Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur la maltraitance d'un enfant : définition, signalement obligatoire, procédure pénale et mesures de protection judiciaires.
Ce qu'il faut savoir
- La maltraitance sur un enfant correspond à toute atteinte portée à son intégrité physique, psychologique ou affective, ainsi qu'à son développement.
- Toute personne — mineure ou majeure, particulier ou professionnel — témoin d'un acte de maltraitance ou soupçonnant un enfant en danger doit signaler les faits.
- Le 119 est le numéro gratuit et confidentiel, ouvert 24 h/24 et 7 j/7, destiné à tout enfant ou adolescent victime de violences ou à toute personne préoccupée.
- La non-dénonciation d'une situation de maltraitance dont une personne a connaissance est punie de 3 ans de prison et 45 000 € d'amende, peines portées à 5 ans et 75 000 € lorsque la victime a moins de 15 ans.
- L'enfant victime peut porter plainte simple même si ses parents sont impliqués ; pour se constituer partie civile, il doit être représenté par une personne majeure ou une association qualifiée.
- Le juge des enfants peut ordonner des mesures d'assistance éducative (suivi, aide à la famille) ou un placement, sans retirer l'autorité parentale aux parents.
- Les peines varient selon l'âge de la victime et de l'auteur ; les enfants de moins de 15 ans bénéficient d'une protection renforcée.
Conditions essentielles
- La maltraitance peut être exercée par les parents, d'autres membres de la famille ou des personnes de l'entourage (voisin, ami, proche).
- Elle se caractérise par des violences physiques ou sexuelles, des violences psychologiques, ou la privation volontaire de soins (alimentation, médicaments, hygiène).
- Le signalement peut être anonyme, qu'il soit fait par courrier ou par téléphone.
Les étapes
- Constater ou soupçonner une situation de maltraitance envers un enfant.
- Appeler le 119 (gratuit, confidentiel, 24 h/24) ou, en cas d'urgence, les services de secours (15, 17, 18).
- Signaler la situation aux services du département (ASE ou cellule de recueil des informations préoccupantes — Crip), ou au procureur de la République pour les cas d'une exceptionnelle gravité.
- Si vous êtes témoin, porter plainte ou déposer une déclaration au commissariat, en gendarmerie ou auprès du procureur.
- L'enfant peut se constituer partie civile, représenté obligatoirement par une personne majeure ou une association qualifiée.
- L'ASE évalue la situation de l'enfant au domicile et propose des mesures de protection administratives.
- En cas de danger et de refus ou d'inefficacité des mesures administratives, l'ASE saisit le procureur, qui peut saisir le juge des enfants.
- Le juge des enfants ordonne des mesures d'assistance éducative ou de placement, selon la gravité de la situation.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — définition de la maltraitance, modalités de signalement, procédure pénale, mesures de protection judiciaires et peines — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres aux mesures de protection judiciaires (assistance éducative, placement), voir la section « Quelles mesures de protection la justice peut-elle prendre ? ». Pour les peines applicables, voir la section dédiée.
À quoi correspond la maltraitance sur un enfant ?
La maltraitance sur un enfant correspond à toute atteinte portée à son intégrité physique, psychologique ou affective, ainsi qu'à son développement.
Elle peut être exercée par ses parents, par d'autres membres de sa famille, ou par des personnes de son entourage (voisin, ami, proche…). La maltraitance n'est pas limitée aux violences physiques : elle englobe aussi les violences psychologiques et les négligences graves.
Cette maltraitance peut être caractérisée par : des violences physiques ou sexuelles (morsure, brûlure, étranglement, attouchement, mutilation sexuelle…) ; des violences psychologiques (brimades, menaces…) ; ou la privation volontaire de soins (alimentation, médicaments, hygiène…). Chacune de ces formes de maltraitance constitue une infraction pénale et peut entraîner des mesures de protection immédiates.
Règle
Toute personne (mineure ou majeure) témoin d'un acte de maltraitance envers un enfant ou soupçonnant un enfant en danger ou risquant de l'être doit signaler les faits. Il peut s'agir d'un particulier ou d'un professionnel (assistante sociale, médecin, enseignant…). Le signalement peut être anonyme, qu'il soit fait par courrier ou par téléphone.
