Vue d'ensemble
Ce qu'il faut retenir sur le démarchage téléphonique abusif, le spam vocal et le spam par SMS : règles, recours et sanctions.
Ce qu'il faut savoir
- Le démarchage téléphonique abusif correspond à la réception d'appels commerciaux non sollicités, sans consentement préalable du consommateur.
- Le spam vocal est un appel indésirable qui cherche généralement à inciter à rappeler un numéro surtaxé ou étranger, souvent un appel en absence sans message.
- Un spam par SMS est un message non désiré qui peut inciter à rappeler un numéro surtaxé ou à cliquer sur un lien, parfois une tentative d'escroquerie.
- Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique exige un consentement préalable du consommateur, libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable, valable 1 an au maximum.
- L'inscription sur Bloctel n'est plus nécessaire depuis le 11 août 2026 : le nouveau dispositif repose sur le consentement préalable.
- Les appels de démarchage sont autorisés uniquement du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, et doivent provenir de numéros réservés (préfixes 01 62, 02 70, 03 77, etc.), plus de 06 ou 07.
- En cas d'abus, signalez via Signal Conso (démarchage), le 33 700 (spams vocaux et SMS) ou la Cnil (données personnelles). Les sanctions vont jusqu'à 75 000 € (personne physique) ou 375 000 € (personne morale) par appel, et le contrat conclu en violation des règles est nul.
Conditions essentielles
- Le professionnel doit recueillir votre consentement préalable avant tout appel de démarchage, sauf exceptions (contrat en cours, journaux et magazines).
- Le consentement doit être libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable, et le professionnel doit pouvoir le prouver.
- La durée du consentement est de 1 an au maximum, non renouvelable automatiquement.
- Les appels sont limités aux jours et horaires autorisés (lundi-vendredi, 10 h-13 h et 14 h-20 h) et aux numéros réservés.
- Le retrait du consentement est possible à tout moment, par procédure non plus complexe que le recueil, y compris oralement pendant l'appel.
Les étapes
- Identifier la nature de la pratique : démarchage abusif, spam vocal ou spam par SMS.
- Pour le démarchage abusif : demander la fin de l'appel, retirer votre consentement, puis signaler via Signal Conso si les appels persistent.
- Pour le spam vocal : ne pas rappeler le numéro, le signaler au 33 700 (par SMS : « spam vocal » suivi du numéro, ou en ligne), et le bloquer sur votre téléphone.
- Pour le spam par SMS : ne pas cliquer sur les liens, transférer le message au 33 700 sans commentaire, envoyer « STOP » s'il s'agit d'une prospection commerciale, et bloquer le numéro.
- En cas de rappel d'un numéro surtaxé : vérifier la facture, contester la facturation auprès de l'opérateur si nécessaire.
- En cas d'escroquerie (informations bancaires communiquées) : contacter rapidement sa banque et déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
- En cas de problème lié aux données personnelles : saisir la Cnil.
Cette synthèse reprend l'essentiel de la fiche. Les détails — règles de consentement, exceptions, secteurs réglementés (énergie, CPF, assurance), procédures de signalement et sanctions — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres au consentement, aux secteurs particulièrement réglementés et aux procédures de signalement, voir les sections correspondantes.
Démarchage abusif, spam vocal et spam par SMS : trois pratiques distinctes
Ces trois pratiques, bien que souvent confondues, obéissent à des réglementations différentes.
Le démarchage téléphonique abusif se caractérise par la réception d'appels commerciaux non sollicités. Cela inclut, par exemple, les entreprises qui vous contactent pour proposer des produits ou services, tels qu'un abonnement téléphonique, sans avoir obtenu votre accord au préalable pour vous démarcher par téléphone.
Le spam vocal est un appel téléphonique indésirable qui cherche généralement à vous inciter à rappeler un numéro surtaxé ou un numéro étranger. Par exemple, le correspondant peut raccrocher dès que vous décrochez. Si vous ne répondez pas, le numéro apparaît comme un appel en absence et peut vous inciter à rappeler. Un spam par SMS est un SMS non désiré qui peut chercher à vous inciter à rappeler un numéro surtaxé ou à cliquer sur un lien. Le message peut, par exemple, vous annoncer un gain à une loterie, vous proposer un cadeau ou vous demander de contacter un service.
