Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir en cas de décès d'un proche : qui paie les frais d'obsèques, comment se faire rembourser et quels organismes peuvent intervenir.
Ce qu'il faut savoir
- Vérifiez en premier lieu si le défunt avait souscrit un contrat d'assurance obsèques ou un contrat de service obsèques : dans ce cas, la personne ou la société désignée reçoit une somme permettant de payer tout ou partie des obsèques.
- En tant qu'héritier descendant ou ascendant, vous devez payer les frais d'obsèques de votre parent, même si vous renoncez à la succession : ce devoir relève de l'obligation alimentaire.
- Vous pouvez demander à la banque du défunt un prélèvement sur ses comptes pour rembourser les frais avancés, dans la limite de 5 965 € et du solde disponible, sur présentation de la facture réglée.
- Les frais d'obsèques sont déductibles de la succession dans la limite de 1 500 €, ou du revenu imposable de l'héritier qui les a acquittés s'ils n'ont pas été déduits de la succession.
- Si la famille n'a pas de ressources suffisantes, la commune du lieu de décès prend en charge les frais et le maire choisit l'organisme de pompes funèbres.
- En cas de décès par accident du travail, accident de trajet ou maladie professionnelle, la CPAM ou la MSA prend en charge les frais funéraires dans la limite de 2 003 €.
- Les obsèques doivent en principe avoir lieu dans les 14 jours qui suivent le décès ; à défaut de proche pour s'en occuper, le maire y pourvoit.
Conditions essentielles
- Vérifier l'existence d'un contrat d'assurance obsèques, de prévoyance ou de service obsèques souscrit par le défunt.
- Présenter la facture réglée des obsèques pour obtenir tout remboursement (banque, organisme, succession).
- Établir la qualité d'héritier descendant ou ascendant pour l'obligation alimentaire, ou de personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles pour le prélèvement bancaire.
- Déclarer l'accident à l'assureur dans le délai prévu au contrat (au minimum 5 jours ouvrés) en cas de décès accidentel.
Les étapes
- Recherchez si le défunt avait un contrat d'assurance obsèques (formulaire en ligne AGIRA).
- Réglez les frais d'obsèques avec les fonds disponibles (contrat, capital décès, compte du défunt).
- Demandez à la banque du défunt le prélèvement des sommes avancées (plafond de 5 965 €).
- Demandez le capital décès à la Sécurité sociale, à l'administration ou à France Travail selon la situation du défunt.
- Déduisez les frais de la succession (1 500 € maximum) ou de votre revenu imposable.
- Répartissez les frais restants entre les héritiers (proportion de ce que chacun recueille).
- En cas de désaccord, saisissez le juge aux affaires familiales (requête si la demande n'excède pas 5 000 €).
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les modalités de remboursement par la banque, les aides selon la situation du défunt et les recours contre les cohéritiers sont détaillés dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles de remboursement par la banque et de partage entre héritiers, voir les sections « Remboursement par la banque du défunt » et « Comment partager les frais entre les héritiers ? ». Pour les aides selon les circonstances du décès, voir les sections consacrées au décès accidentel et à la maladie professionnelle.
Quels sont les frais funéraires ?
Les frais funéraires regroupent l'ensemble des dépenses liées à l'inhumation ou à la crémation et à la cérémonie. Ils sont payés au moment des obsèques, avec la possibilité d'un remboursement partiel ou total dans certaines situations.
Les frais funéraires recouvrent toutes les dépenses liées aux obsèques : inhumation ou crémation et la cérémonie qui l'accompagne, transport du corps, avis d'obsèques, concession, caveau, monument funéraire et fleurs. Le paiement s'effectue au moment des obsèques.
La liste des frais funéraires (non exhaustive) comprend : frais d'inhumation et cérémonie ; frais de crémation et cérémonie ; avis d'obsèques ; courriers d'invitation et de remerciements ; achat et pose d'un emblème religieux sur la tombe ; acquisition d'une concession dans un cimetière ; construction, ouverture et fermeture d'un caveau ; frais de transport du corps ; frais d'érection d'un monument funéraire ; achat de fleurs et couronnes. En cas de décès d'un proche, vérifiez en premier lieu si le défunt avait souscrit un contrat pour prendre en charge ces frais.
