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Grève des transports : quels droits pour le salarié ?

En cas de grève des transports, le salarié peut être en retard ou dans l'impossibilité de se rendre à son travail. En principe, il n'est pas rémunéré pendant son absence, mais il ne peut pas être sanctionné s'il prévient son employeur et justifie de son impossibilité. Le télétravail et d'autres solutions peuvent être envisagés en accord avec l'employeur.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut retenir lorsque le salarié ne peut pas se rendre à son travail en raison d'une grève des transports : absence de sanction, rémunération, télétravail et solutions alternatives.

Ce qu'il faut savoir

  • En cas de grève des transports, le salarié ne peut pas être sanctionné s'il prévient son employeur et justifie de son impossibilité de se rendre au travail.
  • En principe, le salarié n'est pas rémunéré pendant son absence et la retenue sur salaire doit être strictement proportionnelle à la durée de l'absence.
  • Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir le maintien du salaire pendant ce temps d'absence.
  • Le télétravail peut être mis en place sur simple accord entre l'employeur et le salarié, lorsque les fonctions sont compatibles.
  • L'employeur ne peut pas imposer le télétravail et n'est pas obligé d'accepter la demande du salarié le jour de la grève.
  • Si le télétravail est impossible, des mesures peuvent être prévues en accord : jour de congés payés, jour de RTT, récupération des heures.
  • Le salarié ne peut quitter son poste avant la fin de sa journée qu'avec l'accord de son employeur.

Conditions essentielles

  • Prévenir l'employeur de son retard ou de son absence, par tout moyen (appel téléphonique, SMS…).
  • Justifier de l'impossibilité de se rendre au travail, par exemple par une attestation délivrée par la compagnie de transports.
  • Pour le télétravail, disposer de fonctions compatibles avec cette organisation du travail.
  • Pour toute mesure alternative, obtenir l'accord de l'employeur.

Les étapes

  • Informer l'employeur dès que possible de l'impossibilité de se rendre au travail.
  • Rassembler un justificatif de l'impossibilité (attestation de la compagnie de transports par exemple).
  • Proposer, le cas échéant, une organisation en télétravail si les fonctions le permettent.
  • À défaut de télétravail, convenir avec l'employeur d'une solution alternative (congé payé, RTT, récupération).
  • Recueillir l'accord de l'employeur avant de quitter son poste plus tôt.
  • Vérifier les dispositions conventionnelles applicables au maintien de salaire.

Cette synthèse ne couvre pas les règles propres au droit de grève ni les dispositions conventionnelles particulières à chaque branche.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail de la retenue sur salaire, du télétravail et des solutions alternatives, voir les sections suivantes.

Peut-on sanctionner un salarié absent ?

Le salarié qui ne peut pas se rendre au travail à cause d'une grève des transports ne peut pas être sanctionné dès lors qu'il a rempli deux obligations.

Non, le salarié ne peut pas être sanctionné s'il prévient son employeur de son retard ou de son absence. Il doit justifier de son impossibilité de se rendre au travail.

Règle

L'employeur doit être informé par tout moyen : appel téléphonique, SMS… Le justificatif fourni peut être une attestation délivrée par la compagnie des transports, par exemple.

  • Prévenir l'employeur de son retard ou de son absence.
  • Justifier de l'impossibilité de se rendre au travail.
  • Informer par tout moyen : appel téléphonique, SMS…
  • Fournir un justificatif, par exemple une attestation de la compagnie des transports.

À savoir

  • L'absence de sanction suppose que le salarié ait prévenu l'employeur.
  • L'absence de sanction suppose également que le salarié justifie de son impossibilité.
  • L'information de l'employeur peut se faire par tout moyen.

Le cumul des deux exigences — prévenir l'employeur et justifier de l'impossibilité — conditionne l'absence de sanction du salarié.

Rémunération et retenue sur salaire

L'absence pour cause de grève des transports n'ouvre pas, en principe, droit à rémunération.

Non, le salarié n'est pas rémunéré pendant son absence. La retenue sur le salaire doit être strictement proportionnelle à la durée de l'absence.

La proportionnalité signifie que la retenue correspond exactement au temps d'absence : si le salarié a un retard de 20 minutes, la retenue sur son salaire correspondra à 20 minutes de travail.

