Vue d'ensemble
Ce qu'il faut retenir sur la déduction des cotisations d'épargne retraite : produits concernés, plafonds applicables pour les exercices 2025 et 2026, modalités de report et de déclaration.
Ce qu'il faut savoir
- Les cotisations volontaires versées sur un plan d'épargne retraite (PER individuel, Pere, Pereco, Pero, Perp, Perco) peuvent être déduites du revenu net global, dans la limite d'un plafond annuel.
- Les régimes facultatifs Préfon (fonction publique), Complément retraite mutualiste Corem et Complément retraite des hospitaliers CGOS ouvrent également droit à déduction, sous conditions.
- Les plafonds sont fixés pour chaque membre du foyer fiscal. Les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune peuvent demander la mutualisation de leurs plafonds dans leur déclaration de revenus.
- Pour les cotisations versées en 2025 : plafond salarié égal à 10 % des revenus d'activité nets de frais professionnels, dans la limite de 37 094 €, avec un minimum de 4 637 € ; pour les personnes sans emploi ou retraitées sans revenu professionnel, plafond de 4 637 €.
- Pour les cotisations versées en 2026 : plafond salarié égal à 10 % des revenus d'activité nets de frais professionnels, dans la limite de 37 680 €, avec un minimum de 4 710 € ; pour les personnes sans emploi ou retraitées sans revenu professionnel, plafond de 4 710 €.
- À partir de 70 ans, il n'est plus possible de bénéficier de la déduction des cotisations versées.
- Les sommes versées doivent être indiquées dans la partie « Charges déductibles (épargne retraite) » de la déclaration de revenus : les cotisations versées en 2025 sont déclarées en 2026, celles versées en 2026 le seront en 2027.
Conditions essentielles
- Disposer d'un produit d'épargne retraite ouvert à titre individuel : PER individuel, Pere, Pereco, Pero, Perp, Perco, ou régime facultatif Préfon, Corem ou CGOS.
- Avoir versé des cotisations volontaires à titre individuel au cours de l'année considérée.
- Respecter le plafond de déduction annuel personnalisé, indicé sur les revenus de l'année précédente et affiché sur l'avis d'impôt.
- Ne pas avoir atteint l'âge de 70 ans au moment du versement.
- Pour les travailleurs indépendants, disposer de revenus professionnels imposables (BIC, BNC) éligibles selon des règles particulières.
Les étapes
- Vérifier que le produit détenu ouvre droit à déduction (PER individuel, Pere, Pereco, Pero, Perp, Perco, Préfon, Corem, CGOS).
- Calculer ou retrouver le plafond personnalisé indiqué sur l'avis d'impôt de l'année précédente (sur les revenus de N-1).
- Effectuer les versements volontaires en veillant à ne pas dépasser le plafond disponible, y compris les reports des années antérieures.
- En cas de dépassement, le surplus est imputé automatiquement sur les plafonds non utilisés des années précédentes, du plus ancien au plus récent.
- Reporter le montant des cotisations versées dans la partie « Charges déductibles (épargne retraite) » de la déclaration de revenus de l'année suivante.
- En cas de non-utilisation totale ou partielle du plafond, conserver le solde pour le reporter sur les années suivantes (3 ans pour les plafonds 2024 et 2025, 5 ans pour les plafonds 2026 et suivants).
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les modalités de calcul détaillées du plafond (réductions pour cotisations obligatoires, abondements employeur et droits du compte épargne temps), les cas particuliers des travailleurs indépendants et du rachat de trimestres sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour le détail des plafonds applicables aux salariés et aux personnes sans emploi, voir les sections « Quels sont les plafonds de déduction applicables aux salariés ? » et « Quels sont les plafonds applicables aux personnes sans emploi et aux retraités sans revenu professionnel ? ». Pour les modalités pratiques de déclaration, voir la section « Comment déclarer les cotisations d'épargne retraite versées ? ».
Quels sont les produits d'épargne retraite concernés par la déduction fiscale des cotisations versées ?
La déduction fiscale s'applique à une liste précise de produits d'épargne retraite et de régimes facultatifs de retraite complémentaire.
