Couple tenant les clés de leur nouveau logement — installation dans un chez-soi

État des lieux d'entrée dans un bail d'habitation : formalités, coût et modifications

L'état des lieux d'entrée décrit l'état du logement et de ses équipements au moment où le locataire en prend possession. Il est joint au bail (vide, meublé ou mobilité) et doit être établi lors de la remise des clés, de façon contradictoire. Contrairement à l'état des lieux de sortie, une partie des frais peut être imputée au locataire, dans la limite de la moitié des frais facturés et de 3,03 € TTC par m² de surface habitable.

Vue d'ensemble

L'état des lieux d'entrée est le document de référence qui fixe l'état du logement au début de la location. Il conditionne la restitution du dépôt de garantie en fin de bail.

Ce qu'il faut savoir

  • L'état des lieux d'entrée est joint au bail du logement loué vide, meublé ou en bail mobilité.
  • Il doit être fait lors de la remise des clés, ensemble et de façon contradictoire (locataire et propriétaire, ou leurs représentants, sont présents).
  • L'état des lieux doit être fait dans de bonnes conditions d'éclairage, et le logement doit contenir les éléments mentionnés dans le bail.
  • L'état des lieux fait par le locataire et un professionnel : le locataire peut devoir payer une part des frais, plafonnée à la moitié des frais facturés et à 3,03 € TTC par m² de surface habitable.
  • En cas de constat locatif (refus ou absence), les tarifs réglementés s'appliquent et sont partagés pour moitié entre locataire et propriétaire.
  • Le locataire peut demander la modification de l'état des lieux dans les 10 jours calendaires (et pendant le 1ᵉʳ mois de la période de chauffe pour le chauffage).

Conditions essentielles

  • Le locataire et le propriétaire (ou l'agence immobilière) doivent faire l'état des lieux ensemble, de façon contradictoire.
  • L'état des lieux doit être fait par écrit, sur support papier ou sous forme électronique.
  • Le document doit permettre la comparaison de l'état du logement constaté à l'entrée et à la sortie.
  • Au moment de sa signature, l'état des lieux est remis au locataire et au propriétaire (ou à l'agence immobilière), en main propre ou par voie dématérialisée.

Les étapes

  • Convenir d'une date d'état des lieux d'entrée avec le propriétaire (ou l'agence immobilière), idéalement par courrier recommandé avec avis de réception.
  • Réaliser l'état des lieux ensemble, dans de bonnes conditions d'éclairage, pièce par pièce.
  • Vérifier la présence des mentions obligatoires (type, date, localisation, relevés de compteurs, clés, description par pièce, signatures).
  • Signer l'état des lieux et en recevoir un exemplaire.
  • Si besoin, demander la modification de l'état des lieux dans les 10 jours calendaires suivants.
  • En cas de refus ou d'absence de l'une des parties, faire appel à un commissaire de justice pour un constat locatif.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — plafonnement des frais imputables au locataire (3,03 €/m²), tarifs du constat locatif en métropole et en outre-mer, modification dans les 10 jours, grille de vétusté — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le plafond des frais imputables au locataire (3,03 € TTC/m²) et pour la procédure de modification dans les 10 jours, voir les sections « Quel est le coût pour le locataire ? » et « Peut-on modifier l'état des lieux dans les 10 jours ? ».

Comment faire l'état des lieux d'entrée ?

Le locataire et le propriétaire (ou l'agence immobilière) doivent faire ensemble l'état des lieux d'entrée, de façon contradictoire — chacun étant présent. Lors de l'état des lieux, le logement doit contenir les éléments mentionnés dans le bail, et l'opération doit être réalisée dans de bonnes conditions d'éclairage.

L'état des lieux d'entrée peut être fait de trois manières. Premièrement, à l'amiable, ensemble, par le locataire et le propriétaire — il est recommandé de convenir d'une date par courrier recommandé avec avis de réception. Deuxièmement, à l'amiable, ensemble, par le locataire et un professionnel (agent immobilier ou notaire) représentant le propriétaire — même recommandation de fixer la date par LRAR. Troisièmement, lorsque le locataire ou le propriétaire (ou son représentant) refuse de venir au rendez-vous, refuse de faire l'état des lieux ou refuse de le signer, l'un ou l'autre peut faire appel à un commissaire de justice pour établir un constat locatif.

