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Téléchargement illégal (Arcom) : quelles sont les règles ?

Le téléchargement illégal consiste à acquérir ou accéder via internet à des œuvres protégées par des droits d'auteur sans autorisation, et sans rémunérer les artistes et producteurs. L'Arcom (ex-CSA et Hadopi) repère les connexions concernées et met en œuvre une procédure de recommandation, puis de sanction possible en cas de récidive.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut retenir sur le téléchargement illégal : définition, techniques concernées, repérage par l'Arcom, procédure de recommandation et sanctions possibles.

Ce qu'il faut savoir

  • Le téléchargement illégal consiste à acquérir ou accéder via internet à des œuvres protégées par des droits d'auteur, sans que les artistes et producteurs soient rémunérés.
  • Les techniques (peer-to-peer, streaming, téléchargement direct) ne sont pas illégales en elles-mêmes : seul l'usage de l'offre illégale est sanctionné.
  • L'Arcom repère uniquement l'utilisation illégale du peer-to-peer.
  • Est concerné le propriétaire de la connexion internet ayant servi au téléchargement illégal, même s'il n'a pas téléchargé lui-même.
  • Après repérage, l'Arcom envoie un mail de recommandation dans les 2 mois ; un 2e repérage dans les 6 mois entraîne un nouveau mail et une lettre recommandée avec accusé de réception.
  • Au 3e repérage dans les 12 mois suivant le 1er mail, une notification par voie postale informe que les faits sont passibles de poursuites devant la justice.

Conditions essentielles

  • Être le propriétaire de la connexion internet ayant servi au téléchargement illégal, c'est-à-dire le titulaire du contrat auprès du fournisseur d'accès.
  • L'utilisation doit porter sur une offre illégale : les techniques de téléchargement ne sont pas illégales en elles-mêmes.
  • Le repérage par l'Arcom porte uniquement sur l'utilisation illégale du peer-to-peer.
  • La preuve repose sur la mise à disposition illégale des œuvres, et non sur le téléchargement en lui-même.

Les étapes

  • Veiller au bon usage de sa connexion internet, par soi-même et par ses proches, notamment la connexion WiFi.
  • Se renseigner auprès de son fournisseur d'accès à internet sur les moyens de sécuriser la connexion.
  • En cas de repérage, recevoir le mail de recommandation de l'Arcom dans les 2 mois.
  • Le cas échéant, se rapprocher de l'Arcom pour demander des précisions sur les œuvres concernées.
  • En cas de 3e repérage, fournir des observations dans les 15 jours suivant la notification.
  • Se faire assister, le cas échéant, par la personne de son choix, notamment un avocat, lors de l'audition.

Cette synthèse présente les règles générales et la procédure de l'Arcom. Le détail des délais, des paliers de recommandation et des sanctions est traité dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail de la procédure de recommandation, du 3e avertissement et des sanctions, voir les sections « La procédure de recommandation de l'Arcom », « Que se passe-t-il au 3e avertissement ? » et « La négligence caractérisée et les sanctions ».

Qu'est-ce que le téléchargement illégal ?

Le téléchargement illégal consiste à télécharger des fichiers protégés par des droits d'auteur sans l'autorisation des détenteurs des droits : musique, films, jeux vidéo, logiciels notamment.

Le téléchargement illégal est le fait d'acquérir ou d'accéder via internet à des œuvres (musique, films, etc.) protégées par des droits d'auteur et sans que soient rémunérés, d'une quelconque façon, les artistes et producteurs. On parle aussi parfois de piratage.

Règle

Il est interdit de télécharger sans autorisation et sans payer des œuvres artistiques couvertes par le droit d'auteur.

À savoir

  • Le téléchargement illégal concerne les œuvres protégées par le droit d'auteur.
  • Il suppose l'absence de rémunération des artistes et producteurs.
  • Il peut porter sur de la musique, des films, des jeux vidéo ou des logiciels.
  • Il recouvre aussi bien l'acquisition que l'accès à l'œuvre.

La notion recouvre l'accès comme l'acquisition : il ne s'agit pas seulement du fait de conserver un fichier, mais aussi d'y accéder sans rémunération des ayants droit.

Quelles sont les techniques de téléchargement ?

Il existe plusieurs techniques pour se procurer ou accéder à des œuvres via internet. Ces techniques ne sont pas illégales en elles-mêmes : elles peuvent servir à l'offre légale comme à l'offre illégale.

