Médecin consultant un patient dans un cabinet moderne — démarches de santé

Déroulement d'une hospitalisation et prise en charge par l'Assurance maladie

Une hospitalisation peut avoir lieu dans un hôpital public ou une clinique. L'Assurance maladie prend en charge tout ou partie des coûts. Les formalités d'admission et de sortie varient selon que l'entrée est programmée ou qu'il s'agit d'une urgence, et selon votre régime (régime général ou agricole).

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir avant et pendant une hospitalisation : choix de l'établissement, formalités d'admission, taux de prise en charge, forfait hospitalier et formalités de sortie.

Ce qu'il faut savoir

  • Vous pouvez choisir un hôpital public, une clinique privée conventionnée ou une clinique privée non conventionnée ; sur prescription médicale, une hospitalisation à domicile (HAD) est possible dans certains cas.
  • Dans un hôpital public ou une clinique privée conventionnée, l'Assurance maladie prend en charge les frais d'hospitalisation à 80 % du tarif conventionnel (sauf cas particuliers).
  • Votre complémentaire santé (mutuelle) peut prendre en charge les 20 % restants et certains suppléments ou dépassements d'honoraires.
  • Une prise en charge à 100 % s'applique notamment en cas d'hospitalisation de plus de 30 jours consécutifs (à partir du 31ᵉʳ jour), d'affection de longue durée (ALD), de perception de certaines pensions, de perception de la complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale de l'État, pour un nouveau-né hospitalisé dans les 30 jours suivant sa naissance, ou en Alsace-Moselle.
  • Le forfait hospitalier (participation aux frais d'hébergement) est de 23 € par jour en hôpital ou en clinique et 17 € par jour dans le service psychiatrique ; il n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie, mais il n'est pas dû dans de nombreuses situations (grossesse, accident du travail, CSS/AME, HAD, etc.).
  • Pour une entrée programmée, présentez une pièce d'identité, votre carte Vitale à jour, votre attestation de droits et votre carte de mutuelle le cas échéant ; pour une entrée d'urgence, ces documents sont présentés dès que votre état de santé le permet.
  • Le bulletin d'hospitalisation fait office d'avis d'arrêt de travail : envoyez-le dans les 48 heures à votre employeur, à France Travail le cas échéant, et à votre caisse d'Assurance maladie.
  • L'accès au service public hospitalier est garanti aux personnes les plus démunies, y compris sans prise en charge par l'Assurance maladie ou l'aide médicale de l'État, pour les soins urgents.

Conditions essentielles

  • Avoir une prescription médicale pour une hospitalisation programmée (sauf admission directe aux urgences).
  • Présenter les documents administratifs requis à l'admission (pièce d'identité, carte Vitale, attestation de droits, mutuelle le cas échéant).
  • Relèver du régime général (CPAM) ou du régime agricole (MSA), la caisse compétente différant selon le régime.
  • Respecter le délai d'envoi du bulletin d'hospitalisation (48 heures) pour le calcul des indemnités journalières.

Les étapes

  • Choisir votre établissement (hôpital public, clinique conventionnée) avec l'aide de votre médecin traitant, d'ameli-direct ou de sante.fr.
  • Pour une entrée programmée : vous présenter au service des admissions avec vos documents (pièce d'identité ou livret de famille, carte Vitale à jour, attestation de droits, carte de mutuelle, feuille d'accident du travail le cas échéant).
  • Pour une entrée d'urgence : présenter les documents dès que votre état de santé le permet (ou faire les présenter par un proche).
  • Recevoir le bulletin de situation ou d'hospitalisation et l'envoyer dans les 48 heures à votre employeur, à France Travail si vous êtes demandeur d'emploi, et à votre caisse d'Assurance maladie.
  • Consulter le livret d'accueil remis à toute personne hospitalisée et la charte de la personne hospitalisée.
  • Pendant l'hospitalisation : les frais sont pris en charge à 80 % du tarif conventionnel (ou 100 % dans les cas prévus) ; le forfait hospitalier reste à votre charge sauf exonération.
  • À la sortie : recevoir le bon de sortie délivré par l'établissement et l'adresser à votre CPAM (régime général) dans les plus brefs délais pour le remboursement.
  • Le cas échéant, demander l'intervention du service social de votre caisse (Carsat) pour évaluer vos besoins à domicile et envisager des aides adaptées.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — documents d'admission, cas de prise en charge à 100 %, forfait hospitalier, suppléments — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les documents à présenter à l'admission, voir « Formalités d'admission : entrée programmée ». Pour le forfait hospitalier et ses exonérations, voir la section dédiée.

