Couple tenant les clés de leur nouveau logement — installation dans un chez-soi

Lyon et Villeurbanne : montant du loyer pour un bail d'habitation

Depuis novembre 2021, des loyers de référence minoré et majoré limitent le loyer du logement mis en location à Lyon ou Villeurbanne avec un bail d'habitation. Le loyer de base ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré, et un complément de loyer peut être prévu dans certains cas. Des actions en réévaluation ou en diminution de loyer sont possibles au renouvellement du bail.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur l'encadrement des loyers à Lyon et Villeurbanne : logements concernés, plafonds, complément de loyer et recours.

Ce qu'il faut savoir

  • L'encadrement des loyers s'applique à Lyon et Villeurbanne depuis novembre 2021, pour les bails signés ou renouvelés depuis cette date.
  • Seuls les logements utilisés comme résidence principale par le locataire, ou loués avec un bail mobilité, sont concernés.
  • Les logements soumis à la loi de 1948, conventionnés par l'Anah, les logements sociaux (HLM), les meublés de tourisme et les sous-locations sont exclus.
  • Le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.
  • Un complément de loyer peut être prévu dans le bail pour un logement présentant des caractéristiques particulières, à condition que le loyer de base soit égal au loyer de référence majoré.
  • Au renouvellement du bail, le propriétaire peut agir en réévaluation (loyer sous-évalué) et le locataire peut agir en diminution (loyer surévalué).
  • Un simulateur permet de vérifier la conformité du loyer aux loyers de référence en vigueur.

Conditions essentielles

  • Logement situé à Lyon ou Villeurbanne.
  • Bail d'habitation (vide ou meublé) ou bail mobilité signé ou renouvelé depuis novembre 2021.
  • Logement occupé comme résidence principale par le locataire (ou loué avec un bail mobilité).
  • Logement non soumis à la loi de 1948, non conventionné par l'Anah, non HLM, non meublé de tourisme, non sous-loué.

Les étapes

  • Vérifier que le logement est concerné par l'encadrement (Lyon ou Villeurbanne, bail d'habitation ou mobilité, résidence principale).
  • Identifier la catégorie du logement (localisation, nombre de pièces, époque de construction) pour connaître le loyer de référence majoré applicable.
  • Vérifier que le loyer de base inscrit dans le bail ne dépasse pas le loyer de référence majoré (simulateur disponible).
  • Le cas échéant, contester le loyer ou le complément de loyer dans les délais (3 mois pour le complément, 5 mois pour la diminution au renouvellement).
  • En cas de désaccord, saisir la commission départementale de conciliation (CDC) puis, le cas échéant, le juge des contentieux de la protection.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — loyers de référence, complément de loyer, actions au renouvellement — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres au complément de loyer, à l'action en réévaluation et à l'action en diminution, voir les sections « Complément de loyer », « Action en réévaluation de loyer » et « Action en diminution de loyer ».

Quels logements sont concernés ?

L'encadrement des loyers s'applique aux logements situés à Lyon ou Villeurbanne, loués avec un bail mobilité ou un bail d'habitation (vide ou meublé) signé ou renouvelé depuis novembre 2021. Ces montants dépendent de la catégorie du logement (location vide ou meublée, nombre de pièces, époque de construction).

Seuls les logements utilisés comme résidence principale par le locataire, ou loués avec un bail mobilité, sont concernés par l'encadrement des loyers. La résidence principale est le logement occupé au moins 8 mois par an (sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure), soit par le locataire ou la personne avec laquelle il vit, soit par une personne à charge (enfant, ascendant de plus de 65 ans, parent handicapé).

Sont exclus de l'encadrement les logements soumis à la loi de 1948, les logements conventionnés par l'Anah, les logements sociaux (HLM), les meublés de tourisme et les sous-locations : ces logements sont soumis à d'autres règles. L'encadrement s'applique à chacun des événements suivants : première mise en location, renouvellement de bail, nouvelle mise en location après inoccupation.

