Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir avant de demander, fixer ou réviser une pension alimentaire pour un enfant : définition, modes de fixation, montant, versement et recouvrement.
Ce qu'il faut savoir
- La pension alimentaire est une contribution financière versée par l'un des parents à l'autre pour l'entretien et l'éducation de l'enfant, y compris après sa majorité s'il n'est pas autonome financièrement.
- Elle est due dès qu'un lien de filiation est établi, y compris par la voie de l'adoption, et que l'enfant soit en garde classique ou en garde alternée.
- Son montant est fixé en fonction des ressources des deux parents et des besoins de l'enfant (âge, santé, handicap). Il n'existe pas de barème légal : le juge fixe librement le montant.
- Elle peut être fixée à l'amiable par une convention (convention parentale, convention de divorce) ou, en cas de désaccord, par le juge aux affaires familiales (Jaf).
- La forme la plus courante est un montant fixe versé mensuellement, mais la pension peut aussi prendre la forme d'une prise en charge directe de certains frais de l'enfant.
- Le versement se poursuit jusqu'à la fin des études et l'acquisition de l'autonomie financière de l'enfant, et ne cesse pas automatiquement à sa majorité.
- Le non-paiement pendant au moins 2 mois constitue un délit d'abandon de famille, passible de 2 ans d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
- La pension alimentaire versée ou perçue doit être déclarée sur la déclaration de revenus de chacun des parents.
Conditions essentielles
- Avoir un lien de filiation établi avec l'enfant (filiation naturelle ou adoptive).
- Que l'enfant ait besoin d'une contribution pour son entretien et son éducation (âge, santé, handicap, études).
- Que l'un des parents ne puisse pas subvenir seul à ces besoins, notamment en cas de séparation.
- Que le parent débiteur dispose de ressources suffisantes, sauf dispense exceptionnelle devant le Jaf.
- Que le montant soit fixé par une convention amiable ou par une décision judiciaire.
Les étapes
- Tenter de fixer le montant à l'amiable dans une convention parentale ou de divorce (modèles CERFA disponibles).
- En cas de garde alternée, saisir conjointement l'Aripa pour obtenir un titre exécutoire et mettre en place l'intermédiation financière.
- En cas de désaccord, saisir le juge aux affaires familiales du lieu de résidence de l'enfant (avocat obligatoire en divorce, facultatif pour les parents séparés).
- Présenter les éléments justificatifs : avis d'imposition, documents établissant les revenus et les charges de chaque parent.
- Attendre la décision du juge ou l'homologation de la convention, qui fixe le montant, la date de versement et éventuellement la clause d'indexation.
- Verser la pension alimentaire à compter du jour fixé dans le jugement ou la convention.
- En cas de variation des besoins de l'enfant ou des revenus des parents, demander une révision du montant (à l'amiable ou devant le Jaf).
- En cas de non-paiement, demander le recouvrement forcé via l'Aripa ou porter plainte pour abandon de famille.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — forme de la pension, fixation du montant, frais couverts, revalorisation, révision et recouvrement — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres à la fixation du montant, à la revalorisation annuelle, à la révision ou au recouvrement forcé, voir les sections « Comment est fixé le montant de la pension alimentaire ? », « Revalorisation et indexation », « Révision du montant de la pension alimentaire » et « Non-paiement et recouvrement ».
Qu'est-ce que la pension alimentaire ?
La pension alimentaire est la contribution financière que l'un des parents verse à l'autre pour participer aux frais liés à l'entretien et à l'éducation de leur enfant.
La pension alimentaire est une contribution financière, versée par l'un des parents à l'autre, pour participer aux frais liés à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Son montant est fixé en fonction des ressources des deux parents et des besoins de l'enfant.
Cette obligation légale est due dès qu'un lien de filiation est établi, y compris par la voie de l'adoption. Le parent qui n'exerce pas l'autorité parentale peut être obligé de payer une pension alimentaire envers son enfant. La pension alimentaire peut être versée, que l'enfant soit en garde classique ou en garde alternée. Le versement de la pension alimentaire peut être maintenu après la majorité de l'enfant, si ses besoins le justifient et qu'il n'est pas autonome financièrement.
Règle
La pension alimentaire est une obligation légale qui découle de la filiation. Elle est due par chaque parent à proportion de ses ressources, pour l'entretien et l'éducation de l'enfant. Le Code civil prévoit que les parents doivent contribuer à l'entretien et à l'éducation de leurs enfants à proportion de leurs ressources et du nombre d'enfants à charge.
