Couple tenant les clés de leur nouveau logement — installation dans un chez-soi

Construire sa maison : quel contrat passer avec un professionnel ?

Quatre types de contrats permettent de faire construire une maison : le contrat de construction de maison individuelle (CCMI) avec ou sans fourniture de plan, la vente en l'état futur d'achèvement (Vefa) avec un promoteur, le contrat de maîtrise d'œuvre avec un maître d'œuvre, et le contrat d'entreprise avec chaque corps de métier. Chacun définit les droits et obligations du maître d'ouvrage et du professionnel, avec des garanties différentes.

Vue d'ensemble

Le choix du contrat dépend de la mission que vous souhaitez confier au professionnel. Voici les points essentiels avant de vous engager.

Ce qu'il faut savoir

  • Il existe 4 types de contrats pour faire construire une maison : CCMI (avec ou sans plan), Vefa, maîtrise d'œuvre et contrat d'entreprise.
  • Le CCMI est le contrat le plus protecteur pour le maître d'ouvrage : prix forfaitaire, échéancier légal de paiements, garantie de livraison, rétractation de 10 jours.
  • Le CCMI est obligatoire lorsque le constructeur prend en charge la construction complète ou au moins le gros œuvre, la mise hors d'eau et hors d'air.
  • Le dépôt de garantie du CCMI est limité à 3 % du prix, bloqué sur un compte spécial à votre nom.
  • Les paiements du CCMI sont échelonnés selon l'avancement : 15 % à l'ouverture, 25 % aux fondations, 40 % aux murs, 60 % hors d'eau, 75 % hors d'air, 95 % aux équipements.
  • Les pénalités de retard de livraison du CCMI sont d'au moins 1/3 000 du prix par jour.
  • La réception des travaux se fait avec le constructeur : vous avez 8 jours pour signaler les désordres apparents, sinon le solde (au maximum 5 %) est dû.

Conditions essentielles

  • Pour un CCMI : être propriétaire du terrain, avoir obtenu vos prêts, le permis de construire et l'assurance dommages-ouvrage.
  • Le constructeur doit avoir souscrit une garantie de livraison et vous en remettre une attestation nominative.
  • Le CCMI ne permet pas la construction de plus de 2 logements.
  • Pour la Vefa : le promoteur fournit le terrain et construit ; l'acte de vente est un acte authentique notarié.

Les étapes

  • Définir la mission souhaitée : construction complète (CCMI), achat sur plan (Vefa), coordination (maîtrise d'œuvre) ou corps de métier (contrat d'entreprise).
  • Réunir les conditions (terrain, prêts, permis de construire, assurances) avant la signature du CCMI.
  • Vérifier les garanties du professionnel (garantie de livraison, décennale, responsabilité professionnelle).
  • Signer le contrat écrit avant le début des travaux, avec les annexes obligatoires.
  • Exercer éventuellement le droit de rétractation (10 jours pour le CCMI, 14 jours pour maîtrise d'œuvre et contrat d'entreprise à distance).
  • Suivre l'avancement des travaux et les échéanciers de paiement.
  • Réceptionner les travaux (avec ou sans réserves) et verser le solde.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — contenu du CCMI avec ou sans plan, échéancier légal des paiements, contrat préliminaire et acte de Vefa, prestations du maître d'œuvre, clauses du contrat d'entreprise, modalités de rétractation et de réception — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour l'échéancier légal des paiements du CCMI (15 % à 95 %) et pour la procédure de réception avec réserves et consignation, voir les sections « Paiements et dépôt de garantie du CCMI » et « Rétractation et réception des travaux ».

Les 4 types de contrats pour construire

Vous pouvez signer l'un de ces 4 types de contrats : le contrat de construction de maison individuelle (CCMI) avec un constructeur qui ne vous fournit pas le terrain ; la vente en l'état futur d'achèvement (Vefa) avec un promoteur qui vous fournit le terrain et s'engage à construire une maison ; le contrat de maîtrise d'œuvre avec un maître d'œuvre qui coordonne les travaux sans les effectuer ; le contrat d'entreprise avec chaque corps de métier.

Le choix dépend de la mission que vous souhaitez confier. Avec un CCMI, le constructeur construit la maison (gros œuvre, hors d'eau, hors d'air, ou maison complète selon le contrat). Avec une Vefa, vous achetez un bien à construire : le promoteur est le vendeur, vous devenez propriétaire progressivement. Avec un maître d'œuvre, vous achetez une prestation de conception et de coordination : c'est lui qui met en concurrence et coordonne les entreprises, mais il n'exécute pas les travaux. Avec le contrat d'entreprise, vous passez un contrat distinct avec chaque entreprise (maçon, couvreur, menuisier…) et vous pilotez vous-même le chantier.

