l'âge auquel la retraite peut être demandée au taux plein, quel que soit le nombre de trimestres acquis. Mais c'est aussi un âge charnière pour un autre mécanisme, moins connu : la majoration de durée d'assurance. Chaque trimestre écoulé après 67 ans peut augmenter la durée d'assurance de 2,5 %, à condition de ne pas avoir déjà le nombre de trimestres requis pour une retraite au taux maximum.

Cette majoration ne s'applique pas au salaire de référence. Elle augmente le nombre de trimestres pris en compte dans le calcul de la pension. Plus la durée d'assurance est proche de la durée totale requise, plus la pension se rapproche de la moitié du salaire annuel moyen. Le mécanisme est donc indirect, mais son effet peut être significatif.

Il faut toutefois distinguer plusieurs situations : le salarié qui n'a pas ses trimestres à 67 ans, celui qui les a déjà, celui qui continue à travailler, et celui qui relève d'un autre régime. Cet article explique le mécanisme, les conditions, le calcul et les pièges à éviter.

La réponse en bref

  • Chaque trimestre écoulé après 67 ans augmente la durée d'assurance de 2,5 %, si l'assuré n'a pas, à 67 ans, le nombre de trimestres requis pour une retraite au taux maximum.
  • La majoration porte sur la durée d'assurance, pas sur le salaire de référence.
  • Elle s'applique que l'assuré continue ou non à travailler. Elle dépend uniquement du nombre de trimestres écoulés après 67 ans.
  • Les trimestres sont décomptés du 1er jour du mois suivant le 67e anniversaire jusqu'à la date de départ fixée pour la pension.
  • Elle ne se cumule pas avec la surcote. Si l'assuré a déjà ses trimestres à 67 ans, il ne bénéficie pas de la majoration de 2,5 %, mais peut obtenir une surcote en continuant à travailler.
  • La pension de l'Assurance retraite dépend du salaire annuel moyen, du taux de 50 % et du rapport entre les trimestres validés et les trimestres requis.

Qui est concerné

Le dispositif vise les salariés du secteur privé relevant de l'Assurance retraite, ainsi que les autres assurés dont le régime applique les mêmes règles. Il concerne ceux qui demandent leur retraite après 67 ans et qui n'ont pas, à cet âge, le nombre de trimestres exigé pour une retraite au taux maximum.

Un assuré qui a déjà tous ses trimestres à 67 ans n'est pas concerné par la majoration de durée d'assurance. Il peut néanmoins continuer à travailler et bénéficier d'une surcote, qui est un mécanisme distinct.

Les personnes qui relèvent d'un régime spécial, des professions libérales ou d'un régime étranger doivent vérifier les règles propres à leur situation. Le mécanisme décrit ici est celui de l'Assurance retraite.

Les travailleurs indépendants, les artisans et les commerçants relèvent de régimes distincts, avec des règles parfois proches mais pas identiques. Il faut consulter leur caisse.

Le cadre juridique

Le dispositif est prévu par le Code de la sécurité sociale, notamment à l'article L351-6 et à l'article R351-7. Il est présenté par l'Assurance retraite et par la fiche officielle F32128 de Service-Public.gouv.fr.

L'article L351-6 organise la majoration de durée d'assurance pour les assurés qui demandent leur retraite après 67 ans. L'article R351-7 précise les modalités de calcul, notamment la période prise en compte et les conditions d'application.

La réforme des retraites de 2023 a modifié les âges et les durées, mais le mécanisme de majoration après 67 ans subsiste. Il coexiste avec la surcote, qui récompense la prolongation de l'activité au-delà de la durée requise. Les deux dispositifs ne s'appliquent pas dans les mêmes conditions.

Il faut aussi tenir compte des règles de liquidation : la date de départ, la date d'effet de la pension et la date de la demande ne coïncident pas toujours. Un décalage peut avoir des conséquences sur le calcul.

Le mécanisme de la majoration

La logique est simple. La pension de l'Assurance retraite se calcule à partir du salaire annuel moyen des 25 meilleures années, multiplié par 50 %, puis ajusté par un rapport entre les trimestres validés auprès de l'Assurance retraite et le nombre total de trimestres requis.

