Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur le traitement d'antécédents judiciaires (Taj) : finalités, personnes concernées, droits d'accès, de rectification et d'effacement.
Ce qu'il faut savoir
- Le Taj est un fichier de police judiciaire utilisé lors des enquêtes judiciaires (recherche d'auteurs d'infractions), des enquêtes administratives (par exemple le recrutement à un emploi sensible) et de certaines enquêtes de renseignement.
- Il contient des informations sur les personnes mises en cause comme auteurs ou complices d'une infraction, les victimes, et les personnes liées à la recherche des causes d'un décès ou d'une disparition.
- Il est impossible de s'opposer à l'enregistrement de ses données personnelles dans le Taj.
- La durée de conservation des données dépend du statut de la personne : en principe 20 ans pour une personne majeure mise en cause, 5 ans pour une personne mineure, 15 ans pour une victime.
- Une personne inscrite au Taj peut demander la communication des données qui la concernent en adressant une demande écrite au ministère de l'Intérieur, qui dispose de 2 mois pour répondre.
- Une personne mise en cause peut demander la rectification ou l'effacement de ses données par requête motivée adressée au procureur de la République (délai de réponse : 2 mois).
- Une victime peut demander la rectification ou l'effacement de ses données en s'adressant au ministère de l'Intérieur.
- En cas de rejet ou d'absence de réponse, un recours est possible auprès de la CNIL, en ligne avec FranceConnect ou par courrier postal (délai de réponse : 6 mois).
Conditions essentielles
- Avoir fait l'objet d'une inscription au Taj en tant que personne mise en cause, victime ou personne liée à une enquête sur les causes d'un décès ou d'une disparition.
- Pour la rectification ou l'effacement : justifier d'un motif légitime (erreur sur l'identité, décision de relaxe ou d'acquittement devenue définitive, dispense de peine, non-lieu, classement sans suite, etc.).
- Joindre à toute demande une copie recto/verso d'une pièce d'identité en cours de validité.
Les étapes
- Identifier son statut dans le Taj (personne mise en cause, victime ou personne liée à une enquête) car les procédures diffèrent.
- Pour accéder à ses données : adresser une demande écrite au ministère de l'Intérieur, par courrier recommandé avec accusé de réception, en précisant que la demande porte sur le fichier Taj.
- Attendre la réponse du ministère de l'Intérieur (délai de 2 mois).
- Pour la rectification (personne mise en cause) : adresser une requête motivée au procureur de la République du lieu où s'est déroulée l'affaire, par lettre recommandée avec accusé de réception.
- Pour la rectification ou l'effacement (victime) : adresser une demande au ministère de l'Intérieur par courrier recommandé avec accusé de réception.
- En cas de rejet ou d'absence de réponse : former un recours auprès de la CNIL, en ligne avec FranceConnect ou par courrier postal.
- Pour l'effacement (personne mise en cause) : vérifier qu'un des cas ouvrant droit à l'effacement est rempli, puis adresser une requête motivée au procureur de la République.
Cette synthèse présente les droits des personnes inscrites au Taj. Les procédures détaillées (adresses, délais, recours) sont développées dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour le détail des procédures de rectification, d'effacement et de recours auprès de la CNIL, voir les sections « Demander la rectification de ses données », « Demander l'effacement de ses données » et « Recours auprès de la CNIL ».
À quoi sert le Taj ?
Le traitement d'antécédents judiciaires (Taj) est un fichier de police judiciaire utilisé dans le cadre d'enquêtes judiciaires, d'enquêtes administratives et de certaines enquêtes de renseignement.
Dans le cadre d'une procédure judiciaire, le Taj sert à faciliter la constatation d'une infraction, le rassemblement des preuves de cette infraction et la recherche de son auteur (et/ou d'un complice). Les informations y sont recueillies lors des enquêtes ou de l'instruction pour un crime, un délit ou certaines contraventions de 5e classe (contraventions qui sanctionnent un trouble à la sécurité ou à la tranquillité publique, ou une atteinte aux personnes, aux biens ou à la sûreté de l'État), ainsi que lors de la recherche des causes de la mort, de blessures graves ou d'une disparition inquiétante.
Règle
Le Taj contient des informations sur les personnes mises en cause comme auteurs ou complices d'un crime, d'un délit ou de certaines contraventions de 5e classe, sur les victimes de ces infractions, et sur les personnes faisant l'objet d'une enquête pour la recherche des causes de la mort, de blessures graves ou d'une disparition inquiétante.
Le Taj est également utilisé dans le cadre d'enquêtes administratives, notamment pour un recrutement à certains postes sensibles (par exemple agent de la SNCF ou de la RATP). Il peut également servir dans le cadre d'une procédure de naturalisation française.
