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Entretien annuel de la chaudière : quelles règles pour le locataire ?

En tant que locataire, vous devez faire réaliser un entretien annuel de la chaudière. Cette obligation concerne les chaudières au fioul, gaz, bois, charbon ou multicombustible d’une puissance comprise entre 4 et 400 kW, ainsi que les pompes à chaleur et appareils de chauffage avec ventilation. L’entretien vise à prévenir les risques d’intoxication au monoxyde de carbone.

Vue d’ensemble

Ce qu’il faut retenir sur l’entretien annuel de la chaudière pour le locataire : équipements concernés, qui réalise l’entretien, calendrier, attestation et sanctions.

Ce qu'il faut savoir

  • En tant que locataire, vous devez faire réaliser un entretien annuel de la chaudière, chaque année civile, pour prévenir les risques d’intoxication au monoxyde de carbone.
  • L’obligation concerne les chaudières au fioul, gaz, bois, charbon ou multicombustible dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kW, ainsi que les pompes à chaleur et appareils de chauffage avec ventilation.
  • En principe, c’est le locataire qui fait appel à un chauffagiste qualifié de son choix, sauf si le bail prévoit que c’est le bailleur ; pour les chaudières collectives, c’est le propriétaire ou le syndicat des copropriétaires.
  • Le chauffagiste doit vous remettre une attestation d’entretien dans un délai de 15 jours suivant sa visite ; ce document doit être conservé pendant au moins 2 ans.
  • La réglementation ne prévoit pas de sanction (pas d’amende) en cas d’absence d’entretien, mais le bailleur peut retenir le montant de l’entretien sur le dépôt de garantie si vous ne présentez pas d’attestation, et l’assureur peut refuser de vous indemniser en cas d’accident.
  • En cas de soupçon d’intoxication, vous devez aérer le logement, arrêter les appareils à combustion et appeler les secours (pompiers : 18 ou 112 ; Samu : 15).

Conditions essentielles

  • Vous êtes locataire d’un logement équipé d’une chaudière ou d’un appareil de chauffage relevant de l’obligation d’entretien.
  • La chaudière est au fioul, gaz, bois, charbon ou multicombustible, avec une puissance comprise entre 4 et 400 kW, ou il s’agit d’une pompe à chaleur ou d’un appareil de chauffage avec ventilation.
  • Le bail ne prévoit pas que c’est le bailleur qui doit faire appel au chauffagiste (sauf pour les chaudières collectives, où c’est le propriétaire ou le syndicat).
  • Vous faites appel à un chauffagiste qualifié (ayant obtenu une certification, connaissant les réglementations environnementales et normes de sécurité).

Les étapes

  • Vérifier que votre équipement de chauffage relève de l’obligation d’entretien (type de combustible, puissance entre 4 et 400 kW, pompe à chaleur ou chauffage avec ventilation).
  • Choisir un chauffagiste qualifié de votre choix (ou vérifier si le bail prévoit que c’est le bailleur qui le choisit).
  • Programmer l’entretien chaque année civile : si le dernier entretien a eu lieu en mai 2025, le prochain doit avoir lieu avant la fin de l’année 2026.
  • En cas de remplacement de la chaudière ou d’installation d’un nouvel équipement, réaliser le 1ᵉʳ entretien au plus tard au cours de l’année civile suivante.
  • Recevoir l’attestation d’entretien dans un délai de 15 jours suivant la visite du chauffagiste (elle peut être remise sous forme dématérialisée, par mail).
  • Conserver l’attestation d’entretien pendant une durée minimale de 2 ans.

Cette synthèse couvre l’essentiel de l’obligation d’entretien. Le détail du contenu de l’entretien, des seuils de monoxyde de carbone et des conséquences du non-respect est traité dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail des seuils de mesure du monoxyde de carbone et des conséquences possibles après les vérifications, voir les sections « Que se passe-t-il après les vérifications ? » et « Quelles sanctions en cas de non-respect ? ».

À quoi sert d’entretenir la chaudière ?

L’entretien de la chaudière vise à éviter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone. Ce gaz est invisible et inodore ; il provoque des maux de tête, des nausées et des vertiges et peut être mortel. Il est causé par un équipement mal entretenu associé à une mauvaise aération du logement.

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz produit par la combustion incomplète du combustible. Une chaudière mal entretenue ou mal réglée peut en émettre en quantité dangereuse, d’où l’obligation d’entretien annuel et la mesure du taux de CO lors de la visite.

