Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur la prime de précarité des contractuels de la fonction publique : conditions, motifs de recrutement, montant et modalités de versement.
Ce qu'il faut savoir
- L'indemnité de fin de contrat (prime de précarité) est versée aux agents contractuels recrutés pour certains motifs, à la fin de leur contrat.
- Deux conditions cumulatives doivent être remplies : durée du contrat (renouvellement compris) inférieure ou égale à 1 an, et rémunération brute globale moyenne inférieure ou égale à 3 734,03 € par mois.
- Le montant de l'indemnité est de 10 % de la rémunération brute globale perçue pendant la durée du contrat, renouvellement inclus.
- L'indemnité n'est pas versée en cas de nomination à la suite d'un concours, de renouvellement ou de nouveau contrat dans la même fonction publique sans délai de carence, de démission ou de licenciement.
- L'indemnité est soumise à l'ensemble des cotisations et contributions sociales et est imposable sur le revenu.
- Elle est versée au plus tard 1 mois après la fin du contrat.
Conditions essentielles
- Avoir été recruté pour l'un des motifs ou emplois ouvrant droit (absence de fonctionnaires disponibles, besoins des services, vacance temporaire, accroissement temporaire d'activité, temps partiel inférieur au seuil, etc.).
- Avoir un contrat (renouvellement compris) d'une durée inférieure ou égale à 1 an.
- Avoir une rémunération brute globale moyenne inférieure ou égale à 3 734,03 € par mois (plafond proratisé en cas de temps partiel ou incomplet).
- Ne pas être dans l'un des cas d'exclusion (nomination après concours, renouvellement sans carence, démission, licenciement, etc.).
Les étapes
- Vérifiez le motif de votre recrutement dans le contrat (motif ouvrant droit à l'indemnité).
- Vérifiez la durée totale de votre contrat, renouvellement compris (1 an maximum).
- Calculez votre rémunération brute globale moyenne mensuelle (traitement, primes, indemnités).
- À la fin du contrat, vérifiez l'absence de motif d'exclusion (renouvellement sans carence, nomination, démission...).
- Demandez le versement de l'indemnité à votre administration employeur.
- Contrôlez le versement au plus tard 1 mois après la fin du contrat.
- En cas de non-versement, saisissez le tribunal administratif ou sollicitez l'aide de votre syndicat.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les listes de motifs de recrutement propres à chaque fonction publique (État, territoriale, hospitalière) et les cas de renouvellement sont détaillés dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les motifs de recrutement propres à chaque fonction publique, voir les sections « Règles applicables dans la fonction publique d'État », « Règles applicables dans la fonction publique territoriale » et « Règles applicables dans la fonction publique hospitalière ». Pour le calcul, voir la section « Montant de l'indemnité de fin de contrat ».
Principe de l'indemnité de fin de contrat
L'indemnité de fin de contrat compense la précarité des agents contractuels recrutés pour des motifs temporaires. Elle est versée à l'issue du contrat sous conditions de durée et de rémunération.
L'indemnité de fin de contrat (appelée communément prime de précarité) est une indemnité versée aux agents contractuels de la fonction publique à la fin de leur contrat, en compensation de la précarité de leur situation d'emploi.
Pour que l'indemnité de fin de contrat soit accordée, 2 conditions doivent être remplies cumulativement. Premièrement, la durée de votre contrat, renouvellement compris, doit être inférieure ou égale à 1 an. Deuxièmement, votre rémunération brute globale moyenne au cours de la durée totale de votre contrat, renouvellement compris, doit être inférieure ou égale à 3 734,03 € par mois ; ce plafond est proratisé en cas de temps partiel ou de temps incomplet. La rémunération brute globale moyenne est la somme des rémunérations mensuelles perçues au cours de la période d'emploi, divisée par le nombre de mois de contrats.
Règle
La rémunération brute globale comprend l'ensemble de vos traitements bruts ainsi que vos primes et indemnités (traitement indiciaire, complément de traitement indiciaire, indemnité de résidence, supplément familial de traitement, primes et indemnités). En revanche, les remboursements de frais professionnels, les prestations d'action sociale (individuelles ou collectives), les avantages en nature et la participation employeur à la complémentaire santé ne sont pas pris en compte dans le calcul du plafond.
L'indemnité s'applique dans les trois fonctions publiques (d'État, territoriale et hospitalière), mais les motifs de recrutement ouvrant droit et les modalités de renouvellement diffèrent : voir les sections dédiées ci-après.