Quelles informations sont enregistrées dans le Taj ?
Les données personnelles enregistrées dans le Taj dépendent du statut de la personne inscrite dans ce fichier : personne mise en cause, victime ou personne liée à la recherche des causes d'un décès ou d'une disparition.
Pour une personne mise en cause comme auteur ou complice d'une infraction, le Taj enregistre notamment : identité (nom, prénoms, sexe), surnoms et alias, date et lieu de naissance, situation familiale, filiation, nationalité, adresses postales, adresses mail, numéros de téléphone, profession, état de la personne (par exemple mineur isolé sans domicile fixe), signalement, et photo du visage de face ainsi que d'autres photos.
Règle
Il est impossible de s'opposer à l'enregistrement de ses données personnelles dans le Taj. Le registre des données s'impose à la personne inscrite, qu'elle soit mise en cause, victime ou liée à une enquête.
- Personne mise en cause : identité complète, surnoms et alias, date et lieu de naissance, situation familiale, filiation, nationalité, coordonnées (adresses, mails, téléphones), profession, état, signalement et photos.
- Victime d'une infraction : identité, date et lieu de naissance, situation familiale, nationalité, coordonnées (adresses, mails, téléphones), profession et état de la personne.
- Personne liée à la recherche de la cause suspecte d'un décès ou d'une disparition : identité, date et lieu de naissance, situation familiale, nationalité, coordonnées, profession, état de la personne, signalement (personnes disparues et corps non identifiés) et photos.
Les informations enregistrées varient donc selon le rôle de la personne dans la procédure : la personne mise en cause fait l'objet du registre le plus étendu (surnoms, filiation, signalement, photos), tandis que la victime et la personne liée à une enquête font l'objet d'un registre plus limité.
Qui peut consulter le Taj ?
L'accès au Taj est strictement encadré. Seules les personnes individuellement désignées et spécialement habilitées peuvent y accéder, et l'étendue de cet accès dépend de la nature de la procédure.
Dans le cadre d'une procédure judiciaire, ont accès au Taj : agents de la police nationale, militaires de la gendarmerie nationale, agents de l'Office national anti-fraude (Onaf), magistrats du parquet, agents des services judiciaires chargés d'informer le magistrat référent Taj des décisions de justice entraînant une mise à jour ou un effacement des données, et magistrats et agents des services judiciaires chargés du Taj.
Les agents des services de douanes judiciaires, des services fiscaux et les inspecteurs de l'environnement (par exemple agent de l'Office français de la biodiversité) peuvent également accéder aux informations enregistrées dans le Taj. Les informations peuvent être communiquées à d'autres agents de l'État ayant une mission de police judiciaire, au juge d'instruction, aux organismes de coopération internationale en matière de police judiciaire (par exemple Interpol) et aux services de police étrangers.
Règle
Dans le cadre d'une enquête administrative, l'accès est ouvert, pour les personnes individuellement désignées et spécialement habilitées, au personnel de la police et de la gendarmerie, aux agents des services de renseignement, aux agents du service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS), aux agents du Commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire (CoSSeN), au personnel de la préfecture et aux agents du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps).
Toutefois, il n'est pas possible de consulter, dans le cadre d'une enquête administrative, les informations sur une victime ou sur une personne mise en cause qui a bénéficié d'une décision définitive de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement. Il en est de même en cas de condamnation avec dispense de peine, de condamnation avec dispense de mention au casier judiciaire ou d'absence d'inscription pénale au bulletin n° 2 du casier judiciaire. Les informations peuvent également être communiquées aux organismes de coopération internationale (Interpol) et aux services de police étrangers.
Accéder à ses données personnelles dans le Taj
Pour accéder aux informations conservées au Taj, la personne inscrite dans ce fichier peut adresser une demande écrite au ministère de l'Intérieur.
La demande doit être transmise par courrier postal, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception. La personne concernée doit préciser que sa demande porte sur le fichier Taj et joindre une copie recto/verso de sa pièce d'identité (carte nationale d'identité, passeport, etc.).
Règle
Le ministère de l'Intérieur dispose d'un délai de 2 mois pour répondre à la demande de communication des données.
Si la demande est rejetée ou si la personne n'a pas reçu de réponse dans le délai de 2 mois, elle peut former un recours auprès de la CNIL, en ligne ou par courrier postal (voir la section « Recours auprès de la CNIL »).
Demander la rectification de ses données
La manière de solliciter la rectification des informations enregistrées au Taj dépend du statut de la personne qui fait la demande : personne mise en cause ou victime.
