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Convocation par procès-verbal (CPPV) : quelles sont les règles ?

La convocation sur procès-verbal (CPPV) permet au procureur de la République de faire juger une personne qui a commis un délit dans un délai maximum de 6 mois après son défèrement. Les faits doivent être établis et ne pas nécessiter d'enquête complémentaire. Cette procédure permet un jugement rapide d'une affaire pénale.

Vue d'ensemble

La convocation par procès-verbal (CPPV) est une procédure pénale permettant au procureur de la République de faire juger rapidement une personne majeure ayant commis un délit, lorsque les faits sont suffisamment établis. Le procès se déroule devant le tribunal correctionnel, dans un délai de 10 jours à 6 mois après la convocation.

Ce qu'il faut savoir

  • La convocation sur procès-verbal (CPPV) permet au procureur de la République de faire comparaître devant le tribunal correctionnel une personne majeure ayant commis un délit.
  • Cette procédure est utilisée pour juger des affaires pour lesquelles les faits sont suffisamment établis et ne nécessitent pas une enquête approfondie : elle permet un jugement rapide.
  • Seuls les délits sont concernés et la procédure ne s'applique que pour les personnes majeures.
  • La date d'audience doit être comprise dans un délai minimum de 10 jours et maximum de 6 mois après la délivrance de la convocation.
  • Le prévenu peut renoncer au délai minimum de 10 jours en présence de son avocat.
  • Le prévenu peut être assisté par un avocat de son choix ou demander un avocat commis d'office ; l'avocat peut consulter immédiatement le dossier.
  • Le procès se déroule devant le tribunal correctionnel.

Conditions essentielles

  • La personne poursuivie est une personne majeure.
  • Les faits commis constituent un délit (seuls les délits sont concernés).
  • Les faits sont suffisamment établis et ne nécessitent pas d'enquête complémentaire.
  • La procédure commence par un défèrement devant le procureur de la République, le jour même de l'issue de la garde à vue.
  • La date d'audience est comprise entre 10 jours et 6 mois après la délivrance de la convocation.

Les étapes

  • Subir une enquête préliminaire ou de flagrance menée par les services de police ou de gendarmerie.
  • Être déféré devant le procureur de la République à l'issue de la garde à vue, le jour même.
  • Écouter la notification des faits et l'information de vos droits par le procureur.
  • Choisir un avocat (de votre choix ou commis d'office) et consulter le dossier.
  • Recevoir la copie du procès-verbal de convocation indiquant le lieu, l'heure et la date d'audience.
  • Apporter à l'audience vos justificatifs de revenu et avis d'imposition (ou de non-imposition).
  • Comparaître devant le tribunal correctionnel à la date indiquée.

Cette synthèse présente les règles essentielles de la CPPV. Les droits du prévenu, les modalités de déroulement de l'audience et les voies de recours sont détaillés dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Cette synthèse ne couvre pas toutes les situations : les droits du prévenu (avocat, interprète, silence), les mesures provisoires (contrôle judiciaire, assignation à résidence) et les critères de compétence du tribunal sont détaillés dans les sections suivantes.

Qu'est-ce qu'une convocation par procès-verbal ?

La convocation par procès-verbal (CPPV) permet au procureur de la République de faire comparaître devant le tribunal correctionnel une personne majeure ayant commis un délit. Cette procédure est utilisée pour juger des affaires pour lesquelles les faits sont suffisamment établis et ne nécessitent pas une enquête approfondie.

La convocation par procès-verbal (CPPV) est une procédure pénale simplifiée permettant un jugement rapide d'une affaire pénale. Elle se distingue de la citation directe par l'absence d'assignation délivrée par un commissaire de justice : la convocation est remise directement au prévenu par le procureur de la République. La CPPV mentionne les mêmes éléments que la citation directe.

Seuls les délits sont concernés par cette procédure. Elle ne s'applique que pour les personnes majeures. Les faits doivent être suffisamment établis et ne nécessiter pas une enquête approfondie. La procédure est engagée par le procureur de la République après une enquête préliminaire ou de flagrance.

À savoir

  • La CPPV permet au procureur de la République de faire juger une personne majeure ayant commis un délit.
  • Elle est réservée aux affaires dont les faits sont suffisamment établis.
  • Elle permet un jugement rapide d'une affaire pénale.
  • Elle se distingue de la citation directe par l'absence d'assignation par commissaire de justice.

La CPPV fait partie des procédures de comparution immédiate ou simplifiée devant le tribunal correctionnel. Elle vise à désengorger les tribunaux en jugeant rapidement les affaires les plus simples, sans enquête complémentaire.

Comment se déroule la procédure de convocation par procès-verbal ?

La procédure de CPPV commence par le défèrement du prévenu devant le procureur de la République. Elle se poursuit par la notification des faits et des droits, puis par la remise de la convocation à comparaître devant le tribunal correctionnel. Le défèrement intervient à l'issue de la garde à vue.

