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Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv)

Le fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv) est un fichier judiciaire qui centralise des informations sur des personnes mises en cause ou condamnées pour une infraction sexuelle ou violente. Les personnes inscrites doivent respecter des obligations de déclaration d'adresse et peuvent subir des restrictions (par exemple, impossibilité de travailler auprès de mineurs). Elles ont le droit d'accéder aux données qui les concernent, de demander leur rectification ou leur effacement. Les mineurs de moins de 13 ans ne sont pas inscrits au fichier.

Vue d'ensemble

Le Fijaisv est un outil de suivi judiciaire au service de la protection des personnes, en particulier des mineurs. Il rassemble des informations sur les auteurs d'infractions sexuelles ou violentes, impose des obligations de déclaration aux personnes inscrites et ouvre des droits (accès, rectification, effacement). Voici l'essentiel à connaître sur son fonctionnement, les obligations qu'il génère et les recours possibles.

Ce qu'il faut savoir

  • Le Fijaisv est un fichier judiciaire qui centralise les informations sur les personnes mises en cause ou condamnées pour une infraction sexuelle ou violente.
  • Les mineurs de moins de 13 ans ne sont pas inscrits au Fijaisv ; pour les autres personnes, les règles diffèrent selon leur âge.
  • Les personnes inscrites doivent déclarer leur adresse : une 1re fois dans les 15 jours suivant la notification de leurs obligations, puis tous les ans (cas général), tous les 6 mois ou tous les mois selon la gravité de la condamnation.
  • Tout changement d'adresse doit être déclaré dans les 15 jours.
  • Les informations sont conservées 30 ans pour un crime ou un délit puni d'au moins 10 ans de prison, et 20 ans dans les autres cas (à compter de la notification, ou de la libération en cas de détention).
  • Les personnes inscrites ont le droit d'accéder aux données qui les concernent, d'en demander la rectification ou l'effacement ; la décision du magistrat intervient dans un délai de 2 mois (4 mois si expertise), avec recours possible devant le président de la chambre de l'instruction.

Conditions essentielles

  • Une décision judiciaire (mise en examen ou condamnation) pour une des infractions listées par la loi doit avoir été rendue.
  • Les infractions concernées sont des crimes ou délits sexuels ou violents (viol, agression sexuelle, atteinte sexuelle, corruption de mineur, torture, meurtre ou assassinat sur mineur ou en récidive, etc.).
  • Les mineurs de moins de 13 ans ne sont pas inscrits ; au-delà, les obligations incombent aux représentants légaux.
  • Les obligations de déclaration d'adresse varient selon la situation pénale : délinquant primaire, récidive légale ou dangerosité constatée.
  • La rectification ou l'effacement suppose de justifier d'un motif (erreur, décision de non-lieu, relaxe, acquittement, radiation automatique après le délai de conservation).

Les étapes

  • Vérifier si une décision d'inscription a été notifiée et identifier le service gestionnaire (SGFD, Nantes).
  • Déclarer son adresse dans les 15 jours : par courrier recommandé à la brigade de gendarmerie ou au commissariat de police de son domicile (résidence en France), ou au service gestionnaire du Fijaisv à Nantes (résidence à l'étranger).
  • Respecter la périodicité de déclaration (annuelle, semestrielle ou mensuelle) et déclarer tout changement d'adresse dans les 15 jours.
  • Conserver les preuves de déclaration (accusés de réception, justificatifs de domicile).
  • Le cas échéant, demander la réduction de la fréquence de présentation (par exemple, de tous les mois à tous les 6 mois).
  • Pour rectifier ou effacer des données : adresser une demande par lettre recommandée ou par déclaration au greffe, auprès du procureur de la République compétent.
  • En cas de rejet ou d'absence de réponse dans les 2 mois (4 mois si expertise) : former un recours argumenté auprès du président de la chambre de l'instruction, dans les 10 jours de la notification.

Cette synthèse présente le cadre général du Fijaisv. Les détails — listes d'infractions, obligations par catégorie de personne, modalités de déclaration selon le lieu de résidence, procédure de rectification/effacement — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les obligations de déclaration selon que la personne réside en France ou à l'étranger, et pour la procédure de rectification et d'effacement, voir les sections « Résidence en France ou à l'étranger » et « Rectification et effacement des données ».

À quoi sert le Fijaisv ?

Le Fijaisv poursuit un double objectif : faciliter l'identification des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes et empêcher le renouvellement de telles infractions, notamment par le suivi de leur adresse et les restrictions qu'il permet d'imposer.