Peuvent ouvrir droit à déduction, sous conditions, les cotisations versées au titre des produits d'épargne retraite suivants : le plan d'épargne retraite (PER) individuel (aussi appelé Perin), le plan d'épargne retraite d'entreprise (Pere), le plan d'épargne retraite d'entreprise collectif (Pereco, aussi appelé Perecol), le plan d'épargne retraite d'entreprise obligatoire (Pero), le plan d'épargne retraite populaire (Perp) et le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco).
Ces produits sont des dispositifs d'épargne à long terme destinés à constituer des compléments de revenu à la retraite. Pendant la phase d'investissement, le contribuable verse des cotisations, qui peuvent dans certains cas être déduites de son revenu imposable. En contrepartie, l'épargne reste en principe immobilisée jusqu'au départ en retraite, sauf cas de déblocage exceptionnel prévus par la réglementation. Au moment de la liquidation des droits, les sommes perçues prennent la forme d'une rente viagère ou d'un capital, tous deux imposables au titre des revenus d'épargne et de placement.
Règle
La déduction s'applique également, sous conditions, aux régimes facultatifs suivants : le dispositif Préfon ouvert aux agents de la fonction publique, la complément retraite mutualiste Corem et le complément retraite des hospitaliers CGOS. Seules les cotisations versées volontairement à titre individuel sont concernées.
Les cotisations versées au titre d'un régime de retraite supplémentaire obligatoire dans le cadre de l'activité professionnelle ne relèvent pas de ce dispositif de déduction du revenu global : elles entrent dans le calcul du plafond de déduction en tant qu'éléments de réduction, comme détaillé dans la section consacrée au plafond des salariés.
- PER individuel (Perin) : ouvert à tout particulier, souscrit à titre individuel auprès d'un établissement financeur.
- Pere, Pereco, Pero : PER d'entreprise, collectif ou obligatoire, mis en place par l'employeur.
- Perp : plan d'épargne retraite populaire, dispositif antérieur au PER individuel, toujours en fonctionnement pour les contrats souscrits avant sa suppression.
- Perco : plan d'épargne pour la retraite collectif, alimenté notamment par l'intéressement, la participation et le compte épargne temps.
- Préfon, Corem, CGOS : régimes facultatifs de retraite complémentaire (agents publics, mutualistes, hospitaliers).
Principe de la déduction des cotisations versées
Les sommes versées au cours d'une année sont déduites des revenus imposables de cette même année, dans la limite d'un plafond fixé pour chaque membre du foyer fiscal.
Les cotisations d'épargne retraite versées volontairement à titre individuel sont déductibles des revenus imposables de l'année du versement, dans la limite d'un plafond fixé pour chaque membre du foyer fiscal. Les sommes versées en 2025 sont ainsi déductibles des revenus imposables de 2025, à déclarer en 2026 ; les sommes versées en 2026 le seront des revenus de 2026, à déclarer en 2027.
Le mécanisme de déduction réduit directement le revenu net global du foyer fiscal, et non l'impôt directement : le montant déduit échappe à l'impôt au taux marginal applicable au foyer. La déduction profite d'autant plus que le taux d'imposition est élevé. Le plafond est individuel : chaque membre du foyer fiscal dispose de son propre plafond, calculé en fonction de sa situation personnelle (salarié, sans emploi, retraité sans revenu professionnel, travailleur indépendant).
Règle
Si le contribuable n'utilise pas tout ou partie de son plafond de déuction, le solde non utilisé peut être reporté sur les années suivantes. Pour les plafonds des années 2024 et 2025, le report s'effectue sur les 3 années suivantes (jusqu'en 2027 pour la part de 2024, jusqu'en 2028 pour la part de 2025). Pour les plafonds des années 2026 et suivantes, le report s'étend désormais sur 5 années (par exemple, la part non utilisée du plafond 2026 pourra être employée jusqu'en 2031).
En cas de dépassement du plafond de l'année en cours, les cotisations excédentaires ne sont pas perdues : elles sont imputées automatiquement sur la part restante des plafonds des années antérieures, du plus ancien au plus récent. Les cotisations de l'année sont ainsi déduites en priorité du plafond de l'année en question.
