Mains empilées en signe de solidarité — social et entraide

Allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE) d'un salarié du secteur privé

L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) assure un revenu de remplacement aux salariés du secteur privé involontairement privés d'emploi dont la fin de contrat intervient à compter du 1er avril 2025. Conditions d'attribution, montant, durée et cumul avec une activité : les règles applicables dépendent notamment de votre âge et de la date de fin de votre contrat de travail.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut retenir sur l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) des salariés du secteur privé dont la fin de contrat intervient à compter du 1er avril 2025 : conditions, montant, durée et modalités de versement.

Ce qu'il faut savoir

  • L'ARE est versée aux salariés du secteur privé involontairement privés d'emploi : licenciement, rupture conventionnelle, non renouvellement de CDD ou démission considérée comme légitime.
  • Vous devez être inscrit comme demandeur d'emploi à France Travail dans les 12 mois suivant la fin de votre contrat et accomplir des actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi.
  • La durée minimale d'affiliation est de 6 mois (130 jours ou 910 heures) travaillés dans les 24 derniers mois pour les moins de 55 ans, et dans les 36 derniers mois pour les 55 ans et plus.
  • Le montant brut journalier comprend une partie fixe de 13,18 € et une partie variable de 40,4 % du salaire journalier de référence (SJR), bornée entre 57 % et 70 % du SJR.
  • Le montant net de l'ARE ne peut pas être inférieur à 32,13 € (22,99 € pour l'allocation formation, dite Aref).
  • La durée de versement dépend de votre âge et de la date de fin de contrat : par exemple, 548 jours calendaires au maximum pour un salarié de moins de 55 ans dont le contrat a pris fin depuis ou après le 1er février 2023, en application de la réduction conjoncturelle de 25 % actuellement applicable.
  • Un délai d'attente de 7 jours ainsi que des différés d'indemnisation (congés payés, indemnités supralégales) peuvent retarder le début du versement.
  • Vous pouvez cumuler l'ARE avec une activité, salariée ou non salariée, dans la limite de votre salaire journalier de référence.

Conditions essentielles

  • Être involontairement privé d'emploi (licenciement pour motif personnel ou économique, révocation, rupture conventionnelle, non renouvellement de CDD, démission légitime).
  • Être physiquement apte à l'exercice d'un emploi et résider en France de manière stable et régulière (résidence ininterrompue depuis plus de 3 mois).
  • Justifier d'une durée minimale d'affiliation de 6 mois (130 jours ou 910 heures) dans les 24 ou 36 derniers mois selon votre âge.
  • S'inscrire à France Travail comme demandeur d'emploi dans les 12 mois suivant la fin du contrat et accomplir des actes positifs et répétés pour retrouver un emploi.
  • Disposer d'un compte bancaire domicilié en France ou dans la zone SEPA pour percevoir les allocations.

Les étapes

  • Vérifier que votre fin de contrat ouvre droit à l'ARE (privation involontaire d'emploi).
  • S'inscrire à France Travail comme demandeur d'emploi dans les 12 mois suivant la fin de votre contrat.
  • Accomplir des actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi ou de créer ou reprendre une entreprise.
  • Laisser courir le délai d'attente de 7 jours et les éventuels différés d'indemnisation (congés payés, indemnités supralégales).
  • Effectuer l'actualisation mensuelle de votre situation auprès de France Travail pour déclarer vos ressources et vos éventuelles activités.
  • Percevoir l'ARE chaque mois, sur la base de 30 jours indemnisables par mois.
  • Déclarer toute reprise d'activité pour bénéficier éventuellement du cumul ou du rechargement de vos droits.

Cette fiche ne présente pas les règles spécifiques applicables à Mayotte, ni les règles applicables aux fins de contrat survenues avant le 1er avril 2025, qui font l'objet d'une fiche distincte. Les montants mentionnés sont ceux en vigueur à la date de mise à jour de la source officielle (revalorisation du 1er juillet 2025).

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail du calcul du montant, des délais de versement et des durées d'indemnisation selon votre âge, voir les sections « Quel est le montant de l'ARE ? », « Le versement de l'ARE peut-il être différé ? » et « Quelle est la durée de versement de l'ARE ? ».

Qui peut percevoir l'ARE ?

Pour percevoir l'ARE, vous devez être involontairement privé d'emploi, être physiquement apte à l'exercice d'un emploi et résider en France de manière stable et régulière.