La pension alimentaire n'est pas une prestation de compensation versée à l'ex-conjoint : elle vise uniquement à subvenir aux besoins de l'enfant. Elle peut être versée par le parent qui n'a pas la garde, ou, en cas de garde alternée, par le parent dont les revenus sont les plus faibles.
- Montant fixe versé mensuellement, par exemple 250 € par mois.
- Prise en charge directe de certains frais de l'enfant (scolarité, frais médicaux, etc.).
- Montant mensuel ET prise en charge directe de certains frais spécifiques.
Par convention amiable ou par le juge
La pension alimentaire peut être fixée à l'amiable, dans le cadre d'une convention, ou, en cas de désaccord, par le juge aux affaires familiales.
Vous pouvez fixer à l'amiable le montant de la pension alimentaire dans une convention (convention parentale ou convention de divorce). En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales (Jaf) peut être saisi pour fixer le montant de la pension alimentaire.
Par convention amiable : la convention peut être établie lors d'un divorce par consentement mutuel, d'une séparation de corps ou d'une séparation des parents (fin de concubinage ou dissolution du Pacs). En cas de divorce par consentement mutuel ou de séparation de corps par consentement mutuel, le montant de la pension alimentaire est fixé dans la convention rédigée par les avocats. Cette convention détermine le montant, la date de versement et la revalorisation annuelle. En cas de séparation des parents, vous pouvez rédiger une convention parentale qui fixe les obligations financières de chacun à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Vous pouvez demander l'homologation de la convention au Jaf : l'homologation confère force exécutoire à la convention, ce qui permet, en cas de non-paiement, de demander le recouvrement forcé. La requête en homologation doit être adressée au Jaf du lieu de résidence de l'enfant. Vous pouvez aussi vous adresser à la Caf ou à la MSA pour rédiger une convention parentale : par cette convention, vous vous engagez à saisir conjointement l'Aripa pour demander la délivrance d'un titre exécutoire qui permet la mise en place de l'intermédiation financière des pensions alimentaires. Dans ce cas, vous n'avez pas besoin de saisir le Jaf ni de faire appel à un avocat. Par le juge : en cas de désaccord, le juge peut rendre une décision sur la pension alimentaire, que vous soyez divorcés ou séparés. En cas de divorce ou de séparation de corps judiciaire, vous pouvez faire une demande au Jaf par l'intermédiaire de votre avocat. En tant que parents séparés, vous pouvez saisir le Jaf par requête : l'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire, mais vous pouvez en prendre un. Si vos ressources sont insuffisantes pour régler les honoraires, vous pouvez faire une demande d'aide juridictionnelle.
Règle
Le montant de la pension alimentaire peut toujours être fixé à l'amiable, que ce soit dans le cadre d'une séparation, d'une rupture de Pacs ou d'un divorce par consentement mutuel ou judiciaire. En cas de désaccord, le Jaf est saisi et statue sur la demande. L'avocat est obligatoire uniquement dans le cadre d'une procédure de divorce ; il est facultatif pour les parents séparés qui saisissent le Jaf pour faire fixer ou réviser une pension alimentaire.
L'homologation de la convention parentale par le Jaf n'est pas obligatoire, mais elle confère force exécutoire à la convention et facilite le recouvrement en cas de non-paiement. La convention rédigée avec l'aide de la Caf ou de la MSA, assortie d'un titre exécutoire délivré par l'Aripa, constitue une alternative au passage devant le juge.
Quelle forme prend la pension alimentaire ?
Dans la majorité des cas, la pension alimentaire est une somme d'argent versée mensuellement, mais elle peut exceptionnellement prendre d'autres formes.
Dans la majorité des cas, la pension alimentaire est une somme d'argent versée mensuellement, comme indiqué dans votre convention ou votre jugement. Exceptionnellement, elle peut avoir d'autres formes : prise en charge directe des frais engagés pour l'enfant, ou jouissance d'un bien (un logement).
La pension alimentaire prend une des formes suivantes : un montant fixe versé mensuellement ; une prise en charge directe de certains frais de l'enfant ; ou une combinaison des deux (montant mensuel et prise en charge directe de certains frais). Quant à la prise en charge des frais, elle peut être totale ou partielle : par exemple, un parent peut devoir prendre en charge la totalité des frais de scolarité de son enfant, ou les partager par moitié avec l'autre parent. Le jugement ou la convention indique quelle forme prend la pension alimentaire. Si une prise en charge directe des frais est prévue, la décision ou la convention précise également quels sont les frais concernés et leur répartition. Quand le parent doit uniquement verser un montant fixe mensuel, le parent créancier de la pension alimentaire ne peut pas lui imposer de participer à d'autres frais : il doit pour cela saisir le juge.