Quels sont les plafonds de déduction applicables aux salariés ?
Le plafond de déduction du salarié est calculé par les services fiscaux en plusieurs étapes, à partir de ses revenus d'activité nets de frais professionnels de l'année précédente.
Le plafond de déduction des cotisations retraite du salarié est égal à 10 % de ses revenus d'activité nets de frais professionnels de l'année précédente, dans la limite maximale de 37 094 € pour les cotisations versées en 2025 (revenus 2025) et de 37 680 € pour les cotisations versées en 2026. Si ce calcul donne un montant inférieur, un plafond plancher de 4 637 € (cotisations 2025) ou 4 710 € (cotisations 2026) s'applique.
Le plafond ainsi déterminé est ensuite réduit de plusieurs éléments liés à la protection retraite déjà constituée dans l'entreprise. Sont notamment déduits : les cotisations aux régimes de retraite supplémentaire rendues obligatoires dans l'entreprise, pris pour leur montant non imposable s'agissant de la part patronale et pour leur montant déductible du salaire s'agissant de la part salariale ; l'abondement de l'employeur au Perco, au Pereco ou au Pero, dans la limite du montant exonéré d'impôt sur le revenu ; et les droits inscrits sur le compte épargne temps (CET) ou, à défaut de CET, les jours de congé monétisés exonérés (dans la limite de 10 jours) affectés par le salarié à un Perco, à un régime de retraite supplémentaire d'entreprise ou à un Pereco.
Règle
Le plafond obtenu est majoré du plafond de déduction (ou de la fraction de plafond) non utilisé au cours des années précédentes. Pour les cotisations versées en 2025, la majoration porte sur les 3 années précédentes (2022, 2023, 2024), appliquée du plus ancien au plus récent. Pour les cotisations versées en 2026, la majoration s'étend aux 5 années précédentes (2021 à 2025), sous réserve du régime transitoire : la part non utilisée des plafonds 2024 et 2025 reste utilisable sur 3 ans, les parts issues de 2026 et des années suivantes sur 5 ans.
| Année de versement | Base de calcul | Plafond maximum | Plafond plancher |
|---|---|---|---|
| 2025 | 10 % des revenus d'activité nets de frais professionnels de 2025 | 37 094 € | 4 637 € |
| 2026 | 10 % des revenus d'activité nets de frais professionnels de 2026 | 37 680 € | 4 710 € |
2025
- Base de calcul
- 10 % des revenus d'activité nets de frais professionnels de 2025
- Plafond maximum
- 37 094 €
- Plafond plancher
- 4 637 €
2026
- Base de calcul
- 10 % des revenus d'activité nets de frais professionnels de 2026
- Plafond maximum
- 37 680 €
- Plafond plancher
- 4 710 €
Le plafond personnalisé appliqué aux cotisations d'une année donné est indiqué sur l'avis d'impôt établi cette année-là (au titre des revenus de l'année précédente) et, pour la plupart des contribuables, imprimé sur la déclaration de revenus pré-remplie. Il correspond à l'addition du plafond calculé sur les revenus de l'année précédente et des plafonds non utilisés des années antérieures.
Quels sont les plafonds applicables aux personnes sans emploi et aux retraités sans revenu professionnel ?
Les personnes sans profession et les retraités sans revenu professionnel bénéficient d'un plafond de déduction fixe, indépendant de tout revenu d'activité.
Les personnes sans emploi et les retraités sans revenu professionnel disposent d'un plafond de déduction forfaitaire : 4 637 € pour les cotisations versées en 2025 et 4 710 € pour les cotisations versées en 2026.
Ce plafond forfaitaire vise à garantir que les personnes éloignées de l'emploi, ou n'ayant plus de revenus d'activité, puissent néanmoins déduire des cotisations d'épargne retraite lorsqu'elles disposent de revenus imposables d'une autre nature (pensions, revenus du capital, revenus fonciers, par exemple). Le plafond est fixe : il n'est pas percentage des revenus.
