Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur l'interdiction de dissimuler son visage dans l'espace public et sur l'interdiction de forcer une personne à le faire.
Ce qu'il faut savoir
- La loi du 11 octobre 2010 interdit de dissimuler son visage dans l'espace public, sauf exceptions prévues par la loi.
- Porter une tenue destinée à dissimuler son visage dans l'espace public est une contravention punie de 150 € d'amende.
- Dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation pour ne pas être identifié est puni de 1 500 € d'amende, pouvant atteindre 3 000 € en cas de récidive.
- Si des troubles à l'ordre public sont commis ou peuvent l'être lors de la manifestation, la peine peut s'élever à un an de prison et 15 000 € d'amende.
- Forcer une personne à dissimuler son visage en raison de son sexe est un délit puni de 1 an de prison et 30 000 € d'amende, porté à 2 ans et 60 000 € si la victime est mineure.
- La tentative de dissimulation forcée du visage n'est pas réprimée : la dissimulation doit avoir eu lieu effectivement.
- Le délai pour déposer plainte en cas de dissimulation forcée est de 6 ans à compter de la commission des faits.
Conditions essentielles
- Pour la dissimulation simple : porter une tenue ou un accessoire ayant pour effet de cacher le visage et de rendre l'identification impossible, et se trouver dans l'espace public.
- Pour la dissimulation forcée : que quelqu'un vous force à dissimuler votre visage en raison de votre sexe, en utilisant la menace, la violence, la contrainte ou en abusant de son autorité.
- L'interdiction de dissimuler son visage ne s'applique pas lorsque la loi ou le règlement autorise le port d'une tenue précise, ou lorsque celui-ci est exigé pour des raisons de santé, professionnelles, sportives, culturelles ou cultuelles.
Les étapes
- Vérifier si le lieu où vous vous trouvez relève de l'espace public (voie publique, lieux ouverts au public, lieux affectés à un service public).
- Vérifier si l'une des exceptions d'autorisation de dissimulation du visage s'applique à votre situation (obligation légale ou réglementaire, raison de santé ou professionnelle, pratique sportive, événement artistique ou traditionnel, lieu de culte).
- Si vous êtes victime d'une dissimulation forcée, signaler l'acte via le tchat du ministère de l'intérieur ou appeler le 39 19 (violences sexistes et sexuelles).
- Déposer plainte dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix, ou écrire au procureur de la République au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur.
- Obtenir le récépissé de plainte et, si vous le demandez, une copie de votre plainte.
- Demander l'assistance d'un avocat dès le dépôt de plainte, et éventuellement l'aide juridictionnelle si vos revenus sont insuffisants.
- Si vous le souhaitez, vous constituer partie civile pour obtenir des dommages et intérêts.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — définition précise de l'espace public, cas d'autorisation, pouvoirs respectifs des forces de l'ordre et des agents habilités, modalités de signalement et de plainte — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres à la dissimulation forcée du visage (définition du délit, signalement, plainte, peines encourues par l'auteur), voir les sections « Quand la dissimulation forcée du visage constitue-t-elle une infraction ? » et « Comment déposer plainte en cas de dissimulation forcée du visage ? ».
Quand le fait de cacher son visage constitue-t-il une infraction ?
Le fait de porter une tenue destinée à dissimuler son visage dans l'espace public constitue une infraction prévue et punie par la loi du 11 octobre 2010.
Vous pouvez être poursuivi pour l'infraction de dissimulation du visage si vous portez une tenue destinée à cacher votre visage et que vous vous trouvez dans l'espace public. L'infraction est constituée dès lors que vous portez un ou plusieurs accessoires ou vêtements ayant pour effet, pris isolément ou avec d'autres, de cacher votre visage et ainsi de rendre votre identification impossible.
La loi sanctionne la dissimulation volontaire du visage dans l'espace public. Concrètement, l'infraction suppose la réunion de deux éléments : d'une part, le port d'une tenue ou d'un accessoire qui dissimule effectivement le visage et rend l'identification impossible ; d'autre part, la présence de la personne dans un lieu relevant de l'espace public. Le caractère intentionnel de la dissimulation n'a pas à être établi distinctement : le simple port d'une tenue qui produit cet effet suffit, dès lors que le visage n'est plus identifiable.