Règle

Le dispositif est prévu par le décret n° 2021-1143 du 2 septembre 2021 fixant le périmètre du territoire de la métropole de Lyon sur lequel est mis en place le dispositif d'encadrement des loyers. Les loyers de référence sont fixés par arrêté préfectoral et actualisés périodiquement (par exemple, arrêté préfectoral sur les loyers de référence depuis novembre 2025).

L'encadrement ne concerne que les loyers hors charges. Les charges locatives (provisions pour charges, par exemple) ne sont pas prises en compte dans le calcul du plafond.

  • Logements situés à Lyon ou Villeurbanne.
  • Bails d'habitation (vide ou meublé) ou bails mobilités signés ou renouvelés depuis novembre 2021.
  • Résidence principale du locataire (occupation au moins 8 mois par an) ou bail mobilité.
  • Exclus : loi 1948, conventionnés Anah, HLM, meublés de tourisme, sous-locations.

Le principe de l'encadrement des loyers

Le loyer (hors charges) d'un logement soumis à l'encadrement peut se composer de 2 éléments : le loyer de base et un éventuel complément de loyer. Le loyer de base ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.

Les loyers de référence sont des montants par mètre carré, établis par catégorie de logement (localisation, nombre de pièces, époque de construction). Deux valeurs encadrent le loyer : le loyer de référence minoré (plancher pour le propriétaire lors d'une réévaluation) et le loyer de référence majoré (plafond pour le locataire). Le loyer de base (montant du loyer hors charges et hors complément de loyer) ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.

Le bail doit indiquer les montants suivants : le loyer de base (montant du loyer hors charges et hors complément de loyer) ; le loyer de référence et le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail et qui correspondent à la catégorie du logement (localisation, nombre de pièces...). Ces montants doivent être mentionnés dans le bail et dans l'annonce immobilière. Le complément de loyer est un loyer complémentaire au loyer de base, pour un logement présentant des caractéristiques de localisation ou de confort particulières (par exemple, vue sur un monument historique) par rapport à un logement de niveau comparable. En résumé : loyer = loyer de base (égal au loyer de référence majoré) + complément de loyer.

Règle

Si le bail ne mentionne pas le montant du loyer de référence majoré, le locataire a 1 mois à partir de la date de prise d'effet du bail pour adresser au propriétaire, par courrier recommandé avec accusé de réception, une mise en demeure de le faire. Le propriétaire a 1 mois pour répondre à partir de la date de réception de la proposition du locataire. En l'absence de réponse ou en cas de refus du propriétaire dans ce délai, le locataire peut saisir dans les 3 mois suivants le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement, pour obtenir une diminution du loyer, si nécessaire.

Un simulateur est disponible pour vérifier que le loyer d'un logement est conforme à l'encadrement des loyers à Lyon et Villeurbanne (bail signé depuis novembre 2021). Il permet de connaître le loyer de référence majoré applicable à votre logement.

  • Loyer = loyer de base + complément de loyer éventuel.
  • Loyer de base pour un loyer inférieur ou égal de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.
  • Bail : loyer de base, loyer de référence et loyer de référence majoré.
  • Annonce immobilière : mêmes mentions obligatoires.
  • Mise en demeure possible si le bail ne mentionne pas le loyer de référence majoré.

Première mise en location

Lors d'une première mise en location, le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail. Si le loyer de base dépasse ce plafond, le locataire peut demander une diminution de loyer et le remboursement des trop-perçus.

Le bail doit indiquer le loyer de base, le loyer de référence et le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail. Le loyer de base ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré. Si le bail ne mentionne pas le montant du loyer de référence majoré, le locataire dispose de 1 mois à compter de la prise d'effet du bail pour adresser une mise en demeure au propriétaire par courrier recommandé avec accusé de réception.

Le propriétaire a 1 mois pour répondre à partir de la date de réception de la proposition du locataire. En l'absence de réponse ou en cas de refus du propriétaire dans ce délai, le locataire peut saisir dans les 3 mois suivants le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement, pour obtenir une diminution du loyer, si nécessaire. Si le loyer de base dépasse le loyer de référence majoré (mentionné ou non dans le bail), le locataire peut demander une diminution de loyer et le remboursement des trop-perçus au propriétaire.

