Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur l'encadrement des loyers à Est Ensemble : périmètre, loyers de référence, complément de loyer et voies de contestation.
Ce qu'il faut savoir
- Le territoire d'Est Ensemble regroupe 9 communes : Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville.
- L'encadrement des loyers s'applique aux baux d'habitation (y compris bail mobilité) signés ou renouvelés entre le 1ᵉʳ décembre 2021 et le 24 novembre 2026.
- Le loyer (hors charges) se compose d'un loyer de base, plafonné par le loyer de référence majoré, et, le cas échéant, d'un complément de loyer justifié par des caractéristiques particulières du logement.
- Les loyers de référence minoré et majoré varient selon le type de location (vide ou meublée), le nombre de pièces et l'époque de construction ; un simulateur officiel permet de les estimer.
- Si le bail ne mentionne pas le loyer de référence majoré, le locataire dispose d'un mois à compter de la prise d'effet du bail pour adresser une mise en demeure au propriétaire.
- Si le loyer de base dépasse le loyer de référence majoré, le locataire peut demander une diminution et le remboursement des trop-perçus ; le propriétaire encourt une amende administrative de 5 000 € (personne physique) ou 15 000 € (personne morale).
- Au renouvellement, le locataire peut agir en diminution (loyer supérieur au loyer de référence majoré) et le propriétaire en réévaluation (loyer inférieur au loyer de référence minoré), chacun selon des délais et procédures précis.
- Depuis le 22 août 2024, il est interdit d'augmenter le loyer d'un logement classé F ou G lors du renouvellement du bail.
Conditions essentielles
- Le bail doit porter sur un logement situé sur le territoire d'Est Ensemble et être signé ou renouvelé entre le 1ᵉʳ décembre 2021 et le 24 novembre 2026.
- Le loyer de base ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.
- Un complément de loyer n'est possible que si le logement présente des caractéristiques particulières (localisation, confort) et que le loyer de base est égal au loyer de référence majoré.
- Pour contester, respecter les délais : 3 mois pour le complément de loyer, 5 mois avant l'échéance pour l'action en diminution du locataire, 6 mois avant la fin du bail pour l'information du propriétaire sur une réévaluation.
Les étapes
- Identifier la catégorie du logement (vide ou meublée, nombre de pièces, époque de construction) et estimer les loyers de référence minoré et majoré avec le simulateur officiel Est Ensemble.
- Vérifier, à la signature, que le loyer de base n'excède pas le loyer de référence majoré et que le bail mentionne bien le loyer de référence et le loyer de référence majoré.
- En cas d'omission du loyer de référence majoré dans le bail : adresser une mise en demeure par LRAR dans le mois de la prise d'effet du bail ; à défaut de réponse du propriétaire dans le mois, saisir le juge des contentieux de la protection dans les 3 mois.
- En cas de loyer de base supérieur au loyer de référence majoré : demander la diminution du loyer et le remboursement des trop-perçus, saisir la commission départementale de conciliation (CDC) et, en cas d'échec, le juge ; signaler le non-respect à la préfecture.
- Pour un complément de loyer contesté : saisir la CDC dans les 3 mois de la signature du bail ; en cas de désaccord persistant, saisir le juge dans les 3 mois de la réception de l'avis de la CDC.
- À l'approche du renouvellement : le locataire informe le propriétaire au moins 5 mois avant l'échéance s'il demande une diminution ; le propriétaire informe au moins 6 mois avant s'il propose une réévaluation.
- En cas de désaccord : saisir la CDC au plus tard 4 mois avant l'échéance du bail, puis le juge des contentieux de la protection avant l'échéance.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les règles propres à la première mise en location, au complément de loyer, au renouvellement, aux travaux et à la remise sur le marché après inoccupation sont détaillées dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour estimer les loyers de référence, utiliser le simulateur officiel Est Ensemble (DRIHL Île-de-France) ; pour les contestations, voir la section « Contestations et ressources utiles ».
L'encadrement des loyers sur le territoire d'Est Ensemble
L'établissement public territorial Est Ensemble est l'un des territoires français soumis au dispositif expérimental d'encadrement du niveau des loyers.
