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Allocations chômage : comment est calculé le salaire journalier de référence ?

Le salaire journalier de référence (SJR) sert à calculer vos allocations chômage. Il est déterminé en fonction des rémunérations perçues sur une période et du nombre de jours compris dans cette même période. Les conditions de calcul ne sont pas les mêmes selon que vous avez moins de 55 ans ou 55 ans et plus. Cette fiche détaille les périodes de référence, les rémunérations prises en compte et les plafonds applicables.

Vue d'ensemble

Le salaire journalier de référence (SJR) est la base servant au calcul de vos allocations chômage. Il résulte d'un rapport entre les rémunérations perçues sur une période de référence et le nombre de jours compris dans cette période. Cette synthèse en présente l'essentiel.

Ce qu'il faut savoir

  • Le SJR sert à calculer vos allocations chômage ; il est déterminé en fonction des rémunérations perçues et du nombre de jours compris dans la période.
  • Pour les personnes de moins de 55 ans, le total des rémunérations brutes porte sur les 2 années précédant la fin du dernier contrat de travail.
  • Pour les personnes de 55 ans ou plus, ce total porte sur les 3 années précédant la fin du dernier contrat de travail.
  • Le nombre de jours non travaillés pris en compte est plafonné à 75 % ou 70 % du nombre de jours travaillés, selon la date de fin de contrat.
  • Pour chaque mois, les rémunérations prises en compte ne peuvent pas dépasser 16 020 €.
  • Le SJR s'obtient en divisant le salaire de référence par le nombre de jours, selon l'âge : sur 24 mois (moins de 55 ans) ou 36 mois (55 ans ou plus).

Conditions essentielles

  • Vous êtes demandeur d'emploi et vos droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) sont examinés.
  • Vos rémunérations sont appréciées sur la période de référence, dont la durée dépend de votre âge.
  • Le calcul prend en compte les jours calendaires compris entre le 1ᵉʳ jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat.
  • Certaines rémunérations, comme les indemnités de licenciement ou de rupture conventionnelle, sont exclues du calcul.

Les étapes

  • Rassembler les rémunérations brutes perçues sur la période de référence applicable à votre âge.
  • Déterminer le nombre de jours calendaires compris entre le premier et le dernier contrat de la période.
  • Écarter les rémunérations non prises en compte (indemnités de licenciement, de rupture conventionnelle, etc.).
  • Appliquer la limite des jours non travaillés (75 % ou 70 % selon la date de fin de contrat).
  • Respecter le plafond mensuel de 16 020 € pour les rémunérations prises en compte.
  • Diviser le total des rémunérations retenues par le nombre de jours, selon la période de 24 ou 36 mois.

La synthèse présente la logique générale. Le détail des rémunérations prises en compte, des limites et des cas de reconstitution est traité dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail des rémunérations prises en compte, de la reconstitution du salaire en cas de maladie ou de maternité et des limites de jours non travaillés, voir les sections correspondantes.

Qu'est-ce que le salaire journalier de référence ?

Le salaire journalier de référence est un montant journalier qui sert de base au calcul des allocations chômage.

Le salaire journalier de référence (SJR) sert à calculer vos allocations chômage. Il est déterminé en fonction de vos rémunérations perçues sur une période et du nombre de jours compris durant cette même période.

Deux éléments entrent donc en jeu : le montant total des rémunérations retenues et le nombre de jours de la période de référence.

Le résultat est un montant journalier, à partir duquel le calcul de l'allocation est effectué.

Le salaire de référence

Avant d'obtenir le montant journalier, on détermine d'abord le total des rémunérations retenues : c'est le salaire de référence.

Le salaire de référence est l'ensemble des rémunérations perçues qui entrent dans le calcul, après application des règles d'inclusion et d'exclusion propres à chaque type de somme.

Le SJR est obtenu en divisant l'ensemble des rémunérations perçues (salaire de référence) par le nombre de jours compris entre le 1ᵉʳ et le dernier jour de travail sur la période de référence.

Le salaire de référence ne se confond donc pas avec le SJR : il en constitue le numérateur.