Règle

Le commissaire de justice prévient le locataire et le propriétaire (ou l'agence immobilière) par lettre recommandée avec accusé de réception, et au moins 7 jours à l'avance, du jour où il va réaliser le constat locatif. Les frais du constat locatif sont partagés pour moitié entre le locataire et le propriétaire (ou l'agence immobilière).

L'état des lieux d'entrée se fait idéalement le même jour que la remise des clés. Un délai entre la remise et l'état des lieux complique la preuve de l'état du logement au moment précis de la prise de possession. Le locataire peut photographier ou filmer le logement lors de l'état des lieux, en plus des constatations écrites.

Sous quelle forme doit être fait l'état des lieux ?

L'état des lieux doit être consigné dans un document écrit. Ce document doit permettre la comparaison de l'état du logement constaté à l'entrée et à la sortie des lieux. Les états des lieux d'entrée et de sortie peuvent être faits soit sur un document unique, comportant pour chaque pièce une colonne « à l'entrée du locataire » et une colonne « à la sortie du locataire », soit sur des documents distincts ayant une présentation similaire.

L'état des lieux doit être fait par écrit, sur support papier ou sous forme électronique. La forme électronique est admise, à condition de garantir l'intégrité du document et la possibilité pour chaque partie d'en conserver un exemplaire. Le document unique à deux colonnes est souvent préféré car il facilite visuellement la comparaison entre l'entrée et la sortie.

Règle

Au moment de sa signature, l'état des lieux est remis au locataire et au propriétaire (ou à l'agence immobilière). Il est remis en main propre ou par voie dématérialisée. Chaque partie doit conserver un exemplaire signé du document : il servira de référence pour la comparaison en fin de bail et pour la restitution du dépôt de garantie.

La symétrie entre l'état des lieux d'entrée et l'état des lieux de sortie est essentielle. Si l'un des deux documents manque ou ne respecte pas la même structure, les comparaisons deviennent plus difficiles et les litiges plus probables. Vérifiez que le modèle utilisé par l'agence ou le propriétaire prévoit bien cette double colonne ou ces deux documents similaires.

Que doit indiquer l'état des lieux d'entrée ?

L'état des lieux d'entrée doit décrire avec précision le logement et les équipements qu'il comporte. Il constate également l'état de conservation du logement. Le document doit comporter au moins les informations suivantes.

  • Type d'état des lieux : état des lieux d'entrée.
  • Date d'établissement de l'état des lieux.
  • Localisation du logement (adresse complète).
  • Nom ou dénomination des parties (locataire, propriétaire) et domicile ou siège social du représentant du propriétaire.
  • Personnes mandatées pour réaliser l'état des lieux (nom, domicile ou siège social), s'il y a lieu.
  • Relevés des compteurs individuels de consommation d'eau ou d'énergie, s'il y a lieu (c'est-à-dire lorsque les charges locatives ne sont pas payées au forfait).
  • Clés ou tout autre moyen d'accès aux locaux à usage privatif ou commun.
  • Description précise, pour chaque pièce et partie du logement, de l'état des revêtements des sols, murs et plafonds, des équipements et des meubles — complétée d'observations ou de réserves et illustrée d'images.
  • Signature des parties (locataire, propriétaire) ou des personnes mandatées pour réaliser l'état des lieux.

Règle

Au moment de l'état des lieux d'entrée, le locataire peut notamment ajouter des précisions, comme par exemple le fait que les compteurs d'eau, de gaz ou d'électricité ne sont pas branchés. Ces précisions protègent le locataire : elles évitent qu'un défaut préexistant (compteur hors service, équipement manquant) ne lui soit reproché lors de la restitution.

Si le logement est doté d'une installation de chauffage ou d'eau chaude sanitaire (individuelle ou collective avec comptage individuel), le propriétaire (ou son représentant) complète l'état des lieux d'entrée par les relevés des index pour chaque énergie. L'extrait d'état des lieux correspondant est mis à la disposition du professionnel chargé d'établir le diagnostic de performance énergétique (DPE).

Quel est le coût pour le locataire ?

Contrairement à l'état des lieux de sortie (gratuit pour le locataire), l'état des lieux d'entrée peut entraîner une part de frais à la charge du locataire, dans des limites strictes.