Le territoire d'Est Ensemble se compose des communes suivantes : Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville. Si le bail d'habitation (y compris bail mobilité) est signé ou renouvelé entre le 1ᵉʳ décembre 2021 et le 24 novembre 2026, le montant du loyer est encadré par des loyers de référence minoré et majoré.
Les loyers de référence minoré et majoré varient selon le type de la location (vide ou meublée), le nombre de pièces et l'époque de construction du logement. Un simulateur officiel permet de connaître ces montants pour chaque catégorie de logement du territoire. Dans certains cas, un complément de loyer peut être prévu dans le bail : il a pour effet de porter le loyer du logement au-delà du loyer de référence majoré.
Règle
L'encadrement des loyers s'applique à chacun des événements suivants : la première mise en location, le renouvellement du bail, et la remise sur le marché du logement après une inoccupation inférieure ou supérieure à 18 mois (sous conditions). Ces différents montants (loyer de base, loyer de référence, loyer de référence majoré, complément de loyer le cas échéant) doivent être mentionnés dans le bail et dans l'annonce immobilière.
Le loyer (hors charges) peut se composer de 2 éléments : le loyer de base et un complément de loyer. Le bail doit indiquer les montants suivants : le loyer de base (montant du loyer hors charges et hors complément de loyer), le loyer de référence et le loyer de référence majoré en vigueur à la signature du bail, correspondant à la catégorie du logement (localisation, nombre de pièces…).
Première mise en location : quel loyer fixer ?
Lors d'une première mise en location sur le territoire d'Est Ensemble, le loyer de base est plafonné par le loyer de référence majoré et le bail doit mentionner les montants de référence.
Le loyer de base (montant du loyer hors charges et hors complément de loyer) ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la signature du bail, correspondant à la catégorie du logement.
Si le bail ne mentionne pas le montant du loyer de référence majoré, le locataire a 1 mois à partir de la date de prise d'effet du bail pour adresser au propriétaire, par courrier recommandé avec accusé de réception, une mise en demeure de le faire. Le propriétaire a 1 mois pour répondre à partir de la date de réception de la proposition du locataire. En l'absence de réponse ou en cas de refus du propriétaire dans ce délai, le locataire peut saisir, dans les 3 mois suivants, le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement, pour obtenir une diminution du loyer, si nécessaire.
Règle
Si le loyer de base dépasse le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail (mentionné ou non dans le bail), le locataire peut demander une diminution de loyer et le remboursement des trop-perçus au propriétaire. Pour cela, il peut saisir la commission départementale de conciliation (CDC) ; en cas d'échec, il peut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement loué. Il peut également signaler le non-respect de l'encadrement des loyers à la préfecture : le propriétaire encourt une amende administrative de 5 000 € s'il s'agit d'une personne physique, et de 15 000 € s'il s'agit d'une personne morale.
Si le loyer de base dépasse le loyer de référence majoré, le locataire peut demander une diminution de loyer devant la CDC dans les 3 ans qui suivent la signature du bail (cas notamment d'une mise en location après une inoccupation supérieure à 18 mois). Le simulateur officiel Est Ensemble permet de vérifier si le loyer pratiqué respecte l'encadrement.
Le complément de loyer
Le complément de loyer permet de dépasser le loyer de référence majoré pour certains logements présentant des caractéristiques particulières. Il est strictement encadré.
Le propriétaire (ou l'agence immobilière ou le notaire) peut appliquer un complément de loyer si les 2 conditions suivantes sont réunies : le logement a des caractéristiques particulières (localisation, confort) ; et le loyer de base (hors charges) est égal au loyer de référence majoré. Si un complément de loyer s'applique, le loyer est égal au total du loyer de base et du complément de loyer.
Le montant du complément de loyer et les caractéristiques du logement qui le justifient doivent être indiqués dans le bail. Le complément de loyer constitue donc une exception au plafonnement par le loyer de référence majoré, réservée aux logements présentant des atouts objectifs de localisation ou de confort.
