Couple tenant les clés de leur nouveau logement — installation dans un chez-soi

Montant du loyer d'un logement appartenant à un propriétaire privé

Le loyer d'un logement loué avec un bail d'habitation est fixé librement par le propriétaire. Cependant, dans les communes situées en zone tendue, l'encadrement des loyers s'applique : le propriétaire ne peut pas fixer librement le loyer lors du changement de locataire et du renouvellement du bail.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur le montant du loyer : fixation libre en principe, encadrement des loyers en zone tendue, règles selon la date du bail et le classement énergétique, révisions et contestations.

Ce qu'il faut savoir

  • Le loyer d'un logement loué avec un bail d'habitation est fixé librement par le propriétaire, sauf en zone tendue où l'encadrement des loyers s'applique.
  • L'encadrement des loyers concerne les changements de locataire et les renouvellements de bail dans les communes en zone tendue.
  • Les règles d'encadrement dépendent de la date de signature du bail : depuis le 1er juillet 2024, entre le 24 août 2022 et le 30 juin 2024, ou avant le 24 août 2022.
  • Les logements classés F ou G (sur le DPE) ne peuvent pas voir leur loyer révisé ou augmenté, sauf exceptions.
  • Le propriétaire peut augmenter le loyer pour travaux d'amélioration (15 % du montant des travaux) ou pour sous-évaluation (dans la limite de 50 % de l'écart).
  • La révision annuelle du loyer est possible si une clause du bail le prévoit, en fonction de l'IRL (indice de référence des loyers).
  • Le locataire peut contester une augmentation du loyer par lettre recommandée, puis saisir la commission départementale de conciliation (CDC) ou le juge des contentieux de la protection.
  • Un bail mobilité ne peut pas être renouvelé.

Conditions essentielles

  • Vérifier si la commune est située en zone tendue (simulateur en ligne disponible).
  • Déterminer la date de signature du bail pour identifier la réglementation applicable.
  • Pour les travaux : montant au moins égal à 50 % de la dernière année de loyer (15 % d'augmentation) ou à 100 % de la dernière année de loyer (loyer fixé librement).
  • Pour la sous-évaluation : augmentation dans la limite de 50 % de l'écart entre le loyer de marché et le loyer appliqué.
  • Respecter les restrictions liées au classement énergétique (F ou G).

Les étapes

  • Vérifier si la commune est en zone tendue (simulateur encadrement des loyers).
  • Identifier la date de signature du bail (depuis le 1er juillet 2024, entre août 2022 et juin 2024, ou avant août 2022).
  • Déterminer le classement énergétique du logement (DPE).
  • Le cas échéant, effectuer les travaux d'amélioration et conserver les factures.
  • Notifier l'augmentation du locataire par lettre recommandée avec accusé de réception.
  • Le cas échéant, la CDC ou le juge peut être saisi en cas de litige.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails des règles applicables selon la date du bail, les travaux, la sous-évaluation et les contestations sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail des règles d'encadrement, voir les sections « 1re mise en location du logement » et « Renouvellement du bail ». Pour les modalités de contestation, voir « Contester une augmentation du loyer ».

Communes où l'encadrement des loyers s'applique

Dans les communes situées en zone tendue, l'encadrement des loyers s'applique : le propriétaire ne peut pas fixer librement le loyer lors du changement de locataire et du renouvellement du bail.

L'encadrement des loyers s'applique dans les communes situées en zone tendue. Dans ces communes, le propriétaire ne peut pas fixer librement le loyer lors du changement de locataire et lors du renouvellement du bail. La règle à appliquer dépend de la date de signature du bail.

Pour savoir si votre commune est située en zone tendue, vous pouvez utiliser le simulateur en ligne « Connaître les communes où l'encadrement des loyers s'applique » disponible sur le site service-public.gouv.fr. Ce simulateur vous indique si votre commune est concernée par l'encadrement et quelles règles s'appliquent.

Règle

Certaines communes appliquent des règles encore plus strictes que l'encadrement de base : Paris, Bordeaux, Lille, Hellemmes et Lomme, Lyon et Villeurbanne, Montpellier, ainsi que les communes composant Est Ensemble, Pays Basque, Plaine Commune, et une partie du territoire de Grenoble-Alpes Métropole. Dans ces communes, des plafonds spécifiques de loyers par mètre carré s'appliquent.