Peer to peer (pair-à-pair)
Grâce à un logiciel spécifique, l'internaute télécharge l'œuvre recherchée auprès d'autres internautes ayant obtenu la même œuvre par la même technique.
Streaming (diffusion en flux)
L'internaute écoute une chanson ou regarde un film directement sur un site internet, sans téléchargement préalable.
Téléchargement direct
Un lien mène directement vers le fichier désiré, stocké par une seule personne.

Règle

Ces techniques ne sont pas illégales en elles-mêmes. L'internaute doit s'assurer de leur bon usage : il n'est sanctionné que pour l'utilisation de l'offre illégale.

À savoir

  • Le peer-to-peer fait circuler l'œuvre entre internautes via un logiciel spécifique.
  • Le streaming permet de visionner ou d'écouter sans téléchargement préalable.
  • Le téléchargement direct mène à un fichier stocké par une seule personne.
  • Aucune de ces techniques n'est illégale en elle-même : seul l'usage illégal est sanctionné.

La distinction est essentielle : ce n'est pas la technologie qui est sanctionnée, mais l'usage qui en est fait lorsqu'il porte sur des œuvres diffusées sans autorisation des ayants droit.

La copie privée

La copie privée permet de copier, à des fins privées, des œuvres acquises légalement.

Par exemple, il est possible de copier un DVD acheté pour le lire sur sa tablette. Cette copie à usage privé se distingue du téléchargement illégal, qui porte sur des œuvres non acquises légalement.

Règle

La copie privée suppose que l'œuvre ait été acquise légalement au préalable.

À savoir

  • La copie privée est une reproduction à des fins privées.
  • Elle suppose une œuvre acquise légalement.
  • Elle se distingue du téléchargement illégal, qui porte sur des œuvres non acquises légalement.

La copie privée ne rend pas licite l'obtention d'une œuvre par une offre illégale : elle concerne la reproduction d'une œuvre déjà acquise de manière légale.

Que vérifie l'Arcom et qui est concerné ?

L'Arcom repère uniquement l'utilisation illégale du peer-to-peer. Est concerné le propriétaire de la connexion internet ayant servi au téléchargement illégal, c'est-à-dire celui qui a signé le contrat avec le fournisseur d'accès à internet.

L'intéressé est concerné même si ce n'est pas lui qui a effectivement téléchargé. Il doit donc veiller au bon usage de sa connexion par lui-même et par ses proches, en particulier sa connexion WiFi.

Règle

La preuve est faite non pas par le téléchargement en lui-même, mais par la mise à disposition illégale des œuvres. Une œuvre téléchargée en peer-to-peer devient en effet disponible pour d'autres internautes qui utilisent la même technique.

À savoir

  • L'Arcom repère uniquement l'utilisation illégale du peer-to-peer.
  • Le titulaire du contrat d'accès à internet est la personne concernée.
  • La responsabilité peut exister même sans téléchargement personnel.
  • La preuve repose sur la mise à disposition illégale des œuvres.
  • Périmètre du repérage : seule l'utilisation illégale du peer-to-peer est repérée.
  • Personne concernée : le propriétaire de la connexion, titulaire du contrat auprès du fournisseur d'accès.
  • Téléchargement par un tiers : l'intéressé reste concerné même si un proche a téléchargé.
  • Sécurisation : veiller au bon usage de la connexion, en particulier du WiFi.
  • Preuve : elle repose sur la mise à disposition illégale des œuvres, non sur le téléchargement.

L'intéressé peut se renseigner auprès de son fournisseur d'accès à internet sur les moyens de sécuriser sa connexion, notamment pour éviter qu'un tiers l'utilise à son insu.

La procédure de recommandation de l'Arcom

L'Arcom repère les connexions ayant servi à un téléchargement illégal. L'internaute est identifié via son fournisseur d'accès. La procédure de recommandation comporte plusieurs paliers.

  • 1er repérage

    Délai
    Mail dans les 2 mois après le repérage
    Courrier reçu
    Mail de recommandation rappelant les règles à respecter
  • 2e repérage

    Délai
    Dans les 6 mois suivant l'envoi du 1er mail
    Courrier reçu
    Nouveau mail plus une lettre recommandée avec accusé de réception
  • 3e repérage

    Délai
    Dans les 12 mois suivant le 1er mail
    Courrier reçu
    Notification par voie postale informant que les faits sont passibles de poursuites

Règle

Le mail est envoyé à l'adresse enregistrée auprès du fournisseur d'accès. Il ne précise pas quelles sont les œuvres concernées ; l'internaute peut se rapprocher de l'Arcom pour demander des précisions.