Règle
Le plafond forfaitaire est majoré du plafond de déduction (ou de la fraction de plafond) non utilisé au cours des années précédentes. Pour les cotisations versées en 2025, la majoration porte sur les 3 années précédentes, du plus ancien au plus récent. Pour les cotisations versées en 2026, la majoration s'étend aux 5 années précédentes, avec le régime transitoire décrit ci-dessus (parts 2024 et 2025 reportables sur 3 ans, parts 2026 et suivantes sur 5 ans).
| Année de versement | Plafond forfaitaire | Majoration par report |
|---|---|---|
| 2025 | 4 637 € | Parts non utilisées des 3 années précédentes (2022 à 2024) |
| 2026 | 4 710 € | Parts non utilisées des 5 années précédentes (2021 à 2025), sous réserve du régime transitoire |
2025
- Plafond forfaitaire
- 4 637 €
- Majoration par report
- Parts non utilisées des 3 années précédentes (2022 à 2024)
2026
- Plafond forfaitaire
- 4 710 €
- Majoration par report
- Parts non utilisées des 5 années précédentes (2021 à 2025), sous réserve du régime transitoire
Le plafond personnalisé applicable aux cotisations versées dans l'année est indiqué sur l'avis d'impôt de cette même année (au titre des revenus de l'année précédente). Il correspond à l'addition du plafond forfaitaire de l'année et des plafonds non utilisés des années antérieures.
Comment le plafond se majore-t-il et se reporte-t-il d'une année sur l'autre ?
L'instauration du report sur 5 ans à compter des plafonds 2026 modifie en profondeur la gestion des plafonds non utilisés, en prolongeant le régime transitoire des plafonds 2024 et 2025.
Si le contribuable n'a pas utilisé tout son plafond de déduction, le solde non utilisé est reportable : la part issue de 2024 est utilisable jusqu'en 2027, la part issue de 2025 jusqu'en 2028 (régime de report sur 3 ans), tandis que la part issue de 2026 et des années suivantes pourra être utilisée dans un délai de 5 ans (jusqu'en 2031 pour la part de 2026).
Le mécanisme d'imputation en cas de dépassement fonctionne par ordre chronologique : les cotisations d'une année sont déduites en priorité du plafond de cette même année ; le montant qui dépasse ce plafond est ensuite imputé sur la part restante du plafond de l'année la plus ancienne non utilisée, puis, si nécessaire, sur la part restante de l'année suivante, et ainsi de suite. Ce mécanisme évite la perte de droits et permet de rattraper des années de versements importants après des années sans versement.
Règle
Le plafond personnalisé indiqué sur l'avis d'impôt correspond à l'addition du plafond calculé sur les revenus de l'année précédente et des plafonds (ou fractions de plafonds) non utilisés des années antérieures, dans la limite des fenêtres de report applicables (3 ans pour les plafonds 2024 et 2025, 5 ans pour les plafonds 2026 et suivants).
Le report des plafonds est automatique : aucune démarche particulière n'est requise pour conserver les droits non utilisés. En revanche, il appartient au contribuable de surveiller ses droits cumulés avant d'effectuer des versements importants, afin d'éviter un dépassement qui ne serait que partiellement absorbé par les reports.
- Plafond 2024 non utilisé : utilisable jusqu'en 2027 (report de 3 ans).
- Plafond 2025 non utilisé : utilisable jusqu'en 2028 (report de 3 ans).
- Plafond 2026 non utilisé : utilisable jusqu'en 2031 (report de 5 ans).
- Ordre d'imputation : plafond de l'année en cours d'abord, puis plafonds antérieurs du plus ancien au plus récent.
Quels sont les cas particuliers de la déduction des cotisations d'épargne retraite ?
Plusieurs situations appellent des règles spécifiques : travailleurs indépendants, rachat de trimestres de retraite, limite d'âge de 70 ans et cotisations relevant de l'activité non salariée.
La déduction des cotisations d'épargne retraite obéit à des règles particulières pour les travailleurs indépendants, pour les cotisations versées au titre du rachat de trimestres de retraite, et elle cesse d'être ouverte à partir de 70 ans.