Règle

Le CCMI offre le cadre juridique le plus protecteur pour le maître d'ouvrage : il est réglementé par le code de la construction et de l'habitation, avec un contenu obligatoire, un échéancier légal de paiements, des pénalités de retard et des garanties obligatoires (garantie de livraison, décennale). Le contrat d'entreprise, en revanche, n'est pas encadré par une réglementation spécifique : la rédaction d'un contrat écrit complet est vivement conseillée.

Le CCMI est obligatoire dans deux cas : prise en charge par le constructeur de la construction complète d'une maison individuelle, ou réalisation par le constructeur d'au moins des travaux de gros œuvre, de mise hors d'eau et hors d'air. Le CCMI doit être rédigé par écrit et signé avant le début des travaux. Il ne permet pas la construction de plus de 2 logements.

CCMI : conditions et principe

Le contrat de construction de maison individuelle (CCMI) est un contrat signé avec un constructeur pour la réalisation d'une maison individuelle destinée à un usage d'habitation ou à un usage professionnel et d'habitation. Le CCMI est obligatoire lorsque le constructeur prend en charge la construction complète, ou réalise au moins les travaux de gros œuvre, de mise hors d'eau et hors d'air.

Pour signer un CCMI, vous devez réunir l'ensemble des conditions suivantes : être propriétaire du terrain ; avoir obtenu vos prêts (prêt bancaire « classique », prêt réglementé, prêt complémentaire) ; avoir obtenu un permis de construire ; avoir souscrit une assurance dommages-ouvrage (DO). Le constructeur doit, lui, avoir souscrit une garantie de livraison et vous en remettre une attestation nominative correspondant à votre chantier.

Règle

Le contrat peut être signé avant la réalisation de ces conditions. Si elles ne sont pas remplies dans un délai fixé par le CCMI et au plus tard à la date d'ouverture du chantier, le contrat est annulé et les sommes que vous avez versées vous sont restituées. Le CCMI comporte des conditions suspensives : acquisition du terrain (si promesse de vente), obtention du permis de construire et des autres autorisations, obtention des prêts, obtention de l'assurance dommages-ouvrage, obtention de la garantie de livraison.

Le CCMI peut être conclu avec ou sans fourniture de plan : le contenu du contrat diffère alors sensiblement. Avec plan, le constructeur fournit les plans (sur catalogue, ou via un architecte ou bureau d'études). Sans plan, il se charge du gros œuvre et de la mise hors d'eau/hors d'air, ou livre une maison terminée, selon le contrat. Vérifiez toujours l'attestation de garantie de livraison : elle est indispensable pour sécuriser la livraison de votre maison.

CCMI avec fourniture de plan

Dans un CCMI avec fourniture de plan, les plans de la construction vous sont fournis avec le contrat, par le constructeur ou par son intermédiaire. Les plans peuvent être proposés sur catalogue ; le constructeur peut également vous diriger vers un architecte ou un bureau d'études.

Le contrat comporte notamment : les informations sur le terrain (titre de propriété ou droit réel permettant de construire, désignation du terrain — adresse, surface, références cadastrales) ; la description du projet (consistance et caractéristiques techniques — travaux d'adaptation au sol avec étude géotechnique si nécessaire, raccordements aux réseaux, travaux d'équipement intérieur ou extérieur, assurance de conformité, indication du permis de construire) ; le prix et les modalités de paiement (prix TTC forfaitaire et définitif, conditions de révision selon l'index BT 01, financement, échelonnement des paiements) ; le délai de réalisation (date d'ouverture de chantier, délai, pénalités d'au moins 1/3 000 du prix par jour de retard) ; les garanties et assurances (dommages-ouvrage, garantie de remboursement, garantie de livraison, décennale, responsabilité professionnelle).

Règle

Les annexes obligatoires comprennent : la copie du permis de construire ; les plans de la construction (travaux d'adaptation au sol, cotes, surfaces, raccordements, éléments d'équipement) ; une notice d'information présentant vos droits et obligations ; une notice descriptive des caractéristiques techniques (distinguant les éléments compris ou non dans le prix) ; l'attestation de garantie de remboursement (obligatoire si dépôt de garantie versé avant l'ouverture du chantier) ; l'attestation de garantie de livraison au nom du maître d'ouvrage ; les attestations d'assurance responsabilité professionnelle et décennale du constructeur ; l'attestation d'assurance dommages-ouvrage.