Règle

Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir le maintien du salaire pendant ce temps d'absence.

  • Principe : pas de rémunération pendant l'absence.
  • Retenue : strictement proportionnelle à la durée de l'absence.
  • Exception : maintien du salaire possible par dispositions conventionnelles.

À savoir

  • La retenue ne peut pas excéder le temps réellement non travaillé.
  • Le maintien de salaire relève des dispositions conventionnelles, non de la loi.
  • Un simulateur permet de rechercher la convention collective avec le nom de l'entreprise ou son numéro Siret.

La recherche de la convention collective applicable peut se faire via l'outil dédié, à partir du nom de l'entreprise ou de son numéro Siret.

Le rôle de la convention collective

La convention collective applicable est celle dont relève l'activité principale de l'entreprise. Elle peut prévoir un maintien du salaire pendant un temps d'absence lié à une grève des transports.

Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir le maintien du salaire pendant ce temps d'absence, alors même que la loi n'impose pas cette rémunération.

Règle

Un simulateur permet de rechercher la convention collective avec le nom de l'entreprise ou son numéro Siret.

  • Convention applicable : celle dont relève l'activité principale de l'entreprise.
  • Objet possible : maintien du salaire pendant l'absence.
  • Recherche : via le simulateur, à partir du nom de l'entreprise ou de son numéro Siret.

À savoir

  • Le maintien de salaire est une faculté conventionnelle, non une obligation légale générale.
  • La convention applicable dépend de l'activité principale de l'entreprise.
  • La recherche peut se faire à partir du nom ou du numéro Siret.

L'absence de maintien de salaire prévu par la convention collective conduit à appliquer le principe d'absence de rémunération pendant l'absence, selon la retenue proportionnelle.

Le télétravail pendant la grève

Le télétravail peut constituer une solution pour permettre au salarié de travailler malgré la grève des transports.

Oui, le télétravail peut être mis en place sur simple accord entre l'employeur et le salarié. Un accord oral est possible, mais un écrit est vivement recommandé afin d'éviter tout litige.

Règle

Les fonctions du salarié doivent être compatibles avec le télétravail. L'employeur ne peut pas imposer le télétravail au salarié. Il n'est pas non plus dans l'obligation d'accepter une demande de télétravail du salarié le jour de la grève.

  • Fondement : accord entre l'employeur et le salarié.
  • Forme : accord oral possible, écrit vivement recommandé.
  • Condition : fonctions compatibles avec le télétravail.
  • Limites : l'employeur ne peut pas l'imposer et n'est pas obligé de l'accepter.
  • Jour de télétravail existant : un accord est nécessaire pour le modifier s'il ne correspond pas au jour de grève.

À savoir

  • Le télétravail repose sur un accord entre les deux parties.
  • Un accord écrit est recommandé pour éviter tout litige.
  • L'employeur ne peut pas imposer le télétravail au salarié.
  • Si le salarié a déjà un jour de télétravail, sa modification suppose un accord.

Le télétravail n'est ni un droit absolu du salarié ni une obligation pour l'employeur : il suppose l'accord des deux parties et la compatibilité des fonctions.

Solutions alternatives si le télétravail est impossible

Lorsque le télétravail n'est pas possible, d'autres mesures peuvent être mises en place en accord entre l'employeur et le salarié.

Les mesures suivantes peuvent être mises en place en accord entre l'employeur et le salarié : prise d'un jour de congés payés ou prise d'un jour de réduction du temps de travail (RTT) si le salarié en bénéficie.

Règle

L'employeur peut faire récupérer les heures de travail non effectuées le jour de la grève sur un autre jour de la semaine, sauf si les horaires de travail sont précisés dans le contrat de travail.

  • Prise d'un jour de congés payés.
  • Prise d'un jour de RTT si le salarié en bénéficie.
  • Récupération des heures non effectuées sur un autre jour de la semaine, sauf si les horaires sont précisés au contrat.
  • Navettes ou application facilitant le covoiturage entre salariés.
  • Prise en charge du coût supplémentaire lié à d'autres moyens de transport (taxi, VTC) ou de frais d'hébergement proche du travail.

À savoir

  • Les mesures alternatives reposent sur l'accord des parties.
  • La récupération des heures est exclue lorsque les horaires sont fixés au contrat.
  • L'employeur peut proposer d'autres solutions (navettes, covoiturage, prise en charge de frais).
  • Si aucune solution n'est trouvée, le salarié n'est pas rémunéré.