Règle
En revanche, dès lors que l'accessoire ou le vêtement porté n'entraîne pas la dissimulation du visage, l'interdiction n'est pas applicable. Le port d'un foulard, d'une casquette, d'un bonnet couplé d'une écharpe et de lunettes de soleil est autorisé dès lors que votre visage est identifiable. En revanche, si vous portez une cagoule, une burqa, un masque ou encore un ensemble de vêtements qui couvre votre visage, vous êtes en infraction.
La dissimulation doit être totale ou suffisante pour empêcher l'identification. Un simple foulard ou une casquette, qui laissent le visage lisible, ne constituent pas une infraction. À l'inverse, une tenue qui recouvre entièrement le visage — même combinée à d'autres accessoires — est réprimée.
Quels lieux sont considérés comme de l'espace public ?
L'interdiction de dissimuler son visage s'applique dans l'espace public, qui recouvre des catégories de lieux variées.
L'espace public désigne l'ensemble des lieux accessibles à tous, qu'il s'agisse de la voie publique, de lieux ouverts au public ou de lieux affectés à un service public. C'est dans ces lieux que le port d'une tenue destinée à dissimuler le visage est interdit.
- La voie publique : rues, routes, autoroutes et, plus généralement, tout espace extérieur ouvert à la circulation et à la promenade.
- Les lieux ouverts au public : jardins publics, gares, aéroports, plages, cinémas, commerces, restaurants, établissements bancaires, transports en commun, etc.
- Les lieux affectés à un service public : tribunaux, préfectures, mairies, hôpitaux, établissements scolaires et universitaires, musées, bibliothèques, France Travail, etc.
Règle
Ces catégories ne sont pas exhaustives : tout lieu dans lequel une personne est exposée au regard de tous et dans lequel l'identification doit être possible relève de l'espace public au sens de la loi. La frontière avec la sphère privée est déterminante, comme le rappelle le cas du véhicule.
Votre véhicule est considéré comme un lieu privé. Ainsi, le fait de cacher votre visage au volant de votre voiture ne constitue pas l'infraction de dissimulation du visage. Toutefois, en couvrant votre visage alors que vous conduisez, vous vous mettez en danger et faites courir un risque aux autres automobilistes. Dès lors, cet agissement peut constituer une infraction au code de la route distincte de la loi du 11 octobre 2010.
Dans quels cas la dissimulation du visage est-elle autorisée ?
La loi prévoit des exceptions qui autorisent le port d'une tenue dissimulant le visage dans l'espace public.
Vous avez le droit de porter une tenue qui dissimule votre visage dans certaines circonstances précisément définies par la loi. Ces exceptions visent à concilier l'interdiction de dissimulation avec d'autres impératifs légitimes : sécurité, santé, métier, culture, culte.
- Lorsque la loi ou le règlement ordonnent ou autorisent le port d'un vêtement ou d'un accessoire précis (port du casque pour les conducteurs de deux-roues, port du masque durant la crise sanitaire, etc.).
- Si la tenue est obligatoire pour des raisons de santé ou professionnelles (par exemple, un casque de chantier, un équipement lors d'une intervention des forces de l'ordre).
- Si vous portez cette tenue dans le cadre d'une pratique sportive (par exemple, un masque d'escrime).
- Si vous portez cette tenue à l'occasion d'un événement artistique ou traditionnel (par exemple, lors d'un carnaval ou d'une représentation théâtrale).
- Si vous portez cette tenue au sein d'un lieu de culte.
Règle
Lorsque l'une de ces exceptions s'applique, l'interdiction de dissimuler son visage n'est pas applicable. Ces règles ne sont pas applicables si la dissimulation du visage est autorisée. La charge de la preuve de l'autorisation incombe toutefois à la personne concernée, qui doit pouvoir justifier le motif invoqué.
L'exception relative au lieu de culte s'apprécie strictement : elle vise le lieu lui-même, non l'espace public environnant. De même, l'exception liée à une pratique sportive suppose que la tenue soit portée dans le cadre de cette activité et non en dehors.