Règle
Si votre correspondant décroche et vous propose une offre commerciale, il s'agit d'un démarchage téléphonique et non d'un spam vocal. Cette distinction est importante car elle détermine le régime applicable : consentement préalable et règles du code de la consommation pour le démarchage, signalement au 33 700 et lutte anti-fraude pour le spam.
De telles pratiques (spams) peuvent relever d'une tentative d'escroquerie. Un appel malveillant contenant des insultes ou des menaces relève en revanche du harcèlement téléphonique, qui est un délit distinct.
Le consentement préalable au démarchage téléphonique
Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique exige un consentement préalable du consommateur.
Depuis le 11 août 2026, un professionnel a en principe l'interdiction de vous démarcher par téléphone si vous n'avez pas donné votre consentement avant l'appel. Le consentement est l'accord que vous donnez pour être démarché ; il doit être libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable.
Cela signifie notamment que vous devez donner votre accord volontairement ; que vous devez savoir quel professionnel pourra vous appeler et pour quels produits ou services ; que votre accord doit être clair et ne laisser aucun doute sur votre volonté d'être appelé ; et que vous devez pouvoir retirer votre accord à tout moment. Le consentement peut être recueilli par différents moyens, par exemple sur internet ou en magasin. Votre consentement doit résulter d'une action claire de votre part, par exemple cocher une case qui n'est pas déjà cochée et valider votre choix.
Règle
Le professionnel doit pouvoir prouver que vous avez donné votre consentement. Il doit conserver et archiver sous format numérique les informations utilisées pour recueillir votre consentement, ainsi que la date et l'heure auxquelles vous l'avez donné. Ces éléments doivent être conservés pendant 3 ans à compter de la date du consentement. Pendant cette période, vous pouvez demander gratuitement au professionnel la preuve de votre consentement : il doit vous la fournir sur un support durable dans un délai raisonnable.
Depuis le 11 août 2026, l'inscription sur Bloctel n'est plus nécessaire pour bénéficier de la protection contre le démarchage téléphonique. Le nouveau dispositif repose sur le consentement préalable du consommateur.
Les exceptions au consentement préalable
Le démarchage sans consentement reste possible dans deux cas principaux : contrat en cours et presse.
Le démarchage téléphonique sans consentement préalable reste possible dans 2 cas principaux : si vous avez un contrat en cours avec le professionnel et que l'appel concerne ce contrat ; et pour vous proposer des journaux, des périodiques ou des magazines.
L'exception liée au contrat en cours vise les relations commerciales établies : par exemple, votre opérateur de téléphonie peut vous proposer une offre ou un service complémentaire à votre abonnement, ou une offre qui permet d'améliorer votre abonnement. L'appel doit rester dans le périmètre du contrat existant : un appel portant sur un produit sans rapport avec le contrat relève du démarchage classique, soumis au consentement.
Règle
L'exception relative à la presse (journaux, périodiques, magazines) est traditionnellement admise en droit français. Elle ne s'étend pas à d'autres produits ou services, et ne permet pas d'échapper aux règles de jours et horaires.
Ces deux exceptions sont les seules prévues par la réglementation générale. Des règles particulières s'appliquent par ailleurs dans certains secteurs (énergie, CPF, assurance), traitées dans une section dédiée.
Recueillir, retirer et prouver le consentement
Le professionnel doit recueillir le consentement par une demande claire, permettre son retrait et conserver la preuve pendant 3 ans.
Avant de vous démarcher par téléphone, le professionnel doit recueillir votre consentement au moyen d'une demande claire et compréhensible. Cette demande doit notamment préciser : l'identité du professionnel et, s'il y en a un, celle du tiers qui appelle pour son compte ; les produits ou services pour lesquels votre consentement est demandé ; le fait que vous pouvez accepter ou refuser d'être appelé ; la durée pendant laquelle vous acceptez d'être démarché, qui ne peut pas dépasser 1 an ; la possibilité de retirer votre consentement à tout moment ; et la possibilité de demander la preuve de votre consentement.