Le défèrement est l'audition de la personne suspectée par le procureur de la République, à l'issue de la garde à vue. Le défèrement d'un prévenu ne se déduit pas sur le temps de la garde à vue : à l'issue de la garde à vue, le défèrement doit avoir lieu le jour même.

  • Après une enquête préliminaire ou de flagrance menée par les services de police ou de gendarmerie, le procureur de la République est avisé.
  • Le procureur peut décider de poursuivre le prévenu par la procédure de CPPV.
  • La personne mise en garde à vue est déférée devant le procureur de la République. À l'issue de la garde à vue, le défèrement doit avoir lieu le jour même.
  • Le procureur notifie les faits qui lui sont reprochés et informe le prévenu de ses droits.
  • Le procureur remet au prévenu une copie du procès-verbal de convocation et notifie sa date de comparution devant le tribunal correctionnel.
  • Le prévenu apporte à l'audience les justificatifs de revenu et avis d'imposition (ou de non-imposition).

À savoir

  • La procédure commence par un défèrement devant le procureur de la République.
  • Le défèrement a lieu le jour même de l'issue de la garde à vue et ne se déduit pas du temps de la garde à vue.
  • Le procureur notifie les faits et informe le prévenu de ses droits.
  • Une copie du procès-verbal de convocation est remise au prévenu.
  • Le prévenu doit apporter à l'audience ses justificatifs de revenu et avis d'imposition (ou de non-imposition).

Le procureur de la République peut décider de ne pas poursuivre par CPPV si les faits nécessitent une enquête plus approfondie ou s'ils relèvent d'une autre procédure (comparution immédiate, citation directe, sursis à statuer…).

Quels sont les droits du prévenu ?

Lors du défèrement, le procureur de la République informe le prévenu de ses droits fondamentaux : droit de faire des déclarations, droit de se taire, droit à l'assistance d'un interprète et droit à l'assistance d'un avocat. Ces droits sont essentiels pour garantir le respect de la défense.

Le défèrement est l'audition de la personne suspectée par le procureur de la République, à l'issue de la garde à vue. Lors de cette audition, le procureur notifie les faits reprochés et informe le prévenu de l'ensemble de ses droits, avant de décider des suites à donner à l'affaire.

  • Droit de faire des déclarations : le prévenu peut faire des déclarations, répondre aux questions qui lui sont posées ou se taire.
  • Droit à l'assistance d'un interprète : si le prévenu ne comprend pas le français, il est avisé de son droit à l'assistance d'un interprète.
  • Assistance par un avocat : le prévenu peut être assisté par un avocat de son choix. Il peut également demander à être assisté par un avocat commis d'office.
  • Consultation du dossier : l'avocat peut consulter immédiatement le dossier. Si le prévenu n'a pas d'avocat, il peut consulter lui-même le dossier.
  • Aide juridictionnelle : si le prévenu a des ressources insuffisantes, il peut bénéficier de l'aide juridictionnelle.
  • Justificatifs à apporter : le procureur informe le prévenu qu'il doit apporter à l'audience les justificatifs de revenu et avis d'imposition (ou de non-imposition), pour éclairer le tribunal sur sa situation financière, familiale et sociale lors de la fixation de la peine.

À savoir

  • Le prévenu peut faire des déclarations, répondre aux questions ou se taire.
  • Droit à l'assistance d'un interprète s'il ne comprend pas le français.
  • Assistance par un avocat de son choix ou commis d'office.
  • L'avocat peut consulter immédiatement le dossier ; sans avocat, le prévenu peut le consulter lui-même.
  • Aide juridictionnelle possible en cas de ressources insuffisantes.

Règle

Le procureur de la République informe l'avocat choisi ou le bâtonnier (si le prévenu demande à être assisté par un avocat commis d'office) de la date et de l'heure de l'audience. Le bâtonnier désigne alors un avocat commis d'office parmi les avocats inscrits au tableau.

L'assistance d'un avocat est un droit fondamental du prévenu. Même si elle n'est pas toujours obligatoire, elle est fortement recommandée pour préparer efficacement sa défense devant le tribunal correctionnel.

Que mentionne la convocation et quels délais ?

La convocation par procès-verbal mentionne les mêmes éléments que la citation directe : le lieu, l'heure et la date d'audience. Le délai entre la délivrance de la convocation et l'audience est encadré par la loi : entre 10 jours et 6 mois. Ce délai permet au prévenu de préparer sa défense.

La convocation par procès-verbal est un document remis au prévenu par le procureur de la République. Elle l'informe de la date, de l'heure et du lieu où il doit comparaître devant le tribunal correctionnel. C'est un acte de procédure formel dont la mention des éléments essentiels est obligatoire.