Quels sont les pouvoirs des forces de l'ordre et des agents habilités ?
Face à une personne qui porte une tenue destinée à dissimuler son visage, les pouvoirs varient selon que l'agent est une force de l'ordre ou un agent habilité.
L'officier de police judiciaire (OPJ), un agent de police judiciaire (APJ) ou une agence de police judiciaire adjointe (APJA) sous la responsabilité de l'OPJ, qui constate le port d'une tenue destinée à cacher le visage, peut procéder à un contrôle d'identité et vous verbaliser. Un agent habilité (agent de police municipale, agent de sécurité, etc.) peut, lui, vous demander de retirer la tenue et vous inviter à quitter le lieu public dans lequel vous vous trouvez.
Les forces de l'ordre disposent du pouvoir de verbalisation directe : elles constatent l'infraction et dressent le procès-verbal sans intervention préalable d'un autre agent. Les agents habilités, en revanche, n'ont pas les mêmes pouvoirs : ils peuvent vous demander de retirer la tenue ou de quitter les lieux, mais si vous refusez, l'agent doit faire intervenir les forces de l'ordre dans le but de vous verbaliser.
Règle
Face à une personne qui porte une tenue destinée à dissimuler son visage, certains agents habilités n'ont pas les mêmes pouvoirs que les forces de l'ordre. Par ailleurs, un simple citoyen ne peut pas vous imposer de retirer cette tenue : seul un agent habilité ou une force de l'ordre peut le faire dans l'exercice de ses fonctions.
Ces règles ne sont pas applicables si la dissimulation du visage est autorisée. En cas de contestation du motif d'autorisation invoqué, il appartient aux forces de l'ordre d'apprécier la situation sur place, sous le contrôle du procureur de la République.
Quelles peines encourt-on en cas de dissimulation du visage ?
Les peines encourues dépendent des circonstances dans lesquelles la dissimulation a eu lieu : cas général ou manifestation publique.
Le fait de porter une tenue destinée à dissimuler son visage dans l'espace public constitue une contravention. L'amende encourue est égale à 150 €. Cette amende peut être assortie ou remplacée par un stage de citoyenneté.
Le stage de citoyenneté est une mesure pré-sententielle proposée par le procureur de la République. Il permet à l'auteur d'une contravention de suivre une formation visant à sensibiliser aux obligations légales liées à la vie en société. Ce stage peut être proposé en remplacement de l'amende ou en complément de celle-ci.
Règle
Au cours d'une manifestation, le fait de dissimuler volontairement son visage dans le but de ne pas être identifié est puni d'une amende de 1 500 €. Cette contravention peut s'élever à 3 000 € en cas de récidive. Si la dissimulation volontaire du visage a lieu lors d'une manifestation au cours de laquelle des troubles à l'ordre public sont commis ou peuvent l'être, la peine peut s'élever à un an de prison et 15 000 € d'amende.
Lorsqu'une autre infraction est commise (violences, vol, etc.), le fait de dissimuler son visage dans le but de ne pas être identifié peut être considéré comme une circonstance aggravante, ce qui alourdit les peines applicables à l'infraction sous-jacente. Il est également interdit de cacher volontairement votre visage dans le but de ne pas être identifié lors d'une manifestation sur la voie publique, indépendamment de tout autre trouble.
Quand la dissimulation forcée du visage constitue-t-elle une infraction ?
La dissimulation forcée du visage — c'est-à-dire le fait de contraindre une personne à cacher son visage — constitue une infraction distincte de la dissimulation volontaire.
Cette infraction est constituée dès lors qu'un individu vous force à dissimuler votre visage en raison de votre sexe. Pour que cette infraction soit retenue, l'auteur des faits doit utiliser les menaces, la violence physique ou psychologique, vous contraindre physiquement ou moralement, ou abuser de l'autorité ou du pouvoir qu'il a sur vous.
La dissimulation forcée vise à protéger la liberté individuelle et l'égalité entre les sexes. Elle réprime le fait d'imposer à une personne, par la force ou la contrainte, de porter une tenue qui dissimule son visage. L'infraction suppose que la contrainte soit exercée en raison du sexe de la victime : c'est le motif sexué de l'acte qui caractérise le délit. La contrainte peut être physique (empêcher la personne de sortir) ou morale (menaces, abus d'autorité, pression psychologique).
