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Quels sont les droits d’un salarié élu local qui continue de travailler ?

Le salarié qui exerce un mandat d’élu local (municipal, départemental ou régional) bénéficie de droits et de garanties spécifiques. Il peut s’absenter pour exercer son mandat, bénéficier d’un congé de formation adapté à ses fonctions, et d’un droit individuel à la formation à la fin de son mandat. Nous vous présentons les informations à connaître.

Vue d’ensemble

Ce qu’il faut retenir sur les droits du salarié élu local : absences pour mandat, congé de formation et droit individuel à la formation.

Ce qu'il faut savoir

  • Tout salarié élu local (municipal, départemental ou régional) peut cesser temporairement son activité salariale pour exercer son mandat d’élu.
  • Le temps d’absence est assimilé à une période de travail effectif et pris en compte pour le calcul de l’ancienneté et des congés payés.
  • Le temps d’absence ne peut dépasser la moitié de la durée légale du travail pour une année civile.
  • Le salarié absent en raison de l’exercice de son mandat ne peut pas faire l’objet d’un licenciement, d’un déclassement ou d’une sanction disciplinaire.
  • Chaque conseiller municipal, départemental ou régional a droit à un congé de formation adapté à ses fonctions, d’une durée maximale de 24 jours pour la durée du mandat.
  • Tout élu bénéficie d’un droit individuel à la formation d’un montant de 400 € par année de mandat, financé par une cotisation obligatoire sur les indemnités de fonction.
  • La durée maximale du congé pour formation est de 24 jours pour la durée du mandat, quel que soit le nombre de mandats détenus ; le congé est renouvelable en cas de réélection.

Conditions essentielles

  • Être salarié et élu local (municipal, départemental ou régional) : conseiller municipal, conseiller départemental ou conseiller régional.
  • Pour le congé de formation : la formation doit être dispensée par un organisme agréé par le ministère de l’intérieur.
  • Pour le droit individuel à la formation : être élu d’un conseil municipal, départemental ou régional, et formuler la demande dans les 6 mois suivant la fin du mandat.
  • Pour le congé de formation : adresser la demande par lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) au moins 30 jours avant la prise du congé.

Les étapes

  • Demander un entretien individuel avec l’employeur en début de mandat pour organiser la conciliation entre vie professionnelle et fonctions électives.
  • Pour le congé de formation : adresser une LRAR à l’employeur au moins 30 jours avant le congé, en précisant la date, la durée de l’absence et l’organisme responsable.
  • Attendre la réponse de l’employeur : en l’absence de réponse dans les 15 jours précédant le début de la formation, le congé est considéré comme accordé.
  • En cas de refus, introduire une nouvelle demande 4 mois après le refus, si les raisons invoquées ne s’appliquent plus.
  • Justifier auprès de la collectivité territoriale, par tout moyen, de la diminution de revenus subie à l’occasion du congé de formation.
  • Pour le droit individuel à la formation : adresser la demande au gestionnaire du fonds de financement de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), accompagnée de la copie du formulaire d’inscription à l’organisme de formation.

Cette synthèse ne couvre pas les crédits d’heures d’absence ni les règles propres aux autres mandats (regionaux, départementaux) détaillés dans les fiches spécifiques. Les montants et délais sont ceux en vigueur au moment de la vérification de la fiche.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail des conditions du congé de formation, de sa prise en charge par la collectivité et du fonctionnement du droit individuel à la formation, voir les sections « Qu’est-ce que le congé de formation du salarié élu local ? », « Qui prend en charge les frais de formation ? » et « Qu’est-ce que le droit individuel à la formation de l’élu local ? ».

Quel salarié élu local peut s’absenter pour exercer son mandat ?

Tout salarié élu local peut cesser temporairement son activité salariale pour exercer son mandat d’élu.

Tout salarié élu local (municipal, départemental ou régional) peut cesser temporairement son activité salariale pour exercer son mandat d’élu. Le salarié élu local dispose d’un crédit d’heures d’absence pour exercer ses fonctions.

Le mandat d’élu local désigne les fonctions électives exercées au sein d’un conseil municipal, d’un conseil départemental ou d’un conseil régional. Le crédit d’heures d’absence est le volume d’heures pendant lequel le salarié élu local peut s’absenter de son travail pour exercer son mandat, sans que son salaire soit nécessairement maintenu.

Règle

Le temps d’absence est assimilé à une période de travail effectif. Ce temps d’absence est pris en compte pour le calcul de l’ancienneté du salarié et de ses droits à congés payés.

À savoir

  • Le temps d’absence ne peut dépasser la moitié de la durée légale du travail pour une année civile.
  • L’employeur n’est pas obligé de rémunérer les temps d’absence du salarié.
  • Aucune modification de la durée et des horaires de travail prévus par le contrat de travail ne peut être effectuée en raison des absences intervenues.

Le crédit d’heures d’absence et ses modalités exactes sont précisés dans une fiche spécifique consacrée à l’absence et aux crédits d’heures de l’élu local salarié.

L’entretien individuel en début de mandat

Au début de son mandat d’élu local, le salarié bénéficie, à sa demande, d’un entretien individuel avec son employeur.