Pour une personne mise en cause pour une infraction, la demande de rectification est faite par requête, qui doit être motivée : la personne doit expliquer les raisons pour lesquelles elle souhaite une rectification (par exemple, une erreur sur son identité).
La requête doit être adressée au procureur de la République du lieu où s'est déroulée l'affaire qui a entraîné l'inscription au fichier, par lettre recommandée avec accusé de réception. La personne doit préciser que sa demande porte sur le fichier TAJ et joindre une copie recto/verso de sa pièce d'identité.
Règle
Le procureur de la République doit rendre sa décision dans un délai de 2 mois à compter de la réception de la demande. La personne en est informée par lettre recommandée. En l'absence de réponse ou en cas de rejet, la personne peut faire un recours argumenté auprès du président de la chambre de l'instruction dont dépend le procureur, dans un délai d'un mois suivant la décision. Le président de la chambre de l'instruction a 6 mois pour rendre sa décision, qui ne peut pas faire l'objet d'un nouveau recours.
Lorsque l'affaire s'est déroulée dans plusieurs départements, la demande peut également être adressée au magistrat référent TAJ (Secrétariat permanent du magistrat référent TAJ, Parquet général près la cour d'appel de Paris, 10 boulevard du Palais, 75001 Paris), qui dispose de 2 mois pour répondre. Le recours en cas de rejet ou d'absence de réponse suit les mêmes règles que devant le procureur.
Rectification des données pour une victime
Pour une victime d'une infraction, la demande de rectification des données conservées dans le Taj doit être adressée au ministère de l'Intérieur, par courrier postal (de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception).
Dans son courrier, la personne concernée doit préciser que sa demande porte sur le fichier TAJ, expliquer les raisons pour lesquelles elle souhaite une rectification (par exemple, une erreur sur son identité) et joindre une copie recto/verso de sa pièce d'identité.
Règle
Le ministère de l'Intérieur doit répondre dans un délai de 2 mois suivant la réception de la demande. En l'absence de réponse dans ce délai ou si la demande est rejetée, la personne (ou celle qui la représente) peut saisir la CNIL, en ligne ou par courrier postal.
Durée de conservation des données dans le Taj
La durée de conservation des données enregistrées dans le Taj dépend du statut de la personne inscrite dans ce fichier et, pour les personnes mises en cause, de la gravité de l'infraction et de l'âge de la personne.
Pour une personne majeure mise en cause, la durée de conservation est en principe de 20 ans. Cette durée peut être réduite à 5 ans pour certains délits et contraventions de 5e classe (homicide involontaire et blessures involontaires, vol, violences ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours, dégradation d'un bien appartenant à une autre personne). Elle peut être portée à 40 ans pour plusieurs infractions (empoisonnement, meurtre, torture et actes de barbarie, agression sexuelle, viol, proxénétisme, etc.).
Pour une personne mineure mise en cause, la durée de conservation est en principe de 5 ans. Elle peut être portée à 10 ans pour certains délits (par exemple l'achat de drogues) et à 20 ans pour les délits les plus graves et certains crimes (par exemple un vol en bande organisée ou un meurtre).
Règle
Pour une victime d'une infraction, la durée de conservation des données est de 15 ans. Pour une personne liée à la recherche des causes d'un décès, de blessures graves ou d'une disparition suspecte, les données sont conservées jusqu'à la résolution de l'enquête (personne disparue retrouvée, suspicion de crime ou de délit écartée).
En cas de décision définitive d'acquittement ou de relaxe, les informations sont automatiquement effacées, sauf si le procureur de la République décide de les maintenir (la personne inscrite en est alors informée). En cas de non-lieu ou de classement sans suite, les informations font l'objet d'une mention, sauf si le procureur ordonne leur effacement. Le procureur décide du maintien ou de l'effacement dans les autres cas (condamnation avec dispense de peine, dispense de mention au casier judiciaire, absence d'inscription pénale au bulletin n° 2).
Demander l'effacement de ses données
Les conditions et la procédure pour demander l'effacement des données conservées dans le Taj dépendent du statut de la personne inscrite dans ce fichier.
Pour une personne mise en cause, si le procureur de la République n'a pas ordonné l'effacement des données, la personne peut en faire la demande dans les cas suivants : elle a bénéficié d'une décision de relaxe ou d'acquittement devenue définitive, d'une dispense de peine, d'un non-lieu, l'affaire a été classée sans suite, ou il n'existe plus de mention sur le bulletin n° 2 de son casier judiciaire.