Les logements suivants ne sont pas concernés par l'encadrement des loyers, car ils sont soumis à d'autres règles : logement loi de 1948, logement conventionné par l'Anah (hors conventions à loyer intermédiaire), logement social (HLM), meublé de tourisme, et sous-location. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent pour votre situation.

1re mise en location du logement

Lorsque le logement est mis en location pour la première fois, le propriétaire fixe librement le montant du loyer, même en zone tendue.

Lorsque le logement est mis en location pour la 1re fois, le propriétaire fixe librement le montant du loyer, qu'il s'agisse d'un logement vide ou meublé. Cette liberté s'applique même dans les communes en zone tendue.

Le propriétaire pourra réviser le loyer 1 fois par an si une clause du bail le prévoit. La révision est calculée en fonction de la variation annuelle de l'indice de référence des loyers (IRL) publié à la date de signature du bail. Le propriétaire peut également augmenter le loyer au renouvellement du bail si le loyer est sous-évalué par rapport au prix du marché, à certaines conditions et en respectant des règles précises.

Règle

Le propriétaire peut augmenter le loyer dans certains cas seulement, notamment pour travaux d'amélioration ou pour sous-évaluation. La règle à appliquer dépend de la date de signature du bail. Pour les baux signés depuis le 1er juillet 2024, le propriétaire fixe librement le loyer d'un logement classé A, B, C, D ou E (classe indiquée sur le DPE). Mais le loyer d'un logement classé F ou G ne doit pas être supérieur au dernier loyer appliqué au précédent locataire.

Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants : en métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G ; en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G.

Renouvellement du bail : augmentation du loyer

Lors du renouvellement du bail, le propriétaire peut augmenter le loyer si celui-ci est sous-évalué par rapport au marché, dans les limites prévues par la loi.

Lorsque le loyer est sous-évalué par rapport au prix du marché, le propriétaire peut augmenter le montant du loyer au renouvellement du bail, à certaines conditions et en respectant des règles précises. Le montant du loyer appliqué au dernier locataire doit figurer dans le bail.

La date de signature du bail est déterminante pour déterminer les règles applicables. Pour les baux signés depuis le 1er juillet 2024, le propriétaire fixe librement le loyer d'un logement classé A à E, mais le loyer d'un logement classé F ou G ne doit pas être supérieur au dernier loyer. Pour les baux signés entre le 24 août 2022 et le 30 juin 2024, les mêmes règles s'appliquent en métropole ; en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, le propriétaire fixe librement le loyer quelle que soit la classe. Pour les baux signés avant le 24 août 2022, le propriétaire fixe librement le montant du loyer.

Règle

Le locataire peut contester l'augmentation du loyer en envoyant au propriétaire (ou à l'agence immobilière) une lettre recommandée avec accusé de réception. Si le litige persiste, le locataire doit saisir la commission départementale de conciliation (CDC) dont dépend le logement (démarche gratuite). En cas d'échec de l'intervention de la CDC, le locataire peut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement.

Un bail mobilité ne peut pas être renouvelé. Ce type de bail, d'une durée de 1 à 10 mois, est destiné aux étudiants, personnes en mutation professionnelle ou en mission temporaire. Son non-renouvellement est une règle absolue du droit des baux mobilité.

Augmentation du loyer pour travaux

Le propriétaire peut augmenter le loyer lorsque des travaux d'amélioration ont été réalisés, selon le montant des travaux par rapport au dernier loyer annuel.

Le nouveau loyer peut être augmenté lorsque le propriétaire a financé des travaux d'amélioration (hors travaux d'économie d'énergie ayant donné lieu à une majoration de loyer pour réduction de charges) ou des travaux de mise aux normes de décence. Ces travaux doivent avoir été réalisés avant ou après le départ du dernier locataire, dans les parties communes ou privatives.

Travaux d'au moins 50 % de la dernière année de loyer : si les travaux représentent au moins 50 % de la dernière année de loyer (hors charges), le loyer annuel pratiqué avec le précédent locataire peut être augmenté de 15 % du montant des travaux TTC. Travaux d'au moins 100 % de la dernière année de loyer : si les travaux représentent au moins la dernière année de loyer et ont été réalisés depuis moins de 6 mois, le nouveau loyer est fixé librement.

Règle

Lorsque le bail concerne un logement classé F ou G (classe indiquée sur le DPE), il est interdit d'augmenter le loyer pour travaux, que les travaux représentent 50 % ou 100 % de la dernière année de loyer. Cette interdiction vise à protéger les locataires de logements énergivores.