La convocation par procès-verbal mentionne les mêmes éléments que la citation directe. Elle précise le lieu, l'heure et la date d'audience. La date d'audience doit être comprise dans un délai minimum de 10 jours et maximum de 6 mois.

Règle

Le prévenu peut renoncer au délai minimum de 10 jours en présence de son avocat. Cette renonciation permet d'accélérer encore le processus judiciaire, par exemple lorsque le prévenu souhaite être jugé rapidement.

  • La convocation mentionne le lieu, l'heure et la date d'audience.
  • La date d'audience est comprise entre 10 jours (minimum) et 6 mois (maximum) après la délivrance de la convocation.
  • Le prévenu peut renoncer au délai minimum de 10 jours en présence de son avocat.

À savoir

  • La convocation mentionne le lieu, l'heure et la date d'audience.
  • Le délai entre la convocation et l'audience est de 10 jours à 6 mois.
  • Le prévenu peut renoncer au délai minimum de 10 jours en présence de son avocat.

Que se passe-t-il après une convocation par procès-verbal ?

Dans l'attente de l'audience, le procureur de la République peut demander au juge des libertés et de la détention de placer le prévenu sous contrôle judiciaire ou sous assignation à résidence avec surveillance électronique.

Dans l'attente de l'audience, le procureur de la République peut demander le placement du prévenu sous contrôle judiciaire ou assignation à résidence avec surveillance électronique. Il saisit alors le juge des libertés et de la détention. Le juge des libertés et de la détention entend le prévenu et décide ou non de prononcer ces mesures. Il notifie verbalement sa décision au prévenu.

À savoir

  • Le prévenu peut être placé sous contrôle judiciaire ou assignation à résidence avec surveillance électronique dans l'attente de l'audience.
  • Le juge des libertés et de la détention entend le prévenu et décide de ces mesures.
  • Le juge notifie verbalement sa décision au prévenu.
  • Le prévenu peut saisir le tribunal correctionnel d'une demande de mainlevée ou de modification du contrôle judiciaire ou de l'assignation à résidence.

Pour le détail du contrôle judiciaire et de l'assignation à résidence avec surveillance électronique, consultez les fiches dédiées sur le site Service-Public.

Quel tribunal est compétent ?

Le tribunal compétent pour juger le prévenu est déterminé en fonction de critères objectifs : le lieu où l'infraction a été commise, la résidence du prévenu ou le lieu de son arrestation.

  • Lieu où l'infraction a été commise : critère de droit commun en matière pénale.
  • Résidence du prévenu : critère subsidiaire.
  • Lieu de son arrestation ou de sa détention : critère subsidiaire.

Le procès se déroule devant le tribunal correctionnel. Le procès doit avoir lieu dans un délai de 10 jours à 6 mois après la délivrance de la convocation.

À savoir

  • Le tribunal compétent est déterminé selon le lieu de l'infraction, la résidence du prévenu ou le lieu de son arrestation.
  • Le procès se déroule devant le tribunal correctionnel.
  • Le procès a lieu dans un délai de 10 jours à 6 mois après la délivrance de la convocation.

Quels délits sont exclus de la CPPV ?

Certains types de délits sont exclus de la procédure de convocation par procès-verbal. Ces délits font l'objet de procédures spécifiques.

  • Délits de presse : exclus de la procédure de CPPV.
  • Délits politiques : exclus de la procédure de CPPV.
  • Délits liés à la chasse ou à la pêche : exclus de la procédure de CPPV.

À savoir

  • Les délits de presse sont exclus de la CPPV.
  • Les délits politiques sont exclus de la CPPV.
  • Les délits liés à la chasse ou à la pêche sont exclus de la CPPV.

Ces exclusions relèvent de procédures particulières prévues par le Code de procédure pénale. Si l'un de ces délits vous est reproché, consultez un avocat pour connaître la procédure applicable.

Où s'adresser et qui peut vous aider ?

Plusieurs interlocuteurs peuvent vous aider si vous êtes concerné par une convocation par procès-verbal : avocat, maison de justice et du droit, Conseil national des barreaux.

  • Avocat : Conseil national des barreaux (CNB) — pour trouver un avocat ou demander un avocat commis d'office.
  • Maison de justice et du droit : lieu d'accès aux droits, pour être orienté dans vos démarches.
  • Aide juridictionnelle : si vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle pour prendre en charge les frais d'avocat.

À savoir

  • L'avocat est votre interlocuteur principal pour être assisté dans la procédure.
  • La maison de justice et du droit peut vous orienter dans vos démarches.
  • L'aide juridictionnelle est possible si vos ressources sont insuffisantes.

La maison de justice et du droit (MJD) est un lieu d'accès aux droits où vous pouvez être orienté vers un avocat, une association d'aide aux victimes ou un service d'information juridique.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Convocation par procès-verbal (CPPV) : quelles sont les règles ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

    Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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