La formule est la suivante : salaire annuel moyen × 50 % × (trimestres validés auprès de l'Assurance retraite / nombre total de trimestres tous régimes confondus). Plus le rapport est proche de 1, plus la pension se rapproche de la moitié du salaire annuel moyen.

La majoration de 2,5 % augmente le nombre de trimestres validés. Elle ne modifie ni le salaire annuel moyen, ni le taux de 50 %. C'est pourquoi elle est souvent décrite comme une majoration de durée d'assurance, et non comme une majoration de pension.

Un trimestre supplémentaire après 67 ans augmente la durée d'assurance de 2,5 % du nombre de trimestres déjà acquis. Par exemple, un assuré qui a 160 trimestres à 67 ans voit sa durée augmenter de 4 trimestres (160 × 2,5 %) pour chaque trimestre écoulé après 67 ans.

La condition : ne pas avoir le taux maximum à 67 ans

La majoration n'est pas ouverte à tous. Elle suppose que l'assuré n'ait pas, à 67 ans, le nombre de trimestres requis pour une retraite au taux maximum. Si ce nombre est atteint, la majoration de 2,5 % ne s'applique pas.

Cette condition est logique. La majoration vise à compenser une durée d'assurance insuffisante. Si l'assuré a déjà la durée requise, il n'a pas besoin de cette compensation. Il peut en revanche bénéficier d'une surcote s'il continue à travailler.

Le nombre de trimestres requis dépend de l'année de naissance. La réforme de 2023 a relevé progressivement cet âge et cette durée. Le tableau publié par l'Assurance retraite permet de vérifier sa situation.

À titre d'illustration, pour une personne née en 1964, le taux plein est acquis à partir de 62 ans et 9 mois si elle a 170 trimestres, ou à 67 ans quel que soit son nombre de trimestres. Si elle n'a que 160 trimestres à 67 ans, elle peut attendre et bénéficier de la majoration. Si elle a déjà 170 trimestres, elle ne bénéficie pas de la majoration, mais peut continuer à travailler pour obtenir une surcote.

La période prise en compte

Les trimestres pris en compte au-delà de 67 ans sont décomptés du 1er jour du mois qui suit le 67e anniversaire. Si l'assuré est né le 1er jour d'un mois, le décompte part de son jour anniversaire.

La période s'étend jusqu'à la date fixée pour le point de départ de la pension. Il faut donc distinguer la date de la demande, la date de liquidation et la date d'effet. Un décalage de quelques semaines peut avoir un effet sur le nombre de trimestres comptabilisés.

La majoration s'applique que l'assuré poursuive ou non son activité professionnelle. Elle est uniquement fonction du nombre de trimestres écoulés après 67 ans. Un assuré qui cesse de travailler à 67 ans mais attend 68 ans pour demander sa retraite bénéficie de la majoration, même s'il n'a pas travaillé pendant cette période.

Cette règle est importante : elle signifie que l'attente peut être un choix stratégique, indépendamment de la poursuite d'activité. Il faut toutefois vérifier les autres conséquences de l'attente, notamment la perte de revenus et l'impact sur les droits.

Le tableau des âges et des durées

Le nombre de trimestres requis pour le taux plein avant 67 ans dépend de l'année de naissance. Le tableau publié par l'Assurance retraite permet de situer sa situation. Les données ci-dessous reprennent les principales étapes de la réforme.

Année de naissance Âge de départ possible Trimestres requis pour le taux plein
Du 1er janvier 1958 au 31 décembre 1960 62 ans 167
Du 1er janvier 1961 au 31 août 1961 62 ans 168
Du 1er septembre 1961 au 31 décembre 1961 62 ans et 3 mois 169
1962 62 ans et 6 mois 169
Du 1er janvier 1963 au 31 mars 1965 62 ans et 9 mois 170
Du 1er avril 1965 au 31 décembre 1965 63 ans 171
1966 63 ans et 3 mois 172
1967 63 ans et 6 mois 172
1968 63 ans et 9 mois 172
À partir du 1er janvier 1969 64 ans 172

Ce tableau concerne le taux plein avant 67 ans. À 67 ans, le taux plein est acquis quel que soit le nombre de trimestres. La majoration de 2,5 % s'applique si l'assuré n'a pas, à 67 ans, le nombre de trimestres indiqué pour sa génération.