Règle
Pour contester le complément de loyer, le locataire doit saisir la commission départementale de conciliation (CDC) dans un délai de 3 mois à partir de la date de signature du bail. C'est au propriétaire (ou à l'agence immobilière) de prouver que le complément de loyer est justifié. Si la CDC parvient à un accord, le montant du loyer est celui fixé par le document de conciliation délivré par la CDC, applicable à partir de la date d'entrée en vigueur du bail. Si le désaccord persiste, le locataire a 3 mois à partir de la réception de l'avis de la CDC pour saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement : il peut lui demander d'annuler ou de diminuer le complément de loyer. Le montant du loyer fixé par le juge s'applique à partir de la date d'entrée en vigueur du bail.
Pour un bail signé depuis le 18 août 2022, le complément de loyer est interdit si le logement présente au moins 1 de ces caractéristiques suivantes : sanitaires sur le palier, signes d'humidité sur certains murs, DPE de classe F ou G, fenêtres laissant anormalement passer l'air (hors grille de ventilation), vis-à-vis à moins de 10 m, infiltrations ou inondations provenant de l'extérieur, problèmes d'évacuation d'eau au cours des 3 derniers mois, installation électrique dégradée, mauvaise exposition de la pièce principale. Ces critères d'indécence excluent donc tout complément de loyer.
Renouvellement du bail : diminution et réévaluation de loyer
À l'approche du renouvellement du bail, chacune des parties dispose d'un recours : le locataire en diminution, le propriétaire en réévaluation.
À l'approche du renouvellement du bail : le propriétaire peut engager une action en réévaluation de loyer lorsque le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) est inférieur au loyer de référence minoré ; le locataire peut engager une action en diminution de loyer lorsque le loyer de base est supérieur au loyer de référence majoré.
L'action en diminution de loyer du locataire suppose de respecter 2 conditions : le locataire fait sa demande au moins 5 mois avant l'échéance du bail ; et le loyer de référence majoré pris en considération est celui en vigueur à la date de la demande du locataire. La demande écrite est adressée au propriétaire (ou à l'agence immobilière) par lettre recommandée avec accusé de réception, par acte de commissaire de justice, ou par remise en main propre contre récépissé ou émargement. Elle doit contenir l'intégralité de l'article 140 VI de la loi du 23 novembre 2018 ainsi que le nouveau montant du loyer proposé et le loyer de référence majoré en vigueur à la date de la proposition. Si le propriétaire refuse ou ne répond pas, le locataire doit saisir la CDC au plus tard 4 mois avant l'échéance du bail, puis le juge des contentieux de la protection avant l'échéance. À défaut de saisine du juge dans ce délai, le bail est reconduit aux conditions antérieures du loyer.
Règle
L'action en réévaluation de loyer du propriétaire doit respecter 3 conditions : le nouveau loyer (hors charges et hors complément de loyer) doit être inférieur ou égal au loyer de référence minoré en vigueur au moment où le propriétaire informe le locataire ; l'augmentation proposée doit être inférieure ou égale à la plus élevée des 2 limites suivantes — 50 % de la différence entre le loyer correspondant aux loyers pratiqués dans le voisinage pour des logements comparables et le dernier loyer appliqué au locataire avant le renouvellement (éventuellement révisé si cela n'avait pas été fait dans les 12 derniers mois), ou une majoration du loyer annuel égale à 15 % du coût réel des travaux d'amélioration ou de mise aux normes réalisés depuis le dernier renouvellement, lorsque le montant de ces travaux est au moins égal au montant de la dernière année de loyer ; et depuis le 22 août 2024, il est interdit d'augmenter le loyer d'un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE) lors du renouvellement du bail.
Le propriétaire doit informer le locataire du nouveau loyer au moins 6 mois avant la fin du bail, par lettre recommandée avec accusé de réception, par acte de commissaire de justice, ou en main propre contre récépissé ou émargement. La notification doit contenir l'intégralité de l'article 140 VI de la loi du 23 novembre 2018 et le nouveau montant du loyer proposé avec le loyer de référence minoré ayant servi à le déterminer. Lorsque le propriétaire engage une action de réévaluation de loyer, il ne peut pas donner son préavis (congé) au locataire pour l'échéance du bail. En cas de désaccord, la CDC est saisie 4 mois avant la fin du bail, puis le juge avant l'échéance ; à défaut, le bail est reconduit aux conditions antérieures. Le locataire peut contester l'action en réévaluation en fournissant au propriétaire 6 références de loyers de logements comparables situés dans le même groupe d'immeubles ou dans un autre groupe aux caractéristiques similaires et dans la même zone géographique (références consultables sur le site de l'observatoire des loyers en agglomération parisienne). Un bail mobilité ne peut pas être renouvelé.