La cessation de votre contrat de travail doit résulter d'une des situations suivantes : licenciement pour motif personnel ou pour motif économique, ou révocation (dans la fonction publique, sanction disciplinaire suite à une faute) ; rupture conventionnelle ; non renouvellement de votre CDD ; démission considérée comme légitime, par exemple pour suivre la personne avec qui vous vivez en couple. La résidence stable et régulière correspond à une résidence en France de manière ininterrompue depuis plus de 3 mois.

Règle

Si votre contrat a été exercé pendant une période de mobilité volontaire sécurisée et cesse pour l'un de ces motifs, vous pouvez prétendre à l'ARE. Toutefois, si vous êtes réintégré par votre entreprise ou si vous refusez votre réintégration, vous ne pouvez pas percevoir l'ARE.

L'ARE est un revenu de remplacement versé par France Travail au titre de l'assurance chômage. Elle ne doit pas être confondue avec l'allocation de solidarité spécifique (ASS), qui intervient après l'épuisement des droits, ni avec les indemnités journalières de la sécurité sociale.

Doit-on être inscrit à France Travail pour percevoir l'ARE ?

Oui, pour percevoir l'ARE, vous devez être inscrit comme demandeur d'emploi ou accomplir une formation inscrite dans votre contrat d'engagement.

Vous devez vous inscrire dans les 12 mois suivant la fin de votre contrat de travail. Cette période peut être prolongée en raison de certaines situations, par exemple un congé de maladie. De plus, vous devez accomplir des actes positifs et répétés, tels que la consultation quotidienne d'offres d'emploi, en vue de retrouver un emploi ou de créer ou de reprendre une entreprise.

Règle

L'inscription comme demandeur d'emploi est une condition d'attribution de l'allocation : sans inscription dans le délai de 12 mois et sans recherche active d'emploi, vos droits à l'ARE ne peuvent pas être ouverts.

Vous pouvez estimer le montant de vos allocations chômage à l'aide des simulateurs mis à disposition par France Travail, et suivre le calendrier des paiements publié par l'organisme.

Quelles périodes de travail sont prises en compte ?

Pour avoir droit à l'ARE, vous devez avoir travaillé au moins 6 mois (soit 130 jours ou 910 heures) dans les 24 derniers mois à la date de fin de votre contrat de travail si vous avez moins de 55 ans, ou dans les 36 derniers mois si vous avez 55 ans ou plus. Cette période minimale de travail est dite durée d'affiliation.

Les périodes de suspension du contrat de travail (par exemple maladie professionnelle, accident du travail, congé de maternité ou de paternité) sont prises en compte à raison d'une journée d'affiliation par jour de suspension. Les périodes de suspension au cours desquelles vous avez exercé une activité professionnelle non salariée ne sont pas prises en compte, sauf 3 exceptions : les périodes de congé pour création d'entreprise, de congé sabbatique et de mobilité volontaire sécurisée. Les périodes de formation, sauf celles rémunérées par France Travail, sont assimilées à des heures de travail et prises en compte pour déterminer la durée d'affiliation dans la limite des 2/3 du nombre de jours ou d'heures de formation.

Règle

Si vous n'avez pas travaillé la période minimale avant votre inscription, France Travail peut rechercher si la condition est remplie par un précédent contrat de travail. Ce contrat antérieur doit avoir pris fin dans les 12 mois précédant votre inscription comme demandeur d'emploi, et vous ne devez pas avoir perçu d'allocations en relation avec ce contrat.

À compter du 1er avril 2026, la durée d'affiliation peut être modulée pour les demandeurs d'emploi primo-entrants inscrits à France Travail, c'est-à-dire ceux n'ayant jamais bénéficié de l'assurance chômage ou n'en ayant pas bénéficié depuis plus de 20 ans : ils pourront bénéficier de l'assurance chômage s'ils ont travaillé au moins 5 mois au cours des 24 derniers mois (ou des 36 derniers mois s'ils ont 55 ans ou plus), au lieu de 6 mois.

Rechargement des droits après une reprise de travail

En cas de perte d'activité, vous bénéficiez de la reprise de vos droits initiaux jusqu'à leur épuisement si vous avez repris une activité professionnelle alors que vous n'aviez pas épuisé vos droits : vous bénéficiez alors de droits dits rechargeables.

Pour bénéficier de nouveaux droits assortis d'une nouvelle durée d'indemnisation, vous devez avoir travaillé 6 mois (soit 130 jours ou 910 heures) dans les 24 derniers mois (36 derniers mois si vous avez 55 ans ou plus). Exemple : vos droits ne sont pas épuisés et vous avez repris une activité professionnelle du 1er juillet au 31 décembre 2024, soit 6 mois ; si votre contrat prend fin, vous pouvez bénéficier de la reprise de vos droits initiaux jusqu'à leur épuisement.