  • Travaux au moins 50 % du dernier loyer annuel : augmentation de 15 % du montant des travaux TTC.
  • Travaux au moins 100 % du dernier loyer annuel (réalisés depuis moins de 6 mois) : loyer fixé librement.
  • Logements classés F ou G : augmentation interdite pour travaux.
  • Travaux d'économie d'énergie ayant donné lieu à une majoration de loyer pour réduction de charges : exclus du calcul des travaux d'amélioration.

Pour les baux signés avant le 24 août 2022, une condition supplémentaire s'applique en métropole : lorsque le logement est situé en métropole, sa consommation en énergie primaire doit être inférieure à 331 kWh par m² et par an, attestée par un diagnostic de performance énergétique (DPE) datant de moins de 4 ans.

Augmentation du loyer pour sous-évaluation

Lorsque le loyer appliqué au précédent locataire est manifestement sous-évalué par rapport au marché, le propriétaire peut l'augmenter dans la limite de 50 % de l'écart constaté.

Lorsque le loyer appliqué à l'ancien locataire est manifestement sous-évalué, le propriétaire peut augmenter ce loyer. Il est possible d'estimer la sous-évaluation d'un loyer à partir des loyers habituellement constatés pour des logements comparables situés dans la même zone géographique.

L'augmentation du loyer ne doit pas dépasser 50 % de la différence entre les 2 montants suivants : le montant d'un loyer déterminé par référence aux loyers pratiqués dans le voisinage pour des logements comparables ; et le dernier loyer appliqué au précédent locataire, éventuellement révisé sur l'IRL si cela n'a pas été fait dans les 12 derniers mois. Pour les baux signés avant le 24 août 2022, une condition supplémentaire s'applique en métropole : la consommation en énergie primaire doit être inférieure à 331 kWh par m² et par an (DPE de moins de 4 ans).

Règle

Lorsque le logement est classé F ou G (classe indiquée sur le DPE), il est interdit d'augmenter le loyer manifestement sous-évalué, que le bail ait été signé avant ou après le 24 août 2022. Cette interdiction s'applique en métropole et en outre-mer (depuis le 1er juillet 2024 pour les DROM).

Il est possible d'estimer la sous-évaluation d'un loyer à partir de loyers habituellement constatés pour des logements comparables situés dans la même zone géographique. Des agences immobilières ou l'Adil (Agence départementale pour l'information sur le logement) peuvent fournir des références de loyers de marché.

Nouvelle mise en location après inoccupation

Les règles d'augmentation du loyer diffèrent selon que le logement a été inoccupé moins de 18 mois ou 18 mois et plus avant sa nouvelle mise en location.

Les règles d'encadrement des loyers diffèrent selon la durée d'inoccupation du logement avant sa nouvelle mise en location : moins de 18 mois ou 18 mois et plus.

Inoccupation de moins de 18 mois : les règles d'augmentation du loyer (travaux, sous-évaluation) s'appliquent dans les mêmes conditions qu'au renouvellement du bail. Le propriétaire peut augmenter le loyer pour travaux d'amélioration (15 % ou fixation libre selon le montant) ou pour sous-évaluation (dans la limite de 50 % de l'écart). Inoccupation de 18 mois et plus : le propriétaire fixe librement le montant du loyer, quel que soit le classement énergétique du logement (sauf pour les logements classés F ou G, où le loyer ne doit pas être supérieur au dernier loyer appliqué au précédent locataire).

Règle

Pour les logements classés F ou G, le loyer de la nouvelle mise en location ne doit pas être supérieur au dernier loyer appliqué au précédent locataire, même après 18 mois d'inoccupation. Cette règle s'applique depuis le 1er juillet 2024 en métropole et dans les DROM.

La notion d'inoccupation s'apprécie à compter du départ du dernier locataire jusqu'à la signature du nouveau bail. Une période d'inoccupation prolongée permet au propriétaire de repositionner le loyer au niveau du marché, sous réserve des restrictions liées au classement énergétique.

Révision du loyer en cours de bail

Le propriétaire peut réviser le loyer une fois par an, à condition que cela soit prévu dans le bail. La révision est calculée sur la base de l'IRL.