Le Fijaisv sert à faciliter l'identification d'auteurs de délits ou de crimes sexuels ou violents et à empêcher le renouvellement de telles infractions. Pour parvenir à ces objectifs, les autorités suivantes peuvent le consulter de manière plus ou moins étendue : les autorités judiciaires (par exemple les juges) ; l'officier de police judiciaire (OPJ) dans le cadre d'une enquête pour une infraction entraînant l'inscription au Fijaisv ou d'une violation des obligations du Fijaisv ; le préfet et les agents habilités de certaines administrations en matière de recrutement à certains emplois (par exemple les services départementaux de l'éducation nationale) ; l'agent habilité d'un greffe pénitentiaire pour le suivi des obligations d'une personne inscrite au fichier.

Le Fijaisv n'est pas un casier judiciaire : c'est un fichier de suivi spécifiquement dédié aux infractions sexuelles ou violentes, avec des obligations de déclaration d'adresse renforcées et des effets professionnels (restriction d'accès à certains emplois auprès de mineurs). Son existence et son fonctionnement sont prévus par le code de procédure pénale.

Règle

Seules certaines décisions rendues à l'encontre d'une personne mise en cause ou condamnée pour avoir commis certaines infractions peuvent entraîner une inscription au Fijaisv. L'inscription n'est donc pas automatique : elle résulte d'une décision judiciaire au regard de la nature des faits et de la situation pénale de la personne.

Les personnes inscrites peuvent subir des restrictions, par exemple l'impossibilité de travailler auprès de mineurs, en lien avec les obligations découlant de l'inscription.

Quelles infractions entraînent une inscription ?

La liste des infractions susceptibles d'entraîner une inscription au Fijaisv est fixée par la loi. Elle couvre les crimes et délits sexuels et violents, en particulier ceux commis contre des mineurs.

Les infractions qui peuvent donner lieu à une inscription au Fijaisv sont les suivantes : meurtre ou assassinat commis sur un mineur ou en état de récidive ; torture et actes de barbarie ; viol ; agression sexuelle ; atteinte sexuelle ou tentative d'atteinte sexuelle ; traite des êtres humains à l'égard d'un mineur ; proxénétisme sur mineur ; prostitution de mineur ; corruption de mineur ; violences ayant causé des blessures graves à un mineur de moins de 15 ans ; proposition sexuelle faite à un mineur de moins de 15 ans en utilisant un moyen de communication électronique (par exemple les réseaux sociaux) ; enregistrement, acquisition, détention ou offre d'images ou de représentations pornographiques d'un mineur ; consultation habituelle ou payante d'un site diffusant des images ou représentations pornographiques d'un mineur ; fabrication, transport, diffusion ou commerce de messages violents ou pornographiques pouvant être vus ou perçus par un mineur ; incitation d'un mineur à se soumettre à une mutilation sexuelle ou à commettre cette mutilation ; incitation à commettre un crime ou un délit sur un mineur ; recours à la prostitution.

Les crimes concernés sont notamment le meurtre ou l'assassinat commis sur un mineur ou en état de récidive, la torture et les actes de barbarie, et le viol. Les délits concernés incluent l'agression sexuelle, l'atteinte sexuelle, la corruption de mineur, le proxénétisme sur mineur et les infractions liées aux images pornographiques de mineurs.

Règle

La qualification des faits (crime ou délit) et la situation de la personne (récidive, dangerosité) déterminent notamment la durée de conservation des informations dans le fichier (30 ans ou 20 ans) et la périodicité des obligations de déclaration d'adresse.

La liste complète des infractions figure au code de procédure pénale ; en cas de doute sur l'inscription d'une personne, seul le service gestionnaire du Fijaisv ou l'autorité judiciaire peuvent fournir une confirmation.

Quelles informations sont enregistrées ?

Le Fijaisv enregistre des informations d'identité, des informations sur la décision d'inscription et des informations de suivi. Ces données sont conservées pour une durée limitée et peuvent faire l'objet d'une rectification ou d'un effacement.

Les informations suivantes sont enregistrées au Fijaisv : identité (nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, nationalité, filiation, adresses successives de résidence, etc.) ; nature et date de la décision d'inscription au fichier (juridiction compétente, nature de l'infraction commise, date et lieu des faits, peines prononcées, etc.) ; informations diverses (périodicité de l'obligation de se présenter pour déclarer une adresse, décisions de rectification des mentions inscrites au fichier, etc.).

