Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur l'obligation alimentaire entre parents et enfants : qui est tenu d'aider, comment demander, comment le montant est fixé et quelles dispenses existent.
Ce qu'il faut savoir
- Les enfants et petits-enfants doivent aider leurs père, mère ou autres ascendants dans le besoin ; les gendres et belles-filles doivent aider leurs beaux-parents dans le besoin.
- L'obligation alimentaire est réciproque : les parents doivent également aider leurs enfants et petits-enfants dans le besoin, de même que les beaux-parents à l'égard de leur gendre ou belle-fille.
- Elle peut être versée sous forme de pension alimentaire mensuelle ou exécutée en nature (héberger, nourrir, entretenir le parent dans le besoin).
- Le montant est fixé par le juge en fonction des besoins du créancier d'aliments et des ressources du débiteur d'aliments : il n'existe pas de barème.
- Avant de saisir le juge, les parties peuvent tenter un accord amiable, directement ou par l'intermédiaire d'un médiateur familial ; l'accord peut être homologué par le juge aux affaires familiales (Jaf) pour lui donner force exécutoire.
- La demande au juge se fait par assignation ou avec le formulaire CERFA n° 15454 ; l'avocat n'est pas obligatoire (mais il l'est en cas d'appel).
- Des dispenses existent : ressources insuffisantes du débiteur, manquement grave du parent à ses obligations (abandon, violences), retrait de l'autorité parentale, condamnation du parent pour un crime sur un proche, retrait judiciaire du milieu familial pendant au moins 36 mois avant 18 ans.
- Le non-paiement de la pension pendant plus de 2 mois constitue le délit d'abandon de famille.
Conditions essentielles
- Le parent demandeur doit démontrer qu'il est dans le besoin : il ne peut pas faire face à ses besoins fondamentaux (logement, nourriture, soins, vêtements).
- Le débiteur d'aliments doit disposer de ressources suffisantes : une fois la contribution fixée, il doit pouvoir continuer de subvenir à ses propres besoins et à ceux des personnes vivant à son foyer.
- Les informations doivent être exactes : revenus et charges de toutes les parties sont examinés par le juge.
- En cas d'adoption, l'obligation dépend du type d'adoption (simple ou plénière) et du lien familial (filiation adoptive ou biologique).
- L'enfant admis comme pupille de l'État ne doit pas d'aliments à ses parents biologiques.
Les étapes
- Tenter un accord amiable avec le parent dans le besoin, par courrier ou avec l'aide d'un médiateur familial.
- Le cas échéant, faire homologuer l'accord par le juge aux affaires familiales pour lui donner force exécutoire (demande par courrier au juge).
- À défaut d'accord, saisir le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire : par assignation ou avec le formulaire CERFA n° 15454, envoyé en recommandé avec accusé de réception ou déposé au tribunal.
- Présenter les preuves du besoin du créancier d'aliments et les éléments sur les revenus et charges du débiteur.
- Attendre le jugement fixant la pension alimentaire ou l'exécution en nature de l'obligation.
- En cas de non-paiement, engager les voies d'exécution : paiement direct, saisie sur compte bancaire, saisie-vente ou saisie sur salaire.
- Le cas échéant, faire réviser ou supprimer l'obligation si la situation des parties change.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — critères de fixation du montant, cas de dispense, procédures de recours — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les conditions de dispense, voir la section « Peut-on être dispensé de l'obligation alimentaire ? ». Pour le calcul du montant, voir « Comment est fixée l'obligation alimentaire ? ».
Qu'est-ce que l'obligation alimentaire ?
L'obligation alimentaire est une aide apportée à un parent ou à un beau-parent qui n'arrive pas à assurer ses besoins fondamentaux : logement, nourriture, soins, dépenses courantes.
L'obligation alimentaire peut être exécutée de deux manières. Elle est versée sous la forme d'une pension alimentaire — en pratique, une somme d'argent versée mensuellement — ou en nature, c'est-à-dire en obligation d'héberger, de nourrir et d'entretenir le parent dans le besoin. Deux termes désignent les parties. La personne qui réclame l'obligation alimentaire est le créancier d'aliments. Celle qui la verse est l'obligé alimentaire, ou débiteur d'aliments. L'obligation n'est donc pas une charité facultative : elle est une charge légale de la famille, opposable devant le juge.