Règle
Si aucun contrat n'existe, les frais vous incombent en tant qu'héritier. Vous pourrez par la suite demander un remboursement sur la succession ou aux autres héritiers. Il est possible d'obtenir le remboursement de tout ou partie des frais après les obsèques, dans certaines situations : banque du défunt, organismes sociaux, assurances, décès accidentel, commune en cas d'insuffisance de ressources.
Les frais d'érection d'un monument funéraire et ceux d'achat de fleurs et couronnes ne peuvent pas être déduits de la succession du défunt ni du revenu imposable de celui qui les a acquittés.
Quelles assurances peuvent prendre en charge les frais d'obsèques ?
Plusieurs types de contrats souscrits par le défunt permettent de financer tout ou partie des obsèques : assurance obsèques, contrat de prévoyance et contrat de service obsèques.
Vous devez vérifier si le défunt avait souscrit un contrat d'assurance pour le paiement de ses obsèques. Si c'est le cas, la personne désignée dans le contrat reçoit une somme d'argent qui permet de payer tout ou partie des obsèques.
Il existe plusieurs types de contrats. Le contrat d'assurance obsèques est un contrat de prévoyance qui prévoit le versement d'un capital, dont le montant est fixé, en contrepartie du versement de primes. Selon le contrat, les modalités de cotisation peuvent être une prime unique, des primes temporaires (selon la durée choisie : 5 ans, 10 ans, etc.) ou des primes viagères, jusqu'au décès de la personne assurée. Le capital est versé à une personne désignée par le souscripteur (le défunt) ou à une société de pompes funèbres. Ce contrat prévoit le versement d'un capital mais ne liste pas les prestations funéraires : le bénéficiaire a l'obligation d'utiliser le capital versé pour financer les obsèques, sans que le montant couvre forcément la totalité du coût. Le contrat de service obsèques, quant à lui, permet de financer et d'organiser les funérailles : il précise les conditions des obsèques (prestations funéraires par exemple) et leur coût. Les prestations doivent être personnalisées en fonction des volontés du souscripteur. Ce contrat peut aussi soulager la famille de certaines démarches et frais (service religieux, annonce dans la presse, achat d'une concession, etc.), selon son contenu.
Règle
Pour vérifier si le défunt avait souscrit un contrat d'assurance obsèques, vous pouvez utiliser le service de recherche de contrat d'assurance obsèques de l'AGIRA, en ligne. Si le défunt avait souscrit un tel contrat, vous devez fournir un justificatif de la prise en charge des obsèques pour obtenir un remboursement.
Un contrat d'assurance décès classique n'oblige pas son bénéficiaire à utiliser l'argent reçu pour l'organisation des obsèques : à la différence de l'assurance obsèques, le capital est librement utilisable. Les obsèques doivent en principe avoir lieu dans les 14 jours ouvrés qui suivent le décès.
Quel héritier doit faire l'avance des frais d'obsèques ?
En tant qu'héritier descendant ou ascendant, vous êtes tenu de payer les frais d'obsèques de votre parent, même en cas de renonciation à la succession.
En tant qu'héritier (ascendant ou descendant du défunt), vous devez payer les frais d'obsèques, peu importe l'existence ou l'absence de liens affectifs avec le défunt. Ce devoir fait partie de votre obligation alimentaire.
L'obligation alimentaire impose aux descendants et ascendants de subvenir aux besoins de leurs proches, y compris en fin de vie. Elle s'étend au paiement des frais funéraires : vous devez donc payer les frais funéraires de votre ascendant ou de votre descendant, même si vous renoncez à la succession. La renonciation n'éteint pas cette obligation, qui est personnelle et indépendante de la qualité d'héritier acceptant.
Règle
Toutefois, vous n'êtes pas tenu de payer les frais funéraires de votre parent si celui-ci a gravement manqué à ses obligations envers vous (par exemple, violence, abandon de famille). Si vous signez le contrat avec la société de pompes funèbres, vous réglez seul la facture, mais vous disposez par la suite d'un recours contre les autres héritiers pour vous faire rembourser.