Le propriétaire peut réviser le loyer 1 fois par an à la condition que cela soit prévu dans le bail. La révision est calculée en fonction de la variation annuelle de l'indice de référence des loyers (IRL) publié à la date de signature du bail.

L'IRL (Indice de référence des loyers) est un indice publié trimestriellement par l'INSEE, qui reflète l'évolution des prix des logements neufs et anciens. La révision du loyer est limitée à la variation annuelle de cet indice, ce qui signifie que l'augmentation ne peut pas dépasser l'inflation locative constatée sur l'année.

Règle

Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants : en métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G ; en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G.

La révision du loyer ne peut être appliquée qu'une fois par année de bail et doit être prévue par une clause écrite dans le contrat de location. Si le bail ne prévoit pas de clause de révision, le propriétaire ne peut pas réviser le loyer en cours de bail, même avec l'accord du locataire.

Contester une augmentation du loyer

Le locataire peut contester une augmentation du loyer par lettre recommandée, puis saisir la commission départementale de conciliation (CDC) ou le juge des contentieux de la protection.

Le locataire peut contester l'augmentation du loyer en envoyant au propriétaire (ou à l'agence immobilière) une lettre recommandée avec accusé de réception. Cette première étape permet d'exposer les motifs de la contestation et de demander une révision du loyer.

Si le litige persiste après la lettre recommandée, le locataire doit saisir la commission départementale de conciliation (CDC) dont dépend le logement. La saisine de la CDC est gratuite et constitue une étape préalable obligatoire avant toute saisine du juge. La CDC est une instance paritaire (locataires et propriétaires) chargée de rechercher un accord amiable entre les parties.

Règle

En cas d'échec de l'intervention de la CDC, le locataire peut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement. Le juge peut alors statuer sur la légalité de l'augmentation et, le cas échéant, ordonner la restitution des sommes indûment perçues.

La contestation de l'augmentation du loyer est un droit du locataire qui doit être exercé dans les délais impartis par le bail ou la loi. Il est recommandé de conserver une copie de la lettre recommandée et de l'accusé de réception comme preuve de la contestation. En cas de difficulté, le locataire peut se faire assister par une Adil (Agence départementale pour l'information sur le logement).

Où s'adresser ?

Pour toute question sur le montant du loyer, vous pouvez contacter une Adil, la commission départementale de conciliation (CDC) ou le juge des contentieux de la protection.

L'Agence départementale pour l'information sur le logement (Adil) est l'interlocuteur principal pour toute question sur le montant du loyer, l'encadrement des loyers et les droits du locataire. La commission départementale de conciliation (CDC) est compétente pour les litiges locatifs. Le juge des contentieux de la protection est compétent en cas d'échec de la conciliation.

L'Adil offre un service d'information juridique gratuite sur le logement. Elle peut vous renseigner sur les règles d'encadrement des loyers applicables dans votre commune, les conditions d'augmentation du loyer et les démarches de contestation. La CDC est une instance paritaire chargée de concilier les litiges entre propriétaires et locataires. Le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire statue sur les litiges locatifs en dernier ressort.

Règle

Pour vérifier si votre commune est en zone tendue, utilisez le simulateur en ligne « Connaître les communes où l'encadrement des loyers s'applique » sur service-public.gouv.fr. Pour contester une augmentation du loyer, envoyez d'abord une lettre recommandée avec accusé de réception au propriétaire, puis saisissez la CDC en cas de litige persistant.

  • Adil (Agence départementale pour l'information sur le logement) : information juridique gratuite sur le logement.
  • Commission départementale de conciliation (CDC) : conciliation des litiges locatifs (gratuite).
  • Juge des contentieux de la protection : tribunal judiciaire, saisine après échec de la CDC.
  • Simulateur encadrement des loyers : service-public.gouv.fr — vérifier si la commune est en zone tendue.

L'Adil de votre département est l'interlocuteur le plus adapté pour vous conseiller sur les règles applicables à votre situation. Elle peut vous aider à estimer la sous-évaluation d'un loyer, à vérifier la conformité d'une augmentation ou à préparer une contestation. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent pour toute situation particulière.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Montant du loyer d'un logement appartenant à un propriétaire privé

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles d'encadrement des loyers sont fixées par la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et ses décrets d'application. Les plafonds de loyers par mètre carré varient selon les communes et les types de logements. Vérifiez les plafonds applicables dans votre commune via le simulateur en ligne de service-public.gouv.fr.

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