Lorsque l'état des lieux d'entrée est fait par le locataire et un professionnel (agent immobilier), une partie des frais doit être payée par le locataire. Mais la part payée par le locataire ne peut pas dépasser : la moitié des frais facturés par l'agence immobilière et un montant maximum de 3,03 € TTC par m² de surface habitable. Ces deux plafonds se cumulent : le locataire paie le plus bas des deux montants.

Le plafonnement des honoraires imputables aux locataires est prévu par le décret n° 2014-890 du 1er août 2014. Il vise à éviter que les frais d'état des lieux (parmi d'autres honoraires d'agence) ne pèsent excessivement sur le locataire. Le montant de 3,03 € TTC par m² s'applique à la surface habitable du logement, telle que définie par la réglementation.

  • Moitié des frais facturés

    Frais facturés 170 € TTC
    170 / 2 = 85 €
    Frais facturés 100 € TTC
    100 / 2 = 50 €
  • Plafond m² (25 × 3,03 €)

    Frais facturés 170 € TTC
    75,75 €
    Frais facturés 100 € TTC
    75,75 €
  • Part du locataire (le plus bas)

    Frais facturés 170 € TTC
    75,75 €
    Frais facturés 100 € TTC
    50 €
  • Part du propriétaire

    Frais facturés 170 € TTC
    94,25 €
    Frais facturés 100 € TTC
    50 €

Règle

Pour un logement de 25 m² facturé 170 € TTC : la moitié des frais est de 85 €, le plafond m² est de 75,75 € — le locataire paie 75,75 € (le plus bas des deux) et le propriétaire paie la somme restante, soit 94,25 €. Si le même logement est facturé 100 € TTC : la moitié des frais est de 50 €, inférieure au plafond m² de 75,75 € — le locataire paie 50 € et le propriétaire paie 50 €.

Un simulateur officiel permet d'estimer les frais d'agence immobilière dus par le locataire pour un état des lieux d'entrée (année 2026). Utilisez-le avant de signer le bail ou de régler les frais d'agence, afin de vérifier que le montant imputé respecte le plafonnement légal. En cas de dépassement, contestez auprès de l'agence et, à défaut, auprès de la commission départementale de conciliation.

Constat locatif : tarifs en métropole

Lorsque l'état des lieux d'entrée prend la forme d'un constat locatif établi par un commissaire de justice (en cas de refus ou d'absence de l'une des parties), les sommes demandées sont réglementées. Elles dépendent de la surface du logement et sont partagées pour moitié entre le locataire et le propriétaire (ou l'agence immobilière).

  • Jusqu'à 50 m²

    Frais de constat locatif
    132,82 €
    Lettres de convocation
    18,06 €
    Frais de déplacement
    11,28 €
  • Plus de 50 m² et jusqu'à 150 m²

    Frais de constat locatif
    154,74 €
    Lettres de convocation
    18,06 €
    Frais de déplacement
    11,28 €
  • Plus de 150 m²

    Frais de constat locatif
    232,12 €
    Lettres de convocation
    18,06 €
    Frais de déplacement
    11,28 €

Ces tarifs sont ceux de la métropole (TVA incluse), fixés par arrêté. Les lettres de convocation (18,06 €) et les frais de déplacement (11,28 €) s'ajoutent aux frais de constat locatif. Le commissaire de justice peut être contacté par le propriétaire ou par le locataire : l'un ou l'autre peut déclencher la procédure de constat locatif.

Règle

Le total des sommes demandées par le commissaire de justice est partagé pour moitié entre le locataire et le propriétaire (ou l'agence immobilière). Concrètement, le locataire supporte la moitié des frais de constat locatif, de lettres de convocation et de déplacement. Il est possible de faire vérifier gratuitement les frais facturés en s'adressant au secrétariat du tribunal compétent (tribunal dont dépend l'étude du commissaire de justice, ou tribunal qui a jugé l'affaire).

Les tarifs réglementés des commissaires de justice sont fixés par arrêté et peuvent être actualisés (dernier arrêté : arrêté du 25 février 2026, applicable à partir de mars 2026). Vérifiez les montants en vigueur au moment de votre constat locatif. Le partage pour moitié s'applique quel que soit le demandeur du constat.