Règle
L'obligation alimentaire est une aide apportée à un parent ou à un beau-parent qui n'arrive pas à assurer ses besoins fondamentaux (logement, nourriture, soins, dépenses courantes...). Elle est versée sous la forme d'une pension alimentaire ou en nature.
L'obligation alimentaire se distingue de l'aide sociale à l'hébergement (ASH), même si les deux se rencontrent souvent lors d'un placement en établissement : l'aide sociale est une prestation de la collectivité, qui peut ensuite se retourner contre la famille via l'obligation alimentaire.
Qui doit l'obligation alimentaire ?
Sont tenus d'aider leurs parents dans le besoin les enfants et petits-enfants à l'égard de leurs père, mère ou autres ascendants, ainsi que les gendres et belles-filles à l'égard de leurs beaux-parents.
L'obligation des gendres et belles-filles trouve sa source dans les obligations liées au mariage : un époux doit aider le parent de son époux en cas de besoin. Toutefois, cette obligation cesse au décès de l'époux qui faisait l'affinité, et des enfants issus de l'union. Les obligations alimentaires sont réciproques : les père, mère ou autres ascendants doivent également aider leurs enfants et petits-enfants dans le besoin ; de même, les beaux-parents sont tenus à l'égard de leur gendre et belle-fille dans le besoin. En cas d'adoption, l'obligation dépend à la fois du type d'adoption (simple ou plénière) et du lien familial considéré (filiation adoptive ou filiation biologique). L'enfant admis comme pupille de l'État, en revanche, ne doit pas d'aliments à ses parents biologiques.
Règle
Les enfants et petits-enfants doivent aider leurs père, mère ou autres ascendants dans le besoin. Les gendres et belles-filles doivent aider leurs beaux-parents dans le besoin. Les obligations alimentaires sont réciproques : les ascendants doivent également aider leurs descendants dans le besoin.
Il n'y a pas de hiérarchie entre un descendant et un gendre ou une belle-fille : ils sont tenus de la même manière à l'obligation alimentaire. Le créancier d'aliments n'est par ailleurs pas obligé d'engager une procédure contre tous les codébiteurs : il peut choisir de s'adresser à l'un d'eux.
Comment est fixée l'obligation alimentaire ?
Le montant de l'obligation alimentaire est fixé par le juge en fonction des besoins du créancier d'aliments et des ressources du débiteur d'aliments. Il n'existe pas de barème.
Le juge fixe l'obligation alimentaire en tenant compte de la situation de tous les intéressés. C'est pourquoi le créancier d'aliments doit prouver qu'il est dans le besoin — c'est-à-dire qu'il ne peut pas faire face à ses besoins fondamentaux (logement, nourriture, soins, vêtements) — et qu'il n'a pas les ressources suffisantes pour faire face à ses dépenses essentielles. Le juge prend en compte l'ensemble des revenus et charges du débiteur d'aliments. Les revenus considérés sont : les revenus du travail (salaire, retraite, allocation chômage, indemnité versée par la sécurité sociale...) ; les aides sociales (allocation aux adultes handicapés, allocation logement, revenu de solidarité active...) ; les revenus du capital (intérêts de placements financiers, revenus locatifs, dividendes...). Les charges prises en considération sont : les charges de famille (enfant, conjoint ou concubin à charge, pension alimentaire, prestation compensatoire...) ; les dépenses de la vie courante (logement, nourriture, impôts, frais de transport...) ; les crédits et le taux d'endettement. Une fois la contribution fixée, le débiteur d'aliments doit pouvoir continuer de subvenir à ses besoins et à ceux des personnes vivant à son foyer. En règle générale, le juge fixe l'obligation sous la forme d'une pension alimentaire versée mensuellement ; toutefois elle s'exécute parfois en nature — en recueillant chez soi le créancier d'aliments, en le nourissant et en l'entretenant — lorsque le débiteur justifie de ne pas pouvoir payer, ou dans la situation spécifique du père ou de la mère qui offre de recevoir son enfant majeur chez lui plutôt que de payer une pension.
Règle
Le montant de l'obligation alimentaire est fixé par le juge en fonction des besoins du créancier d'aliments et des ressources du débiteur d'aliments. Il n'existe pas de barème. Une fois la contribution fixée, le débiteur d'aliments doit pouvoir continuer de subvenir à ses besoins et à ceux des personnes vivant à son foyer.