Si vous prenez en charge les frais d'obsèques sans être l'héritier du défunt (par exemple en tant que concubin ou ami), vous pouvez demander à être remboursé par les héritiers.
Remboursement par la banque du défunt
Vous pouvez demander à la banque du défunt de prélever sur ses comptes les sommes avancées pour les frais d'obsèques, dans la limite de 5 965 €.
Vous pouvez demander à la banque du défunt de prélever sur ses comptes (de paiement) tout ou partie des sommes que vous avez avancées pour régler les frais d'obsèques. Ce prélèvement est possible dans la limite de 5 965 € et du montant disponible sur le compte.
Le prélèvement bancaire suppose de présenter la facture réglée des obsèques. Il est possible même si celui qui a réglé la facture n'est pas un héritier (un concubin ou un ami, par exemple). Il suffit que ce soit la personne la plus proche du défunt, qualifiée juridiquement de *personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles*. Ce mécanisme, prévu par le code monétaire et financier, permet de débloquer rapidement les fonds nécessaires aux obsèques sans attendre le règlement de la succession.
Règle
Le plafond de 5 965 € s'entend par compte, dans la limite du solde disponible. Si les frais avancés dépassent ce montant, le solde doit être recherché auprès des héritiers, des organismes sociaux ou de la succession. Le montant est revalorisé périodiquement par arrêté.
La banque peut également être amenée, sur présentation de la facture par la commune, à rembourser les frais engagés par la mairie pour les obsèques d'un défunt sans proche, dans les mêmes limites de 5 965 €.
Comment partager les frais d'obsèques entre les héritiers ?
Les frais d'obsèques se répartissent entre les héritiers proportionnellement à la valeur de ce que chacun recueille dans la succession. En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales tranche.
Les frais d'obsèques sont répartis entre les héritiers, en proportion de la valeur de ce que chacun recueille dans la succession.
Si la succession ne permet pas de faire face aux frais d'obsèques, ceux-ci doivent être pris en charge par les descendants, en fonction de leurs ressources : c'est l'application de leur obligation alimentaire à l'égard du défunt. Vous devez vous mettre d'accord entre vous, ou devant le notaire si son recours est obligatoire dans votre situation. L'héritier qui a payé les obsèques dispose d'un recours contre les autres cohéritiers pour se faire rembourser sa part. Si celui qui a réglé la facture n'est pas héritier (un concubin ou un ami), il peut se faire rembourser par les héritiers.
Règle
En l'absence d'accord amiable, c'est le juge aux affaires familiales (JAF) qui fixe la répartition. Vous pouvez saisir le JAF par requête ou par assignation. La requête est possible lorsque le montant de votre demande n'excède pas 5 000 € : vous pouvez alors expliquer votre demande sur papier libre, en justifiant de votre situation, et adresser votre demande au JAF du tribunal de votre domicile par courrier recommandé avec accusé de réception.
Vous pouvez tenter une médiation familiale avant de saisir le juge. En l'absence d'accord amiable sur le remboursement des frais que vous avez réglés, vous pouvez opter pour un recours auprès d'un commissaire de justice (sommation de payer ou procédure de recouvrement des petites créances) ou saisir le tribunal judiciaire par assignation ou requête (dans la limite de 5 000 € pour la requête).
Déductions fiscales des frais d'obsèques
Les frais d'obsèques sont déductibles de la succession dans la limite de 1 500 €, ou du revenu imposable de l'héritier s'ils n'ont pas été déduits de la succession.
Les frais d'obsèques peuvent être déduits de la succession, dans la limite de 1 500 €.
Si vous payez les frais d'obsèques d'un parent, vous pouvez les déduire de votre revenu imposable, s'ils n'ont pas déjà été déduits de la succession. La double déduction est évidemment exclue : vous ne pouvez pas déduire les mêmes frais deux fois. La déduction du revenu imposable concerne les frais acquittés par un héritier au titre de ses obligations alimentaires envers un parent décédé.
Règle
Les frais d'érection d'un monument funéraire et ceux d'achat de fleurs et couronnes ne peuvent pas être déduits de la succession du défunt ni du revenu imposable de celui qui les a acquittés. Seuls les frais funéraires au sens strict (inhumation, crémation, transport, concession, caveau, avis, etc.) sont concernés par la déduction.