La filiation (identité des parents) et les adresses successives font partie des données conservées : elles permettent d'établir un historique complet de la personne inscrite. Les informations diverses incluent les décisions ultérieures intervenues sur le dossier (rectifications, réductions de fréquence de présentation).

Règle

Ces informations sont consultables par les autorités habilitées (autorités judiciaires, OPJ, préfet et agents habilités au recrutement, greffe pénitentiaire) selon des modalités de consultation plus ou moins étendues. La personne inscrite dispose, elle, d'un droit d'accès aux données qui la concernent.

Le service gestionnaire du Fijaisv est rattaché au ministère de la justice (SGFD — service de gestion des fichiers départementaux), dont l'adresse postale est à Nantes (BP 22406, 44324 Nantes Cedex 3).

Obligations de déclaration d'adresse

Toute personne inscrite au Fijaisv doit tenir l'administration informée de sa résidence. Les obligations varient selon la situation pénale : délinquant primaire, récidive légale ou dangerosité constatée.

Dans le cas général, la personne inscrite au Fijaisv doit respecter les obligations suivantes : indiquer une 1re fois son adresse dans les 15 jours suivant la notification de ses obligations ; indiquer son adresse tous les ans ; déclarer tout changement d'adresse dans les 15 jours de ce changement.

Les obligations sont renforcées selon la situation pénale. Les obligations concernant les délinquants primaires sont différentes de celles prévues pour les personnes en état de récidive légale ou dont la dangerosité a été constatée par la juridiction de jugement. Le délinquant primaire doit indiquer son adresse tous les 6 mois, ou tous les mois sur décision du tribunal ou du juge de l'application des peines. La personne en récidive ou jugée dangereuse doit indiquer son adresse tous les mois.

Règle

La manière d'accomplir ces obligations dépend du lieu de résidence (France ou étranger) et, pour les mineurs, incombe aux représentants légaux. En cas de condamnation à une peine d'au moins 10 ans de prison ou pour un crime puni d'au moins 20 ans, des obligations spécifiques s'appliquent selon la catégorie de délinquant.

  • Cas général : adresse déclarée une 1re fois dans les 15 jours, puis tous les ans ; changement d'adresse dans les 15 jours.
  • Délinquant primaire (condamnation à au moins 10 ans) : adresse tous les 6 mois, ou tous les mois sur décision du tribunal ou du juge de l'application des peines.
  • Récidive légale ou dangerosité constatée : adresse tous les mois.
  • Changement d'adresse : à déclarer dans les 15 jours, quel que soit le régime applicable.

La personne qui doit justifier de son adresse tous les 6 mois peut demander à réduire cette fréquence à 1 fois par an ; celle qui doit le faire tous les mois peut demander à réduire cette fréquence à 1 fois tous les 6 mois (voir la section « Recours »).

Résidence en France ou à l'étranger

Les modalités de déclaration d'adresse diffèrent selon que la personne réside en France ou à l'étranger. Dans les deux cas, la déclaration se fait par courrier recommandé et doit s'accompagner de justificatifs.

Si la personne réside en France, elle doit adresser un courrier recommandé à la brigade de gendarmerie ou au commissariat de police de son domicile. Ce courrier doit contenir l'original d'un justificatif de domicile datant de moins de 3 mois (par exemple quittance de loyer, facture d'électricité) et une attestation d'hébergement si elle réside chez un tiers.

Si la personne réside à l'étranger, elle doit remplir ses obligations de déclaration de domicile et de déplacement à l'étranger auprès du service gestionnaire du Fijaisv, à Nantes : Service gestionnaire du Fijaisv, Ministère de la justice, SGFD, BP 22406, 44324 NANTES CEDEX 3, France. La déclaration doit être faite par courrier recommandé avec accusé de réception et accompagnée de l'original d'un justificatif de domicile datant de moins de 3 mois, authentifié par les autorités du pays dans lequel elle réside, de l'ambassade ou du consulat de France. Si elle habite chez un tiers, elle doit également fournir une attestation d'hébergement.

Règle

Quel que soit le lieu de résidence, les délais restent les mêmes : 1re déclaration dans les 15 jours suivant la notification, déclaration périodique selon la catégorie, changement d'adresse dans les 15 jours. Les justificatifs doivent être originaux et récents (moins de 3 mois).

Les personnes résidant à l'étranger doivent en outre respecter les obligations de déclaration de déplacement à l'étranger prévues par le régime du Fijaisv.

Combien de temps les informations sont-elles conservées ?

La conservation des informations dans le Fijaisv est limitée dans le temps. Le délai dépend de la gravité de l'infraction et court à partir de la notification de la décision d'inscription, ou de la libération en cas de détention.