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz invisible et inodore, produit par un équipement de chauffage mal entretenu associé à une mauvaise aération du logement. Il peut causer des maux de tête, des nausées, des vertiges et être mortel.

À savoir

  • L’entretien vise à prévenir l’intoxication au monoxyde de carbone, un risque mortel lié aux équipements mal entretenus.
  • Le CO est causé par un équipement mal entretenu associé à une mauvaise aération du logement : l’entretien et l’aération sont donc complémentaires.
  • La mesure du taux de CO est l’un des éléments évalués lors de l’entretien annuel.

L’obligation d’entretien s’inscrit dans une démarche de sécurité sanitaire : elle complète les règles d’aération du logement et les consignes de bon usage des appareils de combustion.

Quelles catégories d’équipements sont concernées ?

L’obligation d’entretien concerne plusieurs types d’équipements de chauffage : les chaudières à combustibles dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kW, les pompes à chaleur et les appareils de chauffage avec ventilation.

Le critère déterminant est la puissance de l’équipement et son type de combustible. Les équipements de faible puissance (moins de 4 kW) ou de très forte puissance (plus de 400 kW) ne relèvent pas de cette obligation d’entretien annuel.

  • Chaudière au fioul, gaz, bois, charbon ou multicombustible dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kW.
  • Pompe à chaleur.
  • Appareil de chauffage avec ventilation.

À savoir

  • La puissance de la chaudière doit être comprise entre 4 et 400 kW pour que l’obligation d’entretien s’applique.
  • L’obligation concerne tous les combustibles courants : fioul, gaz, bois, charbon et multicombustible.
  • Les pompes à chaleur et appareils de chauffage avec ventilation sont explicitement visés, même s’ils n’utilisent pas de combustible classique.

Pour les chaudières collectives, l’entretien relève du propriétaire de l’immeuble ou du syndicat des copropriétaires, et non du locataire.

Qui doit réaliser l’entretien annuel ?

En tant que locataire, vous devez faire appel à un chauffagiste de votre choix qui soit qualifié. Le bail peut toutefois prévoir que c’est le bailleur qui doit faire appel à un chauffagiste qualifié de son choix. Pour les chaudières collectives, c’est le propriétaire de l’immeuble ou le syndicat des copropriétaires.

La charge de l’entretien est en principe supportée par le locataire, qui choisit librement son chauffagiste. Cette répartition peut être modifiée par le bail, et les chaudières collectives obéissent à une logique collective (le propriétaire ou le syndic est responsable).

  • Le chauffagiste doit être qualifié : ayant obtenu une certification, connaissant les réglementations environnementales et les normes de sécurité.
  • Le bail peut prévoir que c’est le bailleur qui fait appel au chauffagiste de son choix.
  • Pour les chaudières collectives, c’est le propriétaire de l’immeuble ou le syndicat des copropriétaires qui doit faire appel à un chauffagiste qualifié.

À savoir

  • Le choix du chauffagiste est en principe libre pour le locataire : c’est lui qui le sélectionne, sous réserve de sa qualification.
  • La qualification du chauffagiste (certification, connaissance des normes) est une exigence : un professionnel non qualifié ne remplit pas l’obligation légale.
  • Pour les chaudières collectives, la responsabilité est collective : elle incombe au propriétaire ou au syndicat des copropriétaires.

Le locataire doit vérifier que le chauffagiste choisi remplit bien les critères de qualification : cela conditionne la validité de l’attestation d’entretien et la conformité de l’obligation.

En quoi consiste l’entretien annuel ?

L’entretien annuel consiste à vérifier la chaudière et les installations destinées à la distribution et à la régulation de l’énergie thermique et, si nécessaire, son nettoyage et son réglage. Il comprend également une évaluation du rendement, du dimensionnement et des émissions de polluants.

L’entretien est à la fois préventif (vérification, nettoyage, réglage) et évaluatif (rendement, dimensionnement, émissions de CO). Le chauffagiste remet à la fin une attestation et des conseils sur le bon usage de la chaudière.

  • Vérification de la chaudière et des installations de distribution et de régulation de l’énergie thermique.
  • Nettoyage et réglage de la chaudière si nécessaire.
  • Évaluation du rendement de la chaudière (indicateur qui mesure l’efficacité avec laquelle la chaudière transforme l’énergie du combustible).
  • Évaluation du dimensionnement du générateur de chaleur par rapport à vos besoins de chauffage — cette évaluation n’est pas exigée si le système de chauffage et vos besoins n’ont pas changé depuis le dernier entretien.
  • Évaluation des émissions de polluants atmosphériques de la chaudière (taux de monoxyde de carbone — CO).