La période de référence selon l'âge

La durée de la période sur laquelle les rémunérations sont observées dépend de l'âge du demandeur d'emploi.

Le SJR est calculé selon votre âge : la période de référence est de 24 mois si vous avez moins de 55 ans et de 36 mois si vous avez 55 ans ou plus.

Règle

Pour les moins de 55 ans, cela correspond aux 2 années précédant la fin du dernier contrat ; pour les 55 ans ou plus, aux 3 années précédant la fin du dernier contrat.

La méthode de division reste identique dans les deux cas : seules la période et le volume de rémunérations changent.

Un calcul en deux étapes

Dans les deux configurations d'âge, la méthode de détermination du SJR suit la même logique en deux temps.

Le salaire journalier de référence est déterminé en 2 étapes : on additionne les rémunérations brutes de la période, puis on divise cette somme par le nombre de jours de la période.

Règle

La première étape porte sur le total des rémunérations ; la seconde sur le nombre de jours calendaires (jours travaillés + jours non travaillés) compris entre le 1ᵉʳ jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat.

La différence entre les deux configurations réside dans la durée de la période de référence, non dans la méthode de division.

Vous avez moins de 55 ans

Pour les personnes de moins de 55 ans, la période de référence retenue est de deux ans.

Le total des rémunérations brutes perçues durant les 2 années précédant la fin de votre dernier contrat de travail est pris en compte.

Règle

Cette somme est divisée par le nombre de jours calendaires compris entre le 1ᵉʳ jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat de cette période.

La période de référence associée est de 24 mois pour les personnes de moins de 55 ans.

Vous avez 55 ans ou plus

Pour les personnes de 55 ans ou plus, la période de référence est étendue à trois ans.

Le total des rémunérations brutes perçues durant les 3 années précédant la fin de votre dernier contrat de travail est pris en compte.

Règle

Comme pour les moins de 55 ans, cette somme est divisée par le nombre de jours calendaires compris entre le 1ᵉʳ jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat de cette période.

La période de référence associée est de 36 mois pour les personnes de 55 ans ou plus.

Le décompte des jours calendaires

Le calcul repose sur les jours calendaires, qui recouvrent à la fois les périodes travaillées et non travaillées.

Les jours calendaires sont les jours travaillés additionnés aux jours non travaillés, compris entre le 1ᵉʳ jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat de la période de référence.

Règle

Ce sont ces jours, et non les seuls jours travaillés, qui constituent le dénominateur du calcul du SJR.

La détermination de la période de référence et le décompte des jours sont donc indissociables.

La reconstitution du salaire habituel

Certains événements du contrat de travail entraînent une absence de rémunération ou une rémunération inhabituelle. Leur incidence sur le calcul est neutralisée.

Certains événements intervenant en cours d'exécution du contrat donnent lieu à une absence de rémunération ou à une rémunération partielle ou inhabituelle. Il s'agit principalement des périodes de maladie, de maternité, de paternité ou d'activité partielle.

Règle

Dans ces cas, France Travail prévoit la reconstitution du salaire habituel sur ces périodes afin de l'intégrer au salaire de référence.

La reconstitution permet de ne pas pénaliser l'assuré dont la rémunération a été réduite par un événement indépendant de sa volonté.

Le cas du licenciement pour inaptitude

Le licenciement pour inaptitude bénéficie d'une règle de reconstitution spécifique, liée à la date d'engagement de la procédure.

Si vous êtes licencié pour inaptitude et que votre procédure de licenciement a été engagée à compter du 1ᵉʳ avril 2025, le mois correspondant au délai de reclassement qui précède ce licenciement fait l'objet d'une reconstitution de salaire.

Règle

Cette reconstitution s'applique mois par mois, au titre de la période de reclassement précédant le licenciement.

La condition tient à la date d'engagement de la procédure de licenciement, et non à la date de fin du contrat.

La limite des jours non travaillés

Le nombre de jours non travaillés pris en compte dans le calcul de la durée d'indemnisation est plafonné.

Le nombre de jours non travaillés pris en compte dans le calcul de la durée d'indemnisation ne peut pas être supérieur à un pourcentage du nombre de jours travaillés.