Le retrait du consentement doit être possible selon une procédure qui ne peut pas être plus complexe que celle utilisée pour le recueillir. Le retrait peut notamment être exprimé oralement. Si, au cours d'un appel, vous vous opposez à la poursuite de la communication, le professionnel doit mettre fin sans délai à l'appel et s'abstenir de vous contacter à nouveau.
Règle
La durée du consentement est de 1 an au maximum à compter de la date à laquelle vous l'avez donné. Le professionnel peut prévoir une durée plus courte. À l'issue de cette période, votre consentement ne peut pas être renouvelé automatiquement : le professionnel doit recueillir un nouveau consentement si nécessaire. Vous pouvez retirer votre consentement avant la fin de cette période.
- Recueil : demande claire et compréhensible, mentionnant l'identité, les produits/services, le droit d'accepter ou refuser, la durée (1 an max), le retrait possible et la preuve.
- Action claire : cocher une case non pré-cochée, valider un choix — aucun consentement tacite ou présomptif.
- Durée : 1 an maximum, non renouvelable automatiquement, retrait possible à tout moment.
- Retrait : procédure non plus complexe que le recueil, possible oralement ; opposition pendant l'appel = fin immédiate et plus de rappel.
- Preuve : conservation et archivage numérique des informations de consentement + date/heure, pendant 3 ans ; preuve délivrée gratuitement sur support durable sur demande.
L'obligation de preuve pèse entièrement sur le professionnel. En cas de litige, c'est à lui de démontrer que votre consentement a été valablement recueilli dans les conditions légales.
Les jours, horaires et numéros autorisés
Le démarchage téléphonique est limité à certains jours, horaires et numéros.
Le démarchage téléphonique est autorisé uniquement du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h. Il est interdit le samedi, le dimanche et les jours fériés. Vous pouvez toutefois avoir expressément accepté d'être appelé à une date et à une heure précises en dehors de ces jours et horaires ; le professionnel doit pouvoir prouver cet accord.
S'agissant des numéros, les plateformes de démarchage commercial ne peuvent plus vous appeler à partir de numéros commençant par 06 ou 07. Elles doivent utiliser des numéros commençant par certains préfixes réservés à cet usage. Ces numéros permettent notamment de reconnaître plus facilement les appels de démarchage ou les appels effectués par des systèmes automatisés.
Règle
Les préfixes réservés sont les suivants : pour la métropole : 01 62, 01 63, 02 70, 02 71, 03 77, 03 78, 04 24, 04 25, 05 68, 05 69, 09 48, 09 49. Pour les départements et régions d'outre-mer (Drom) : 09 475 à 09 479.
| Élément | Règle |
|---|---|
| Jours autorisés | Du lundi au vendredi uniquement ; interdit samedi, dimanche et jours fériés |
| Horaires autorisés | 10 h à 13 h et 14 h à 20 h |
| Numéros interdits | 06 et 07 (mobiles) |
| Numéros réservés (métropole) | 01 62, 01 63, 02 70, 02 71, 03 77, 03 78, 04 24, 04 25, 05 68, 05 69, 09 48, 09 49 |
| Numéros réservés (DROM) | 09 475 à 09 479 |
L'identification visuelle des préfixes réservés est un moyen simple de repérer un appel de démarchage : un appel commençant par 01 62, 02 70, etc. provient très probablement d'une plateforme de démarchage commercial.
Les secteurs particulièrement réglementés
Certains secteurs font l'objet d'interdictions ou de règles strictes supplémentaires : économies d'énergie, CPF et assurance.
Depuis le 11 août 2026, des règles particulières s'appliquent au démarchage téléphonique dans certains secteurs. Le démarchage est interdit lorsqu'il porte sur : des travaux ou prestations visant à réaliser des économies d'énergie ou à produire des énergies renouvelables ; des travaux de rénovation énergétique ; et des travaux ou prestations visant à adapter un logement au vieillissement ou au handicap.
Cette interdiction s'applique même si vous avez donné votre accord pour être démarché : elle est absolue. Une exception est toutefois prévue lorsque vous avez demandé vous-même à être rappelé pour obtenir des informations sur un produit ou un service. Dans ce cas, le professionnel doit pouvoir prouver votre demande, l'appel doit avoir lieu dans les 5 jours ouvrables suivant votre demande, et il ne doit porter que sur le produit ou le service demandé.