Motifs de recrutement ouvrant droit à l'indemnité
Seuls certains motifs de recrutement temporaire ouvrent droit à l'indemnité de fin de contrat. Ils varient selon la fonction publique.
Vous pouvez bénéficier de l'indemnité de fin de contrat si vous avez été recruté pour l'un des motifs ou sur l'un des emplois prévus par les textes applicables à votre fonction publique.
Les motifs communs à l'ensemble des fonction publique sont les suivants : absence de fonctionnaires (corps ou cadre d'emplois) susceptibles d'assurer les fonctions recherchées ; recrutement justifié par la nature des fonctions ou les besoins des services (fonctions nécessitant des compétences techniques spécialisées ou nouvelles, fonctions nouvellement prises en charge par l'administration, absence de candidature de fonctionnaire présentant l'expertise ou l'expérience professionnelle adaptée) ; emploi à temps incomplet d'une durée de travail inférieure aux seuils réglementaires ; remplacement momentané d'un fonctionnaire ou d'un agent contractuel à temps partiel ou en congé (annuel, de maladie, de maternité, etc.) ; vacance temporaire d'emploi dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire ; accroissement temporaire d'activité.
Règle
Chaque fonction publique ajoute des motifs ou emplois spécifiques : dans la fonction publique d'État, emploi d'un établissement public de l'État, emploi de personnel enseignant et hospitalier d'un CHU, emploi d'assistant d'éducation ou de maître d'internat ou de surveillant d'externat, emploi supérieur relevant de la décision du Gouvernement, emploi de direction de l'État ; dans la fonction publique territoriale, emploi d'une commune de moins de 1 000 habitants ou d'un groupement de moins de 15 000 habitants, emploi de secrétaire général de mairie de moins de 2 000 habitants, emplois d'Atsem dans certains cas ; dans la fonction publique hospitalière, la liste est plus réduite (nature des fonctions, temps partiel inférieur au mi-temps, remplacement, vacance temporaire, accroissement temporaire d'activité).
Vérifiez dans votre contrat de recrutement le motif mentionné par l'administration : c'est ce motif qui détermine, en partie, votre droit à l'indemnité. En cas de doute, sollicitez le service des ressources humaines de votre administration.
Règles applicables dans la fonction publique d'État
Dans la fonction publique d'État, la liste des motifs de recrutement ouvrant droit à l'indemnité est la plus étendue.
Dans la fonction publique d'État, vous pouvez bénéficier de l'indemnité si vous avez été recruté pour l'un des motifs suivants : absence de corps de fonctionnaires susceptibles d'assurer les fonctions recherchées ; recrutement justifié par la nature des fonctions ou les besoins des services (fonctions nécessitant des compétences techniques spécialisées ou nouvelles, absence de candidature de fonctionnaire présentant l'expertise ou l'expérience professionnelle adaptée) ; emploi ne nécessitant pas de formation statutaire donnant lieu à titularisation dans un corps ; emploi à temps incomplet d'une durée de travail inférieure à 24 heures 30 par semaine ; remplacement momentané d'un fonctionnaire ou d'un agent contractuel à temps partiel ou en congé (annuel, de maladie, de maternité, etc.) ; vacance temporaire d'emploi dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire ; accroissement temporaire d'activité.
S'y ajoutent les emplois spécifiques suivants : emploi d'un établissement public de l'État ; emploi de personnel enseignant et hospitalier d'un centre hospitalier et universitaire ; emploi d'assistant d'éducation, de maître d'internat ou de surveillant d'externat ; emploi supérieur pour lequel la nomination relève de la décision du Gouvernement ; emploi de direction de l'État.
Règle
Les 2 conditions de durée (au maximum 1 an, renouvellement compris) et de rémunération (au maximum 3 734,03 € par mois en moyenne) doivent être remplies. L'indemnité n'est pas versée si, à la fin du contrat, vous êtes nommé fonctionnaire stagiaire ou élève à la suite de votre réussite à un concours, ou si vous bénéficiez du renouvellement de votre contrat ou de la conclusion d'un nouveau contrat en CDD ou en CDI dans la fonction publique d'État — sauf si un délai de carence existe entre les deux contrats (voir section dédiée).