Le harcèlement scolaire et les autres cas de violences entre élèves font l'objet d'un traitement spécifique, distinct de la maltraitance familiale. Ils relèvent des procédures internes à l'établissement et, le cas échéant, des services de la police et de la gendarmerie.
Qui doit faire un signalement et comment ?
Lorsqu'une situation de maltraitance envers un enfant est constatée, que l'on soit victime ou témoin (direct ou indirect), il convient d'appeler le 119.
Le 119 est le numéro d'appel destiné à tout enfant ou adolescent victime de violences ou à toute personne préoccupée par une situation d'enfant en danger ou en risque de l'être. C'est un appel gratuit et confidentiel, ouvert 24 h/24 et 7 jours/7. Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé ; il n'apparaît pas sur les factures de téléphone.
Sur le site www.allo119.gouv.fr, plusieurs canaux sont disponibles : un tchat en temps réel destiné aux moins de 18 ans (7 jours/7 de 15 h à 20 h 30) ; un dispositif en langue des signes française pour les personnes sourdes et malentendantes, ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h et le samedi de 9 h à 12 h ; un formulaire de recueil en ligne pour les adultes. En cas d'urgence, les services de secours (15 — Samu, 17 — police, 18 — pompiers) peuvent également être sollicités.
Règle
Les services du département (l'aide sociale à l'enfance — ASE — ou la cellule de recueil des informations préoccupantes — Crip) peuvent également être saisis directement. Pour les cas d'une exceptionnelle gravité (violences physiques ou sexuelles, par exemple), il est possible de s'adresser directement, par courrier, au procureur de la République. Le Défenseur des droits peut également être saisi, notamment pour signaler des dysfonctionnements dans la prise en charge ou la protection de l'enfant.
La personne à l'origine du signalement est informée des suites données à une information préoccupante sur un mineur en danger, sauf si cette information est contraire à ses intérêts ou à ceux de l'enfant. La non-dénonciation d'une situation de maltraitance dont une personne a connaissance peut être punie de 3 ans de prison et 45 000 € d'amende ; lorsque ces faits concernent un mineur de moins de 15 ans, les peines sont portées à 5 ans de prison et 75 000 € d'amende. Inversement, le fait d'alerter volontairement les autorités sur des faits inexacts relève de la dénonciation calomnieuse, délit puni d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 5 ans et une amende de 45 000 €.
Comment l'enfant victime peut-il porter plainte ?
Même en cas d'implication des parents, une plainte simple peut être déposée par la victime mineure.
Cet acte permet de signaler à la justice (procureur de la République, officiers de police judiciaire) les faits subis (violences physiques ou psychologiques, privation de soin…). La plainte peut être déposée dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie.
Si la victime mineure souhaite que sa plainte donne lieu à des poursuites ou qu'elle obtienne une indemnisation, elle devra se constituer partie civile. Pour ce faire, elle devra obligatoirement être représentée : par une personne majeure (grand-parent, tuteur, administrateur ad hoc…) ; ou par une association de plus de 5 ans d'ancienneté, dont l'objet est la défense des victimes — dans ce cas, la procédure doit déjà avoir été lancée par le procureur de la République ou faire suite à la plainte.
Règle
Le délai de prescription concernant la plupart des infractions commises sur les mineurs est de 30 ans à compter de la majorité de la victime en cas de viol. L'auteur des maltraitances peut donc être poursuivi et condamné même longtemps après les faits. Ce délai étendu reflète la gravité des atteintes portées aux enfants et la difficulté pour les victimes de révéler très tôt les faits subis.
La plainte peut être déposée par la victime elle-même, sans l'autorisation de ses parents, y compris lorsque ceux-ci sont mis en cause. L'administrateur ad hoc, désigné par la justice, représente l'enfant lorsque ses parents sont impliqués dans l'infraction.
Comment bénéficier d'un accompagnement psychologique ?
L'enfant victime de maltraitance peut bénéficier d'un soutien psychologique via plusieurs structures.