Les revenus de l'époux, du partenaire de PACS ou du concubin du débiteur d'aliments ne sont pas ajoutés à ses revenus, car son obligation est personnelle. Les revenus de l'époux sont pris en compte seulement si des aliments lui sont également réclamés en tant que gendre ou belle-fille. En revanche, les revenus du partenaire de PACS ou du concubin peuvent être pris en considération dans la mesure où ils réduisent les charges du débiteur (par exemple, lorsque le loyer et les charges courantes sont payés à deux).
Peut-on être dispensé de l'obligation alimentaire ?
Le juge peut décharger un ou plusieurs débiteurs d'aliments dès lors qu'ils ont des ressources insuffisantes ou des charges trop importantes pour venir en aide à leur parent dans le besoin. Des dispenses pour motif familial existent également.
Au-delà de l'insuffisance de ressources, un débiteur d'aliments peut être dispensé pour d'autres raisons : cette dispense doit être demandée ou peut être automatique. L'enfant dont le père ou la mère a manqué gravement à ses obligations à son égard peut être dispensé de l'obligation alimentaire par le Jaf, qui peut le décharger en tout ou en partie. On ne peut pas demander à être dispensé par avance : la demande se fait au moment où le débiteur est sollicité, souvent à l'occasion d'un hébergement en EHPAD ou en maison de retraite, ou d'une demande d'aide sociale. Pour obtenir la dispense, le débiteur doit prouver que le parent a gravement manqué à ses obligations à son égard (abandon, violences) — par exemple en produisant un jugement, des attestations ou des documents des services sociaux. Trois cas de dispense sont automatiques : l'enfant dont le père ou la mère s'est vu retirer son autorité parentale est automatiquement dispensé de toute obligation alimentaire à l'égard de ce parent (sauf dispositions contraires dans le jugement de retrait) ; l'enfant dont le père ou la mère a été condamné pour un crime commis sur lui ou sur l'un de ses ascendants, descendants, frères ou sœurs est déchargé de son obligation par le Jaf, sauf décision contraire du juge ; l'enfant qui a été retiré de son milieu familial par décision judiciaire durant une période d'au moins 36 mois cumulés et avant ses 18 ans est également automatiquement dispensé d'aider ses parents. C'est aussi le cas du petit-enfant, dans le cadre d'une demande d'aide sociale à l'hébergement (ASH) pour le compte de l'un de ses grands-parents.
Règle
Le juge peut décharger un ou plusieurs débiteurs d'aliments dès lors qu'ils ont des ressources insuffisantes ou des charges trop importantes. L'enfant dont le père ou la mère a manqué gravement à ses obligations peut être dispensé par le Jaf. La dispense ne peut pas être demandée par avance : elle se fait au moment où le débiteur est sollicité.
- Ressources insuffisantes ou charges trop importantes : le juge peut décharger le débiteur, en tout ou en partie.
- Manquement grave du parent (abandon, violences) : dispense demandée au Jaf, à prouver (jugement, attestations, documents des services sociaux).
- Retrait de l'autorité parentale : dispense automatique à l'égard de ce parent, sauf dispositions contraires dans le jugement.
- Condamnation du parent pour un crime commis sur l'enfant ou sur un de ses ascendants, descendants, frères ou sœurs : décharge par le Jaf, sauf décision contraire.
- Retrait du milieu familial d'au moins 36 mois cumulés, avant 18 ans : dispense automatique. Également automatique pour le petit-enfant dans le cadre d'une demande d'ASH pour le compte de l'un de ses grands-parents.
La dispense pour manquement grave est une décision judiciaire : elle doit être demandée et prouvée. Les autres dispenses (retrait de l'autorité parentale, retrait du milieu familial de plus de 36 mois) sont automatiques, mais le jugement qui les constate peut être utilement produit dans la procédure.
L'obligation alimentaire peut-elle être révisée ou supprimée ?
La suppression ou la révision de l'obligation alimentaire peut être demandée si la situation du débiteur ou celle du créancier change.
Les principales situations de changement sont les suivantes : les revenus du débiteur d'aliments diminuent (par exemple en cas de chômage) ou ses charges augmentent (par exemple à la naissance d'un enfant) ; la situation financière du créancier d'aliments s'améliore ; la situation familiale du créancier ou du débiteur évolue (mariage, divorce). La demande de révision ou de suppression se fait sur papier libre ou en utilisant un formulaire. La compétence du tribunal dépend du demandeur : le créancier d'aliments doit saisir le tribunal dont dépend son domicile ou celui du débiteur d'aliments ; le débiteur d'aliments doit saisir le tribunal dont dépend le domicile du créancier d'aliments.