Règle

Pour faire valoir ses droits, le locataire peut : saisir la commission départementale de conciliation (CDC), puis en cas d'échec le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement loué ; et/ou signaler le non-respect de l'encadrement des loyers à la préfecture. Le propriétaire encourt une amende administrative en cas de non-respect du dispositif.

Le locataire peut tester la conformité de son loyer à l'aide du simulateur disponible pour Lyon et Villeurbanne (bail signé depuis novembre 2021).

  • Loyer de base pour un loyer inférieur ou égal de référence majoré à la date de signature du bail.
  • Bail : loyer de base, loyer de référence et loyer de référence majoré.
  • Bail silencieux : mise en demeure par le locataire dans les 1 mois.
  • Propriétaire : 1 mois pour répondre ; sinon saisine du juge dans les 3 mois.
  • Loyer excessif : diminution + remboursement des trop-perçus.
  • Recours : CDC, juge des contentieux de la protection, préfecture (amende).

Complément de loyer

Le complément de loyer est un loyer complémentaire au loyer de base, possible pour un logement présentant des caractéristiques de localisation ou de confort particulières. Il ne peut s'appliquer que si le loyer de base est égal au loyer de référence majoré.

Le propriétaire (ou l'agence immobilière/notaire) peut appliquer un complément de loyer si les 2 conditions suivantes sont réunies : le logement a des caractéristiques particulières (localisation, confort) ; le loyer de base (hors charges) est égal au loyer de référence majoré. Si un complément de loyer s'applique, le loyer est égal au total du loyer de base et du complément de loyer.

Le montant du complément de loyer et les caractéristiques du logement qui le justifient doivent être indiqués dans le bail. Pour contester le complément de loyer, le locataire doit saisir la commission départementale de conciliation (CDC) dans un délai de 3 mois à partir de la date de signature du bail. C'est au propriétaire (ou à l'agence immobilière) de prouver que le complément de loyer est justifié.

Règle

Si la CDC parvient à un accord, le montant du loyer est celui fixé par le document de conciliation délivré par la CDC. Ce nouveau montant s'applique à partir de la date d'entrée en vigueur du bail. Si le désaccord persiste, le locataire a 3 mois pour saisir le juge des contentieux de la protection. Pour un bail signé depuis le 18 août 2022, le complément de loyer est interdit si le logement a au moins 1 de ces caractéristiques suivantes : sanitaires sur le palier ; signes d'humidité sur certains murs ; DPE de classe F ou G ; fenêtres laissant anormalement passer l'air (hors grille de ventilation) ; vis-à-vis à moins de 10 m ; infiltrations ou inondations provenant de l'extérieur ; problèmes d'évacuation d'eau au cours des 3 derniers mois ; installation électrique dégradée ; mauvaise exposition de la pièce principale.

Le complément de loyer ne peut pas être utilisé pour contourner le plafond du loyer de référence majoré : il n'est justifié que par des caractéristiques particulières du logement par rapport à un logement de niveau comparable.

  • Complément possible si caractéristiques particulières ET loyer de base = loyer de référence majoré.
  • Montant et caractéristiques justificatives : indiqués dans le bail.
  • Contestation : CDC dans les 3 mois de la signature du bail.
  • Charge de la preuve : au propriétaire.
  • Interdit depuis le 18 août 2022 si mauvaise qualité du logement (DPE F/G, humidité, etc.).

Renouvellement de bail

À l'approche du renouvellement du bail, deux actions sont possibles : le propriétaire peut engager une action en réévaluation de loyer si le loyer de base est inférieur au loyer de référence minoré ; le locataire peut engager une action en diminution de loyer si le loyer de base est supérieur au loyer de référence majoré.

Les loyers de référence minoré et majoré en vigueur à la date du renouvellement servent de repères pour ces deux actions. Un bail mobilité ne peut pas être renouvelé : l'encadrement s'applique alors uniquement lors de sa signature.