Constat locatif : tarifs en outre-mer

Les tarifs du constat locatif diffèrent dans les départements et régions d'outre-mer. Voici les barèmes applicables.

Les sommes demandées par le commissaire de justice sont réglementées en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte et à La Réunion. Comme en métropole, elles dépendent de la surface du logement et sont partagées pour moitié entre le locataire et le propriétaire (ou l'agence immobilière).

  • Guadeloupe

    Jusqu'à 50 m²
    154,91 €
    De 50 à 150 m²
    180,48 €
    Plus de 150 m²
    270,73 €
  • Guyane

    Jusqu'à 50 m²
    137,24 €
    De 50 à 150 m²
    159,90 €
    Plus de 150 m²
    239,85 €
  • Martinique

    Jusqu'à 50 m²
    153,71 €
    De 50 à 150 m²
    179,09 €
    Plus de 150 m²
    268,64 €
  • Mayotte

    Jusqu'à 50 m²
    143,88 €
    De 50 à 150 m²
    167,64 €
    Plus de 150 m²
    251,46 €
  • La Réunion

    Jusqu'à 50 m²
    164,52 €
    De 50 à 150 m²
    à vérifier
    Plus de 150 m²
    à vérifier

En outre-mer, les lettres de convocation (entre 18,66 € et 21,70 € selon le territoire) et les frais de déplacement s'ajoutent aux frais de constat locatif. Les frais de déplacement sont applicables en cas de déplacement de plus de 2 km hors des limites de la commune de l'office : ils sont facturés soit le prix du billet aller et retour (transport en commun, bateau ou avion), soit un montant fixe (9,40 € en Guyane et à Mayotte, 10,20 € en Guadeloupe et en Martinique) si le déplacement a lieu en voiture.

Règle

Comme en métropole, il est possible de faire vérifier gratuitement les frais facturés par le commissaire de justice en s'adressant au secrétariat du tribunal compétent. Le partage pour moitié des frais entre locataire et propriétaire s'applique également en outre-mer.

Les tarifs réglementés peuvent être actualisés périodiquement. Vérifiez les montants en vigueur au moment de votre constat locatif, ou contactez le secrétariat du tribunal pour une confirmation. Pour La Réunion, les tarifs des surfaces supérieures à 50 m² ne sont pas détaillés dans la fiche source : consultez la source officielle pour une valeur exacte.

Peut-on modifier l'état des lieux dans les 10 jours ?

Le locataire peut demander au propriétaire (ou à son représentant) de modifier l'état des lieux d'entrée dans les 10 jours calendaires suivant la date de l'état des lieux, s'agissant de tout élément concernant le logement. Il peut également en faire la demande durant le 1ᵉʳ mois de la période de chauffe, s'agissant de l'état des éléments de chauffage.

Ce délai de modification permet au locataire de corriger une erreur, une omission ou une description inexacte découverte après la signature de l'état des lieux (par exemple un équipement défectueux non signalé, un défaut d'humidité apparu après l'emménage, un élément endommagé non constaté). Le délai de 10 jours calendaires court à compter de la date d'établissement de l'état des lieux.

Règle

Si le logement est doté d'une installation de chauffage ou d'eau chaude sanitaire (individuelle ou collective avec comptage individuel), le propriétaire (ou son représentant) complète l'état des lieux d'entrée (et de l'état des lieux de sortie lors du départ du locataire) par les relevés des index pour chaque énergie. L'extrait d'état des lieux correspondant à ces informations est mis à la disposition du professionnel chargé d'établir le diagnostic de performance énergétique (DPE).

Si le propriétaire (ou l'agence immobilière) refuse de modifier l'état des lieux, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation (CDC) dont dépend le logement. La CDC est un organisme paritaire chargé de rechercher une solution amiable aux litiges locatifs. Saisir la CDC est une étape préalable utile avant toute action judiciaire.

Vétusté et comparaison entrée/sortie

L'état des lieux d'entrée sert de point de comparaison avec l'état des lieux de sortie. Pour faciliter cette comparaison et distinguer la vétusté (usure normale liée au temps) des dégradations imputables au locataire, le locataire et le propriétaire (ou l'agence immobilière) peuvent convenir, à la signature du bail, de l'application d'une grille de vétusté.