Règle
La suppression ou la révision de l'obligation alimentaire peut être demandée si la situation du débiteur ou celle du créancier change : diminution des revenus ou augmentation des charges du débiteur, amélioration de la situation financière du créancier, évolution de la situation familiale (mariage, divorce).
La révision suppose que les éléments présentés au juge soient actuels et documentés : un justificatif de perte d'emploi, une fiche de paie récente, un jugement de divorce, etc. Une obligation fixée il y a plusieurs années sans changement de situation est rarement révisée sans éléments nouveaux.
Non-paiement et recours
Si la pension alimentaire n'est pas versée ou partiellement versée, le créancier d'aliments dispose de voies d'exécution pour obtenir le paiement des sommes dues.
Le créancier d'aliments peut engager l'une des procédures suivantes : faire appel à un commissaire de justice, qui peut mettre en place une procédure de « paiement direct » (le paiement est prélevé à la source, par exemple sur le salaire), une saisie sur compte bancaire ou une saisie-vente d'un bien meuble corporel ; ou demander une saisie sur salaire (saisie des rémunérations). Par ailleurs, l'obligé alimentaire qui ne verse pas la pension alimentaire pendant plus de 2 mois au créancier d'aliments commet le délit d'abandon de famille. En cas de décision du Jaf qu'une partie souhaite contester, les parties peuvent faire appel ; dans cette procédure d'appel, l'avocat est obligatoire.
Règle
Si la pension alimentaire n'est pas versée ou partiellement versée, le créancier d'aliments peut faire appel à un commissaire de justice (paiement direct, saisie sur compte bancaire, saisie-vente) ou demander une saisie sur salaire. L'obligé alimentaire qui ne verse pas la pension pendant plus de 2 mois commet le délit d'abandon de famille.
Le recours à un commissaire de justice est le canal le plus direct pour les impayés récurrents : la procédure de paiement direct permet de prélever les mensualités à la source, sans intervention du débiteur. La saisie sur salaire obéit à des règles de quotité saisissable protégeant une part minimale des revenus.
Quand prend fin l'obligation alimentaire ?
L'obligation d'aliments prend fin en cas de décès du créancier ou du débiteur d'aliments. Elle peut également prendre fin par décision du juge aux affaires familiales, à la suite d'une demande d'une partie, en cas de circonstances nouvelles.
La fin de l'obligation par décès est automatique : l'obligation alimentaire est attachée à la personne et ne se transmet pas aux héritiers. La fin par décision judiciaire suppose en revanche une demande motivée par des circonstances nouvelles : c'est le cas, par exemple, après un divorce entre les parties, ou en cas d'insolvabilité de celui qui la doit. La distinction avec la révision est importante : la révision ajuste le montant à la situation nouvelle, tandis que la suppression met fin à l'obligation elle-même.
Règle
L'obligation d'aliments prend fin en cas de décès du créancier ou du débiteur d'aliments. Elle peut aussi prendre fin par décision du juge aux affaires familiales, à la suite d'une demande d'une partie, en cas de circonstances nouvelles (après un divorce, ou en cas d'insolvabilité de celui qui la doit).
Le divorce met fin à l'obligation alimentaire entre beaux-parents et gendre ou belle-fille, qui trouve sa source dans le mariage. En revanche, l'obligation entre parents et enfants subsiste après le divorce de ces derniers : elle ne dépend pas du lien conjugal mais du lien de filiation.
Où s'adresser
Plusieurs interlocuteurs peuvent accompagner une demande d'obligation alimentaire : les permanences juridiques, les médiateurs familiaux, un avocat et le tribunal judiciaire.
Les permanences juridiques, gratuites, permettent de poser une première question juridique et d'être orienté : elles sont accessibles via l'annuaire des permanences juridiques de la chancellerie. Les médiateurs familiaux interviennent pour faciliter un accord amiable entre les parties ; leur annuaire est consultable sur le site des annuaires de la justice. Un avocat peut être consulté pour préparer la demande ou défendre les intérêts d'une partie, avec possibilité d'aide juridictionnelle pour les personnes aux ressources insuffisantes ; l'annuaire des avocats de France est tenu par le Conseil national des barreaux. La saisine du juge aux affaires familiales se fait auprès du tribunal judiciaire (ou du tribunal de proximité), selon les modalités décrites dans la section « Comment faire une demande d'obligation alimentaire ? ».