Pour les travailleurs indépendants, des règles particulières de calcul du plafond s'appliquent (elles sont détaillées dans le bulletin officiel des finances publiques, Bofip). Par ailleurs, certaines cotisations versées en raison d'une activité professionnelle non salariée ne sont pas déduites du revenu global : elles sont uniquement déductibles des revenus professionnels concernés, par exemple des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC). S'agissant du rachat de trimestres de retraite, les cotisations versées à ce titre sont déductibles dans des conditions particulières et ne doivent pas être comprises dans les cotisations déductibles au titre des plans d'épargne retraite.
Règle
À partir de 70 ans, le contribuable ne peut plus bénéficier de la déduction de ses cotisations. Les versements effectués après cet âge ne peuvent donc pas être imputés sur le plafond de déduction du revenu global, même si le contrat d'épargne retraite reste ouvert.
Le plafond est fixé pour chaque membre du foyer fiscal : si un couple comprend un membre salarié et un membre sans emploi, chacun dispose de son propre plafond (10 % des revenus nets pour l'un, plafond forfaitaire pour l'autre), chacun étant susceptible de reports propres.
Points de vigilance en cas de situation mixte
- Rachat de trimestres : déduction dans des conditions particulières (Bofip BOI-RSA-BASE-30-10), hors champ des PER.
- Revenus non salariés : certaines cotisations ne sont déduites que des revenus professionnels (BIC, BNC), pas du revenu global.
- Limite d'âge : aucun droit à déduction au-delà de 70 ans.
- Foyer fiscal pluripersonnel : mutualisation des plafonds possible sur demande dans la déclaration de revenus.
Textes applicables
- Code général des impôts : article 163 quaterdecies (Légifrance)Texte légal
- Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 (Légifrance)Texte légal
- Bofip — BOI-IR-BASE-20-50 : déductibilité des cotisations d'épargne retraiteDoctrine fiscale officielle
- Code général des impôts : articles 4A à 8 quinquiesLégifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Impôt sur le revenu - Cotisations d'épargne retraite (déduction)
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
Les plafonds de déduction (37 094 € et 4 637 € pour les versements 2025 ; 37 680 € et 4 710 € pour les versements 2026), la durée de report (3 ans pour 2024-2025, 5 ans à compter de 2026) et la limite d'âge de 70 ans sont fixés par le code général des impôts et la loi de finances pour 2026. Vérifier les évolutions auprès du service des impôts des particuliers ou sur impots.gouv.fr.



Comment déclarer les cotisations d'épargne retraite versées ?
Les cotisations versées sont à indiquer dans la partie « Charges déductibles (épargne retraite) » de la déclaration de revenus, au titre de l'année du versement.
Les cotisations d'épargne retraite versées en 2025 sont à déclarer en 2026 ; les cotisations versées en 2026 seront à déclarer en 2027. Elles sont portées dans la partie *Charges déductibles (épargne retraite)* de la déclaration de revenus, correspondant à l'année des versements.
La déclaration des cotisations complète le dispositif de pré-remplissage : le plafond personnalisé du contribuable figure sur son avis d'impôt et, dans la plupart des cas, sur sa déclaration pré-remplie. Le contribuable doit y inscrire le montant effectivement versé au cours de l'année, sans dépasser son plafond disponible (plafond de l'année augmenté des reports admis). En cas de versements multiples sur plusieurs produits (PER individuel, Pere, Perco, Perp, Préfon, etc.), le total des versements de l'année est regroupé dans la même rubrique de déclaration.
Règle
Le service en charge des impôts (trésorerie, service des impôts des particuliers) peut être saisi pour toute question relative au calcul du plafond ou à l'imputation des reports. Les coordonnées de contact sont disponibles sur le portail impots.gouv.fr.
En cas d'incertitude sur le montant déductible, sur l'application des reports ou sur l'éligibilité d'un produit, il convient de se rapprocher du service des impôts des particuliers ou de consulter le bulletin officiel des finances publiques. À défaut, l'information exacte doit être vérifiée auprès de l'organisme compétent.