La grille de vétusté fixe, par élément du logement (peintures, parquet, sanitaires, équipements…), une durée de vie utile et un taux d'abattement applicable en fonction de l'ancienneté. Elle permet de calculer objectivement la part de dépréciation imputable à l'usure du temps, indépendamment de l'usage fait par le locataire. En l'absence de grille, la distinction se fait au cas par cas.

Règle

L'état des lieux d'entrée doit décrire avec précision chaque pièce et chaque élément, afin que la comparaison avec l'état de sortie soit fiable. Les observations et réserves (par exemple « tache sur le mur de la chambre, photo jointe ») et les images renforcent la force probante du document. Des précisions complémentaires (compteurs non branchés, équipements manquants) peuvent être ajoutées par le locataire au moment de l'état des lieux.

En fin de bail, les différences dues à la vétusté ne peuvent pas entraîner de retenue sur le dépôt de garantie (voir la fiche sur l'état des lieux de sortie). La grille de vétusté convenue à la signature du bail constitue alors un élément objectif pour les deux parties. Il est conseillé de la relire avant de signer le bail, et de vérifier qu'elle figure bien parmi les annexes du contrat.

Litige et absence d'état des lieux d'entrée

Un litige relatif à l'état des lieux d'entrée (dégradations contestées, refus de modification, frais d'agence) peut être réglé à l'amiable ou par le juge. En l'absence d'état des lieux d'entrée, les règles de preuve s'inversent selon la raison de cette absence.

Pour un litige inférieur ou égal à 5 000 €, un courrier recommandé (étape facultative) peut être envoyé, suivi d'une démarche amiable obligatoire avant toute saisine du tribunal. Le litige peut ensuite être porté devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire. Pour un litige supérieur à 5 000 €, la saisine du tribunal suppose une assignation remise par un commissaire de justice. Pour déterminer la valeur du litige, il faut prendre en compte le montant total des demandes ; si vous ne pouvez pas la chiffrer, vous devez saisir le tribunal par assignation.

En l'absence d'état des lieux d'entrée, tout dépend de la raison pour laquelle il n'a pas été fait. Par refus du propriétaire : le locataire doit adresser une mise en demeure de faire l'état des lieux ; si le propriétaire persiste, il devra prouver en fin de bail avoir donné le logement en bon état d'usage pour faire valoir les dégradations. Par refus du locataire ou par négligence des deux parties : le locataire est considéré comme ayant reçu le logement en bon état de réparations locatives et doit le rendre en bon état, sauf s'il prouve le mauvais état initial (par exemple par des photographies réalisées par un commissaire de justice).

Règle

Pour les autres réparations (travaux à la charge du bailleur, ou vétusté des lieux), c'est au propriétaire (ou à l'agence immobilière) de démontrer qu'elles sont imputables au locataire. La charge de la preuve dépend donc de la nature de la réparation : réparations locatives → preuve du locataire (mauvvais état initial) ; réparations locatives/vétusté → preuve du propriétaire.

L'Agence départementale pour l'information sur le logement (Adil) peut vous accompagner dans ces démarches, que vous soyez locataire ou propriétaire. Un simulateur officiel permet également d'estimer les frais d'agence immobilière dus par le locataire pour un état des lieux d'entrée, afin de vérifier le respect du plafonnement légal avant tout litige.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    État des lieux d'entrée dans un bail d'habitation

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les tarifs du constat locatif et le plafond de 3,03 € TTC par m² d'honoraires imputables au locataire proviennent de la fiche officielle Service-Public F31270. Ces tarifs sont réglementés et peuvent être actualisés périodiquement (arrêté du 25 février 2026 applicable à partir de mars 2026) — vérifiez les montants en vigueur via le simulateur officiel ou le secrétariat du tribunal compétent. Les tarifs de La Réunion pour les surfaces supérieures à 50 m² sont indiqués « à vérifier » : consultez la source officielle pour une valeur exacte.

Démarches associées

Articles liés

Vous ne trouvez pas l'information recherchée ?

Posez votre question dans le forum ou contactez-nous. Notre équipe éditoriale s'appuie sur les retours utilisateurs pour améliorer les fiches.

Démarches en France est un site indépendant, sans affiliation officielle avec l’administration française.