Il faut lire le tableau avec prudence : les règles peuvent évoluer, et les situations individuelles peuvent relever de dispositions spécifiques. Le relevé de carrière reste la référence pour vérifier les trimestres validés.

Vérifier son relevé de carrière

Le relevé de carrière est le document de base. Il récapitule les périodes d'activité, les trimestres validés, les régimes concernés et les éventuelles anomalies. Il est disponible sur le site de l'Assurance retraite et sur le compte retraite.

Il faut vérifier plusieurs points. D'abord, les dates de début et de fin de chaque période. Ensuite, le nombre de trimestres validés pour chaque année. Enfin, les périodes assimilées : chômage, maladie, maternité, service national, etc.

Les erreurs sont fréquentes : employeur non déclaré, période incomplète, trimestre manquant. Une demande de correction peut être faite auprès de la caisse, avec les justificatifs. La correction peut prendre plusieurs mois.

Il est recommandé de demander le relevé au moins un an avant la date de départ envisagée. Cela laisse le temps de corriger les erreurs et de simuler les options.

Faut-il attendre ? Les critères de décision

L'attente après 67 ans n'est pas automatiquement favorable. Elle dépend de plusieurs facteurs.

Le premier est le nombre de trimestres manquants. Plus l'assuré est proche du taux maximum, plus l'attente peut être rentable. À l'inverse, si l'écart est important, l'attente peut être longue et coûteuse.

Le deuxième est le montant de la pension. Une majoration de durée d'assurance augmente la pension, mais l'effet dépend du salaire annuel moyen et du rapport entre les trimestres. Il faut simuler.

Le troisième est la perte de revenus pendant l'attente. Si l'assuré cesse de travailler, il renonce à son salaire. Si la pension est faible, l'attente peut être difficile à financer.

Le quatrième est la santé et la situation familiale. L'attente n'a pas de sens si elle prive l'assuré d'un revenu dont il a besoin. La décision doit être globale.

Le cinquième est la fiscalité et les prélèvements. La pension est imposable, comme le salaire. Il faut comparer les revenus nets, pas seulement les montants bruts.

Un simulateur et un conseiller peuvent aider à arbitrer. Il ne faut pas se contenter d'une règle générale : chaque situation est différente. Un rendez-vous avec un conseiller retraite permet de poser les chiffres, de comparer les scénarios et de vérifier les conséquences sur la retraite complémentaire. C'est souvent l'étape la plus utile avant de fixer une date de départ.

L'impact sur la retraite complémentaire

La majoration de 2,5 % concerne l'Assurance retraite, pas les régimes complémentaires. L'Agirc-Arrco applique ses propres règles de calcul, de minoration et de majoration.

Un assuré qui attend après 67 ans peut voir sa pension de base augmenter, mais sa retraite complémentaire suivre une autre logique. Il faut vérifier les deux volets.

Les régimes complémentaires peuvent appliquer des coefficients de solidarité, des décotes ou des surcotes selon l'âge de liquidation. Les règles ont évolué avec la réforme de 2023. Un conseil spécifique est recommandé.

Il faut également tenir compte des droits en cours d'acquisition. Un assuré qui continue à travailler cotise pour sa retraite complémentaire, ce qui peut augmenter ses points. L'arbitrage entre poursuite d'activité et attente doit intégrer cet élément.

Un exemple de calcul

Prenons un assuré né en 1964. À 67 ans, il a 160 trimestres. Le nombre requis pour le taux maximum est de 170 trimestres. Il n'a donc pas le taux maximum à 67 ans et peut bénéficier de la majoration.

S'il attend un trimestre après 67 ans, sa durée d'assurance augmente de 4 trimestres (160 × 2,5 %). Il passe de 160 à 164 trimestres. S'il attend deux trimestres, il passe à 168 trimestres. S'il attend trois trimestres, il dépasse 170 et atteint le taux maximum.