Au début de son mandat d’élu local, le salarié bénéficie, à sa demande, d’un entretien individuel avec son employeur portant sur les modalités pratiques d’exercice de son mandat au regard de son emploi. L’employeur et le salarié élu local peuvent s’accorder sur les mesures à mettre en œuvre pour faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et les fonctions électives.

L’entretien individuel est un rendez-vous entre le salarié élu et son employeur, organisé en début de mandat, pour définir concrètement comment le salarié pourra exercer son mandat tout en poursuivant son activité professionnelle. Il permet de convenir de mesures pratiques d’organisation.

Règle

Cet entretien ne remplace pas l’entretien professionnel (entretien de parcours professionnel — EPP). Ce sont deux entretiens distincts, à des fins différentes : l’un porte sur l’exercice du mandat d’élu, l’autre sur le parcours professionnel du salarié dans l’entreprise.

Le salarié doit formuler sa demande d’entretien auprès de son employeur. L’employeur et le salarié peuvent ensuite s’accorder sur les mesures de conciliation entre vie professionnelle et fonctions électives.

Quelles garanties accompagnent les absences pour mandat ?

Le salarié élu local bénéficiait de protections contre le licenciement et le déclassement en raison de ses absences.

Le salarié absent en raison de l’exercice de son mandat d’élu ne peut pas faire l’objet d’un licenciement ou d’un déclassement de ses fonctions ou d’une sanction disciplinaire.

Ces garanties protègent le salarié élu local contre toute mesure défensive de l’employeur motivée par ses absences pour mandat. Elles s’inscrivent dans le cadre des droits reconnus aux élus locaux qui exercent leur mandat tout en poursuivant leur activité salariée.

À savoir

  • Le licenciement est interdit lorsque le motif est l’absence pour exercice du mandat d’élu.
  • Le déclassement de fonctions est également interdit pour le même motif.
  • Toute sanction disciplinaire fondée sur ces absences est interdite.
  • Aucune modification de la durée et des horaires de travail prévus par le contrat ne peut être effectuée en raison des absences intervenues pour mandat.

Ces garanties s’appliquent dans la limite du crédit d’heures d’absence prévu pour l’exercice du mandat, le temps d’absence ne pouvant dépasser la moitié de la durée légale du travail pour une année civile.

Qu’est-ce que le congé de formation du salarié élu local ?

Chaque salarié qui est conseiller municipal, départemental ou régional a le droit de bénéficier d’un congé de formation adapté à ses fonctions d’élu.

Chaque salarié qui est conseiller municipal, départemental ou régional a le droit de bénéficier d’un congé de formation adaptée à ses fonctions d’élu dans le cadre de l’exercice de son mandat. La formation est dispensée par un organisme agréé par le ministère de l’intérieur.

Le congé de formation du salarié élu local est un congé spécifique permettant au salarié élu de suivre une formation adaptée à ses fonctions d’élu, organisée pendant la première année de mandat. Ce congé est distinct du droit individuel à la formation (DIF) de l’élu, qui s’exerce sur la durée du mandat.

Règle

La formation est obligatoirement organisée au cours de la première année de mandat. La durée maximale du congé pour formation est de 24 jours pour la durée du mandat, quel que soit le nombre de mandats que l’élu détient. Le congé est renouvelable en cas de réélection.

À savoir

  • La durée maximale du congé pour formation est de 24 jours pour la durée du mandat, quel que soit le nombre de mandats détenus.
  • Le congé est renouvelable en cas de réélection.
  • La validation des acquis de l’expérience (VAE) liée à l’exercice d’un mandat local est possible pour tous les membres des conseils municipaux, départementaux et régionaux.

Le congé de formation est organisé pendant la première année de mandat. La formation est dispensée par un organisme agréé par le ministère de l’intérieur.

Comment demander le congé de formation ?

La demande de congé de formation s’adresse à l’employeur, par lettre recommandée avec avis de réception, avec un délai de prévenance.

Forme de la demande

  • Lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) adressée à l’employeur.
  • La lettre doit préciser la date et la durée de l’absence envisagée et l’organisme responsable de la formation.
  • La lettre doit parvenir à l’employeur au moins 30 jours avant la prise du congé pour formation.

L’employeur accuse réception de cette demande. En l’absence de réponse de l’employeur dans les 15 jours précédant le début de la formation, le congé est considéré comme accordé.

L’accord tacite signifie que le silence de l’employeur dans le délai de 15 jours précédant le début de la formation vaut accord du congé. Ce mécanisme protège le salarié élu local contre un blocage injustifié de sa formation.

L’employeur accepte le congé

Le salarié peut suivre la formation aux dates prévues. La collectivité territoriale prend en charge les frais de formation, de déplacement et de séjour, et compense les pertes de revenus subies.

L’employeur refuse le congé

L’employeur peut refuser le congé s’il estime que la présence du salarié dans l’entreprise est indispensable durant la période du congé souhaité. En cas de refus, l’employeur doit indiquer au salarié les raisons de sa décision. Le salarié pourra bénéficier du congé en cas de nouvelle demande 4 mois après le refus.