Le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 régit les agents contractuels de la fonction publique d'État. Le plafond de rémunération et les cas d'exclusion sont identiques dans les trois fonctions publiques.
Règles applicables dans la fonction publique territoriale
Dans la fonction publique territoriale, les motifs de recrutement incluent des cas liés à la taille des communes et à certains emplois spécifiques.
Dans la fonction publique territoriale, vous pouvez bénéficier de l'indemnité si vous avez été recruté pour l'un des motifs suivants : absence de cadre d'emplois de fonctionnaires susceptibles d'assurer les fonctions recherchées ; recrutement justifié par la nature des fonctions ou les besoins des services, à condition qu'aucun fonctionnaire territorial n'ait pu être recruté ; emploi d'une commune de moins de 1 000 habitants ou d'un groupement de communes regroupant moins de 15 000 habitants ; emploi d'une commune nouvelle issue de la fusion de communes de moins de 1 000 habitants, pendant une période de 3 ans suivant la création de la commune nouvelle, prolongée éventuellement jusqu'au 1ᵉʳ renouvellement du conseil municipal ; emploi d'une commune de moins de 2 000 habitants ou d'un groupement de communes de moins de 10 000 habitants dont la création ou la suppression s'impose à l'assemblée délibérante (par exemple, emploi d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem) dont la création ou la suppression dépend des décisions d'ouverture ou de fermeture de classes par l'Éducation nationale) ; emploi à temps non complet d'une durée inférieure au mi-temps ; emploi de secrétaire général de mairie d'une commune de moins de 2 000 habitants ; remplacement temporaire d'un fonctionnaire à temps partiel, en détachement de 6 mois maximum ou en disponibilité de 6 mois maximum, en détachement pour l'accomplissement d'un stage ou en congé (annuel, de maladie, de maternité, etc.) ; remplacement temporaire d'un agent contractuel à temps partiel ou en congé ; vacance temporaire d'emploi dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire ; accroissement temporaire d'activité.
Règle
Les 2 conditions de durée et de rémunération s'appliquent identiquement. L'indemnité n'est pas versée en cas de nomination après concours, ni en cas de renouvellement de contrat ou de nouveau contrat en CDD ou en CDI dans la fonction publique territoriale, sauf en cas de délai de carence (voir section dédiée). Le décret n° 88-145 du 15 février 1988 régit les agents non titulaires de la fonction publique territoriale.
La taille de la commune ou du groupement de communes est un critère déterminant dans la fonction publique territoriale : un emploi dans une petite commune peut ouvrir droit à l'indemnité alors que le même emploi dans une grande ville en serait exclu.
Règles applicables dans la fonction publique hospitalière
Dans la fonction publique hospitalière, la liste des motifs de recrutement est plus resserrée que dans les deux autres fonctions publiques.
Dans la fonction publique hospitalière, vous pouvez bénéficier de l'indemnité si vous avez été recruté pour l'un des motifs suivants : recrutement justifié par la nature des fonctions ou les besoins des services (notamment en cas d'absence de corps de fonctionnaires susceptibles d'assurer les fonctions recherchées, ou de fonctions nouvellement prises en charge par l'administration, ou nécessitant des connaissances techniques hautement spécialisées) ; emploi à temps non complet d'une durée inférieure au mi-temps ; remplacement momentané d'un fonctionnaire ou d'un agent contractuel à temps partiel ou en congé (annuel, de maladie, de maternité, etc.) ; vacance temporaire d'emploi dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire ; accroissement temporaire d'activité.
Les emplois d'établissements publics de santé, de centres hospitaliers et universitaires, d'établissements d'insertion par l'activité économique et d'établissements pénitentiaires relèvent de cette fonction publique. Le décret n° 91-155 du 6 février 1991 régit les agents contractuels de la fonction publique hospitalière.
Règle
Les 2 conditions de durée (au maximum 1 an, renouvellement compris) et de rémunération (au maximum 3 734,03 € par mois) s'appliquent. L'indemnité n'est pas versée en cas de nomination après concours, ni en cas de renouvellement ou de nouveau contrat en CDD ou en CDI dans la fonction publique hospitalière, sauf en cas de délai de carence.
L'article R6152-418 du code de la santé publique prévoit également des dispositions relatives à l'indemnité de fin de contrat pour certains agents hospitaliers. Vérifiez avec votre établissement les dispositions applicables à votre situation.