Règle
La forme de la pension alimentaire est librement fixée par les parents (convention) ou par le juge (jugement), dans le respect des besoins de l'enfant et des ressources des parents. Le versement doit être régulier (généralement mensuel) et correspondre aux modalités prévues par la décision ou la convention.
Le fait d'héberger son enfant pendant les vacances n'entraîne pas de diminution du montant de la pension, car cette dernière doit être versée 12 mois sur 12.
Quels frais sont couverts par la pension alimentaire ?
La pension alimentaire couvre l'ensemble des frais relatifs à l'enfant, mais la décision ou la convention peut prévoir une prise en charge spécifique de certains frais.
La pension alimentaire couvre tous les frais relatifs à l'enfant : nourriture, vêtements, transports, frais de logement, loisirs, cantine, etc. Cependant, dans certains cas, la décision ou la convention peut prévoir que le parent débiteur participe à certains frais spécifiques.
Les frais spécifiques susceptibles d'être pris en charge en plus du montant mensuel sont notamment les suivants : frais médicaux non couverts par la sécurité sociale ou la mutuelle ; frais de voyage scolaire, linguistique ou pédagogique ; frais de scolarité (cantine, internat) ; frais de logement ; permis de conduire ; abonnement du téléphone portable ; frais de crèche et mode de garde ; loisirs, activités sportives, artistiques et extra-scolaires. Le jugement ou la convention précise quels sont les frais concernés et leur répartition entre les deux parents.
Règle
La pension alimentaire a pour vocation de couvrir l'ensemble des besoins de l'enfant. Lorsque la décision ou la convention prévoit une prise en charge directe de certains frais, ces frais s'ajoutent au montant mensuel éventuellement fixé. Le parent créancier ne peut pas imposer au parent débiteur une participation à d'autres frais que ceux prévus : il doit saisir le juge pour obtenir une modification.
La liste des frais spécificiques n'est pas exhaustive : d'autres frais peuvent être pris en charge si la convention ou le jugement le prévoit. En cas de désaccord sur l'interprétation de la clause, le Jaf peut être saisi.
Date et durée de versement
La pension alimentaire est versée à compter du jour fixé par le jugement ou la convention, et se poursuit au-delà de la majorité de l'enfant tant que ses besoins le justifient.
Vous devez verser la pension alimentaire à compter du jour fixé dans votre jugement ou votre convention. Le versement de la pension ne cesse pas automatiquement à la majorité de l'enfant : il se poursuit jusqu'à la fin de ses études et l'acquisition de son autonomie financière.
De même, votre enfant majeur en situation de handicap ou majeur protégé peut continuer de percevoir la pension alimentaire de ses parents. Un enfant majeur peut demander une pension alimentaire à ses père et mère auprès du juge aux affaires familiales dont dépend son domicile. La durée de versement est donc conditionnée par la situation de l'enfant : elle s'arrête lorsque l'enfant est en mesure de subvenir seul à ses besoins (fin des études, insertion professionnelle, autonomie financière).
Règle
L'obligation alimentaire des parents envers leurs enfants majeurs perdure tant que l'enfant n'est pas économiquement autonome. Le versement de la pension alimentaire est mensuel et doit être effectué à la date prévue par la décision ou la convention. Tout retard de paiement peut donner lieu à des intérêts de retard et à une action en recouvrement.
Le fait d'héberger son enfant pendant les vacances n'entraîne pas de diminution du montant de la pension, car cette dernière doit être versée 12 mois sur 12. Pendant les périodes de vacances scolaires, la pension alimentaire doit être versée dans sa totalité, même si l'enfant est en vacances chez le parent qui la verse.
Revalorisation et indexation
Le montant de la pension alimentaire peut être revalorisé chaque année grâce à une clause d'indexation prévue dans le jugement ou la convention.
Le montant de la pension alimentaire varie lorsque le jugement, la convention de divorce ou la convention parentale prévoit une clause d'indexation. Cette indexation permet de suivre l'évolution du coût de la vie.
La revalorisation annuelle doit être faite par le parent débiteur sans attendre que l'autre parent le lui réclame. Si elle n'est pas faite par le débiteur, le parent qui reçoit la pension alimentaire peut le lui demander directement. Le paiement des revalorisations non versées peut faire l'objet d'un recouvrement forcé. La clause d'indexation est généralement basée sur l'indice des prix à la consommation (hors tabac), publié par l'Insee, mais d'autres indices peuvent être prévus par la convention ou le jugement.
Règle
L'indexation s'applique automatiquement, sans qu'il soit nécessaire de saisir le juge. Le parent débiteur doit appliquer la revalorisation à la date anniversaire du versement (ou à la date prévue par la décision), en se basant sur l'indice prévu. Le non-respect de l'obligation d'indexation constitue un manquement à l'obligation alimentaire.