À savoir

  • Si la chaudière comporte un thermostat, le chauffagiste doit vérifier s’il est en bon état de fonctionnement.
  • Le chauffagiste doit vérifier si les réseaux de chaleur ou de froid sont bien isolés.
  • À la fin de la visite, le chauffagiste doit vous fournir des conseils sur le bon usage de la chaudière, les améliorations possibles de son installation et l’intérêt éventuel de son remplacement pour réduire les consommations d’énergie et les émissions polluantes.
  • Ces conseils sont inscrits sur l’attestation d’entretien ou joints à celle-ci ; ils sont donnés à titre indicatif, sauf lorsqu’une teneur anormalement élevée en monoxyde de carbone est constatée, auquel cas ils deviennent obligatoires.
  • Le chauffagiste doit vous remettre une attestation d’entretien dans un délai de 15 jours suivant sa visite ; ce document peut être remis sous forme dématérialisée (mail) et doit être conservé pendant une durée minimale de 2 ans.

L’évaluation du dimensionnement du générateur est facultative si le système et vos besoins n’ont pas changé depuis le dernier entretien : cette exception évite des évaluations inutiles.

Quand réaliser l’entretien ?

L’entretien de la chaudière doit être fait chaque année civile. En cas de remplacement de la chaudière ou d’installation d’un nouvel équipement, le 1ᵉʳ entretien doit être fait au plus tard au cours de l’année civile suivant le remplacement ou l’installation.

Le calendrier est annuel et civil : l’entretien doit intervenir au moins une fois par année civile. Le décompte de la première année démarre à l’installation ou au remplacement de l’équipement.

SituationCalendrier de l’entretien
Entretien annuel classiqueChaque année civile — si le dernier entretien a eu lieu en mai 2025, le prochain devra avoir lieu avant la fin de l’année 2026.
Remplacement de la chaudière ou installation d’un nouvel équipementLe 1ᵉʳ entretien doit être fait au plus tard au cours de l’année civile suivant le remplacement ou l’installation (ex. : chaudière installée le 22 mai 2025 → 1ᵉʳ entretien au plus tard le 31 décembre 2026).

Délai à retenir

L’entretien doit être réalisé chaque année civile. Le premier entretien après installation ou remplacement intervient au plus tard au cours de l’année civile suivante.

À savoir

  • Le décompte se fait par année civile : l’entretien doit avoir lieu au moins une fois entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 décembre.
  • L’exemple du remplacement le 22 mai 2025 illustre la règle : le premier entretien est exigible au plus tard le 31 décembre 2026.
  • L’attestation d’entretien remise par le chauffagiste fait foi du respect de l’obligation : elle doit être conservée au moins 2 ans.

Le respect du calendrier annuel est vérifiable par l’attestation : en cas de contrôle ou de litige avec le bailleur, c’est ce document qui prouve le caractère à jour de l’entretien.

Que se passe-t-il après les vérifications ?

À l’issue de l’entretien, le chauffagiste mesure la teneur en monoxyde de carbone (CO) dans l’air ambiant. Trois situations sont possibles selon le taux de CO relevé, avec des conséquences différentes pour le locataire.

La mesure du taux de CO est l’indicateur clé de la sécurité de l’installation. Les seuils fixés par la réglementation déterminent si la situation est normale, anormale, ou si elle présente un danger grave et immédiat nécessitant l’arrêt de la chaudière.

Moins de 10 ppm (partie par million)

Si la teneur en CO est de moins de 10 ppm, la situation est considérée comme normale. Aucune mesure corrective n’est imposée par ce seuil.

Entre 10 et 50 ppm

Si la teneur en CO est comprise entre 10 ppm et 50 ppm, la situation est considérée comme anormale. Le chauffagiste doit vous informer que des investigations complémentaires concernant le tirage du conduit de fumée et la ventilation du logement sont nécessaires. Ces investigations peuvent être réalisées au cours de la visite ou faire l’objet de prestations complémentaires.

Au moins 50 ppm

Si la teneur en CO est supérieure ou égale à 50 ppm, la situation met en évidence un danger grave et immédiat. Le chauffagiste doit alors vous indiquer que la chaudière doit être mise à l’arrêt jusqu’à la remise en service dans les conditions normales de fonctionnement.

