Vue d'ensemble
Cette vue d'ensemble rassemble l'essentiel de la fiche officielle : les locaux imposables à la taxe d'habitation, les trois conditions d'imposition des locaux meublés, l'exonération communale, les locaux accessibles au public et les démarches à effectuer.
Ce qu'il faut savoir
- Une association doit payer la taxe d'habitation sur ses locaux meublés à usage d'habitation, notamment lorsqu'elle loue des logements ou des locaux destinés à héberger temporairement des personnes qu'elle prend en charge.
- Elle doit également payer la taxe d'habitation sur ses locaux meublés occupés pour son administration générale à titre privatif, sauf s'ils relèvent de la cotisation foncière des entreprises (CFE).
- Il en est de même pour les locaux mis à sa disposition gratuitement.
- Les locaux auxquels le public a accès et dans lesquels il peut circuler librement sont exonérés de la taxe d'habitation.
- Une commune ou un EPCI peut décider d'exonérer les associations et certaines fondations, sauf les fondations d'entreprise, pour les locaux meublés occupés à titre privatif qui ne sont pas utilisés comme résidence principale.
- L'exonération communale n'est pas automatique : l'association doit vérifier si sa commune ou son EPCI a adopté cette mesure.
- Malgré la suppression de la taxe d'habitation sur la résidence principale des foyers depuis le 1er janvier 2023, une association peut rester redevable de la taxe d'habitation sur ses locaux.
Conditions essentielles
- L'association occupe des locaux meublés à usage d'habitation, des locaux d'administration générale à titre privatif ou des locaux mis à sa disposition gratuitement.
- Pour l'imposition des locaux meublés à usage d'habitation, trois conditions doivent être réunies simultanément : être meublés conformément à leur destination, faire l'objet d'une occupation privative et ne pas être retenus dans les bases de la cotisation foncière des entreprises (CFE) de la personne qui dispose du local.
- Pour l'exonération décidée par la commune ou l'EPCI, les locaux meublés occupés à titre privatif ne doivent pas être utilisés comme résidence principale.
- Une délibération doit avoir été adoptée par la commune ou l'EPCI pour permettre l'exonération des locaux associatifs.
Les étapes
- Identifier la nature du local occupé (habitation, administration générale ou accueil du public).
- Pour les locaux meublés, vérifier que les trois conditions d'imposition à la taxe d'habitation sont réunies.
- Demander auprès de la mairie ou de l'EPCI si une délibération a été prise pour permettre l'exonération des locaux associatifs.
- Vérifier, auprès des services fiscaux, si l'exonération a été appliquée sur l'avis de taxe d'habitation.
- Si ce n'est pas le cas, envoyer au service des impôts du lieu où se trouve le bien, avant le 1er mars de la première année concernée, une déclaration avec les justificatifs nécessaires (contrat de location, usage des locaux, statuts...).
- Si aucune exonération n'est prévue, payer la taxe.
- Pour les locaux accessibles au public exonérés d'office, si vous recevez votre avis de taxe sans avoir été exonéré, envoyer vos justificatifs aux impôts.
Cette synthèse présente les cas exposés par la fiche officielle. La situation de chaque local doit être vérifiée auprès de la mairie, de l'EPCI ou du service des impôts compétent.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Les sections suivantes détaillent le principe, les locaux meublés à usage d'habitation, les trois conditions d'imposition, les locaux d'administration générale, l'exonération communale, les démarches et les locaux accessibles au public.
Le principe et la suppression pour la résidence principale
Une association peut être amenée à occuper différents types de locaux : logement, bureaux, ou lieu d'accueil du public.
Selon la nature du local et son usage, l'association peut ou non être redevable de la taxe d'habitation, et ce malgré la suppression de la taxe d'habitation sur la résidence principale des foyers depuis le 1er janvier 2023.
La taxe d'habitation est due au titre des locaux meublés. Pour une association, l'appréciation dépend de la nature du local occupé (logement, bureaux, lieu d'accueil du public) et de son usage (hébergement de personnes, administration générale, accueil du public).
Règle
La suppression de la taxe d'habitation sur la résidence principale des foyers ne fait pas disparaître toute imposition : une association peut rester redevable de la taxe d'habitation sur les locaux qu'elle occupe, selon leur nature et leur usage.
La distinction entre les types de locaux commande donc l'analyse : tous ne relèvent pas du même régime.
Les différents types de locaux
Une association peut occuper plusieurs types de locaux, qui relèvent de régimes distincts au regard de la taxe d'habitation.
La fiche officielle distingue les locaux meublés à usage d'habitation, les locaux meublés occupés pour l'administration générale à titre privatif, les locaux mis à disposition gratuitement et les locaux accessibles au public.