Ce soutien est assuré par les services de l'ASE, les centres médico-psychologiques (CMP) ou CMPP, les maisons des adolescents, les unités médico-judiciaires (UMJ), et les cellules de psychotrauma créées dans chaque région. Ces soins sont gratuits et confidentiels.
Les CMP et CMPP assurent un accompagnement psychologique et psychiatre adapté aux enfants et adolescents. Les maisons des adolescents offrent un accueil de proximité pour les jeunes en difficulté. Les UMJ assurent l'examen médical des victimes dans le cadre judiciaire. Les cellules de psychotrauma, créées dans chaque région, prennent en charge les enfants victimes de traumas sévères (violences sexuelles, accidents, etc.).
Règle
L'accompagnement psychologique peut être mis en place à la suite du signalement, indépendamment de toute décision de justice. Il peut être proposé par l'ASE lors de son évaluation, ou orienté par le médecin traitant, le médecin scolaire ou les services de protection. Les soins sont confidentiels : le secret médical s'applique, sauf situations de danger grave nécessitant une alerte.
Le soutien psychologique peut être combiné avec les mesures de protection judiciaires (assistance éducative, placement). Il constitue un volet essentiel de la prise en charge de l'enfant victime de maltraitance, au même titre que la protection physique et la sécurité matérielle.
Quand intervient l'aide sociale à l'enfance (ASE) ?
À la suite du signalement, le service de l'aide sociale à l'enfance (ASE) peut intervenir au domicile de l'enfant pour évaluer sa situation.
Si cet examen conclut à l'existence d'un danger ou d'un risque de danger pour l'enfant, le service peut proposer diverses mesures de protection administratives (par exemple des aides à domicile, un accueil ou hébergement ponctuel).
L'évaluation de l'ASE vise à déterminer la situation de l'enfant dans son environnement familial : conditions de vie, état de santé, relations avec les parents ou les personnes responsables, risques identifiés. Les mesures administratives proposées peuvent aller de simples aides à domicile (assistance éducative à domicile — AED) à des accueils de jour ou des hébergements temporaires, en fonction de la gravité constatée.
Règle
Toutefois, l'hébergement en hôtel est interdit pour les enfants confiés à l'ASE, sauf exception (jeunes de plus de 16 ans, 2 mois maximum). Si l'examen de la situation conclut à un danger pour l'enfant et que les parents refusent les mesures de protection administratives ou qu'elles ne sont pas efficaces, le service peut saisir le procureur de la République. Celui-ci peut s'adresser à un juge des enfants pour qu'il mette en place des mesures d'assistance éducative (mesure de suivi et d'aide à la famille) ou, si l'enfant court un grave danger, décider de le placer temporairement en urgence (dans une famille d'accueil, par exemple).
L'intervention de l'ASE ne se substitue pas à la procédure pénale : les deux peuvent se dérouler en parallèle. L'ASE assure une prise en charge éducative et sociale, tandis que la justice pénale poursuit les auteurs des infractions. Le juge des enfants peut être saisi indépendamment du procureur, notamment par l'ASE elle-même ou par le mineur.
Quelles mesures de protection la justice peut-elle prendre ?
Le juge des enfants peut prendre des mesures de suivi et d'aide à la famille et des mesures de placement, en fonction de la gravité de la situation.
Le juge des enfants essaie, dans la mesure du possible, de maintenir l'enfant dans sa famille. Il peut désigner une personne qualifiée ou un service spécialisé pour aider la famille.
La personne qualifiée est chargée d'accompagner l'enfant et sa famille au quotidien : elle apporte des conseils éducatifs, un soutien personnalisé et peut orienter la famille vers des services adaptés. Le service spécialisé met en place un accompagnement social et éducatif de la famille pour assurer la santé, la sécurité et l'éducation de l'enfant ; l'enfant peut y bénéficier d'un accompagnement psychologique et, de façon exceptionnelle ou périodique (une semaine par mois, par exemple), y être hébergé.