Règle

Vous pouvez bénéficier d'un droit d'option entre vos anciens et nouveaux droits : ce droit permet de choisir l'allocation qui résulte de la dernière période d'activité sans attendre l'épuisement des allocations non utilisées d'un droit précédent. Pour l'exercer, vous devez remplir les 3 conditions suivantes : disposer d'allocations chômage non versées ; avoir travaillé au moins 6 mois depuis l'ouverture de vos droits en cours ; percevoir une allocation journalière inférieure ou égale à 20 € ou prétendre à une hausse d'au moins 30 % par rapport au montant total de vos droits initiaux. Vous disposez de 21 jours de réflexion pour informer par écrit France Travail ; une fois votre choix fait, vous ne pouvez plus revenir en arrière.

Vous ne bénéficierez pas de droits rechargeables si vous avez été en contrat d'apprentissage et avez été indemnisé par France Travail pour ce contrat. Si vous êtes demandeur d'emploi primo-entrant, la condition de travail est modulée à 5 mois (et non 6) à compter du 1er avril 2026, selon les mêmes modalités que pour l'ouverture initiale des droits.

Quel est le montant de l'ARE ?

Le montant brut journalier de l'ARE comprend une partie fixe égale à 13,18 € et une partie variable égale à 40,4 % du salaire journalier de référence (SJR). Cette somme ne peut pas être inférieure à 57 % et ne peut pas être supérieure à 70 % du SJR.

Le montant net de l'ARE ne peut pas être inférieur à 32,13 €. Si vous suivez une formation prescrite par France Travail, vous percevez l'allocation d'aide au retour à l'emploi formation (Aref), dont le montant minimal est fixé à 22,99 €. Lorsque votre durée de travail était inférieure à la durée légale ou conventionnelle, l'allocation minimale est proportionnellement réduite. Un prélèvement égal à 3 % de votre SJR est effectué sur le montant brut de votre allocation journalière ; ce prélèvement ne peut pas avoir pour effet de réduire le montant de l'allocation en dessous de 32,13 €. L'ARE est également soumise à contribution sociale généralisée (CSG) et à contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).

Règle

Les contributions (CSG et CRDS) peuvent être réduites ou supprimées dans l'une des situations suivantes : le montant brut de l'ARE est inférieur au montant du Smic journalier, soit 61,55 € ; ou le prélèvement de la CSG et de la CRDS conduit à diminuer le montant net de l'ARE en dessous du Smic journalier.

Si vous avez moins de 55 ans et que votre ARE journalière est supérieure à un salaire antérieur journalier brut en moyenne de 159,68 € (soit 4 857,81 € mensuel brut en moyenne), une dégressivité de 30 % est appliquée à partir du 7e mois de versement. Votre allocation après dégressivité ne pourra pas être inférieure à 92,57 € brut par jour, soit environ 2 777 € brut pour un mois de 30 jours. La dégressivité ne s'applique pas aux allocataires de 55 ans et plus. Vous pouvez estimer le montant de vos allocations à l'aide des simulateurs de France Travail.

Le versement de l'ARE peut-il être différé ?

Votre indemnisation ne commence pas dès la fin de votre contrat de travail : 3 types de délais peuvent s'appliquer en fonction de votre situation, à partir du lendemain de la date de fin de votre contrat.

Le délai d'attente est fixé à 7 jours. Il ne s'applique pas s'il a déjà été appliqué dans les 12 mois précédents. Il débute à la fin des différés d'indemnisation lorsqu'ils vous sont applicables, si les conditions d'attribution de l'ARE sont remplies à cette date ; sinon, il commence à partir de la date à laquelle ces conditions sont remplies. Le différé d'indemnisation congés payés s'applique si vous avez perçu une indemnité compensatrice de congés payés : il est déterminé en divisant le montant de cette indemnité par votre salaire journalier de référence, le résultat étant arrondi au nombre entier supérieur. Exemple : une indemnité compensatrice de 570 € avec un SJR de 100 € donne 570/100 = 5,7, soit 6 jours de différé.

Règle

Le différé spécifique d'indemnisation s'applique lorsque vous touchez des indemnités de rupture de contrat en plus des indemnités d'origine légale, par exemple la part de l'indemnité conventionnelle de licenciement ou de l'indemnité de rupture conventionnelle qui dépasse le montant de l'indemnité légale, l'indemnité supplémentaire de licenciement dite supralégale, ou l'indemnité versée en cas de clause de non-concurrence. Ce différé correspond au nombre de jours obtenu en divisant le montant de l'indemnité prise en compte par 109,6, arrondi au nombre entier supérieur.