Travaux et loyer sous-évalué : motifs de hausse au renouvellement
Au renouvellement du bail, le loyer peut augmenter pour trois motifs : des travaux d'amélioration ou de mise en conformité, ou un loyer sous-évalué par rapport au marché.
Le nouveau loyer peut être supérieur au dernier loyer appliqué au précédent locataire si le propriétaire a financé des travaux ou si le loyer était sous-évalué. Dans tous les cas, le nouveau loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.
Travaux d'au moins 50 % de la dernière année de loyer : le nouveau loyer peut être supérieur au dernier loyer appliqué au précédent locataire si le propriétaire a financé des travaux d'amélioration (hors travaux d'économie d'énergie ayant donné lieu à une majoration de loyer pour réduction de charges) ou des travaux de mise aux normes de décence. Ces travaux doivent avoir été réalisés (dans les parties communes ou privatives) depuis le départ du dernier locataire et être d'un montant au moins égal à 50 % de la dernière année de loyer (hors charges). Le loyer annuel appliqué au précédent locataire peut alors être augmenté d'un montant égal à 15 % du montant des travaux TTC, dans la limite du loyer de référence majoré.
Règle
Travaux d'au moins la dernière année de loyer : le nouveau loyer peut être supérieur au dernier loyer appliqué au précédent locataire si des travaux d'amélioration ont été réalisés depuis moins de 6 mois et pour un montant au moins égal à la dernière année de loyer. Le nouveau loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail. Loyer sous-évalué : si le loyer pratiqué avec l'ancien locataire était sous-évalué, le nouveau loyer peut être augmenté en respectant 2 règles — 1ʳᵉ règle : l'augmentation ne doit pas dépasser 50 % de la différence entre le loyer déterminé par référence aux loyers pratiqués dans le voisinage pour des logements comparables et le dernier loyer appliqué au précédent locataire (éventuellement révisé sur l'IRL s'il ne l'a pas été dans les 12 derniers mois) ; 2ᵉ règle : le nouveau loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.
Si le nouveau loyer dépasse le loyer de référence majoré, le locataire peut le contester en envoyant au propriétaire (ou à l'agence immobilière) une lettre recommandée avec accusé de réception. En cas d'échec, il peut saisir la CDC (démarche gratuite) dont dépend le logement, ou directement le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement.
Remise sur le marché après inoccupation
Lorsqu'un logement est remis sur le marché après une période d'inoccupation, les règles de fixation du loyer diffèrent selon que l'inoccupation a duré plus ou moins de 18 mois.
Le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) d'un logement remis sur le marché après moins de 18 mois d'inoccupation peut être augmenté dans certains cas seulement : il n'a pas été révisé au cours des 12 mois précédents ; des travaux d'amélioration ou de mise aux normes de décence ont été faits depuis le départ de l'ancien locataire ; ou il est sous-évalué. Mais le nouveau loyer de base ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du bail.
Après une inoccupation de 18 mois et plus, le logement est considéré comme une nouvelle mise en location au sens de l'encadrement : le bail doit indiquer le loyer de base, le loyer de référence et le loyer de référence majoré en vigueur à la signature du bail, et le loyer de base ne doit pas dépasser le loyer de référence majoré.
Règle
Si le loyer de base dépasse le loyer de référence majoré après une inoccupation de 18 mois et plus, le locataire peut demander une diminution de loyer devant la commission départementale de conciliation (CDC) dans les 3 ans qui suivent la signature du bail. Le complément de loyer obéit aux mêmes règles que pour toute autre mise en location (voir section « Le complément de loyer »).