Délai à retenir

La lettre doit parvenir à l’employeur au moins 30 jours avant la prise du congé pour formation. En l’absence de réponse de l’employeur dans les 15 jours précédant le début de la formation, le congé est considéré comme accordé.

Qui prend en charge les frais de formation ?

La collectivité territoriale prend en charge les frais liés au congé de formation du salarié élu local.

La collectivité territoriale prend en charge les frais de formation, de déplacement et de séjour. La collectivité compense les pertes de revenus subies à l’occasion du congé.

La prise en charge par la collectivité territoriale couvre l’ensemble des dépenses liées au congé de formation : frais pédagogiques de l’organisme agréé, frais de déplacement jusqu’au lieu de formation et frais de séjour pendant celle-ci. La compensation des pertes de revenus vise à indemniser le salarié pour la période d’absence.

  • Le salarié élu local doit justifier auprès de sa collectivité, par tout moyen, qu’il a subi une diminution de ses revenus du fait de l’exercice de son droit à la formation.
  • La formation doit être dispensée par un organisme agréé par le ministère de l’intérieur.
  • Le congé ne peut excéder 24 jours pour la durée du mandat, quel que soit le nombre de mandats.

La justification de la diminution de revenus peut être apportée par tout moyen : le salarié élu local est libre du mode de preuve qu’il utilise auprès de sa collectivité territoriale.

Qu’est-ce que le droit individuel à la formation de l’élu local ?

Tout élu d’un conseil municipal, départemental ou régional bénéficie d’un droit individuel à la formation, distinct du congé de formation.

Tout élu d’un conseil municipal, départemental ou régional bénéficie d’un droit individuel à la formation. Les formations suivies peuvent être sans lien avec l’exercice du mandat. Elles permettent notamment au salarié élu local d’acquérir de nouvelles compétences en vue de son retour dans l’entreprise à la fin de son mandat.

Le droit individuel à la formation (DIF) de l’élu local est un droit à la formation exercé pendant toute la durée du mandat, distinct du congé de formation de première année. Il est financé par une cotisation obligatoire prélevée sur les indemnités de fonction perçues par les membres du conseil (municipal, départemental ou régional). Un organisme collecteur national prélève cette cotisation.

CaractéristiqueDétail
Montant du droit400 € par année de mandat
Taux de cotisationNe peut pas être inférieur à 1 % des indemnités de fonction
Période d’exercicePendant toute la durée du mandat
Formations éligiblesPeuvent être sans lien avec l’exercice du mandat
Cumul de mandatsDroits calculés en prenant en compte le mandat exercé depuis le plus longtemps

Règle

Le salarié élu local bénéficie du droit individuel à la formation pendant toute la durée de son mandat. Lorsque le salarié élu local exerce plusieurs mandats ouvrant des droits individuels à la formation, ses droits sont calculés en prenant en compte le mandat auquel il a été élu ou réélu qu’il exerce depuis le plus longtemps.

La durée du droit individuel à la formation dépend du type de formation effectuée. Les frais de déplacement et de séjour sont remboursés.

Comment faire la demande de droit individuel à la formation ?

La demande de droit individuel à la formation s’adresse au gestionnaire du fonds de financement de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Forme et destination de la demande

  • La demande peut être faite par courrier postal ou par mail.
  • Elle doit être accompagnée de la copie du formulaire d’inscription à l’organisme de formation.
  • Elle doit être adressée au gestionnaire du fonds de financement de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Délai à retenir

La demande doit être adressée au plus tard dans les 6 mois suivant la fin du mandat.

Règle

Les frais de déplacement et de séjour sont remboursés dans le cadre du droit individuel à la formation de l’élu local.

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est l’organisme qui gère le fonds de financement du droit individuel à la formation des élus locaux. C’est auprès de son gestionnaire que la demande doit être déposée, dans le délai de 6 mois suivant la fin du mandat.

La demande peut être effectuée par courrier postal ou par mail. Pensez à conserver une copie de votre demande et du formulaire d’inscription à l’organisme de formation.

Où s’adresser ?

Plusieurs interlocuteurs sont compétents selon la nature de votre demande : collectivité territoriale, Caisse des dépôts et consignations, employeur.

Interlocuteurs compétents

  • Employeur — pour l’entretien individuel de début de mandat et la demande de congé de formation (LRAR).
  • Collectivité territoriale — pour la prise en charge des frais de formation et la compensation des pertes de revenus.
  • Caisse des dépôts et consignations (CDC) — pour la demande de droit individuel à la formation, à adresser au gestionnaire du fonds de financement.

La collectivité territoriale dans laquelle le mandat est exercé est l’organisme qui prend en charge les frais liés au congé de formation. La Caisse des dépôts et consignations (CDC) gère le fonds de financement du droit individuel à la formation des élus locaux.

Pour toute question sur vos droits en tant que salarié élu local, vous pouvez vous renseigner auprès de votre collectivité territoriale, de votre employeur ou de la Caisse des dépôts et consignations.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Quels sont les droits d'un salarié élu local qui continue de travailler ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

    Information à vérifier auprès de l’organisme compétent.

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