Le calcul de la pension dépend ensuite du salaire annuel moyen et du rapport entre les trimestres validés et les trimestres requis. La majoration ne garantit pas une augmentation proportionnelle de la pension, mais elle améliore le rapport et rapproche la pension du taux plein.

Il faut noter que le nombre de trimestres requis peut varier selon l'année de naissance et les régimes. Le tableau officiel doit être consulté pour une situation précise.

Majoration et surcote : ne pas confondre

La surcote est un mécanisme distinct. Elle s'applique lorsque l'assuré continue à travailler au-delà de l'âge légal et de la durée d'assurance requise. Elle augmente le taux de la pension, dans les conditions prévues par la loi.

La majoration de 2,5 % après 67 ans augmente la durée d'assurance, pas le taux. Elle ne se cumule pas avec la surcote. Un assuré qui a déjà ses trimestres à 67 ans ne bénéficie pas de la majoration, mais peut obtenir une surcote s'il continue à travailler.

Il faut donc choisir la stratégie en fonction de sa situation. Si l'assuré a des trimestres à acquérir, l'attente après 67 ans peut être intéressante. S'il a déjà le taux maximum, la poursuite d'activité peut être plus favorable au titre de la surcote.

Les deux mécanismes ne sont pas exclusifs dans le temps, mais ils ne s'appliquent pas à la même période et ne produisent pas les mêmes effets. Un conseil personnalisé est recommandé.

Les démarches

La demande de retraite se fait auprès de l'Assurance retraite, généralement en ligne sur le site de l'Assurance retraite ou via le compte retraite. Il faut préparer les justificatifs d'identité, de carrière et de situation familiale.

Il est recommandé de demander un relevé de carrière avant la liquidation. Ce relevé permet de vérifier les trimestres validés, les périodes d'activité et les éventuelles anomalies. Une correction peut prendre du temps.

La demande doit être déposée avant la date de départ souhaitée, dans les délais indiqués par la caisse. Un dépôt tardif peut retarder le versement de la pension. Il faut vérifier les délais applicables.

En cas de difficulté, l'assuré peut contacter l'Assurance retraite par téléphone, via le 39 60, ou se rendre dans un point d'accueil. Les conseillers peuvent expliquer le calcul et les options.

Date de demande, date de liquidation, date d'effet

Trois dates doivent être distinguées. La date de demande est celle à laquelle le dossier est déposé. La date de liquidation est celle à laquelle la caisse calcule les droits. La date d'effet est celle à partir de laquelle la pension est versée.

La majoration dépend de la date fixée pour le point de départ de la pension, pas de la date de la demande. Un assuré qui dépose sa demande en janvier pour un départ en avril ne bénéficie pas des trimestres écoulés entre janvier et avril s'ils ne sont pas pris en compte dans la date d'effet.

Il faut donc vérifier la date d'effet retenue par la caisse. Un décalage peut changer le nombre de trimestres comptabilisés et le montant de la pension. En cas de doute, demandez une simulation écrite.

La rétroactivité est limitée. Une demande tardive ne permet pas toujours de récupérer les mois non versés. Il faut respecter les délais indiqués par la caisse.

Cas particuliers

Carrière longue. Les assurés qui ont commencé à travailler tôt peuvent partir avant l'âge légal. Le mécanisme de majoration après 67 ans ne s'applique pas de la même manière. Il faut vérifier les règles spécifiques.

Retraite progressive. La retraite progressive permet de travailler à temps partiel tout en percevant une fraction de pension. Le passage à la retraite définitive après 67 ans peut avoir des effets sur la majoration. Un conseil est nécessaire.

Cumul emploi-retraite. Le cumul emploi-retraite permet de travailler tout en percevant sa pension. Les règles de calcul et de cotisation sont spécifiques. La majoration après 67 ans peut être concernée.

Polyhandicap ou invalidité. Certains assurés bénéficient de règles spécifiques. Il faut se rapprocher de la caisse pour connaître les droits.