L'action en réévaluation de loyer est engagée par le propriétaire lorsque le loyer de base est inférieur au loyer de référence minoré : le propriétaire peut proposer une augmentation du loyer, dans la limite du loyer de référence minoré. L'action en diminution de loyer est engagée par le locataire lorsque le loyer de base est supérieur au loyer de référence majoré : le locataire peut proposer une diminution du loyer, dans la limite du loyer de référence majoré en vigueur à la date de sa demande.

Règle

Lorsque le propriétaire engage une action de réévaluation de loyer, il ne peut pas donner son préavis (congé) au locataire pour l'échéance du bail. Cette interdiction vise à protéger le locataire d'un congé donné en représailles à sa contestation du loyer.

Les deux actions suivent des procédures distinctes, détaillées dans les sections suivantes. Les délais sont stricts : il est recommandé d'agir rapidement et de conserver les preuves de notification.

  • Loyer de base < loyer de référence minoré : propriétaire peut agir en réévaluation.
  • Loyer de base > loyer de référence majoré : locataire peut agir en diminution.
  • Bail mobilité : non renouvelable.
  • Pas de préavis du propriétaire s'il engage une action de réévaluation.

Action en réévaluation de loyer (propriétaire)

Lorsque le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) est inférieur au loyer de référence minoré, le propriétaire peut engager une action en réévaluation de loyer. Trois conditions doivent être respectées.

La première condition : le nouveau loyer (hors charges et hors complément de loyer) doit être inférieur ou égal au loyer de référence minoré en vigueur au moment où le propriétaire informe le locataire. La deuxième condition : l'augmentation du loyer proposée doit être inférieure ou égale à la plus élevée des 2 limites suivantes : 50 % de la différence entre le loyer qui correspond aux loyers pratiqués dans le voisinage pour des logements comparables et le dernier loyer appliqué au locataire avant le renouvellement du bail (éventuellement révisé si cela n'avait pas été fait dans les 12 derniers mois) ; 15 % du coût réel des travaux faits depuis le dernier renouvellement du bail (travaux d'amélioration ou travaux de mise aux normes), lorsque le montant de ces travaux est au moins égal au montant de la dernière année de loyer. La troisième condition : depuis le 22 août 2024, il est interdit d'augmenter le loyer d'un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE) lors du renouvellement du bail.

Le propriétaire doit informer le locataire du nouveau loyer au moins 6 mois avant la fin du bail. Le propriétaire doit lui adresser une notification : soit par lettre recommandée avec accusé de réception ; soit par acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) ; soit par remise en main propre contre récépissé ou émargement. Cette notification doit contenir : l'intégralité de l'article 140 VI de la loi du 23 novembre 2018 ; le nouveau montant du loyer proposé et le loyer de référence minoré ayant servi à le déterminer.

Règle

Le locataire peut contester l'action en réévaluation de loyer. Pour cela, il doit fournir au propriétaire 6 références de loyer de logements comparables situés dans la même zone géographique. Ces références de loyers sont consultables sur le site de l'observatoire des loyers. Si le juge n'est pas saisi avant la fin du bail, le bail est reconduit aux conditions antérieures du loyer. Toutefois, si l'ancien loyer n'a pas été révisé au cours des 12 mois précédents, le propriétaire peut le réviser pour fixer le nouveau loyer.

Lorsque le propriétaire engage une action de réévaluation de loyer, il ne peut pas donner son préavis (congé) au locataire pour l'échéance du bail. Les travaux d'amélioration sont des travaux apportant une valeur ajoutée au logement loué : équipement ou service nouveau ou de qualité supérieure à l'existant, réduction de dépenses d'entretien et d'exploitation, sécurisation de l'immeuble et de ses occupants (par exemple : pose de parquet, installation d'un digicode, installation d'un ascenseur).