Règle
Pour que cette infraction soit retenue, il est nécessaire que vous ayez effectivement dissimulé votre visage. La tentative de dissimulation forcée du visage n'existe pas : si la personne a résisté à la contrainte et n'a pas caché son visage, le délit n'est pas constitué. La dissimulation forcée constitue une infraction si elle intervient dans un lieu public ou dans la sphère privée (par exemple, des parents qui imposent à leur fille de porter une tenue destinée à cacher son visage lorsqu'ils reçoivent des visiteurs à leur domicile).
Contrairement à l'interdiction de dissimulation volontaire, qui ne s'applique qu'à l'espace public, l'infraction de dissimulation forcée peut être commise aussi bien dans la sphère privée que dans l'espace public. C'est la contrainte exercée sur la personne, et non le lieu, qui déclenche la répression pénale.
Comment signaler un cas de dissimulation forcée du visage ?
Si quelqu'un vous oblige à dissimuler votre visage en raison de votre sexe, plusieurs canaux de signalement sont à votre disposition.
Vous pouvez signaler cet acte depuis un tchat qui dépend du ministère de l'intérieur, ou en appelant le numéro gratuit dédié aux violences sexuelles, sexistes et conjugales. Ces services vous accompagnent dans vos démarches et vous orientent vers les structures adaptées.
Pour effectuer le signalement via le tchat, vous devez d'abord renseigner votre code postal, puis vous pourrez échanger avec un policier ou un gendarme spécialement formé aux violences sexuelles, sexistes ou conjugales. Les policiers et/ou gendarmes vous aident dans vos démarches (exemple : dépôt de plainte) et vous orientent vers toute structure permettant une prise en charge complète (structure d'informations juridiques, psychologue, etc.). Ce service vous est accessible quel que soit votre statut (victime ou témoin) et quel que soit votre âge (majeur ou mineur).
Règle
Par téléphone, vous pouvez joindre le service d'écoute et d'orientation en France métropolitaine au 116 006 (appel gratuit, tous les jours de l'année, de 9 h à 20 h). Depuis l'étranger ou les départements d'outre-mer, le numéro international est le +33 (0)1 80 52 33 76 (mêmes horaires, heure de Paris). Le numéro 39 19 (appel gratuit depuis un téléphone fixe ou mobile en métropole et dans les DOM) est ouvert 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, de façon anonyme et ne figurant pas sur les factures de téléphone. Un signalement par courriel est également possible à l'adresse victimes@116006.fr.
Le tchat du ministère de l'intérieur est accessible depuis le site service-public.gouv.fr. L'anonymat du 39 19 permet de signaler des faits sans crainte de représailles. Ces services ne se substituent pas au dépôt de plainte, mais facilitent les démarches auprès des forces de l'ordre.
Comment déposer plainte en cas de dissimulation forcée du visage ?
Si vous êtes victime de l'infraction de dissimulation forcée du visage, vous pouvez déposer plainte contre l'auteur des faits. Le délai pour déposer plainte est de 6 ans à compter de la commission des faits.
Pour porter plainte, vous pouvez vous déplacer dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix. Vous pouvez également écrire au procureur de la République. Les services de police ou de gendarmerie sont obligés d'enregistrer votre plainte si vous êtes victime d'une infraction.
Lors du dépôt de plainte, vous êtes reçu et entendu par la police ou la gendarmerie. À la fin de cet entretien, vous recevez un récépissé et, si vous le demandez, une copie de votre plainte. Le dépôt de plainte mène à une enquête de police qui peut aboutir à la condamnation de l'auteur des faits. Si vous vous constituez partie civile, vous pouvez obtenir des dommages et intérêts. Dès le dépôt de plainte, vous pouvez demander l'assistance d'un avocat ; si vos revenus ne sont pas suffisants pour régler ses honoraires, vous pouvez éventuellement demander l'aide juridictionnelle.