Les informations sont conservées dans le Fijaisv pendant : 30 ans pour un crime ou un délit puni d'au moins 10 ans de prison ; 20 ans dans les autres cas. En principe, ce délai court à partir de la notification de la décision d'inscription au Fijaisv. Toutefois, si la personne est en prison, le délai commence à courir lors de sa libération.

À l'expiration de ces délais, les informations sont retirées du fichier. Le retrait intervient également plus tôt dans les cas suivants : décès de la personne concernée ; décision de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement en faveur de la personne concernée.

Règle

La durée de conservation est indépendante des obligations de déclaration d'adresse : tant que les informations sont présentes dans le fichier, les obligations demeurent, sauf décision contraire de l'autorité judiciaire.

  • Crime ou délit puni d'au moins 10 ans de prison

    Durée de conservation
    30 ans
    Point de départ
    Notification de la décision d'inscription, ou libération si détention
  • Autres cas

    Durée de conservation
    20 ans
    Point de départ
    Notification de la décision d'inscription, ou libération si détention
  • Décès, non-lieu, relaxe ou acquittement

    Durée de conservation
    Retrait anticipé
    Point de départ
    Événement en question

La radiation automatique à l'expiration du délai n'a pas besoin d'être demandée, mais la personne inscrite peut en vérifier la réalisation auprès du service gestionnaire.

Rectification et effacement des données

Les personnes inscrites au Fijaisv disposent de droits sur leurs données : accès, rectification et effacement. La procédure dépend de leur situation pénale : mise en examen ou condamnation.

La demande de rectification ou d'effacement dépend de la situation pénale de la personne. Pour une personne mise en examen, la demande doit être adressée au procureur de la République de la dernière juridiction qui a ordonné la mise en examen et l'inscription au Fijaisv (si la dernière juridiction est une cour d'appel, la demande doit être transmise au procureur de la République du siège de la cour d'appel), ou directement au juge d'instruction ayant ordonné la mise en examen et l'inscription au fichier. Si l'inscription a été décidée par une juridiction étrangère, la demande doit être adressée au procureur de la République du tribunal judiciaire de Nantes.

Pour une personne condamnée, les demandes de rectification et d'effacement doivent être adressées au procureur de la République de la dernière juridiction qui a prononcé une condamnation ayant entraîné une inscription au Fijaisv. Si la dernière juridiction est une cour d'appel, ces demandes doivent être transmises au procureur de la République du siège de la cour d'appel. Exemple : une personne condamnée deux fois avec inscription par le tribunal de Saintes en 2022 puis par le tribunal de Paris en 2024 doit adresser sa demande au procureur de la République du tribunal judiciaire de Paris ; une personne condamnée par la cour d'appel de Rennes doit adresser sa demande au procureur de la République du tribunal judiciaire de Rennes.

Règle

La demande se fait par lettre recommandée avec accusé de réception ou par déclaration au greffe. Le magistrat compétent a 2 mois à compter de la réception de la demande pour y répondre (4 mois s'il ordonne une expertise). Il peut accepter la demande ou la rejeter. Si la demande est acceptée, le magistrat prévient le service gestionnaire du Fijaisv, qui procède à l'effacement des informations concernées. La décision est notifiée à la personne concernée par courrier recommandé avec accusé de réception et peut faire l'objet d'un recours.

L'effacement peut être refusé dans certains cas prévus par la loi ; la demande doit alors être motivée et accompagnée, si nécessaire, d'éléments justificatifs (décision de non-lieu, relaxe, acquittement).

Recours en cas de rejet ou d'absence de réponse

Lorsque la demande de rectification ou d'effacement est rejetée, ou lorsque le magistrat ne répond pas dans le délai légal, un recours spécifique est ouvert auprès de la chambre de l'instruction.

En l'absence de réponse dans le délai de 2 mois (4 mois en cas d'expertise) ou après un rejet de sa demande, la personne inscrite au Fijaisv peut faire un recours auprès du président de la chambre de l'instruction. Le recours se fait par lettre ou par déclaration au greffe, dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision. Il doit être argumenté.

Le président de la chambre de l'instruction accepte ou refuse la demande dans un délai de 2 mois. Cette juridiction constitue un niveau de contrôle supérieur du traitement des demandes de rectification et d'effacement au Fijaisv.