  • Nouveau loyer pour un loyer inférieur ou égal de référence minoré en vigueur à l'information du locataire.
  • Augmentation pour un max inférieur ou égal(50 % de l'écart avec les loyers du voisinage, 15 % du coût des travaux si travaux supérieur ou égal dernière année de loyer).
  • Interdiction d'augmenter le loyer d'un logement classé F ou G depuis le 22 août 2024.
  • Notification au moins 6 mois avant la fin du bail (LRAR, acte de commissaire de justice ou main propre).
  • Contestation possible par le locataire avec 6 références de loyers.
  • Pas de préavis du propriétaire s'il engage l'action de réévaluation.

Action en diminution de loyer (locataire)

Si le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) inscrit dans le bail est supérieur au loyer de référence majoré, le locataire peut proposer au propriétaire (ou à l'agence immobilière) la diminution du loyer de base. Deux conditions doivent être respectées.

Le locataire fait sa demande au moins 5 mois avant l'échéance du bail. Le loyer de référence majoré pris en considération est celui en vigueur à la date de la demande du locataire. Le locataire doit adresser sa demande écrite au propriétaire (ou à l'agence immobilière) : soit par lettre recommandée avec accusé de réception ; soit par acte de commissaire de justice ; soit par remise en main propre contre récépissé ou émargement.

La demande doit contenir : l'intégralité de l'article 140 VI de la loi du 23 novembre 2018 ; le nouveau montant du loyer proposé et le loyer de référence majoré en vigueur à la date de la proposition du locataire. Si le propriétaire (ou l'agence immobilière) refuse, ou s'il ne répond pas au locataire, le locataire doit saisir la commission départementale de conciliation (CDC) au plus tard 4 mois avant l'échéance du bail. Si aucun accord n'est trouvé en dépit de l'intervention de la CDC, le locataire peut saisir le juge des contentieux de la protection avant l'échéance du bail.

Règle

Si le locataire ne saisit pas le juge dans ce délai, le bail est reconduit aux conditions antérieures du loyer. Si l'ancien loyer n'a pas été révisé au cours des 12 mois précédents, le propriétaire (ou l'agence immobilière) peut le réviser. Le locataire peut tester la conformité de son loyer à l'aide du simulateur disponible pour Lyon et Villeurbanne.

L'action en diminution de loyer est une procédure encadrée par des délais stricts (5 mois avant l'échéance pour la demande, 4 mois pour la saisine de la CDC). Il est essentiel de respecter ces délais et de conserver les preuves de notification.

  • Demande au moins 5 mois avant l'échéance du bail.
  • Loyer de référence majoré en vigueur à la date de la demande.
  • Notification par LRAR, acte de commissaire de justice ou main propre.
  • Refus ou silence du propriétaire : saisine de la CDC au plus tard 4 mois avant l'échéance.
  • Désaccord persistant : saisine du juge des contentieux de la protection avant l'échéance.
  • Sans saisine du juge : reconduction aux conditions antérieures.

Nouvelle mise en location après inoccupation

Lorsqu'un logement est remis sur le marché après moins de 18 mois d'inoccupation, le loyer de base peut être augmenté dans certains cas seulement. Après 18 mois et plus d'inoccupation, les règles de la première mise en location s'appliquent.

Pour un logement remis sur le marché après moins de 18 mois d'inoccupation, le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) peut être augmenté seulement si : il n'a pas été révisé au cours des 12 mois précédents ; des travaux d'amélioration ou de mise aux normes de décence ont été faits depuis le départ de l'ancien locataire ; il est sous-évalué. Mais le nouveau loyer de base ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.

Concernant les travaux : si les travaux d'amélioration ou de mise aux normes de décence ont été réalisés depuis le départ du dernier locataire et sont d'un montant au moins égal à 50 % de la dernière année de loyer (hors charges), le loyer annuel pratiqué au précédent locataire peut être augmenté d'un montant égal à 15 % du montant des travaux TTC, dans la limite du loyer de référence majoré. Si les travaux d'amélioration ont été réalisés depuis moins de 6 mois et pour un montant au moins égal à la dernière année de loyer, le nouveau loyer peut être supérieur au dernier loyer appliqué, sans dépasser le loyer de référence majoré. Concernant le loyer sous-évalué : l'augmentation du loyer ne doit pas dépasser 50 % de la différence entre le loyer déterminé par référence aux loyers pratiqués dans le voisinage pour des logements comparables et le dernier loyer appliqué au précédent locataire (éventuellement révisé sur l'IRL si cela n'avait pas été fait dans les 12 derniers mois). Dans tous les cas, le nouveau loyer ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.