Conservez l'ensemble des factures des obsèques : elles justifient la déduction auprès de l'administration fiscale et servent également pour les demandes de remboursement auprès de la banque, des organismes sociaux ou des cohéritiers.
Capital décès et aides des organismes
Selon la situation du défunt (salarié, fonctionnaire, retraité, demandeur d'emploi), un capital décès ou une allocation peut être versé aux ayants droit pour aider à payer les obsèques.
Divers organismes peuvent verser un capital décès ou une allocation décès à la famille, ou rembourser tout ou partie des frais funéraires : Sécurité sociale, administration publique, Assurance Retraite, France Travail, caisses de retraite complémentaire, mutuelles et organismes de prévoyance.
Le capital décès du régime général est une indemnité versée à la famille par la Sécurité sociale, à condition que le défunt ait été salarié. Moins de 3 mois avant son décès, le défunt devait être dans l'une des situations suivantes : salarié, chômeur indemnisé, bénéficiaire d'une rente d'accident de travail ou de maladie professionnelle (avec un taux d'incapacité d'au moins 66,66 %) ou bénéficiaire d'une pension d'invalidité. Vous devez demander le capital décès, notamment au moyen du formulaire téléchargeable sur le site d'Ameli. Le capital décès dans la fonction publique est un capital versé aux ayants droit d'un fonctionnaire décédé en activité ; la demande s'adresse à l'administration employeur. Les pensions de retraite (ou de réversion) versées par l'Assurance Retraite sont dues jusqu'à la fin du mois qui comprend le décès du retraité : si l'organisme doit encore de l'argent au défunt, vous pouvez lui demander le remboursement d'une partie des frais d'obsèques, dans la limite de 2 286,74 € et des sommes dues, sur présentation de la facture et de l'acte de décès — sans avoir à être héritier ou ayant droit. L'allocation décès est versée au conjoints (marié, pacsé ou concubin) d'un demandeur d'emploi décédé ; contactez l'agence France Travail dont dépendait le demandeur d'emploi.
Règle
Vous pouvez également, dans certains cas, bénéficier d'une aide pour payer une partie des frais d'obsèques auprès des organismes auxquels le défunt était affilié : caisse de retraite complémentaire, mutuelle ou complémentaire santé, organisme de prévoyance. Contactez-les directement. Les frais funéraires sont remboursés en priorité, avant tout paiement à la succession du retraité décédé.
Les montants des capitaux décès et plafonds de remboursement peuvent évoluer par arrêté. Vérifiez les montants à jour auprès de l'organisme compétent (Ameli, Assurance Retraite, France Travail, administration employeur).
Prise en charge en cas de décès accidentel
Selon la cause et les circonstances du décès (accident du travail, accident de la circulation, infraction), plusieurs régimes d'indemnisation permettent de couvrir les frais d'obsèques.
Selon la cause ou les circonstances du décès, vous pouvez obtenir le remboursement des frais d'obsèques. Vous devez déclarer l'accident à l'assureur dans le délai prévu au contrat, délai qui ne peut pas être inférieur à 5 jours ouvrés.
Décès par accident du travail ou de trajet, ou par maladie professionnelle : si le défunt était affilié au régime général de la Sécurité sociale ou à la MSA, les frais funéraires sont pris en charge par la CPAM ou la MSA dans la limite de 2 003 €. Ces caisses prennent également en charge les frais de transport du corps au lieu de sépulture (uniquement en France), à la demande de la famille, dans l'un des cas suivants : le décès s'est produit au cours d'un déplacement professionnel ; le défunt avait quitté sa résidence à la sollicitation de son employeur pour être embauché (concrètement, venait signer son contrat de travail à la demande de son employeur). Si le défunt était salarié, vous pouvez aussi bénéficier de garanties de prévoyance prévues par les conventions et accords collectifs de branche ou professionnels auxquels il était rattaché : la loi ne prévoit pas de garantie minimale, mais des garanties supplémentaires peuvent être souscrites par l'employeur. Accident de la circulation : les assurés sont indemnisés par leur propre assureur dans la plupart des cas, grâce aux accords entre assureurs. Si la responsabilité d'un tiers est retenue, le responsable peut être condamné à verser des dommages et intérêts intégrant les frais liés aux obsèques et à la sépulture (achat d'une concession, restauration d'un caveau, etc.) ; l'assureur doit vous proposer une offre d'indemnisation que vous êtes libre d'accepter ou de refuser. Si le responsable n'est pas identifié ou n'est pas assuré, vous devez demander une indemnisation au fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO), les frais d'obsèques étant compris dans l'indemnisation ; vous disposez d'un délai de 3 ans après l'accident.