Règle

La même procédure de recours s'applique pour les demandes de réduction de la fréquence de présentation : la personne qui doit justifier de son adresse tous les 6 mois peut demander à réduire cette fréquence à 1 fois par an, et celle qui doit le faire tous les mois peut demander à la réduire à 1 fois tous les 6 mois. La demande prend la forme d'une déclaration écrite transmise au chef de l'établissement pénitentiaire (qui l'enverra au procureur de la République), ou d'une lettre recommandée avec accusé de réception adressée au procureur de la République de la dernière juridiction qui a ordonné l'inscription (ou du siège de la cour d'appel si c'est elle qui a ordonné l'inscription). Le procureur a 2 mois pour répondre (4 mois si une expertise est ordonnée) ; sa décision est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception.

  • Délai de réponse du magistrat : 2 mois (4 mois si expertise).
  • Recours : président de la chambre de l'instruction, dans les 10 jours de la notification, par lettre ou déclaration au greffe, argumenté.
  • Délai de réponse du président : 2 mois.
  • Réduction de fréquence : de tous les mois à tous les 6 mois, ou de tous les 6 mois à 1 fois par an — demande motivée au procureur (2 mois de réponse).

Conservez les accusés de réception de toutes vos lettres recommandées : ils constituent la preuve du respect des délais de recours.

Mineurs inscrits au Fijaisv

Le régime des mineurs au Fijaisv est doublement encadré : les mineurs de moins de 13 ans ne sont pas inscrits, et pour les autres, les obligations incombent à leurs représentants légaux.

Les mineurs de moins de 13 ans ne sont pas inscrits au Fijaisv. Pour les autres personnes (mineurs de 13 ans et plus et majeurs), les règles diffèrent en fonction de leur âge et de leur situation pénale.

Lorsqu'un mineur est inscrit au Fijaisv, les représentants légaux du mineur (ou la personne chez laquelle il vit) doivent respecter les obligations de déclaration d'adresse. La manière d'accomplir ces obligations dépend du lieu de résidence du mineur : en France, les représentants légaux doivent adresser un courrier recommandé à la brigade de gendarmerie ou au commissariat de police du domicile du mineur ; à l'étranger, les mêmes obligations s'appliquent auprès du service gestionnaire du Fijaisv, selon la nationalité du mineur.

Règle

Le régime des mineurs inscrits au Fijaisv est précisé par le code de justice pénale des mineurs (articles L632-1 à L632-3). Les obligations des représentants légaux suivent la même logique que celles des majeurs (déclaration initiale, périodicité, changement d'adresse), avec les justificatifs appropriés (justificatif de domicile, attestation d'hébergement).

L'inscription d'un mineur au Fijaisv est une mesure exceptionnelle, encadrée par des règles spécifiques : en cas de doute, consultez un avocat ou une maison de justice et du droit.

Qui peut aider ?

Les personnes concernées par le Fijaisv — qu'il s'agisse d'une personne inscrite, de son entourage ou d'une victime — peuvent se tourner vers des structures d'aide et d'information juridique.

La maison de justice et du droit (MJD) offre une information juridique gratuite et peut orienter vers les interlocuteurs compétents (procureur, greffe, juge de l'application des peines). Un avocat peut conseiller, assister et représenter la personne dans ses démarches de rectification, d'effacement ou de recours.

Règle

Les annuaires officiels permettent de trouver une maison de justice et du droit (annuaire justice.gouv.fr) et un avocat (annuaire du Conseil national des barreaux). Le service gestionnaire du Fijaisv (SGFD, Nantes) est l'interlocuteur pour toute question sur l'inscription, les obligations ou les données enregistrées.

  • Maison de justice et du droit : information et orientation gratuites (annuaire justice.gouv.fr).
  • Avocat : conseil et représentation pour rectification, effacement et recours (annuaire du CNB).
  • Service gestionnaire du Fijaisv (SGFD, Nantes) : service compétent pour les déclarations d'adresse à l'étranger et les questions sur le fichier.
  • Procureur de la République : interlocuteur pour les demandes de rectification et d'effacement.
  • Juge de l'application des peines : compétent pour certaines décisions relatives aux obligations de présentation.

Le Fijaisv est un fichier judiciaire régi par le code de procédure pénale ; toute inscription ou obligation doit résulter d'une décision judiciaire notifiée. En cas de doute sur la régularité d'une inscription, consultez un avocat.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv)

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Le Fijaisv est régi par le code de procédure pénale (articles 706-47 et suivants) et, pour les mineurs, par le code de justice pénale des mineurs. Les obligations de déclaration d'adresse et les durées de conservation (20 ou 30 ans) doivent être vérifiées dans la notification d'inscription. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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