Si la convention ou le jugement ne prévoit aucune clause d'indexation, le montant de la pension alimentaire reste fixe jusqu'à ce qu'une révision soit demandée. Dans ce cas, seule une action en révision (à l'amiable ou devant le Jaf) permet de modifier le montant.
Révision du montant de la pension alimentaire
La révision de la pension alimentaire permet de modifier son montant ou ses modalités de versement en cas d'évolution des besoins de l'enfant ou des revenus des parents.
La révision de la pension alimentaire est une modification de son montant ou de la façon dont elle est versée (obligation d'un virement bancaire, date de versement). La pension alimentaire peut être révisée pour tenir compte de l'évolution des besoins de l'enfant et des revenus de chacun des parents (diminution ou augmentation).
La révision peut porter sur le montant de la pension (augmentation ou diminution) ou sur ses modalités de versement (mode de paiement, date de versement, répartition des frais). Elle peut être fixée par une convention amiable entre les deux parents. En cas de désaccord, vous pouvez saisir le Jaf qui statuera sur votre demande. L'avocat n'est pas obligatoire pour engager cette procédure de révision. Les motifs de révision les plus courants sont les suivants : évolution des besoins de l'enfant (changements d'école, frais médicaux, activité sportive ou artistique) ; évolution des revenus des parents (augmentation, diminution, perte d'emploi, changement de situation professionnelle) ; changement du mode de garde ; majorité de l'enfant et poursuite des études.
Règle
La révision de la pension alimentaire peut être demandée à tout moment par l'un des deux parents, à condition de justifier d'un changement significatif des besoins de l'enfant ou des ressources des parents. Le juge apprécie souverainement la réalité du changement et fixe le nouveau montant en fonction des éléments nouveaux présentés.
La simple demande de revalorisation annuelle (indexation) ne constitue pas une révision : elle découle de la clause d'indexation prévue dans la décision ou la convention. La révision intervient en l'absence de clause d'indexation ou lorsque les circonstances ont changé de manière significative.
Non-paiement et recouvrement
En cas de non-paiement de la pension alimentaire, plusieurs recours existent pour récupérer les sommes dues, allant du recouvrement forcé à la plainte pénale pour abandon de famille.
En cas de non-paiement de la pension alimentaire, vous pouvez demander son recouvrement. Le fait de ne pas payer la pension alimentaire pendant au moins 2 mois constitue un délit d'abandon de famille.
Il existe différentes possibilités pour récupérer les sommes dues. Le recouvrement peut être demandé auprès de l'Aripa (Agence de recouvrement et de l'intermédiation des pensions alimentaires), qui assure le recouvrement des pensions alimentaires à titre gratuit. Si la convention ou le jugement confère force exécutoire à la pension (homologation judiciaire ou titre exécutoire délivré par l'Aripa), le recouvrement forcé peut être engagé sans nouvelle décision de justice. La peine encourue pour le délit d'abandon de famille est de 2 ans d'emprisonnement maximum et de 15 000 € d'amende. Celui qui ne reçoit pas la pension alimentaire peut porter plainte auprès d'un commissariat de police ou d'une gendarmerie. Il peut également porter plainte par courrier au procureur de la République du tribunal dont dépend le domicile du parent débiteur.
Règle
Le recouvrement forcé de la pension alimentaire suppose que la pension soit fixée par une décision de justice ou une convention homologuée, assortie de force exécutoire. En l'absence de titre exécutoire, le parent créancier doit d'abord obtenir une décision du Jaf fixant le montant de la pension, puis engager les procédures de recouvrement.
L'Aripa peut intervenir dès lors que la pension alimentaire est fixée par une décision de justice ou une convention, et que le parent débiteur ne remplit pas ses obligations. Le recouvrement par l'Aripa est gratuit pour le parent créancier. En parallèle du recouvrement civil, le non-paiement prolongé peut donner lieu à des poursuites pénales pour abandon de famille.
Questions fréquentes
Les questions les plus fréquemment posées sur la pension alimentaire : vacances scolaires, revalorisation annuelle et déclaration fiscale.
La pension alimentaire doit être versée pendant les vacances scolaires, peut être revalorisée chaque année si une clause d'indexation le prévoit, et doit être déclarée aux impôts par les deux parents.
