Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir
- L'employeur doit rompre le contrat du salarié en situation irrégulière ; la procédure est simplifiée.
- Le salarié peut percevoir une indemnité forfaitaire ou des dommages-intérêts selon la nature du contrat (CDI ou CDD).
- L'employeur qui embauche ou conserve un étranger sans autorisation s'expose à des sanctions pénales et administratives lourdes.
Conditions essentielles
- Vous êtes employeur et votre salarié étranger non européen n'a plus de titre de séjour valide ni d'autorisation de travail.
- Vous souhaitez connaître la procédure de rupture applicable et les indemnités dues au salarié.
- Vous voulez mesurer les risques pénaux et administratifs en cas d'emploi d'un salarié non autorisé.
Les étapes
- Vérifier que le salarié étranger dispose bien d'un titre ou d'une autorisation en cours de validité.
- En cas de perte d'autorisation, notifier la rupture selon la nature du contrat (CDI ou CDD).
- Verser les indemnités prévues ou calculer le montant le plus favorable pour le salarié.
- En cas de travail dissimulé caractérisé, appliquer l'indemnité forfaitaire spécifique.
- Pour l'employeur : s'assurer de la conformité pour éviter les sanctions pénales et administratives.
Le cadre : rupture du contrat de travail
Lorsqu'un salarié étranger non européen n'a plus d'autorisation de travail ou de titre de séjour valide, l'employeur ne peut pas le garder dans l'entreprise : il doit rompre le contrat de travail. La procédure applicable est allégée par rapport au droit commun du licenciement.
Indemnités dues au salarié
Oui, l'employeur doit verser au salarié des indemnités qui varient selon que le contrat est un CDI ou un CDD, et selon que la rupture intervient au terme de l'autorisation ou après le terme (travail alors illicite).
Cas du contrat à durée indéterminée (CDI)
Pour un salarié en CDI, les indemnités varient selon que l'employeur met fin au contrat au terme de l'autorisation de travail, ou après le terme (le salarié ayant continué à travailler, il est alors employé illicitement).
À noter — Travail dissimulé (CDI)
CDI : rupture au terme de l'autorisation
Lorsque l'autorisation de travail arrive à son terme, l'employeur notifie la rupture. Le salarié licencié peut percevoir une indemnité de licenciement.
CDI : rupture après le terme (travail illicite)
Lorsque la rupture intervient après le terme de l'autorisation et que le salarié a continué à travailler, le salarié est employé illicitement. Le montant de l'indemnité est calculé selon deux options.
Cas du contrat à durée déterminée (CDD)
Pour un salarié en CDD, les indemnités varient également selon que l'employeur met fin au contrat au terme de l'autorisation, ou après le terme (travail illicite).
À noter — Travail dissimulé (CDD)
CDD : rupture après le terme (travail illicite)
Pour un CDD rompu après le terme de l'autorisation, le montant de l'indemnité suit la même logique qu'en CDI : un forfait ou le cumul des indemnités liées au contrat, selon l'option la plus favorable.
Sanctions encourues par l'employeur
Oui, l'employeur risque des sanctions qui varient selon qu'il est une personne physique ou une personne morale. Les sanctions sont à la fois pénales (amende, prison) et administratives (amende administrative, fermeture, exclusion).
À noter — Cumul des sanctions
Employeur personne physique
Pour l'employeur personne physique, les sanctions dépendent du type d'infraction : embauche sans autorisation, hors catégorie/zone autorisée, en bande organisée, ou recours à un employeur d'un étranger non autorisé. Le barème de l'amende administrative est exprimé en multiples du taux horaire du minimum garanti.
Barème indicatif des sanctions pénales et administratives (employeur personne physique)
Barème de l'amende administrative (multiples du taux horaire du minimum garanti)
Peines complémentaires (à l'appréciation du juge)
Sanctions administratives complémentaires
Critères pris en compte pour déterminer le montant de l'amende
Textes applicables
- Code du travail : articles L1243-1 à L1243-13-1Légifrance
- Code du travail : articles L5224-1 à L5224-4Légifrance
- Code du travail : article L8223-1Légifrance
- Code du travail : articles L8251-1 à L8251-2Légifrance
- Code du travail : articles L8252-1 et L8252-4Légifrance
- Code du travail : articles L8253-1 à L8253-7Légifrance
- Code du travail : articles L8256-1 à L8256-8Légifrance
- Code du travail : L8272-1 à L8272-5Légifrance
- Code du travail : R8253-1 à R8253-4Légifrance
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L433-1 à L433-7Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Salarié étranger sans autorisation de travail : quelles sont les conséquences ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- demarches/travail/licenciement-salaries-secteur-prive-motif-personnel
- demarches/travail/contrat-duree-determinee-cdd
- demarches/sejour/carte-de-sejour-travailleur-etranger
Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

Comment rompre le contrat de travail
L'employeur doit notifier le licenciement au salarié en CDI, ou procéder à une rupture par anticipation pour un salarié en CDD. Plusieurs formalités habituelles du droit du licenciement sont écartées.
À savoir — En cas de fraude du salarié