Règle
Selon votre situation, contactez votre CPAM ou votre caisse MSA pour l'accident du travail ou de trajet, votre assureur pour l'accident de la circulation, ou le FGAO si le responsable n'est pas identifié ou assuré. Les garanties de prévoyance collective relèvent de votre employeur ou de l'organisme de prévoyance du régime de branche.
La déclaration de l'accident à l'assureur dans le délai contractuel est une condition essentielle de prise en charge : un retard peut compromettre vos droits.
Prise en charge en cas de maladie professionnelle
En cas de décès du fait d'une maladie professionnelle reconnue, la CPAM ou la MSA prend en charge les frais funéraires dans la limite de 2 003 €.
Si le défunt était affilié au régime général de la Sécurité sociale ou à la MSA, et que son décès résulte d'une maladie professionnelle, vous pouvez demander une prise en charge des frais funéraires auprès de sa caisse.
Les frais funéraires de la victime décédée sont pris en charge par la CPAM ou la MSA, dans la limite de 2 003 €. Ces caisses prennent également en charge les frais de transport du corps au lieu de sépulture (uniquement en France), à la demande de la famille, si le décès s'est produit au cours d'un déplacement professionnel ou si le défunt avait quitté sa résidence à la sollicitation de son employeur pour être embauché. Si le défunt était salarié, des garanties de prévoyance complémentaires peuvent s'appliquer, selon les conventions et accords collectifs de branche ou professionnels auxquels il était rattaché.
Règle
Contactez votre CPAM ou votre caisse MSA selon le régime d'affiliation du défunt. Les frais funéraires sont remboursés en priorité, avant tout paiement à la succession du retraité décédé. Des garanties supplémentaires peuvent être souscrites par l'employeur et couvrir le remboursement des frais d'obsèques.
La reconnaissance de la maladie professionnelle est une condition d'intervention de la caisse. Si la maladie n'est pas reconnue comme professionnelle, les autres régimes (succession, assurance obsèques, capital décès général) restent applicables.
Obligations de la mairie et prise en charge communale
La commune du lieu de décès doit prendre en charge les frais d'obsèques si la famille ne dispose pas de ressources suffisantes, ou si aucun proche ne s'occupe des funérailles.
Si la famille du défunt n'a pas des ressources suffisantes, la commune du lieu de décès doit prendre en charge les frais d'obsèques. Dans ce cas, c'est la mairie qui choisit l'organisme de pompes funèbres. C'est le maire qui évalue l'insuffisance de ressources.
Si le défunt n'a pas de proche pour s'occuper des obsèques, ou si aucun des proches ne s'en occupe, le maire doit pourvoir aux funérailles pour respecter le délai fixé par la loi (14 jours calendaires au plus après le décès en métropole). La commune prend en charge les frais. Sur présentation de la facture, la commune peut demander à la banque qui gère le compte du défunt le remboursement des frais engagés, dans la limite de 5 965 € (et du solde du compte). Elle peut aussi demander le remboursement des frais avancés sur la succession du défunt. Elle peut enfin se tourner vers les proches soumis à une obligation alimentaire (enfants, parents, beaux-parents, gendre ou belle-fille) pour obtenir le remboursement de tout ou partie des frais avancés.
Règle
Les funérailles doivent avoir lieu dans un délai réglementaire après le décès. Le maire, tenu de respecter ce délai en l'absence de démarche des proches, organise les obsèques et engage les frais au nom de la commune, avec un recours ultérieur contre la succession et les obligés alimentaires.