Règle

Pour un logement remis sur le marché après 18 mois et plus d'inoccupation, le bail doit indiquer le loyer de base, le loyer de référence et le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail. Le loyer de base ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré. Si le loyer de base dépasse le loyer de référence majoré, le locataire peut demander une diminution de loyer devant la CDC dans les 3 ans qui suivent la signature du bail. Pour un bail signé depuis le 24 août 2022 concernant un logement de classe F ou G, le loyer de base ne doit pas dépasser le loyer appliqué au précédent locataire.

Les cas de contestation du nouveau loyer ou du complément de loyer suivent les mêmes procédures que pour la première mise en location : saisine de la CDC, puis éventuellement du juge des contentieux de la protection.

  • Moins de 18 mois d'inoccupation : augmentation possible si non révisé, travaux ou sous-évaluation, sans dépasser le loyer de référence majoré.
  • Travaux au moins 50 % de la dernière année de loyer : majoration de 15 % du coût des travaux TTC.
  • Travaux supérieur ou égal dernière année de loyer et < 6 mois : nouveau loyer possible dans la limite du majoré.
  • Loyer sous-évalué : augmentation au maximum 50 % de l'écart avec les loyers du voisinage.
  • 18 mois et plus d'inoccupation : règles de la première mise en location.
  • Classe F/G depuis le 24 août 2022 : loyer de base pour un loyer inférieur ou égal du précédent locataire.

Où s'adresser

Pour toute question relative à l'encadrement des loyers à Lyon et Villeurbanne, vous pouvez contacter l'agence départementale pour l'information sur le logement (Adil). En cas de litige, la commission départementale de conciliation (CDC) et le juge des contentieux de la protection sont compétents.

L'Adil (agence départementale pour l'information sur le logement), rattachée à l'Anil (agence nationale pour l'information sur le logement), offre un conseil gratuit sur les questions de logement, y compris l'encadrement des loyers. La CDC (commission départementale de conciliation) est une instance de médiation gratuite en cas de litige entre propriétaire et locataire. Le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement est compétent pour trancher les litiges locatifs.

L'Adil de votre département est joignable via l'annuaire de l'Anil. En cas de litige relatif au loyer (loyer excessif, complément de loyer injustifié, contestation d'une réévaluation), le locataire peut saisir la CDC, puis le juge des contentieux de la protection. Le signalement du non-respect de l'encadrement des loyers peut être adressé à la préfecture.

Règle

La saisine de la CDC est gratuite. Les délais de saisine varient selon le type d'action : 3 mois pour contester un complément de loyer, 4 mois pour l'action en diminution au renouvellement, 3 ans pour une nouvelle mise en location après 18 mois d'inoccupation.

Un simulateur en ligne permet de vérifier la conformité du loyer aux loyers de référence en vigueur pour Lyon et Villeurbanne. L'arrêté préfectoral fixant les loyers de référence est consultable en ligne.

  • Adil : conseil gratuit sur le logement et l'encadrement des loyers.
  • CDC : médiation gratuite en cas de litige locatif.
  • Juge des contentieux de la protection : juridiction compétente pour les litiges locatifs.
  • Préfecture : signalement du non-respect de l'encadrement des loyers.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Lyon et Villeurbanne : montant du loyer pour un bail d'habitation

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les loyers de référence de Lyon et Villeurbanne sont fixés par arrêté préfectoral et actualisés périodiquement. Vérifier les montants en vigueur auprès de la Métropole de Lyon, de l'Adil ou via le simulateur officiel.

Démarches associées

Vous ne trouvez pas l'information recherchée ?

Posez votre question dans le forum ou contactez-nous. Notre équipe éditoriale s'appuie sur les retours utilisateurs pour améliorer les fiches.

Démarches en France est un site indépendant, sans affiliation officielle avec l’administration française.