Régimes complémentaires. La majoration de 2,5 % concerne l'Assurance retraite. Les régimes complémentaires, comme l'Agirc-Arrco, ont leurs propres règles. Il faut vérifier les deux.

Assurés nés à l'étranger ou ayant travaillé à l'étranger. Les périodes à l'étranger peuvent être prises en compte selon les conventions. La majoration dépend des trimestres validés en France.

Erreurs fréquentes

Croire que la majoration augmente le salaire de référence. Non. Elle augmente la durée d'assurance. Le salaire annuel moyen n'est pas modifié.

Confondre majoration et surcote. Les deux mécanismes sont distincts. La majoration de 2,5 % ne s'applique pas si l'assuré a déjà ses trimestres à 67 ans.

Oublier la condition des trimestres à 67 ans. Le dispositif ne bénéficie pas à tous. Il faut vérifier son nombre de trimestres à 67 ans.

Attendre sans vérifier ses droits. L'attente peut être favorable, mais elle doit être simulée. Il faut tenir compte de la perte de revenus et des autres droits.

Négliger les trimestres de début de période. Le décompte commence au 1er jour du mois suivant le 67e anniversaire, ou au jour anniversaire si l'assuré est né le 1er. Un décalage de date peut changer le calcul.

Ne pas demander de relevé de carrière. Les erreurs de carrière sont fréquentes. Un relevé permet de les corriger avant la liquidation.

Questions fréquentes

La majoration s'applique-t-elle si je continue à travailler ?

Oui. La majoration est uniquement fonction du nombre de trimestres écoulés après 67 ans. Elle s'applique que l'assuré poursuive ou non son activité.

Que se passe-t-il si j'ai déjà tous mes trimestres à 67 ans ?

La majoration de 2,5 % ne s'applique pas. En revanche, si vous continuez à travailler, vous pouvez bénéficier d'une surcote, dans les conditions prévues par la loi.

Puis-je cumuler la majoration et la surcote ?

Non, les deux mécanismes ne s'appliquent pas simultanément. La majoration concerne les assurés qui n'ont pas le taux maximum à 67 ans ; la surcote concerne ceux qui prolongent leur activité au-delà de la durée requise.

La majoration est-elle automatique ?

Elle est appliquée par la caisse lors de la liquidation, si les conditions sont remplies. Il est recommandé de vérifier le calcul et de demander un relevé.

Combien de trimestres puis-je gagner ?

Chaque trimestre écoulé après 67 ans augmente la durée d'assurance de 2,5 % du nombre de trimestres acquis. Par exemple, avec 160 trimestres, un trimestre supplémentaire ajoute 4 trimestres.

La majoration s'applique-t-elle aux régimes complémentaires ?

Non, elle concerne l'Assurance retraite. Les régimes complémentaires ont leurs propres règles de calcul.

La simulation avant la demande

Avant de fixer une date de départ, il est utile de demander une simulation à l'Assurance retraite. La simulation permet de comparer plusieurs scénarios : départ à 67 ans, départ un trimestre plus tard, départ deux trimestres plus tard. Elle indique le montant estimé et le nombre de trimestres pris en compte.

La simulation ne remplace pas la liquidation. Elle repose sur les données connues à la date de la demande. Si le relevé de carrière est incomplet, le résultat peut être inexact. Il faut donc corriger le relevé avant de simuler.

Il est également possible de simuler l'effet d'une poursuite d'activité. La surcote et les cotisations supplémentaires peuvent modifier le montant. La comparaison entre attente et poursuite d'activité doit intégrer la perte de salaire et les droits complémentaires.

Un conseiller peut aider à interpréter les résultats. Il peut expliquer les écarts entre les scénarios et identifier les points à vérifier. Un rendez-vous est souvent plus utile qu'une simulation automatique.

Enfin, il faut tenir compte des autres revenus du foyer et de la fiscalité. Une pension plus élevée peut être imposée différemment. La décision ne se réduit pas au montant brut.

Sources

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  • Demander sa retraite après 67 ans : quelles conséquences sur le montant de la retraite ?

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