Pour un bail signé depuis le 24 août 2022 et concernant un logement de classe F ou G (classe indiquée sur le DPE), le loyer de base ne doit pas dépasser le loyer appliqué au précédent locataire : cette règle s'applique quelle que soit la durée d'inoccupation et se superpose à l'encadrement des loyers.
Contester un loyer et ressources utiles
En cas de litige, la commission départementale de conciliation (CDC) et le juge des contentieux de la protection sont les deux voies de recours. Des outils et interlocuteurs complémentaires existent.
Selon le type de contestation, les délais de saisine de la commission départementale de conciliation (CDC) varient : 3 mois à partir de la signature du bail pour un complément de loyer ; 5 mois avant l'échéance pour l'action en diminution du locataire ; 4 mois avant l'échéance pour saisir la CDC après un refus ou un silence du propriétaire sur une diminution ; 4 mois avant la fin du bail pour une action en réévaluation du propriétaire. La saisine de la CDC est gratuite.
Si aucun accord n'est trouvé en dépit de l'intervention de la CDC, le juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement peut être saisi. Pour une action en diminution, le juge doit être saisi avant l'échéance du bail ; pour une action en réévaluation, avant la fin du bail ; pour un complément de loyer, dans les 3 mois à partir de la réception de l'avis de la CDC ; pour l'absence de mention du loyer de référence majoré, dans les 3 mois suivant le refus ou le silence du propriétaire à la mise en demeure.
Règle
Le simulateur officiel Est Ensemble (DRIHL Île-de-France) permet d'estimer les loyers de référence minoré et majoré applicables à votre logement, entre le 1ᵉʳ décembre 2021 et le 24 novembre 2026. L'observatoire des loyers en agglomération parisienne fournit des références de loyers de logements comparables, utiles pour estimer une sous-évaluation ou contester une réévaluation.
L'Agence départementale pour l'information sur le logement (ADIL) de votre département peut vous informer gratuitement sur vos droits et vous aider dans vos démarches. En cas de non-respect de l'encadrement des loyers, le signalement à la préfecture ouvre la possibilité d'une amende administrative à l'encontre du propriétaire (5 000 € pour une personne physique, 15 000 € pour une personne morale).
Textes applicables
- Décret n° 2021-688 du 28 mai 2021 fixant le périmètre du territoire de l'établissement public territorial "Est Ensemble" pour l'application de l'encadrement des loyersLégifrance
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 18Légifrance
- Loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018 sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique : article 140Légifrance
- Est Ensemble : arrêté préfectoral sur les loyers de référence du 1er juin au 24 novembre 2026drihl.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr
- Décret n° 2019-437 du 13 mai 2019 sur les modalités d'application de la mise en demeure en cas de non-respect du dispositif expérimental d'encadrement du niveau des loyers et le recouvrement des amendes administrativesLégifrance
- Décret n°2017-1198 du 27 juillet 2017 sur l'évolution de certains loyers (d'août 2024 au 31 juillet 2027)Légifrance
- Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 2Légifrance
- Réponse ministérielle du 6 avril 1992 relative à la notion de "travaux d'amélioration" dans les parties communes et privativesAssemblée nationale
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Est Ensemble : montant du loyer pour un bail d'habitation
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Est Ensemble : estimer les loyers de référence (simulateur officiel DRIHL)
- Est Ensemble : arrêté préfectoral sur les loyers de référence (1ᵉʳ juin – 24 novembre 2026)
- Décret n° 2021-688 du 28 mai 2021 — périmètre Est Ensemble (Légifrance)
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 18 (Légifrance)
- Loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, article 140 (Légifrance)
- Observatoire des loyers en agglomération parisienne
- Trouver votre ADIL (Anil)
L'encadrement des loyers d'Est Ensemble s'applique aux baux signés ou renouvelés entre le 1ᵉʳ décembre 2021 et le 24 novembre 2026. Les loyers de référence évoluent : utilisez le simulateur officiel de la DRIHL pour chaque situation. Les délais de contestation (3 mois, 4 mois, 5 mois, 6 mois) sont stricts. En cas de litige, contactez votre ADIL ou la commission départementale de conciliation (gratuite).