Chaque type de local correspond à un usage : l'hébergement de personnes pour les locaux à usage d'habitation, la gestion de l'association pour les locaux d'administration générale, l'accueil du public pour les locaux ouverts à la circulation libre. C'est cet usage, combiné à la nature du local, qui détermine le régime applicable.
- Locaux meublés à usage d'habitation (logements, hébergement temporaire de personnes prises en charge).
- Locaux meublés d'administration générale occupés à titre privatif.
- Locaux mis à disposition gratuitement.
- Locaux accessibles au public, où le public peut circuler librement.
Règle
Le régime applicable s'apprécie local par local, en fonction de la nature du local et de son usage. Un même organisme peut ainsi occuper plusieurs locaux soumis à des régimes différents.
Cette grille de lecture permet de déterminer, pour chaque local, si la taxe d'habitation est due ou si une exonération est susceptible de s'appliquer.
Les locaux meublés à usage d'habitation
Une association doit payer la taxe d'habitation sur ses locaux meublés à usage d'habitation, notamment lorsqu'elle loue des logements ou des locaux destinés à héberger temporairement des personnes qu'elle prend en charge.
Ces locaux sont imposables à son nom. L'association est donc redevable de la taxe d'habitation à raison de ces locaux.
Les locaux meublés à usage d'habitation s'entendent des locaux équipés de mobilier adapté à l'habitation et destinés au logement ou à l'hébergement temporaire de personnes prises en charge par l'association.
- Locaux destinés à héberger temporairement des personnes que l'association prend en charge.
- Logements loués par l'association.
Règle
Pour que la taxe d'habitation soit applicable à ces locaux, ils doivent remplir simultanément les trois conditions exposées dans la section suivante.
L'imposition est établie au nom de l'association pour les locaux meublés à usage d'habitation qu'elle occupe dans ces conditions.
Les trois conditions d'imposition
Pour que la taxe d'habitation soit applicable aux locaux meublés à usage d'habitation, ceux-ci doivent remplir simultanément les trois conditions suivantes.
- Être meublés conformément à leur destination, c'est-à-dire être équipés de mobilier adapté à l'habitation (ex. : lit, table, chaise).
- Faire l'objet d'une occupation privative : l'association doit utiliser les locaux à titre privatif pour héberger des personnes.
- Ne pas être retenus dans les bases de la cotisation foncière des entreprises (CFE) de la personne qui dispose du local.
Ces trois conditions sont cumulatives : elles doivent être réunies en même temps pour que la taxe d'habitation soit applicable au local.
Le mobilier adapté à l'habitation comprend, par exemple, un lit, une table et une chaise. L'occupation privative suppose que l'association utilise les locaux à titre privatif pour héberger des personnes. Enfin, le local ne doit pas être retenu dans les bases de la CFE de la personne qui en dispose.
Règle
Lorsque ces conditions sont réunies, les locaux sont imposables à la taxe d'habitation. Une exonération peut toutefois être prévue par la commune ou l'EPCI dans les conditions exposées plus loin.
Le caractère simultané des trois conditions signifie que l'absence de l'une d'elles suffit à écarter l'imposition sur ce fondement.
Les locaux d'administration générale
Une association doit payer la taxe d'habitation sur ses locaux meublés occupés pour son administration générale à titre privatif, sauf s'ils relèvent de la cotisation foncière des entreprises (CFE).
Il en est de même pour les locaux mis à sa disposition gratuitement.
Les locaux d'administration générale sont les locaux affectés à la gestion et à l'administration de l'association. Lorsqu'ils sont meublés et occupés à titre privatif, ils entrent dans le champ de la taxe d'habitation, sauf s'ils relèvent de la CFE.
Règle
L'exonération éventuelle décidée par la commune ou l'EPCI peut également s'appliquer à ces locaux, dans les mêmes conditions : locaux meublés occupés à titre privatif et non utilisés comme résidence principale (exemples : bureaux, salles d'activités).
La mise à disposition gratuite des locaux ne fait pas obstacle à l'imposition : l'association doit également payer la taxe d'habitation sur les locaux mis à sa disposition gratuitement.
L'exonération décidée par la commune ou l'EPCI
Une commune ou un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) peut décider d'exonérer de taxe d'habitation les associations et certaines fondations.
Cette faculté porte sur les locaux meublés qu'elles occupent à titre privatif, à condition que ces locaux ne soient pas utilisés comme résidence principale (exemples : bureaux, salles d'activités).
Les fondations concernées sont exonérables sauf les fondations d'entreprise. L'exonération vise donc les associations et certaines fondations, à l'exclusion des fondations d'entreprise.