Pendant les vacances scolaires, la pension alimentaire doit être versée dans sa totalité, même si l'enfant est en vacances chez le parent qui la verse. Le versement est dû 12 mois sur 12. Revalorisation annuelle : le montant de la pension alimentaire varie lorsque le jugement, la convention de divorce ou la convention parentale prévoit une clause d'indexation. Cette indexation permet de suivre l'évolution du coût de la vie. La revalorisation doit être faite par le parent débiteur sans attendre que l'autre parent le lui réclame. Si elle n'est pas faite, le parent créancier peut la demander directement ; le paiement des revalorisations non versées peut faire l'objet d'un recouvrement forcé. Déclaration fiscale : la pension alimentaire versée ou perçue doit être déclarée sur la déclaration de revenus de chacun des parents. Le parent qui verse la pension peut généralement déduire les montants versés de son revenu imposable, dans les conditions prévues par le Code général des impôts ; le parent qui perçoit la pension doit déclarer les sommes reçues.
Règle
L'obligation de versement de la pension alimentaire pendant les vacances scolaires découle du principe selon lequel la pension est due 12 mois sur 12, indépendamment du lieu de séjour de l'enfant. L'obligation de déclaration fiscale incombe aux deux parents, quel que soit le mode de fixation de la pension (convention ou jugement).
En cas de désaccord sur l'application de la clause d'indexation ou sur le montant de la revalorisation, le Jaf peut être saisi par l'un ou l'autre des parents. Le simulateur de Service-Public.fr permet d'estimer le montant de la pension alimentaire due, mais ce montant est strictement indicatif : le juge peut fixer librement un autre montant.
Textes applicables
- Code civil — Obligations alimentaires entre parents et enfantsTexte légal
- Code civil — Autorité parentale et pension alimentaireTexte légal
- Code de procédure civile — article 1070Texte légal
- Code civil : articles 373-2-6 à 373-2-13Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Pension alimentaire pour un enfant : montant, versement et révision
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Estimer le montant de la pension alimentaire due (simulateur officiel)
- Requête conjointe aux fins d'homologation d'une convention parentale (CERFA 16139)
- Aripa — Agence de recouvrement et de l'intermédiation des pensions alimentaires
Les règles de fixation, de versement, de révision et de recouvrement de la pension alimentaire sont fixées par le Code civil et le Code de procédure civile. Vérifier les dernières évolutions auprès du juge aux affaires familiales, de la Caf, de la MSA ou de l'Aripa, ou auprès d'un conseiller juridique.



Comment est fixé le montant de la pension alimentaire ?
Le montant de la pension alimentaire est déterminé en fonction des ressources des deux parents, du mode de garde et des besoins de l'enfant.
Le montant de la pension alimentaire est déterminé en fonction des ressources des deux parents, du mode de garde (alternée, classique ou réduite) et des besoins de l'enfant (âge, santé, handicap). Il peut toujours être fixé à l'amiable, que ce soit dans le cadre d'une séparation, d'une rupture de Pacs ou d'un divorce par consentement mutuel ou judiciaire.
Les éléments pris en compte pour déterminer le montant de la pension alimentaire sont notamment les suivants : avis d'imposition ; documents permettant d'établir les revenus et les charges de chaque parent. Le parent qui justifie devant le Jaf qu'il ne peut pas subvenir à cette obligation pourra, à titre exceptionnel, en être dispensé. Les revenus des nouveaux conjoints, partenaires ou concubins ne s'additionnent pas aux revenus du parent débiteur. Cependant, ils sont pris en considération dans le paiement des charges du foyer : un couple avec deux revenus a un reste à vivre plus important qu'une personne assumant seule le paiement des charges de son foyer. Afin d'estimer le montant de la pension alimentaire, un simulateur est mis à votre disposition sur Service-Public.fr. Cet outil se base sur vos déclarations ; le montant calculé est strictement indicatif. Le juge peut fixer librement un autre montant en fonction des particularités de votre situation. Si vous ne connaissez pas les revenus du parent débiteur, vous devez estimer le montant de la pension alimentaire dont vous avez besoin pour l'entretien et l'éducation de votre enfant. Le Jaf peut fixer la pension au montant demandé, ou le diminuer s'il estime que la demande est disproportionnée par rapport aux revenus du débiteur ou aux besoins de l'enfant.
Règle
Il n'existe pas de barème légal de pension alimentaire : le montant est fixé librement par les parents (convention) ou par le juge (jugement), en fonction des ressources des deux parents et des besoins de l'enfant. Le juge statue en équité, au cas par cas, en tenant compte de l'ensemble des éléments du dossier.
En cas de garde alternée, une pension alimentaire peut être demandée par le parent qui n'a pas suffisamment de revenus pour subvenir aux besoins de l'enfant quand il est à son domicile. Le montant dépend alors de l'écart de revenus entre les deux parents et du temps passé chez chacun.