Le différé spécifique ne doit pas dépasser 150 jours calendaires (5 mois), ou 75 jours calendaires en cas de licenciement pour motif économique. Exemple : une indemnité supralégale de 10 000 € donne 10 000/109,6 = 91 jours ; à ces 91 jours s'ajoutent les 7 jours de délai d'attente.

Quand l'ARE est-elle versée ?

Les allocations sont versées par France Travail chaque mois en fonction de l'actualisation de votre situation, par exemple début novembre pour l'allocation du mois d'octobre.

Le paiement dépend de ce que vous déclarez chaque mois : reprise d'activité, entrée en formation, maladie, etc. Pour percevoir les allocations chômage versées par France Travail, vous devez avoir impérativement un compte bancaire domicilié en France ou dans la zone SEPA. France Travail peut vérifier auprès de l'administration fiscale que les coordonnées bancaires communiquées correspondent à celles d'un compte ouvert au nom du bénéficiaire des allocations.

Règle

Le versement de l'ARE se fait sur la base de 30 jours indemnisables par mois, quel que soit le mois concerné, et ce au lieu du nombre de jours calendaires du mois. Cette mesure concerne tous les allocataires, quelle que soit la date d'ouverture de leurs droits.

Vous pouvez demander à votre agence France Travail, sous certaines conditions, des avances et des acomptes sur vos allocations. Vous pouvez également consulter le calendrier des paiements publié par France Travail pour connaître les dates exactes de versement.

Quelle est la durée de versement de l'ARE ?

La durée de versement de l'ARE dépend de la date de fin de votre contrat de travail et de votre âge. Si votre contrat a pris fin avant le 1er février 2023, la durée dépend de votre durée d'affiliation lors des 24 derniers mois (moins de 55 ans) ou des 36 derniers mois (55 ans et plus) : 182 jours calendaires au minimum et 730 jours au maximum pour les moins de 55 ans, 913 jours pour les 55-56 ans, 1 095 jours pour les 57 ans et plus.

Si votre contrat a pris fin depuis ou après le 1er février 2023, la durée de versement s'applique en fonction de la situation du marché du travail : si le taux de chômage global est inférieur à 9,0 % et qu'il n'a pas progressé de 0,8 % sur 1 trimestre, votre durée d'indemnisation est réduite de 25 % ; si le taux est inférieur à 9,0 % mais qu'il a progressé de 0,8 %, les règles précédentes de durée d'indemnisation s'appliquent. Le taux de chômage global est actuellement inférieur à 9,0 % et n'a pas progressé de 0,8 % sur 1 trimestre : la réduction de 25 % s'applique donc actuellement. Ainsi, la durée maximale de versement à l'ouverture de vos droits est de 548 jours calendaires pour les moins de 55 ans, 685 jours pour les 55-56 ans et 822 jours pour les 57 ans et plus.

Règle

Vous pouvez bénéficier d'un complément de fin de droits dit CFD, selon votre situation, d'une durée maximale de 182 jours. Si votre durée d'indemnisation a été calculée selon les règles applicables au 1er février 2023, vous pouvez également bénéficier d'un complément de fin de formation dit CFF, à condition de suivre une formation qualifiante inscrite à votre contrat d'engagement d'une durée de 6 mois ou plus. Les allocataires réalisant une formation indemnisée en Aref en cours d'indemnisation voient leur durée d'indemnisation allongée de 137 jours : jusqu'à 685 jours au total pour les moins de 55 ans (justifiant d'au moins 652 jours travaillés, et 867 jours en conjoncture défavorable), 822 jours pour les 55-56 ans (1 050 jours en conjoncture défavorable) et 959 jours pour les 57 ans et plus (1 095 jours en conjoncture défavorable).

France Travail vous informe de la réduction de la durée de vos droits à l'ARE ou du retour de vos droits à la durée initiale. Si vous êtes salarié du secteur privé en activité partielle (chômage partiel), vous pouvez bénéficier de l'indemnité d'activité partielle pendant 182 jours au maximum ; cette durée peut être prolongée jusqu'à la reprise d'activité en cas de sinistre ou de catastrophe naturelle. Pour les allocataires âgés d'au moins 62 ans, le mécanisme de maintien des droits permet, sous conditions (notamment être indemnisé depuis au moins 1 an et justifier d'un nombre minimal de trimestres retraite), d'être indemnisé jusqu'à l'obtention d'une retraite à taux plein ; l'âge conditionnant le maintien est progressivement porté de 62 ans à 64 ans, en cohérence avec l'évolution de l'âge légal de départ à la retraite (62 ans et 3 mois pour les nés en 1961, jusqu'à 63 ans et 9 mois pour les nés en 1967).