Règle
Pour porter plainte auprès du procureur de la République par courrier, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction. Votre courrier doit préciser les éléments suivants : votre état civil et vos coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone) ; le récit détaillé des faits, la date et le lieu de l'infraction ; le nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X) ; le nom et l'adresse des éventuels témoins de l'infraction ; la description et l'estimation provisoire ou définitive du préjudice ; vos documents de preuve (certificats médicaux, arrêts de travail, photographies, vidéos, factures diverses, constats, etc.). Vous pouvez envoyer votre plainte par lettre recommandée avec accusé de réception, par lettre simple ou par lettre suivie. Un récépissé vous est remis dès que les services du procureur de la République ont enregistré votre plainte.
Si vous êtes mineur, vous pouvez porter plainte par vous-même. Néanmoins, si vous souhaitez obtenir une indemnisation, vous devez obligatoirement être accompagné par vos représentants légaux (par exemple vos parents) pour qu'ils se constituent partie civile à votre place. Si vos parents sont eux-mêmes impliqués dans l'infraction, un administrateur ad hoc est désigné par la justice et peut se constituer partie civile pour vous.
Quelles peines encourt l'auteur d'une dissimulation forcée du visage ?
L'individu qui vous impose de dissimuler votre visage, en raison de votre sexe et en utilisant la menace, la violence, la contrainte, ou en abusant de son autorité ou de son pouvoir, peut être condamné par le tribunal correctionnel.
L'auteur d'une dissimulation forcée du visage encourt une peine de 1 an de prison et de 30 000 € d'amende. Si la victime est mineure, les peines sont portées à 2 ans de prison et 60 000 € d'amende.
Le tribunal correctionnel est la juridiction compétente pour juger les délits, c'est-à-dire les infractions punies d'une peine d'emprisonnement. La dissimulation forcée du visage est un délit en ce qu'elle est punie d'une peine d'emprisonnement (1 an ou 2 ans selon l'âge de la victime), assortie d'une amende. La qualification de délit détermine la juridiction compétente et la procédure applicable (instruction facultative, possibilité de constitution de partie civile).
Règle
Les peines encourues dépendent de la qualité de la victime : 1 an de prison et 30 000 € d'amende s'agissant d'une victime majeure, 2 ans de prison et 60 000 € d'amende si la victime est mineure. La peine peut être prononcée par le tribunal correctionnel après la tenue d'un procès au cours duquel la victime, si elle s'est constituée partie civile, peut demander des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.
La tentative de dissimulation forcée du visage n'est pas réprimée : la peine ne s'applique qu'en cas de dissimulation effective. En revanche, la dissimulation forcée commise dans la sphère privée est tout aussi réprimée que celle commise dans l'espace public, dès lors que la contrainte est caractérisée et qu'elle est exercée en raison du sexe de la victime.
Textes applicables
- Loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 — LégifranceTexte législatif
- Code pénal : article R645-14 — LégifranceArticle de code
- Code pénal : article 431-9-1 — LégifranceArticle de code
- Code pénal : article 225-4-10 — LégifranceArticle de code
- Code de procédure pénale : articles 16 à 19-1 — LégifranceContrôle d'identité
- Code pénal : articles 131-12 à 131-18 (stage de citoyenneté) — LégifrancePeines contraventionnelles
- Code civil : articles 388 à 388-2Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Peut-on cacher son visage dans un lieu public ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Signaler des violences conjugales, sexuelles ou sexistes aux forces de l'ordre (tchat et téléprocédure)
- Porter plainte auprès du procureur de la République (simulateur)
- Stage de citoyenneté — citoyens-justice.fr
- Juridictions pénales — tribunal correctionnel (justice.gouv.fr)
- Maison de justice et du droit — annuaire justice.gouv.fr
- Trouver une maison de justice et du droit près de chez vous
- Annuaire des avocats de France — Conseil national des barreaux
Les règles relatives à la dissimulation du visage dans l'espace public sont fixées par la loi du 11 octobre 2010 et le code pénal. Vérifier les dernières évolutions auprès du procureur de la République, d'un avocat ou d'une maison de justice et du droit. Les montants d'amende et de peines d'emprisonnement mentionnés correspondent aux dispositions en vigueur au moment de la vérification de la fiche.