Règle
Le démarchage commercial concernant le compte personnel de formation (CPF) est interdit. Cette interdiction concerne notamment le démarchage par téléphone, mais également le démarchage par SMS, par courrier électronique et par certains services de réseaux sociaux. En assurance, le démarchage téléphonique est encadré par des règles strictes, en complément des règles générales : les assureurs doivent d'abord obtenir votre accord pour continuer l'appel et arrêter la conversation si vous n'êtes pas intéressé ; il doit y avoir un délai de 24 heures avant de signer un contrat, les ventes ne pouvant pas se faire lors du premier appel ; et les appels doivent être enregistrés et conservés pendant 2 ans.
| Secteur | Règle |
|---|---|
| Économies d'énergie / rénovation énergétique / adaptation au vieillissement ou handicap | Démarchage téléphonique interdit même avec consentement ; exception si rappel demandé par le consommateur (5 jours ouvrables) |
| Compte personnel de formation (CPF) | Démarchage commercial interdit (téléphone, SMS, e-mail, réseaux sociaux) |
| Assurance | Règles strictes : accord préalable, délai de 24 h avant signature, appels enregistrés 2 ans |
Ces règles sectorielles se cumulent aux règles générales de consentement, de jours/horaires et de numéros réservés. Leur violation expose à des sanctions spécifiques en plus des amendes générales.
Que faire en cas de démarchage téléphonique abusif ?
Plusieurs recours existent : retirer son consentement, demander la fin de l'appel, puis signaler via Signal Conso.
Depuis le 11 août 2026, l'inscription sur Bloctel n'est plus nécessaire. Si vous avez donné votre consentement à un professionnel et que vous ne souhaitez plus être appelé, vous pouvez retirer votre consentement à tout moment. Vous pouvez notamment le faire oralement pendant l'appel ; le professionnel doit alors cesser de vous démarcher. Si vous recevez un appel commercial sans avoir donné votre consentement, vous pouvez demander au professionnel de mettre fin à l'appel.
Si vous continuez à recevoir des appels commerciaux alors que vous n'avez pas donné votre accord ou après avoir retiré votre accord, vous pouvez signaler les faits. Pour ce faire, vous pouvez utiliser Signal Conso, le service public de signalement des problèmes de consommation. Vous pouvez également contacter la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) si votre signalement concerne l'utilisation de vos données personnelles à des fins de prospection.
Règle
Si vous avez communiqué votre numéro de téléphone à un professionnel et que celui-ci continue à l'utiliser pour vous démarcher alors que vous avez demandé à ne plus être contacté, vous pouvez exercer vos droits auprès du professionnel. Si le problème concerne l'utilisation de vos données personnelles et que le professionnel ne donne pas suite, vous pouvez déposer une plainte auprès de la Cnil.
- Demande de fin d'appel : pendant l'appel, vous pouvez demander au professionnel de mettre fin à la communication.
- Retrait du consentement : possible à tout moment, y compris oralement ; le professionnel doit cesser immédiatement de vous démarcher.
- Signal Conso : plateforme officielle pour signaler un démarchage téléphonique abusif persistant.
- Cnil : plainte en ligne si le problème porte sur l'utilisation de vos données personnelles à des fins de prospection.
- Droits auprès du professionnel : si vous aviez communiqué votre numéro et demandé à ne plus être contacté, exercer vos droits directement auprès de l'entreprise.
Un appel malveillant contenant des insultes ou des menaces relève du harcèlement téléphonique, qui est un délit (infraction pénale distincte), et non du démarchage abusif. Dans ce cas, le recours approprié est le dépôt de plainte.
Que faire en cas de spam vocal ?
En cas de spam vocal, il est recommandé de ne pas rappeler le numéro et de le signaler au 33 700.
Il est vivement recommandé de ne pas rappeler un numéro que vous ne connaissez pas, en particulier s'il s'agit d'un appel en absence sans message. Vous pouvez signaler le numéro au 33 700, la plateforme officielle de lutte contre les spams vocaux et les spams par SMS.