Si vous avez prévu d'effectuer vous-même une partie des travaux (travaux d'équipement intérieur, par exemple), vous avez 4 mois pour changer d'avis à compter de la signature du contrat : durant ce délai, vous pouvez demander au constructeur de les réaliser au prix prévu dans le CCMI. Par ailleurs, certaines clauses sont interdites dans le CCMI : imposition d'un mandat pour rechercher les prêts, conditionnement de la restitution du dépôt de garantie au refus de plusieurs demandes de prêt, exonération du constructeur du respect des délais (hors intempéries, force majeure, cas fortuits), interdiction de visiter le chantier avant chaque échéance de paiement ou la réception.

CCMI sans fourniture de plan

Dans un CCMI sans fourniture de plan, le constructeur ne vous fournit pas de plan. Selon le contrat, il se charge du gros œuvre, de la mise hors d'eau (couverture et étanchéité) et hors d'air (pose de portes et fenêtres), ou de vous livrer une maison terminée.

Le contrat fixe les engagements de chacune des parties et comporte les informations suivantes : informations sur le terrain (désignation — adresse, surface, références cadastrales — titre de propriété ou droits réels) ; description du projet (consistance et caractéristiques techniques, travaux d'adaptation au sol, raccordements, équipements) ; prix et modalités de paiement (prix TTC forfaitaire et définitif, conditions de révision selon l'index BT 01, paiement des travaux) ; délai d'exécution (pénalités d'au moins 1/3 000 du prix par jour de retard, pénalité facultative de retard de paiement au maximum 1 % par mois, délai de réalisation) ; assurances (dommages-ouvrage du maître d'ouvrage).

Règle

Les annexes comprennent : la copie du permis de construire ; le plan de construction et l'adresse de son auteur ; une notice d'information (droits et obligations) ; une notice descriptive (consistance, caractéristiques techniques, travaux d'équipement et raccordements, éléments compris ou non dans le prix) ; l'attestation de garantie de remboursement du constructeur ; l'attestation de garantie de livraison ; les attestations d'assurance responsabilité professionnelle et décennale du constructeur.

La distinction avec le CCMI avec plan est importante : ici, le constructeur n'assure pas la conception du projet. Vous devez disposer des plans (élaborés par un architecte ou un bureau d'études) avant de signer le CCMI sans fourniture de plan. Le prix, les pénalités de retard et les garanties restent identiques au CCMI avec plan : le régime protecteur du CCMI s'applique pleinement.

Paiements et dépôt de garantie du CCMI

Le constructeur peut vous demander de verser un dépôt de garantie. Ce dépôt est limité à 3 % du prix de la construction. Il est bloqué sur un compte spécial ouvert à votre nom et est déduit des premiers paiements prévus par le contrat.

Quand le contrat ne prévoit pas de dépôt de garantie, le constructeur peut vous demander 2 paiements limités : 5 % du prix de la construction à la signature du contrat et 5 % à la délivrance du permis de construire. Dans ce cas, une attestation de garantie de remboursement doit être annexée au contrat. La garantie de remboursement protège les sommes versées en avance si le contrat est annulé ou non exécuté.

Étape des travauxPourcentage maximum du prix
Ouverture du chantier15 %
Achèvement des fondations25 %
Achèvement des murs40 %
Mise hors d'eau60 %
Achèvement des cloisons et mise hors d'air75 %
Achèvement des équipements (plomberie, menuiserie, chauffage, revêtements extérieurs)95 %
Réception des travaux (solde)au maximum 5 % (dans un délai de 8 jours après la réception)

Règle

Le CCMI fixe un calendrier de versements au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Les versements ne peuvent pas dépasser les pourcentages ci-dessus. Le solde (au plus 5 % du prix) est payable au moment de la réception des travaux, ou dans un délai de 8 jours calendaires après celle-ci. En cas de désordres ou malfaçons constatés, ce solde est consigné jusqu'à leur réparation.

Le prix du CCMI est un prix TTC forfaitaire et définitif : il comprend le coût de la garantie de livraison, le coût du plan (si fourniture) et les taxes dues par le constructeur. Si le prix est révisable, la révision est calculée selon la variation de l'index national du bâtiment tous corps d'état BT 01. Les pénalités de retard de livraison sont d'au moins 1/3 000 du prix par jour de retard. Une pénalité facultative de retard de paiement peut être prévue, plafonnée à 1 % par mois.

Vente en l'état futur d'achèvement (Vefa)

La vente en l'état futur d'achèvement (Vefa) est un contrat de vente d'immeuble à construire par lequel le vendeur (le promoteur) vous fournit le terrain et s'engage à édifier un immeuble dans un délai déterminé. Vous devenez propriétaire du terrain à la signature de l'acte de vente et de la maison au fur et à mesure de sa construction.