L'employeur peut ainsi mettre en place des navettes, une application de covoiturage, une prise en charge de taxi, de VTC ou de frais d'hébergement proche du travail.

Quitter son poste plus tôt

La possibilité de quitter son poste avant la fin de la journée est encadrée.

Le salarié peut quitter son poste avant la fin de sa journée de travail uniquement s'il obtient l'accord de son employeur.

Règle

En l'absence d'accord de l'employeur, le salarié ne peut pas quitter son poste anticipativement au motif d'une grève des transports.

  • Condition : accord de l'employeur.
  • Portée : départ anticipé le jour de la grève.

À savoir

  • Le départ anticipé suppose l'accord de l'employeur.
  • Cet accord est une condition de la sortie anticipée.

Le départ anticipé n'est donc pas un droit autonome du salarié : il dépend de l'accord de l'employeur.

Déplacement professionnel pendant la grève

La situation du salarié en déplacement professionnel pendant une grève des transports obéit à des règles propres.

L'employeur n'est pas obligé de rémunérer son salarié au-delà de la durée initiale de sa mission. Le salarié reste dans une situation de déplacement qui ne constitue pas du temps de travail effectif.

Règle

En accord avec son employeur, le salarié peut être autorisé à utiliser un autre moyen de transport (par exemple, la location d'un véhicule). L'employeur et le salarié se mettent d'accord sur la prise en charge du coût supplémentaire éventuel.

  • Rémunération : due uniquement pour la durée initiale de la mission.
  • Qualification : situation de déplacement, hors temps de travail effectif.
  • Solution : utilisation d'un autre moyen de transport en accord avec l'employeur.
  • Coût supplémentaire : objet d'un accord sur sa prise en charge.

À savoir

  • Le déplacement ne constitue pas du temps de travail effectif.
  • La rémunération n'est pas due au-delà de la durée initiale de la mission.
  • Le recours à un autre moyen de transport suppose un accord sur la prise en charge du coût.

La situation de déplacement pendant une grève ne s'assimile pas à du temps de travail effectif, ce qui délimite la rémunération due par l'employeur.

Qui est concerné par ces règles ?

Ces règles s'adressent au salarié empêché de se rendre à son travail du fait d'une grève des transports et à son employeur.

Le salarié est en retard ou dans l'impossibilité de se rendre à son travail ; l'employeur est informé et peut, avec le salarié, envisager des solutions.

  • Le salarié : personne qui, à cause d'une grève des transports, ne peut pas se rendre à son travail ou y arrive en retard.
  • L'employeur : destinataire de l'information et partie aux accords sur les solutions alternatives.
  • Les dispositions conventionnelles : susceptibles de prévoir un maintien du salaire.

À savoir

  • Les règles visent les situations de grève des transports.
  • Le salarié doit informer l'employeur de son retard ou de son absence.
  • L'employeur peut convenir avec le salarié de solutions adaptées.

Cette fiche ne couvre pas les autres causes d'absence ou de retard, ni les règles propres à un mouvement de grève interne à l'entreprise.

Que faire en pratique ?

Quelques réflexes permettent au salarié de préserver ses droits en cas de grève des transports.

  • Prévenir l'employeur dès que possible de son retard ou de son absence, par tout moyen.
  • Rassembler un justificatif de l'impossibilité de se rendre au travail.
  • Évaluer avec l'employeur la possibilité d'un télétravail si les fonctions sont compatibles.
  • À défaut, convenir d'une solution alternative : jour de congés payés, jour de RTT ou récupération.
  • Recueillir l'accord de l'employeur avant tout départ anticipé.
  • Consulter les dispositions conventionnelles applicables pour vérifier un éventuel maintien de salaire.
  • Informer l'employeur sans délai.
  • Justifier l'impossibilité de se déplacer.
  • Rechercher la convention collective applicable via le simulateur (nom de l'entreprise ou numéro Siret).

L'absence de sanction est subordonnée à l'information de l'employeur et à la justification de l'impossibilité ; la rémunération et les solutions alternatives dépendent ensuite des accords avec l'employeur et des dispositions conventionnelles.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Grève des transports : quels droits pour le salarié ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

    Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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