Pour signaler un spam vocal par SMS, envoyez au 33 700 un message contenant « spam vocal » suivi du numéro qui vous a appelé. Vous pouvez également effectuer votre signalement en ligne sur le site du 33700, notamment à l'aide d'un formulaire ou d'une capture d'écran. Le signalement est gratuit. Vous pouvez identifier et signaler un spam vocal en ligne, même si vous avez reçu un appel sur votre téléphone fixe.
Règle
Les signalements sont transmis aux opérateurs de télécommunication, qui peuvent effectuer des vérifications et prendre des mesures contre les numéros utilisés pour les spams. Le signalement ne permet pas de bloquer immédiatement le numéro : les opérateurs doivent d'abord effectuer des vérifications et les mesures prises peuvent prendre du temps. Plus un numéro fait l'objet de signalements, plus les opérateurs disposent d'informations pour agir.
- Ne pas rappeler le numéro inconnu, surtout s'il s'agit d'un appel en absence sans message.
- Signaler au 33 700 par SMS (« spam vocal » + numéro) ou en ligne (formulaire, capture d'écran).
- Signalement gratuit, transmis aux opérateurs pour vérifications et mesures.
- Bloquer le numéro sur votre téléphone : ouvrir la liste des appels, sélectionner le numéro, choisir l'option de blocage ou de signalement comme indésirable.
- Filtrage automatique : certains téléphones permettent de filtrer les appels indésirables via les réglages de l'application Téléphone.
- Persistance : continuer à signaler les numéros au 33 700 et contacter votre opérateur pour connaître ses solutions de filtrage.
Si vous avez rappelé un numéro à la suite d'un spam vocal, vérifiez votre facture de téléphone pour voir si des frais supplémentaires vous ont été facturés. En cas de frais injustifiés, contactez votre opérateur pour demander des explications et, si nécessaire, contester la facturation.
Que faire en cas de spam par SMS ?
En cas de spam par SMS, il ne faut pas cliquer sur les liens et il faut transférer le message au 33 700.
Il est vivement conseillé de ne pas cliquer sur les liens contenus dans un SMS suspect et de ne pas communiquer vos informations personnelles ou bancaires. Vous pouvez signaler le SMS au 33 700 : pour cela, transférez le message au 33 700 sans ajouter de commentaire.
Vous pouvez également effectuer votre signalement en ligne sur le site du 33700. Le signalement est gratuit et est transmis aux opérateurs de télécommunication, qui peuvent effectuer des vérifications et prendre des mesures. Vous pouvez signaler un spam par SMS même si le message a été envoyé depuis un numéro étranger.
Règle
Si le SMS est envoyé par une entreprise dans le cadre d'une prospection commerciale, vous pouvez généralement demander à ne plus recevoir de messages en envoyant « STOP ». Vous pouvez également bloquer directement sur votre téléphone le numéro qui vous a envoyé le SMS indésirable : ouvrez le message concerné, sélectionnez le numéro de l'expéditeur, puis choisissez l'option permettant de le bloquer ou de le signaler comme indésirable. Certains téléphones permettent également de filtrer automatiquement les messages identifiés comme indésirables via les réglages de l'application de messagerie. Votre opérateur peut également proposer un service de filtrage ou de blocage des SMS indésirables.
- Ne pas cliquer sur les liens du SMS et ne pas communiquer d'informations personnelles ou bancaires.
- Transférer le message au 33 700 sans commentaire (signalement gratuit).
- Signalement en ligne possible sur le site du 33700.
- Envoyer « STOP » pour les SMS de prospection commerciale.
- Bloquer le numéro sur votre téléphone (option de blocage ou de signalement comme indésirable).
- Filtrage automatique via les réglages de la messagerie, et service de filtrage proposé par l'opérateur.
- Persistance : continuer à signaler les messages au 33 700 et contacter l'opérateur pour ses solutions de filtrage.
De telles pratiques peuvent relever d'une tentative d'escroquerie : les SMS annonçant un gain à une loterie, un cadeau ou demandant de contacter un service sont souvent frauduleux. La prudence est de rigueur.
Le rappel d'un numéro surtaxé et l'escroquerie
Le rappel d'un numéro surtaxé peut entraîner des frais importants ; en cas d'escroquerie, il faut agir rapidement.