Règle
Le juge peut soumettre l'enfant ou ses parents au respect de certaines obligations : suivre une scolarité (être inscrit dans un établissement sanitaire ou d'éducation, y compris en internat) ; exercer une activité professionnelle par l'enfant, s'il est en âge de travailler ; respecter un suivi psychologique ou médical. Si l'enfant est suivi par un service spécialisé, la mesure peut durer 2 ans maximum, renouvelable 1 fois ; s'il est suivi par une personne qualifiée, il n'y a pas de durée maximale. Le juge peut également ordonner une aide à la gestion du budget familial (but : rétablir l'autonomie financière de la famille) ou une aide éducative à domicile (but : restaurer les liens entre les parents et l'enfant). Il peut ordonner une médiation familiale (sous conditions : accord des parents, absence de violence), décider d'une mesure d'investigation éducative pour évaluer la situation familiale, ou interdire la sortie du territoire national de l'enfant pour une durée maximale de 2 ans en complément d'une mesure d'assistance éducative.
Le juge des enfants peut décider d'une mesure de placement dans les cas les plus graves. Cette mesure ne retire pas l'autorité parentale aux parents. Elle est fixée pour une durée de 2 ans maximum, renouvelable 1 fois ; toutefois, il est possible que les mesures soient ordonnées pour une durée supérieure si la situation de la famille l'exige. Les parents peuvent obtenir un droit de visite. Les frais occasionnés par la prise en charge du mineur doivent être payés par les parents, sauf décision contraire du juge. En cas de placement d'urgence, le juge peut prendre une décision rapide sans audition préalable des parties, mais doit les convoquer dans un délai de 15 jours pour confirmer ou modifier la mesure. Les mesures de placement sont exécutées sous la responsabilité de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui assure le suivi éducatif et social du mineur.
Quelles sont les peines applicables en cas de maltraitance sur un enfant ?
La loi prévoit des sanctions spécifiques pour protéger les mineurs. Les peines varient selon l'âge de la victime et celui de l'auteur de l'infraction.
Les enfants de moins de 15 ans bénéficient d'une protection renforcée : toute infraction à leur encontre entraîne des peines plus sévères que si la victime était plus âgée. Les mineurs de 15 ans et plus restent protégés mais avec des sanctions proches de celles prévues pour les adultes, sauf circonstances aggravantes. L'âge de l'auteur joue également un rôle déterminant : un mineur auteur est généralement soumis à des mesures éducatives ou à des peines adaptées à son âge et à son discernement.
| Type d'infraction | Victime < 15 ans / auteur majeur |
|---|---|
| Violences physiques (victime < 15 ans, auteur majeur) | ITT < 8 jours : 5 ans et 75 000 € · ITT > 8 jours : 10 ans et 150 000 € · Mutilation/perte fonction permanente : 20 ans · Décès : 30 ans |
| Violences sexuelles (victime < 15 ans, auteur majeur) | Agression : 7 ans et 100 000 € · Si ascendant/autorité : 10 ans et 150 000 € · Viol : 20 ans, 30 ans en cas de circonstances aggravantes |
| Privation de soin / mise en danger (victime < 15 ans, auteur majeur) | Privation de soins : 7 ans et 100 000 € · Si décès : 20 ans · Mise en danger directe : 1 an et 15 000 € |
| Exploitation / atteinte à la moralité (victime < 15 ans, auteur majeur) | Mendicité forcée : 5 ans et 75 000 € · Corruption : 7 ans et 100 000 € · Traite/exploitation sexuelle : jusqu'à 20 ans |
Violences physiques (victime < 15 ans, auteur majeur)
- Victime < 15 ans / auteur majeur
- ITT < 8 jours : 5 ans et 75 000 € · ITT > 8 jours : 10 ans et 150 000 € · Mutilation/perte fonction permanente : 20 ans · Décès : 30 ans
Violences sexuelles (victime < 15 ans, auteur majeur)
- Victime < 15 ans / auteur majeur
- Agression : 7 ans et 100 000 € · Si ascendant/autorité : 10 ans et 150 000 € · Viol : 20 ans, 30 ans en cas de circonstances aggravantes
Privation de soin / mise en danger (victime < 15 ans, auteur majeur)
- Victime < 15 ans / auteur majeur
- Privation de soins : 7 ans et 100 000 € · Si décès : 20 ans · Mise en danger directe : 1 an et 15 000 €
Exploitation / atteinte à la moralité (victime < 15 ans, auteur majeur)
- Victime < 15 ans / auteur majeur
- Mendicité forcée : 5 ans et 75 000 € · Corruption : 7 ans et 100 000 € · Traite/exploitation sexuelle : jusqu'à 20 ans
Règle
Lorsqu'on parle d'ITT (incapacité totale de travail), il ne s'agit pas d'une incapacité de travailler professionnellement pour un mineur, mais de la période pendant lequel il est empêché de mener sa vie normale — c'est-à-dire de se déplacer, de se nourrir, d'aller à l'école ou de jouer. Lorsque la victime est un mineur et que l'auteur est un ascendant ou une personne ayant autorité sur l'enfant, les peines peuvent être aggravées.