Peut-on percevoir l'ARE et travailler ?

Si vous exercez une activité professionnelle tout en déclarant être toujours à la recherche d'un emploi, vous pouvez cumuler votre ARE avec des revenus d'activité professionnelle. Les conditions de ce cumul varient selon que vous exercez une activité salariée ou non salariée.

En cas de reprise d'une activité salariée, votre ARE est versée partiellement : le nombre de jours indemnisables par mois est obtenu en retranchant de l'ARE mensuelle 70 % du salaire de votre nouvelle activité, puis en divisant le résultat par le montant de l'ARE journalière ; la somme est arrondie à l'entier le plus proche. Le cumul entre l'ARE versée et votre revenu d'activité ne doit pas dépasser votre salaire journalier de référence (SJR). Les jours non indemnisés reculent d'autant la fin de votre indemnisation. Lorsque vous conservez une activité salariée et perdez un de vos emplois, l'ARE calculée est intégralement cumulée avec les revenus du ou des emplois conservés ; le SJR servant au calcul de l'ARE est déterminé sur la base des rémunérations correspondant à l'emploi perdu.

Règle

En cas d'activité non salariée (par exemple en tant que micro-entrepreneur), le nombre de jours indemnisables est calculé en retranchant de l'ARE mensuelle 60 % des rémunérations déclarées pour les assurances sociales, puis en divisant par l'ARE journalière. Lorsque les revenus ne sont pas connus ou lorsque l'activité débute, le calcul se fait sur la base d'un montant forfaitaire, puis une régularisation annuelle est effectuée à partir des rémunérations réelles soumises à cotisations de sécurité sociale. Ce complément d'ARE est versé chaque mois, sous réserve de la poursuite de l'activité non salariée, et dans la limite d'un montant total plafonné à 60 % du reliquat de vos droits à l'ARE.

Vous devez déclarer votre reprise d'activité lors de l'actualisation mensuelle de votre situation. Si vous n'êtes pas en mesure de fournir le justificatif de vos revenus, France Travail vous versera une avance calculée provisoirement, puis régularisera votre situation le mois suivant la fourniture du justificatif. Vous pouvez bénéficier d'une reprise du reliquat de droits restants de 40 %, sous réserve que l'activité non salariée ait cessé ou après accord de France Travail.

Quand prend fin le versement de l'ARE ?

Le versement de l'ARE cesse si vous vous trouvez dans l'une des situations suivantes : reprise d'une activité professionnelle (sauf autorisation de cumul), perception de certaines prestations, obtention d'une retraite à taux plein, départ de France ou déclaration inexacte.

La cessation intervient notamment si vous reprenez une activité professionnelle salariée ou non, en France ou à l'étranger, sauf autorisation par France Travail de cumul de l'ARE avec un revenu d'activité ; si vous percevez l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise, des indemnités journalières de la sécurité sociale, la prestation partagée d'éducation de l'enfant (Prepare) ou l'allocation journalière de présence parentale (AJPP) ; si vous avez conclu un contrat de service civique ; si vous remplissez les conditions pour bénéficier d'une retraite à taux plein ou avez atteint l'âge limite d'activité ; si vous ne résidez plus en France ; ou si vous avez effectué une déclaration inexacte ou mensongère ayant pour effet le versement injustifié d'allocations.

Règle

Si vos droits prennent fin, vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'allocation de solidarité spécifique (ASS). Si vous ne pouvez pas bénéficier de l'ASS, pour un motif autre que la condition de ressources, vous pouvez demander une aide forfaitaire égale à 27 fois le montant de la partie fixe de l'ARE, soit 356 €.

La fin du versement de l'ARE n'épuise pas nécessairement vos droits : si vous avez repris une activité sans avoir épuisé vos droits initiaux, vous pouvez bénéficier du rechargement de vos droits ou exercer votre droit d'option, selon les conditions décrites dans la section « Rechargement des droits après une reprise de travail ».

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE) d'un salarié du secteur privé dont la fin de contrat de travail intervient à compter du 1er avril 2025

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les montants, taux et durées mentionnés dans cet article reprennent les informations de la fiche officielle Service-Public (F38881), applicable aux fins de contrat intervenant à compter du 1er avril 2025. L'allocation est versée par France Travail sous réserve du respect des conditions d'attribution ; en cas de doute sur votre situation, rapprochez-vous de votre conseiller France Travail.

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