À savoir

  • Le 1er mail arrive dans les 2 mois suivant le repérage.
  • Le 2e repérage doit intervenir dans les 6 mois suivant le 1er mail.
  • Le 3e repérage doit intervenir dans les 12 mois suivant le 1er mail.
  • À chaque palier, l'internaute peut demander des précisions sur les œuvres concernées.

À chaque palier, l'internaute peut demander des précisions sur les œuvres concernées. Au 3e palier, il dispose de 15 jours pour fournir des observations, les démarches nécessaires étant précisées dans le courrier.

Que se passe-t-il au 3e avertissement ?

Si un 3e repérage est effectué par l'Arcom dans les 12 mois suivant le 1er mail, l'internaute reçoit une notification par voie postale l'informant que ces faits sont passibles de poursuites devant la justice.

L'intéressé dispose alors de 15 jours pour fournir des observations. Son cas est ensuite examiné par la Commission de protection des droits de l'Arcom, qui peut éventuellement le convoquer.

Règle

L'intéressé peut aussi être entendu à sa demande. Dans tous les cas, il peut se faire assister par la personne de son choix lors de son audition, notamment un avocat.

À savoir

  • La notification informe que les faits sont passibles de poursuites.
  • L'intéressé dispose de 15 jours pour fournir des observations.
  • Le dossier est examiné par la Commission de protection des droits de l'Arcom.
  • La Commission peut convoquer l'intéressé, qui peut aussi demander à être entendu.
  • L'intéressé peut se faire assister par la personne de son choix, notamment un avocat.

La Commission décide alors d'abandonner les poursuites ou de transmettre le dossier au procureur. Le procureur compétent est celui du domicile de l'intéressé.

La négligence caractérisée et les sanctions

Si le dossier est transmis au parquet, le procureur décide de poursuivre ou non devant le tribunal de police. Si le tribunal est saisi, l'intéressé est jugé pour négligence caractérisée.

La négligence caractérisée est le fait de ne pas avoir veillé au bon usage de sa connexion internet. Elle constitue le fondement de la sanction devant le tribunal de police.

Règle

La peine maximale est de 1 500 € d'amende. Le procureur peut aussi prononcer une mesure alternative aux poursuites, comme un rappel à la loi.

À savoir

  • L'infraction reprochée est la négligence caractérisée.
  • La juridiction compétente est le tribunal de police.
  • La peine maximale est de 1 500 € d'amende.
  • Une mesure alternative aux poursuites (par exemple un rappel à la loi) peut être prononcée par le procureur.

Le procureur apprécie l'opportunité des poursuites ; il peut opter pour une alternative au procès, telle qu'un rappel à la loi, plutôt qu'un renvoi devant le tribunal de police.

Comment vérifier la légalité d'un site ?

Il est possible de vérifier la légalité d'un service grâce à un outil de recherche de l'Arcom. Un site gratuit n'est pas forcément illégal : de nombreux sites légaux diffusent gratuitement des œuvres protégées.

Sur les sites légaux gratuits, la rémunération des artistes et producteurs est assurée par d'autres moyens, par la publicité notamment. À l'inverse, certains sites de téléchargement proposent de payer un abonnement qui n'est pas reversé aux ayants droit : la diffusion d'œuvres protégées y est alors interdite.

  • Site gratuit : la gratuite n'implique pas l'illégalité ; de nombreux sites légaux diffusent gratuitement des œuvres protégées.
  • Rémunération par la publicité : c'est l'un des moyens par lesquels les ayants droit peuvent être rémunérés sur un site légal gratuit.
  • Abonnement non reversé : un site payant dont l'abonnement n'est pas reversé aux ayants droit diffuse illégalement des œuvres protégées.
  • Vérification : un outil de recherche d'offre légale permet de contrôler la licéité d'un service.

Un outil de recherche d'offre légale (films, musique, livres, jeux vidéo) est mis à disposition par l'Arcom pour vérifier la légalité d'un site ou d'un service.

La gratuite d'un service n'indique donc pas, à elle seule, son caractère illégal : c'est la rémunération effective des ayants droit qui détermine la licéité de la diffusion.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Téléchargement illégal (Arcom) : quelles sont les règles ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

    Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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