Renouvellement, nouveau contrat et délai de carence
Le droit à l'indemnité dépend de l'existence ou non d'un délai de carence entre le contrat initial et le contrat suivant, dans la même fonction publique ou entre fonctions publiques.
L'indemnité de fin de contrat n'est pas versée si, à la fin de votre contrat, vous bénéficiez du renouvellement de votre contrat ou de la conclusion d'un nouveau contrat en CDD ou en CDI dans la même fonction publique (État, territoriale ou hospitalière selon votre cas). Si vous bénéficiez du renouvellement de votre CDD, l'indemnité n'est pas versée si la durée de votre CDD, renouvellement compris, est supérieure à un an.
En revanche, tout délai de carence (même 1 jour) entre votre contrat initial et votre nouveau contrat dans la même fonction publique vous permet de bénéficier du versement de l'indemnité de fin de contrat au titre de votre contrat initial. Trois cas types illustrent la règle. Cas n°1 : CDD inférieur à 1 an dans une administration X, puis CDD d'1 an ou plus ou CDI dans une autre administration de la même fonction publique, sans délai de carence → pas d'indemnité au titre du contrat avec X. Cas n°2 : CDD inférieur à 1 an dans X, puis CDD (quelle que soit la durée) ou CDI dans une autre administration de la même fonction publique, avec un délai de carence supérieur ou égal à 1 jour → indemnité due au titre du contrat avec X. Cas n°3 : CDD inférieur à 1 an dans la fonction publique d'État (par exemple un ministère), puis CDD ou CDI dans une autre fonction publique (territoriale ou hospitalière), même sans délai de carence → indemnité due au titre du contrat initial.
Règle
Le changement de fonction publique (par exemple de l'État vers le territorial, ou du territorial vers l'État ou l'hospitalier) déclenche toujours le versement de l'indemnité, même en l'absence de délai de carence : la continuité d'emploi n'existe juridiquement que au sein d'une même fonction publique.
Conservez la preuve des dates de début et de fin de vos contrats successifs : elles déterminent l'existence du délai de carence et, partant, votre droit à l'indemnité.
Refus d'un CDD long ou d'un CDI
Le refus d'une proposition de CDD long ou de CDI peut vous priver de l'indemnité, ou au contraire la rendre due, selon la nature des fonctions et la rémunération proposée.
Si vous refusez un CDD supérieur à 1 an ou un CDI sur des fonctions différentes avec une rémunération qui n'est pas au moins équivalente à votre contrat précédent, vous bénéficiez de l'indemnité de fin de contrat.
En revanche, si vous refusez un CDD supérieur à 1 an ou un CDI sur des fonctions équivalentes avec une rémunération au moins équivalente à votre contrat précédent, vous ne bénéficiez pas de l'indemnité de fin de contrat. La logique est la suivante : l'administration vous a proposé une poursuite d'emploi stable et équivalente ; votre refus fait disparaître le caractère précaire de votre situation.
Règle
L'appréciation de l'équivalence des fonctions et de la rémunération incombe à l'administration. Si vous estimez que les fonctions proposées ne sont pas équivalentes ou que la rémunération est inférieure, vous pouvez contester et maintenir votre droit à l'indemnité.
En cas de litige sur l'équivalence des fonctions ou de la rémunération, sollicitez l'aide de votre syndicat ou d'un conseiller juridique avant d'accepter ou de refuser définitivement la proposition.
Cas excluant le versement de l'indemnité
Certains modes de fin de contrat excluent systématiquement le versement de la prime de précarité.
Vous ne pouvez pas percevoir la prime de précarité si votre contrat prend fin pour l'un des motifs suivants : démission ou licenciement ; non-renouvellement de votre titre de séjour ; déchéance des droits civiques (c'est-à-dire ne plus avoir le droit de vote et de vous présenter à une élection) ; interdiction d'exercer un emploi public prononcée par le juge.
S'y ajoutent les cas liés à la poursuite d'emploi : nomination à la suite de la réussite à un concours (fonctionnaire stagiaire ou élève) ; renouvellement de contrat ou nouveau contrat en CDD ou en CDI dans la même fonction publique sans délai de carence (voir section dédiée). La déchéance des droits civiques et l'interdiction d'exercer un emploi public sont des sanctions judiciaires qui mettent fin à tout lien avec la fonction publique.