Règle
Vous pouvez vous adresser à une permanence juridique, à un médiateur familial, à un avocat (avec aide juridictionnelle si nécessaire) ou au tribunal judiciaire — juge aux affaires familiales — pour faire valoir ou contester une obligation alimentaire.
La demande à l'amiable, éventuellement assistée d'un médiateur familial, est à privilégier lorsque les relations le permettent : elle est plus rapide, moins coûteuse et préserve le lien familial. L'homologation de l'accord par le Jaf lui confère toutefois une force exécutoire comparable à un jugement. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent pour les modalités locales de saisine du Jaf.
Textes applicables
- Code civil : articles 203 à 211Texte législatif
- Code pénal : articles 227-3 à 227-4-1 (abandon de famille)Texte législatif
- Code de l'action sociale et des familles : articles L132-1 à L132-12Texte législatif
- Code civil : articles 356 à 359Légifrance
- Code civil : articles 360 à 369-1Légifrance
- Cour de cassation - Chambre civile - n° 09-16839Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Est-on obligé d'aider ses parents qui sont dans le besoin ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Formulaire CERFA n° 15454 — Requête en obligation alimentaire (saisine du Jaf)
- Permanences juridiques — annuaire
- Annuaires de la justice (médiateurs familiaux, tribunaux)
- Conseil national des barreaux — annuaire des avocats de France
Le montant de l'obligation alimentaire est fixé souverainement par le juge aux affaires familiales, sans barème, en fonction des besoins du créancier et des ressources du débiteur. Les textes de référence (code civil articles 203 à 211, code pénal abandon de famille) sont consultables sur Légifrance. Vérifier les dernières évolutions auprès du tribunal judiciaire ou d'un conseil juridique.

Comment faire une demande d'obligation alimentaire ?
La demande peut d'abord être tentée à l'amiable ; à défaut d'accord, le créancier d'aliments peut saisir le juge aux affaires familiales (Jaf) du tribunal judiciaire.
À l'amiable, le créancier et le débiteur d'aliments peuvent tenter de trouver ensemble un accord, soit par courrier en invitant l'autre partie à trouver un accord, soit par l'intermédiaire d'un médiateur familial. L'accord trouvé peut être homologué par le Jaf pour lui donner force exécutoire : l'homologation peut être demandée par courrier au juge. Devant le juge, la demande se fait par assignation ou à l'aide du formulaire CERFA n° 15454 (requête en obligation alimentaire — saisine du juge aux affaires familiales). La requête doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception ou déposée au tribunal judiciaire. Le créancier d'aliments peut saisir le Jaf du tribunal judiciaire de son domicile ou de celui du débiteur d'aliments ; le débiteur, s'il demande une révision, saisit le tribunal dont dépend le domicile du créancier. L'avocat n'est pas obligatoire dans cette procédure. Si une partie souhaite avoir un avocat mais qu'elle n'a pas suffisamment de revenus, elle peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle. Le créancier d'aliments qui fait l'objet d'une mesure de protection juridique doit être représenté ou assisté : tuteur pour un majeur en tutelle, curateur pour un majeur en curatelle, personne habilitée dans le cadre d'une habilitation familiale ; dans le cadre d'un mandat de protection future, le majeur conserve la possibilité de faire sa demande lui-même. Les établissements publics de santé peuvent également agir pour récupérer les sommes dues à leur établissement (impayés de soins ou d'hébergement) ; les collectivités chargées de l'aide sociale peuvent de même agir en leur nom ou au nom de la personne bénéficiaire de l'aide sociale.
Règle
Avant de solliciter le juge, le créancier d'aliments peut d'abord faire une demande à l'amiable. La demande judiciaire se fait par assignation ou à l'aide du formulaire CERFA n° 15454, envoyé en recommandé avec accusé de réception ou déposé au tribunal judiciaire. L'avocat n'est pas obligatoire.
S'il y a plusieurs débiteurs d'aliments possibles, le créancier d'aliments doit d'abord solliciter son époux s'il est marié, puis ses enfants. La demande à l'amiable est souvent plus rapide et préserve les relations familiales ; l'homologation judiciaire de l'accord lui confère néanmoins une force exécutoire utile en cas de manquement ultérieur.