Avant de signer l'acte de vente, vous devez signer un contrat préliminaire (contrat de réservation), qui prend la forme d'un acte sous signature privée ou d'un acte notarié. Son contenu est encadré : coordonnées des parties ; garantie financière de remboursement (GFR) ou garantie financière d'achèvement (GFA) souscrite par le vendeur ; adresse, surface habitable, nombre de pièces, matériaux, équipements collectifs, emplacement du logement ; prix de vente prévisionnel et conditions de révision ; date de conclusion du contrat définitif (notification du projet d'acte au moins 1 mois avant) ; mode de paiement, prêts, condition suspensive d'obtention de prêt ; montant du dépôt de garantie et conditions de sa récupération ; délai de livraison et pénalités éventuelles ; conditions d'exercice du droit de rétractation de l'acheteur (manquement passible d'une amende maximale de 15 000 €). Un état des nuisances sonores aériennes doit être annexé dans les zones de bruit (plan d'exposition au bruit) ; un état des risques et pollutions (ERP) est recommandé.

Règle

L'acte de vente Vefa doit obligatoirement être conclu sous forme d'acte authentique (devant notaire). Il doit préciser : le descriptif détaillé du logement (surface, équipements, annexes) ; le prix, les moyens de paiement et les règles de révision éventuelle (indice BT 01) ; le délai de livraison ; le justificatif de GFR ou GFA ; les conditions du droit de réflexion ; une éventuelle pénalité de retard dans les paiements, ne pouvant pas excéder 1 % par mois ; les éventuelles clauses résolutoires et suspensives. Pour un logement en copropriété, le règlement de copropriété, un plan côté avec notice et les indications sur la consistance et les caractéristiques techniques doivent être annexés.

Étape des travaux (Vefa)Pourcentage maximum du prix
Achèvement des fondations35 %
Mise hors d'eau70 %
Achèvement des travaux95 %
Livraison (solde)5 % (sauf réserves sur défauts de conformité)

Si le contrat contient des conditions suspensives, aucun versement ne peut être fait avant leur réalisation. Il existe un autre contrat de vente d'immeuble à construire, plus rarement conclu : la vente à terme, dans laquelle vous devenez propriétaire à l'achèvement des travaux et payez l'immeuble à sa date de livraison. Le contrat de réservation peut prévoir des travaux que l'acheteur décide de faire lui-même après la livraison (équipements sanitaires, carrelage, revêtement de sol, radiateurs électriques, décoration) — ces travaux sont à ses frais et sous sa responsabilité.

Contrat de maîtrise d'œuvre

Le contrat de maîtrise d'œuvre est un contrat par lequel vous confiez à un maître d'œuvre la conception et la coordination des travaux, sans qu'il les exécute lui-même. Le contrat doit être écrit et peut contenir les éléments suivants.

  • Prestations possibles : réalisation du plan ; constitution du dossier de demande de permis de construire ; mise en concurrence des entreprises ; aide au choix des entreprises ; rédaction des documents techniques (dossier de consultation des entreprises — DCE, planning prévisionnel, analyse des offres, comptes-rendus de chantier, ordres de service, procès-verbaux de réception) ; coordination des travaux ; assistance à la réception des travaux.
  • Engagements : le maître d'œuvre s'engage à respecter un calendrier pour monter le dossier de permis de construire et consulter les entreprises.
  • Informations sur le terrain : références cadastrales, adresse du terrain.
  • Programme du maître d'ouvrage : contraintes du site (servitudes, réglementation), surface de la construction, nombre et nature des pièces, équipements prévus.
  • Prix : montant maximum de l'opération ; engagement du maître d'œuvre de présenter un projet en accord avec votre budget ; clause de résiliation aux torts du maître d'œuvre si le coût définitif dépasse le montant prévu.
  • Conditions suspensives : obtention du permis de construire, obtention des prêts bancaires.

Règle

Le contrat de maîtrise d'œuvre peut être signé à distance ou à la suite d'un démarchage à domicile : dans ces cas, vous bénéficiez d'un droit de rétractation de 14 jours calendaires. Le délai commence le lendemain de la signature du contrat ; s'il se termine un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il est prolongé jusqu'au premier jour ouvrable suivant. La rétractation doit être envoyée par lettre recommandée ; vous n'avez pas à donner d'explication.