Règle
Le licenciement pour motif disciplinaire ou pour insuffisance professionnelle exclut le versement de l'indemnité. De même, une fin de contrat à l'issue d'une période d'essai régulièrement rompue ne ouvre pas droit, en principe, à l'indemnité — vérifiez les dispositions de votre contrat.
En cas de fin de contrat pour un motif entrant dans la liste des motifs de recrutement ouvrant droit (expiration de contrat de remplacement, fin de vacance temporaire, etc.) et sans cas d'exclusion, l'indemnité est due. Vérifiez systématiquement votre situation au regard des cas d'exclusion avant de renoncer à la demander.
Montant de l'indemnité de fin de contrat
L'indemnité de fin de contrat correspond à 10 % de la rémunération brute globale perçue pendant la durée du contrat, renouvellement inclus.
Le montant de l'indemnité de fin de contrat est fixé à 10 % de votre rémunération brute globale perçue pendant la durée de votre contrat, renouvellement inclus.
La rémunération brute globale comprend le traitement indiciaire, le complément de traitement indiciaire, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement et les primes et indemnités. En revanche, elle ne comprend pas l'indemnité compensatrice de congés payés, ni les remboursements de frais professionnels. Le taux de 10 % s'applique sur la base des sommes effectivement perçues, et non sur un salaire théorique.
Règle
L'indemnité est soumise à l'ensemble des cotisations et contributions sociales applicables aux agents contractuels (salariales et patronales). Elle est imposable sur le revenu : son montant net apparaîtra sur votre bulletin de paie de fin de contrat après cotisations et prélèvement à la source.
Le plafond de rémunération brute globale moyenne de 3 734,03 € par mois est un seuil d'éligibilité, pas un plafond de versement : si vous remplissez les conditions, vous percevez 10 % de l'intégralité de votre rémunération brute globale perçue, quel que soit son montant (dans la limite de l'éligibilité au titre du plafond moyen).
Versement et fiscalité de l'indemnité
L'indemnité est versée au plus tard 1 mois après la fin du contrat, avec les cotisations sociales et le prélèvement à la source.
L'indemnité de fin de contrat est versée au plus tard 1 mois après la fin du contrat.
Le versement intervient généralement avec le dernier bulletin de paie ou dans le mois suivant la fin des fonctions. L'indemnité figure sur le bulletin de paie en tant que rémunération, distincte de l'indemnité de congés payés et des éventuels arrérages de salaire. Elle est soumise aux cotisations et contributions sociales (salariales et patronales) et au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.
Règle
Si l'indemnité n'est pas versée dans le délai d'1 mois et que vous remplissez les conditions d'éligibilité, vous pouvez demander son paiement à votre administration employeur par écrit (courrier recommandé). À défaut de régularisation, vous pouvez saisir le tribunal administratif compétent. Des articles du code général de la fonction publique et des décrets spécifiques à chaque fonction publique encadrent le contentieux de l'indemnité de fin de contrat.
Vérifiez sur votre bulletin de paie de fin de contrat que l'indemnité de 10 % a bien été calculée sur l'intégralité de votre rémunération brute globale perçue (traitement, compléments, indemnité de résidence, supplément familial, primes). En cas d'erreur de calcul, une réclamation écrite auprès de l'administration est le premier recours.
Textes applicables
- Code général de la fonction publique : articles L554-3 à L554-4Légifrance
- Décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de la fonction publique d’ÉtatLégifrance
- Décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territorialeLégifrance
- Décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalièreLégifrance
- Décret n° 2020-1296 du 23 octobre 2020 relatif à l'indemnité de fin de contrat dans la fonction publiqueLégifrance
- Code de la santé publique : article R6152-418Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Prime de précarité : un contractuel de la fonction publique y a-t-il droit ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Décret n° 2020-1296 du 23 octobre 2020 (indemnité de fin de contrat) — Légifrance
- Code général de la fonction publique : articles L554-3 à L554-4 — Légifrance
- Décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 (contractuels FPE) — Légifrance
- Décret n° 88-145 du 15 février 1988 (agents non titulaires FPT) — Légifrance
- Décret n° 91-155 du 6 février 1991 (contractuels FPH) — Légifrance
- Code de la santé publique : article R6152-418 — Légifrance
Le plafond de rémunération brute globale moyenne (3 734,03 € par mois) et le taux de 10 % sont ceux publiés par la fiche source. Vérifiez leur mise à jour auprès de votre administration employeur ou sur service-public.fr.