Fin de contratPlafond des jours non travaillés
Au plus tard le 31 mars 202575 % du nombre de jours travaillés
À compter du 1ᵉʳ avril 202570 % du nombre de jours travaillés

Ce plafond concerne le calcul de la durée d'indemnisation, en lien avec le décompte des jours.

Le plafond mensuel des rémunérations

Un plafond s'applique mois par mois aux rémunérations prises en compte dans le calcul.

Règle

Pour chaque mois, les rémunérations prises en compte ne peuvent pas dépasser 16 020 €.

Ce plafond mensuel borne le montant retenu pour chaque mois de la période de référence.

Les rémunérations prises en compte

Toutes les sommes perçues ne sont pas intégrées au salaire de référence. Le tableau suivant récapitule le traitement des principales rémunérations.

Type de rémunérationPrise en compte
Indemnités de 13ᵉ moisUniquement pour la partie portant sur le 12ᵉ mois
Gratifications perçuesUniquement pour la partie portant sur le 12ᵉ mois
Remboursements pour frais professionnelsNon
Indemnités de licenciement ou de départNon
Indemnités de rupture conventionnelleNon
Indemnités compensatrices de congés payésNon
Indemnité de fin de mission (prime de précarité)Non
Indemnités de préavis ou de non-concurrenceNon
Indemnités journalières de la Sécurité socialeNon
Primes de bilanOui, dans leur intégralité si perçues dans la période de référence

Les indemnités de 13ᵉ mois et les gratifications ne sont retenues que pour la partie portant sur le 12ᵉ mois.

Les rémunérations exclues

Plusieurs catégories de sommes sont explicitement écartées du calcul du salaire journalier de référence.

  • Remboursements pour frais professionnels : non pris en compte.
  • Indemnités de licenciement ou de départ : non prises en compte.
  • Indemnités de rupture conventionnelle : non prises en compte.
  • Indemnités compensatrices de congés payés : non prises en compte.
  • Indemnité de fin de mission (prime de précarité) : non prise en compte.
  • Indemnités de préavis ou de non-concurrence : non prises en compte.
  • Indemnités journalières de la Sécurité sociale : non prises en compte.

Ces exclusions évitent que des sommes liées à la rupture du contrat ou à des remboursements de frais ne gonflent artificiellement le salaire de référence.

Le cas particulier des primes de bilan

Les primes de bilan suivent un régime distinct de celui des autres sommes exclues.

Les primes de bilan sont prises en compte dans leur intégralité, dès lors que celles-ci sont perçues dans la période du salaire journalier de référence du droit à l'ARE.

Règle

La condition tenant à la période de perception conditionne leur intégration au salaire de référence.

Ce régime contraste avec celui des indemnités de rupture, qui sont, elles, exclues du calcul.

Où s'adresser

Le calcul du SJR et l'examen des droits relèvent de France Travail.

  • France Travail : organisme chargé de l'évaluation des rémunérations et du calcul des droits à l'allocation.

Pour toute question sur votre situation particulière, il est recommandé de vous rapprocher de votre conseiller France Travail, qui peut vérifier les rémunérations relevant de la période de référence.

Points de vigilance

Quelques points méritent une attention particulière pour comprendre son propre calcul.

  • L'âge commande la durée de la période de référence : 2 ans avant 55 ans, 3 ans à partir de 55 ans.
  • Le dénominateur porte sur les jours calendaires, pas seulement sur les jours travaillés.
  • Les indemnités de rupture ne sont pas intégrées au salaire de référence.
  • Le plafond mensuel de 16 020 € borne les rémunérations prises en compte pour chaque mois.
  • La reconstitution du salaire neutralise les effets des périodes de maladie, maternité, paternité ou activité partielle.

La date de fin de contrat conditionne le taux applicable aux jours non travaillés (75 % ou 70 %). Les règles d'inclusion et d'exclusion des rémunérations sont fixées par le régime d'assurance chômage et précisées par les circulaires Unédic.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Allocations chômage : comment est calculé le salaire journalier de référence ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

    Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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