Règle
Cette exonération n'est pas automatique. Les associations doivent vérifier si leur commune ou leur EPCI a adopté cette mesure. Si aucune exonération n'est prévue, l'association devra payer la taxe.
Parmi les exemples de locaux concernés figurent les bureaux et les salles d'activités, dès lors qu'ils ne sont pas utilisés comme résidence principale.
Les démarches pour vérifier et demander l'exonération
Pour savoir si l'exonération s'applique, les associations peuvent suivre plusieurs étapes.
- Demander auprès de la mairie ou de l'EPCI si une délibération a été prise pour permettre l'exonération des locaux associatifs.
- Vérifier, auprès des services fiscaux, si l'exonération a été appliquée sur l'avis de taxe d'habitation.
- Si ce n'est pas le cas, l'association doit envoyer au service des impôts du lieu où se trouve le bien, avant le 1er mars de la première année concernée, une déclaration avec les justificatifs nécessaires (contrat de location, usage des locaux, statuts...).
- Si aucune exonération n'est prévue, l'association devra payer la taxe.
Règle
La déclaration doit être adressée au service des impôts du lieu où se trouve le bien, avant le 1er mars de la première année concernée, accompagnée des justificatifs nécessaires (contrat de location, usage des locaux, statuts...).
La démarche comporte un volet d'information (demander à la mairie ou à l'EPCI si une délibération a été prise) et un volet de vérification (contrôler si l'exonération a été appliquée sur l'avis de taxe d'habitation). En l'absence d'application, une déclaration accompagnée de justificatifs doit être envoyée dans le délai indiqué.
Ces étapes s'appliquent aussi bien aux locaux meublés à usage d'habitation qu'aux locaux occupés pour l'administration générale à titre privatif.
Les locaux accessibles au public
Les locaux auxquels le public a accès et dans lesquels il peut circuler librement sont exonérés de la taxe d'habitation.
- Édifice public du culte et ses dépendances, telle qu'une salle, ouverte au public, servant exclusivement aux offices religieux.
- Salle d'exposition d'une association.
- Salle de compétition, vestiaires et locaux d'hygiène des groupements sportifs.
Cette exonération est en principe accordée d'office par les impôts.
Règle
Si vous recevez votre avis de taxe et que vous n'avez pas été exonéré, vous devrez envoyer vos justificatifs aux impôts.
Ces locaux se distinguent des locaux meublés occupés à titre privatif : c'est leur ouverture au public et la libre circulation du public qui fondent l'exonération.
Où s'adresser
Plusieurs interlocuteurs peuvent être saisis selon la question posée : la mairie, l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) et le ministère chargé des finances.
- Mairie — pour savoir si une délibération d'exonération a été prise.
- Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) — pour la même vérification lorsque la compétence relève de l'EPCI.
- Ministère chargé des finances — pour les questions relevant du service des impôts du lieu où se trouve le bien.
Règle
Selon la démarche (vérifier une délibération, contrôler l'application de l'exonération, adresser une déclaration avec justificatifs), l'interlocuteur est la mairie, l'EPCI ou le service des impôts.
La fiche officielle distingue ces interlocuteurs pour orienter les associations selon la nature de leur demande.
Récapitulatif
Ce récapitulatif regroupe, sous forme de tableau, les types de locaux et le régime de taxe d'habitation décrit par la fiche officielle.
| Type de local | Régime de taxe d'habitation |
|---|---|
| Locaux meublés à usage d'habitation (logements, hébergement temporaire) | Imposables à la taxe d'habitation si les trois conditions sont réunies simultanément |
| Locaux meublés d'administration générale occupés à titre privatif | Imposables, sauf s'ils relèvent de la cotisation foncière des entreprises (CFE) |
| Locaux mis à disposition gratuitement | Imposables dans les mêmes conditions |
| Locaux accessibles au public (édifice du culte, salle d'exposition, salle de compétition, vestiaires et locaux d'hygiène des groupements sportifs) | Exonérés, en principe d'office |
| Locaux meublés occupés à titre privatif non utilisés comme résidence principale | Exonération possible si la commune ou l'EPCI a pris une délibération (non automatique) |
Ce récapitulatif ne remplace pas la lecture de la fiche officielle. Il aide à situer le régime applicable au local occupé par l'association et à identifier les démarches d'exonération.
Textes applicables
- Code général des impôts — article 1407 bisTextes légaux
- Loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024Textes légaux
- Code général des impôts : article 1408Légifrance
- Bofip impôts n°BOI-IF-TH-10-10-20-20120912 relatif aux locaux imposables à la taxe d'habitationbofip.impots.gouv.fr
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Une association doit-elle encore payer la taxe d'habitation ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