La demande d'effacement est faite par requête motivée : la personne doit expliquer les raisons pour lesquelles elle souhaite l'effacement (par exemple, elle a été relaxée et souhaite l'effacement afin de trouver du travail). La requête doit être transmise au procureur de la République du lieu où s'est déroulée l'affaire, par lettre recommandée avec accusé de réception, en précisant que la demande porte sur le fichier TAJ.
Règle
Le procureur de la République doit rendre sa décision dans un délai de 2 mois à compter de la réception de la demande. En l'absence de réponse ou en cas de rejet, la personne peut faire un recours argumenté auprès du président de la chambre de l'instruction dont dépend le procureur, dans un délai d'un mois suivant la décision. Le président de la chambre de l'instruction a 6 mois pour rendre sa décision, laquelle ne peut pas faire l'objet d'un nouveau recours. Si l'affaire s'est déroulée dans plusieurs départements, la demande peut être adressée au magistrat référent TAJ (Secrétariat permanent du magistrat référent TAJ, Parquet général près la cour d'appel de Paris, 10 boulevard du Palais, 75001 Paris), qui dispose de 2 mois pour répondre.
Pour une victime d'une infraction, une fois l'auteur des faits définitivement condamné, la victime peut demander l'effacement des données qui la concernent. La demande est adressée au ministère de l'Intérieur par courrier postal (de préférence recommandé avec accusé de réception), en précisant que la demande porte sur le fichier TAJ et en joignant une copie recto/verso de sa pièce d'identité. Le ministère dispose de 2 mois pour répondre. En l'absence de réponse ou en cas de rejet, la victime peut saisir la CNIL.
Recours auprès de la CNIL
Lorsqu'une personne inscrite au Taj estime que ses droits ne sont pas respectés (accès refusé, rectification ou effacement refusés, absence de réponse), elle peut former un recours auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).
Le recours peut être effectué en ligne via le service dédié de la CNIL, avec connexion via FranceConnect, ou par courrier postal. Avant de faire un recours en ligne, la personne doit préparer : une copie recto/verso de sa pièce d'identité, la demande transmise au ministère de l'Intérieur, la décision du ministère de l'Intérieur (s'il a répondu à la demande), et tout document permettant de justifier le recours.
Règle
La CNIL dispose d'un délai de 6 mois pour répondre. Selon la complexité du dossier, ce délai peut être plus long. Dans le recours, la personne doit préciser le nom du fichier concerné (Taj, FPR, etc.) et son adresse postale.
Le recours postal s'adresse à : Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), 3 place de Fontenoy, TSA 80715, 75334 Paris Cedex 07. La CNIL ne reçoit pas le public et n'assure aucun renseignement sur place. Accueil téléphonique : 01 53 73 22 22, du lundi au vendredi de 9 h 30 à 17 h. Renseignements juridiques : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10 h à 12 h.
Où s'adresser ?
L'autorité compétente dépend de la démarche à effectuer : accès à ses données, rectification, effacement ou recours.
- Accès à ses données, rectification ou effacement (victime) : ministère en charge de l'Intérieur, par courrier postal recommandé avec accusé de réception.
- Rectification ou effacement (personne mise en cause) : procureur de la République du lieu où s'est déroulée l'affaire, par lettre recommandée avec accusé de réception.
- Affaire s'étant déroulée dans plusieurs départements : magistrat référent du Traitement d'antécédents judiciaires, Secrétariat permanent du magistrat référent TAJ, Parquet général près la cour d'appel de Paris, 10 boulevard du Palais, 75001 Paris.
- Recours en cas de rejet ou d'absence de réponse (personne mise en cause) : président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel dont dépend le procureur saisi, dans un délai d'un mois.
- Recours auprès du protecteur des données : Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), 3 place de Fontenoy, TSA 80715, 75334 Paris Cedex 07 — en ligne avec FranceConnect ou par courrier postal.
Le tribunal judiciaire ou le tribunal de proximité peut être compétent pour d'autres questions relatives aux fichiers de police. Vérifier la juridiction compétente auprès du ministère chargé de la justice en cas de doute.
Textes applicables
- Loi n°78-17 du 6 janvier 1978 - Informatique et libertésLégifrance
- Code de procédure pénale : articles 230-6 à 230-11Légifrance
- Code de procédure pénale : articles R40-23 à R40-34Légifrance
- Code pénal : articles 131-12 à 131-18Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Traitement d'antécédents judiciaires (Taj)
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
Les délais mentionnés (2 mois pour le ministère de l'Intérieur et le procureur, 1 mois pour le recours devant la chambre de l'instruction, 6 mois pour la décision du président de la chambre de l'instruction et pour la réponse de la CNIL) sont ceux prévus par la réglementation en vigueur. Vérifier les dernières évolutions auprès du ministère chargé de la justice ou d'un conseiller juridique.