  • Moins de 10 ppm

    Qualification de la situation
    Normale
    Action du chauffagiste
    Aucune mesure corrective imposée par ce seuil
  • Entre 10 et 50 ppm

    Qualification de la situation
    Anormale
    Action du chauffagiste
    Information du client ; investigations complémentaires sur le tirage du conduit et la ventilation nécessaires
  • Au moins 50 ppm

    Qualification de la situation
    Danger grave et immédiat
    Action du chauffagiste
    Indication que la chaudière doit être mise à l’arrêt jusqu’à la remise en service en conditions normales

Les conseils donnés par le chauffagiste sont obligatoires uniquement lorsqu’une teneur anormalement élevée en monoxyde de carbone est constatée (seuils de 10 et 50 ppm).

Quelles sanctions en cas de non-respect ?

La réglementation ne prévoit pas de sanction en l’absence d’entretien annuel de la chaudière : aucune amende n’est applicable. Cependant, l’absence d’attestation d’entretien peut avoir des conséquences financières via le dépôt de garantie et l’assurance.

Le législateur n’a pas institué de sanction administrative ou pénale pour défaut d’entretien. En revanche, le droit commun des baux et des assurances s’applique : l’absence d’attestation expose le locataire à des retenues sur dépôt de garantie et à un refus d’indemnisation en cas d’accident.

Retenue sur dépôt de garantie

Si vous ne présentez pas une attestation d’entretien, votre bailleur peut retenir le montant de l’entretien sur le dépôt de garantie. L’attestation est donc le document qui protège le locataire lors de la restitution du logement.

Refus d’indemnisation par l’assureur

En cas d’accident avec une chaudière mal entretenue, l’assureur peut également refuser de vous indemniser. Le défaut d’entretien constitue alors un manquement aux obligations du locataire, susceptible d’engager sa responsabilité.

À savoir

  • La réglementation ne prévoit pas de sanction en l’absence d’entretien annuel : aucune amende n’est applicable.
  • L’attestation d’entretien est le document clé : sans elle, le bailleur peut retenir le montant de l’entretien sur le dépôt de garantie.
  • En cas d’accident avec une chaudière mal entretenue, l’assureur peut refuser de vous indemniser.

L’absence de sanction administrative ne signifie pas l’absence de risque : les conséquences financières (dépôt de garantie, assurance) sont réelles et constituent le véritable levier de contrôle.

Soupçon d’intoxication : que faire ?

En cas de soupçon d’intoxication au monoxyde de carbone, vous devez immédiatement aérer votre logement, arrêter les appareils à combustion et appeler les secours. Le danger est potentiellement mortel et impose une réaction immédiate.

Le monoxyde de carbone est un gaz asphyxiant rapide : toute exposition prolongée peut être fatale. Les gestes d’urgence (aération, arrêt des appareils, appel des secours) permettent de réduire l’exposition en attendant l’intervention des professionnels.

  1. 1

    Aérer le logement

    Vous devez aérer votre logement afin de disperser le monoxyde de carbone accumulé dans l’air intérieur.

  2. 2

    Arrêter les appareils à combustion

    Vous devez arrêter les appareils à combustion qui sont la source probable d’émission de CO.

  3. 3

    Appeler les secours

    Vous devez appeler les secours : Pompiers — 18 (ou 112) en cas d’urgence concernant un incendie, un accident de la route, un accident domestique, une explosion ou dégagement de gaz ou de vapeurs toxiques, une personne en péril, une noyade ou une inondation. Samu — 15 pour les situations d’urgences médicales.

À savoir

  • Le 18 (Pompiers) et le 112 sont joignables pour les urgences ; le 15 (Samu) pour les urgences médicales.
  • Le Samu (15) est un appel gratuit depuis un poste fixe et un mobile en France métropolitaine et Outre-mer, fonctionne 24h/24 et 7j/7.
  • Les pompiers (18) interviennent en cas d’urgence concernant un incendie, un accident de la route, un accident domestique, une explosion ou dégagement de gaz ou de vapeurs toxiques, une personne en péril, une noyade ou une inondation.

La rapidité de réaction est déterminante en cas d’intoxication au monoxyde de carbone : aérer, arrêter les appareils et appeler les secours sont les trois gestes immédiats à accomplir.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Entretien annuel de la chaudière : quelles règles pour le locataire ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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    Information à vérifier auprès de l’organisme compétent.

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