Le maître d'œuvre est un intermédiaire essentiel pour les maîtres d'ouvrage qui ne veulent pas piloter eux-mêmes le chantier. Sa mission de coordination (mise en concurrence, ordres de service, comptes-rendus, assistance à la réception) constitue la valeur ajoutée du contrat. Vérifiez que le maître d'œuvre dispose d'une assurance responsabilité professionnelle couvrant ce type de mission.

Contrat d'entreprise

Le contrat d'entreprise est passé avec chaque corps de métier (maçon, couvreur, menuisier, plombier…). Ce contrat n'est pas encadré par une réglementation spécifique : il est donc conseillé de rédiger un contrat écrit comprenant au minimum les éléments suivants.

  • Nature et étendue de la prestation confiée.
  • Devis descriptifs et plans détaillés de réalisation des travaux.
  • Coût des travaux et révision éventuelle du prix.
  • Calendrier des paiements — il est recommandé de prévoir une retenue de garantie de 5 % pour couvrir d'éventuelles malfaçons constatées lors de la réception des travaux.
  • Clause suspensive d'obtention de vos prêts.
  • Calendrier de réalisation des travaux, avec date prévue de commencement et date limite de fin.
  • Pénalités automatiques en cas de retard.
  • Attestations des assurances en garantie professionnelle et de la garantie décennale de chaque entreprise.

Règle

Comme pour le contrat de maîtrise d'œuvre, un contrat d'entreprise signé à distance ou à la suite d'un démarchage à domicile ouvre un droit de rétractation de 14 jours calendaires. Le délai commence le lendemain de la signature du contrat ; s'il se termine un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il est prolongé jusqu'au premier jour ouvrable suivant. La rétractation doit être envoyée par lettre recommandée à l'entrepreneur, sans justification.

Avec le contrat d'entreprise, vous êtes votre propre maître d'ouvrage : vous gérez les plans, le permis de construire, les assurances (dommages-ouvrage) et la coordination des entreprises. Ce mode est plus exigeant mais permet de maîtriser le budget et le choix des professionnels. La retenue de garantie de 5 % et les attestations d'assurance (professionnelle et décennale) de chaque entreprise sont des protections indispensables.

Rétractation et réception des travaux

Le CCMI ouvre un droit de rétractation de 10 jours calendaires : vous pouvez vous rétracter par lettre recommandée adressée au constructeur. Le délai commence le lendemain de la 1ʳᵉ présentation de la lettre recommandée vous notifiant le contrat. Si le dernier jour du délai est un samedi, dimanche, jour férié ou chômé, le délai est prolongé jusqu'au 1ᵉʳ jour ouvrable suivant.

Pour la maîtrise d'œuvre et le contrat d'entreprise (lorsqu'ils sont conclus à distance ou à la suite d'un démarchage à domicile), le délai de rétractation est de 14 jours calendaires, avec les mêmes règles de calcul et de prolongation. Pour tous ces contrats, la rétractation se fait par lettre recommandée, sans donner d'explication.

Règle

La réception des travaux est le moment où vous examinez la maison avec le constructeur pour décider si vous l'acceptez. Vous pouvez l'accepter sans réserve (tout est conforme) ou avec réserves (désordres, malfaçons, éléments non conformes au contrat). Un procès-verbal est rempli ce jour-là : c'est dans ce document que vous notez vos réserves. Après la réception et la remise des clés, vous avez un délai de 8 jours calendaires pour signaler au constructeur les désordres apparents par lettre recommandée, ou, à défaut, payer le solde (au plus 5 % du prix global).

Vous pouvez vous faire accompagner par un professionnel du bâtiment lors de la réception : architecte, contrôleur technique ou tout autre professionnel de la construction ayant un contrat d'assurance couvrant ce type de mission. Si vous formulez des réserves (vices apparents ou défauts de conformité), vous devez consigner la somme auprès d'un organisme (Caisse des dépôts et consignations ou notaire) choisi avec le constructeur — en cas de désaccord sur son choix, il est désigné par le président du tribunal judiciaire. Le solde est versé à la levée des réserves, c'est-à-dire lorsque les désordres ont été réparés.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Construire sa maison : quel contrat passer avec un professionnel ?

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles des contrats de construction décrites dans cet article proviennent de la fiche officielle Service-Public F34554 et du code de la construction et de l'habitation. Les pourcentages de paiement (CCMI : 15 % à 95 % ; Vefa : 35 % à 95 %), les plafonds (dépôt de garantie 3 %, pénalités 1/3 000 par jour, solde 5 %) et les délais de rétractation (10 jours CCMI, 14 jours maîtrise d'œuvre/entreprise) sont fixés par la loi — vérifiez les conditions exactes de votre contrat auprès d'un notaire ou d'un conseiller juridique avant signature.

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