La prise en charge communale est un ultime recours, subordonnée à l'insuffisance de ressources de la famille ou à l'absence de proches pour organiser les funérailles. Contactez la mairie du lieu de décès dès que cette situation se présente.
Décès résultant d'une infraction ou d'un acte de terrorisme
Lorsque le décès résulte d'une infraction ou d'un acte de terrorisme, des fonds de garantie peuvent indemniser les proches, y compris pour les frais d'obsèques.
Lorsque le décès entraîne l'ouverture d'une enquête de police ou d'une information judiciaire devant un juge d'instruction, en tant que proche de la victime, vous pouvez vous constituer partie civile.
Si le ou les auteurs sont condamnés, vous pouvez obtenir des dommages et intérêts permettant de compenser vos différents préjudices, y compris les frais d'obsèques et de sépulture. En cas d'insolvabilité du condamné, vous devez vous adresser au service d'aide au recouvrement des victimes d'infractions (Sarvi) : ce service transmet la demande au fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI), qui peut remplacer le condamné défaillant dans la limite de 3 000 €. En cas d'acte de terrorisme, le FGTI indemnise les préjudices moraux et économiques des proches des victimes décédées, comme les frais d'obsèques : vous devez également vous adresser au Sarvi.
Règle
La constitution de partie civile permet de participer à l'instance pénale et d'obtenir réparation de vos préjudices. Le Sarvi assure l'interface avec le FGTI pour les indemnisations en cas de défaillance du condamné ou d'infraction terroriste.
Conservez l'ensemble des factures liées aux obsèques et à la sépulture : elles constituent le justificatif de vos préjudices indemnisables. Pour toute question sur vos droits de victime, contactez le Sarvi.
Textes applicables
- Code général des impôts : article 775Légifrance
- Code civil : articles 804 à 808Légifrance
- Code civil : article 2331Légifrance
- Code monétaire et financier : article L312-1-4Légifrance
- Code général des collectivités territoriales : articles L2223-19 à L2223-30Légifrance
- Code général des collectivités territoriales : article L2223-27Légifrance
- Code de la sécurité sociale : articles L361-1 à L361-5Légifrance
- Code de la sécurité sociale : articles L435-1 et L435-2Légifrance
- Code de la sécurité sociale : article D361-1Légifrance
- Code de la sécurité sociale : articles R361-2 à R361-5Légifrance
- Code de la sécurité sociale : articles L523-1 à L523-3Légifrance
- Code des assurances : articles R211-29 à R211-44Légifrance
- Code des assurances : articles L421-1 à L421-7Légifrance
- Arrêté du 11 février 2025 modifiant l'arrêté du 23 août 2010 portant définition du modèle de devis applicable aux prestations fournies par les opérateurs funérairesLégifrance
- Arrêté du 7 mai 2015 relatif au montant maximum des comptes du défunt pour effectuer certaines opérations liées à la succession sur présentation d'une attestation de l'ensemble des héritiersLégifrance
- Arrêté du 24 décembre 2025 revalorisant les montants de l'arrêté du 3 décembre 2024 pris en application de l'article L. 312-1-4 du code monétaire et financierLégifrance
- Arrêté du 13 août 2026 relatif à la notice d'information définie à l'article R. 2223-24-1 du code général des collectivités territorialesLégifrance
- Cour de cassation - Chambre civile 1 - N° 20-14.107Légifrance
- Code civil : articles 741 à 745Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Qui doit payer les frais d'obsèques ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Recherche d'un contrat d'assurance obsèques (AGIRA)
- Demande de capital décès (formulaire Ameli)
- Assurance Retraite — portail information
- Prestations funéraires — DGCCRF
- Fonds de garantie — contacter le Sarvi
- Info Banque — Assurance (Banque de France)
- Annuaire des mairies — Service-Public
- CPAM — adresses et contacts (Ameli)
Les plafonds de remboursement et montants des aides (5 965 € pour le prélèvement bancaire, 2 003 € pour la CPAM/MSA, 2 286,74 € pour l'Assurance Retraite, 1 500 € pour la déduction fiscale) sont ceux publiés par la fiche source. Vérifiez leur mise à jour auprès de l'organisme compétent.