Si vous rappelez un numéro surtaxé, l'appel peut entraîner des frais importants. Le numéro qui vous appelle peut être un numéro surtaxé, un numéro étranger ou un numéro classique. Si vous avez rappelé un numéro à la suite d'un spam vocal, vérifiez votre facture de téléphone pour voir si des frais supplémentaires vous ont été facturés.
Si vous constatez des frais que vous ne reconnaissez pas ou que vous estimez injustifiés, contactez votre opérateur pour lui demander des explications et, si nécessaire, contester la facturation. La contestation de facturation est un droit du consommateur, et l'opérateur est tenu de répondre.
Règle
Si vous avez communiqué des informations personnelles ou bancaires à votre correspondant et que vous pensez avoir été victime d'une escroquerie, contactez rapidement votre banque si nécessaire (blocage de cartes, opposition sur opérations) et signalez les faits aux autorités compétentes. Vous pouvez également déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
- Vérifier la facture après un rappel d'un numéro inconnu ou surtaxé.
- Contester la facturation auprès de l'opérateur en cas de frais injustifiés.
- Contacter rapidement sa banque en cas d'informations bancaires communiquées (blocage de cartes, opposition).
- Déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie en cas d'escroquerie.
- Signaler les faits aux autorités compétentes.
La rapidité d'action est déterminante en cas d'escroquerie : le blocage des cartes et l'opposition sur opérations doivent intervenir dans les plus brefs délais pour limiter les préjudices.
Les sanctions en cas de démarchage interdit
Le professionnel qui enfreint les règles du démarchage s'expose à des amendes lourdes et à la nullité du contrat.
Le professionnel qui ne respecte pas les règles du démarchage téléphonique peut recevoir une amende administrative pouvant aller jusqu'à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale, par appel.
Cette sanction peut notamment être appliquée lorsque le professionnel appelle un consommateur sans avoir obtenu son consentement préalable, ou lorsqu'il ne respecte pas les règles concernant les jours et horaires d'appel, ou lorsqu'il ne respecte pas les règles concernant la fréquence des appels. La décision d'amende peut également être publiée aux frais du professionnel, ce qui constitue une sanction réputationnelle supplémentaire.
Règle
Par ailleurs, lorsqu'un contrat est conclu à la suite d'un démarchage téléphonique réalisé en violation des règles prévues par la loi, ce contrat est nul. La nullité est une sanction civile lourde : le contrat est réputé n'avoir jamais existé, ce qui ouvre droit à la restitution des sommes versées.
Enfin, lorsque le démarchage téléphonique s'accompagne d'un abus de faiblesse ou d'ignorance, les sanctions sont plus lourdes : le professionnel peut être condamné à 5 ans d'emprisonnement et 500 000 € d'amende. Pour une société, le montant de l'amende peut être porté à 10 % de son chiffre d'affaires annuel moyen, calculé sur les 3 derniers chiffres d'affaires annuels connus.
Textes applicables
- Code de la consommation : articles L223-1 à L223-7Légifrance
- Code de la consommation : article L242-16Légifrance
- Code de la consommation : articles L221-16 et L221-17Légifrance
- Réponse ministérielle du 10 octobre 2019 relative au démarchage téléphoniqueSénat
- Réponse ministérielle du 28 juillet 2020 relative à l'usurpation de numéro de téléphoneAssemblée nationale
- Code monétaire et financier : articles L311-7 à L311-13Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Démarchage téléphonique abusif, spam vocal ou par SMS : que faire ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Signal Conso — Signaler un problème avec un professionnel
- 33 700 — Signaler un spam vocal ou par SMS
- Cnil — Adresser une plainte en ligne
- Cnil — Contacter la Cnil
- Code de la consommation : articles L223-1 à L223-7
Les règles du démarchage téléphonique, les obligations de consentement et les sanctions sont fixées par le code de la consommation. Le cadre applicable a été profondément modifié par la réforme entrée en vigueur le 11 août 2026 (consentement préalable, suppression de Bloctel). Vérifier les textes actualisés et les pratiques en vigueur auprès de la DGCCRF, de la Cnil ou d'un conseiller juridique avant toute action contentieuse.