Les peines principales peuvent également s'accompagner de peines complémentaires telles que : le retrait de l'autorité parentale ; l'interdiction d'exercer une activité en contact avec des enfants ; ou la privation de certains droits civiques, civils ou familiaux. Ces peines complémentaires visent à protéger durablement les enfants contre les auteurs condamnés.
Ressources utiles et contacts
Plusieurs ressources sont à la disposition des enfants victimes de maltraitance et des personnes souhaitant signaler une situation.
Le 119 (appel gratuit et confidentiel, 24 h/24 et 7 j/7) est le premier réflexe pour signaler une situation de maltraitance. Le site www.allo119.gouv.fr propose un tchat en temps réel, un dispositif en langue des signes française et un formulaire de recueil en ligne.
- 119 — numéro enfance en danger, appel gratuit et confidentiel, 24 h/24 et 7 j/7, géolocalisé et priorisé, n'apparaît pas sur les factures.
- www.allo119.gouv.fr — tchat en temps réel pour les moins de 18 ans (7 j/7 de 15 h à 20 h 30), dispositif LSF pour sourds et malentendants, formulaire de recueil pour adultes.
- Services de secours — 15 (Samu), 17 (police), 18 (pompiers) en cas d'urgence.
- ASE / Crip — services du département (aide sociale à l'enfance, cellule de recueil des informations préoccupantes).
- Procureur de la République — pour les cas d'une exceptionnelle gravité, par courrier au tribunal judiciaire.
- Défenseur des droits — Libre réponse 71120, 75342 Paris Cedex 07, formulaire de contact en ligne.
Règle
Le Défenseur des droits peut être saisi notamment pour signaler des dysfonctionnements dans la prise en charge ou la protection de l'enfant. Le courrier doit être accompagné des photocopies des pièces relatives à la saisine.
Les adresses et numéros mentionnés correspondent aux informations en vigueur au moment de la vérification de la fiche. Vérifier les coordonnées actualisées sur les sites officiels avant de vous adresser à ces services.
Textes applicables
- Code pénal : articles 222-7 à 222-16-3 — LégifranceViolences sexuelles
- Code pénal : articles 226-10 à 226-12 — LégifranceNon-assistance à personne en danger
- Code pénal : articles 434-1 à 434-7 — LégifranceNon-dénonciation et dénonciation calomnieuse
- Code de procédure pénale : article 7 — LégifranceSignalement au procureur
- Code civil : articles 388 à 388-2 — LégifranceProtection de l'enfant
- Code pénal : articles 226-13 à 226-14Légifrance
- Code pénal : articles 227-15 à 227-28-3Légifrance
- Code de procédure pénale : article 8Légifrance
- Code de procédure pénale : article 2-3Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Enfant victime de maltraitance
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- 119 — appel enfance en danger (site officiel allo119.gouv.fr)
- Contacter le 119 en langue des signes française
- Formulaire de recueil de situation — allo119.gouv.fr (pour adultes)
- Formulaire de contact du Défenseur des droits
Les règles relatives à la protection de l'enfant victime de maltraitance sont fixées par le code pénal, le code de procédure pénale et le code civil. Vérifier les dernières évolutions auprès du 119, du procureur de la République ou d'un avocat. Les montants d'amende et de peines d'emprisonnement mentionnés correspondent aux dispositions en vigueur au moment de la vérification de la fiche.