Quel établissement hospitalier peut-on choisir ?

Vous pouvez choisir un hôpital public, une clinique privée conventionnée ou une clinique privée non conventionnée. Sur prescription de votre médecin, vous pouvez bénéficier dans certains cas d'une hospitalisation à domicile (HAD).

Pour vous aider dans le choix d'un établissement, vous pouvez demander conseil à votre médecin traitant, consulter le site internet ameli-direct (annuairesante.ameli.fr) pour trouver les coordonnées d'un établissement hospitalier et vous informer sur les tarifs pratiqués, ou consulter le site sante.fr pour connaître les coordonnées des professionnels de santé et des établissements de santé.

Un hôpital public et une clinique privée conventionnée appliquent les tarifs conventionnés de la Sécurité sociale ; l'Assurance maladie y prend en charge les frais d'hospitalisation à 80 % du tarif conventionnel (sauf cas particuliers). Une clinique privée non conventionnée applique des tarifs libres, plus élevés que les tarifs conventionnels.

Règle

Si vous choisissez une clinique privée non conventionnée, les frais restant à votre charge sont plus importants : les tarifs appliqués sont plus élevés que les tarifs conventionnels. Vous devez être informé de ces éventuels dépassements d'honoraires.

L'hospitalisation à domicile (HAD) permet, sur prescription médicale et dans certains cas, de recevoir des soins hospitaliers à votre domicile sans entrer dans l'établissement.

Formalités d'admission : entrée programmée

Si votre entrée à l'hôpital ou en clinique est prévue à l'avance (par exemple une date précise pour une opération), elle se fait au service des admissions de l'établissement.

Vous devez présenter les documents suivants : une pièce d'identité (carte d'identité, passeport) ou un livret de famille ; votre carte Vitale (mise à jour) et votre attestation de droits ; votre carte ou attestation de complémentaire santé ou de mutuelle si vous en avez une ; si votre hospitalisation est liée à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, la « feuille d'accident du travail ou de maladie professionnelle » remise par votre employeur ou par votre caisse d'Assurance maladie. Si vous en bénéficiez, vous devez également présenter le justificatif des droits à l'aide médicale de l'État (AME) ou à la complémentaire santé solidaire.

Si vous n'avez pas ces documents, vous devez présenter selon votre cas : le dernier bulletin de salaire (si vous êtes salarié), ou la dernière attestation de versement d'allocation chômage (si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé par France Travail), ou le titre de pension de retraite, d'invalidité ou de rente d'incapacité permanente, ou la carte européenne d'assurance maladie (CEAM) ou le formulaire E112 (si vous êtes ressortissant d'un pays de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de Suisse), ou la prise en charge délivrée par votre organisme de Sécurité sociale (si vous êtes ressortissant d'un autre pays). Si vous êtes un étranger en situation irrégulière et ne pouvez fournir aucun de ces justificatifs, votre caisse d'Assurance maladie peut établir, sous certaines conditions, une attestation d'admission en urgence à l'aide médicale de l'État (AME), à votre demande ou à l'initiative de l'établissement.

Règle

Des informations médicales peuvent être utiles à l'équipe soignante : résultats d'examens (analyses, radios), carnet de santé, carte de groupe sanguin et rhésus, courrier du médecin traitant. Vous devez également indiquer les personnes à tenir informées de votre état de santé (famille, proches, personne de confiance). Une fois votre dossier enregistré, le service des admissions vous remet un bulletin de situation ou d'hospitalisation, qui fait office d'avis d'arrêt de travail.

Vous devez envoyer ce bulletin dans les 48 heures qui suivent votre hospitalisation à votre employeur si vous êtes salarié, à France Travail si vous êtes demandeur d'emploi, et dans tous les cas à votre caisse d'Assurance maladie : il permet à la caisse de calculer et de verser vos indemnités journalières. Si votre état de santé ne vous permet pas de respecter ce délai, l'établissement hospitalier effectue les démarches nécessaires.

Formalités d'admission : entrée d'urgence

En cas d'entrée d'urgence, les formalités sont allégées : les documents sont présentés dès que votre état de santé le permet.

Dès que possible, vous ou un de vos proches devez présenter les documents nécessaires au bureau des admissions, notamment : une pièce d'identité (carte d'identité, passeport), votre carte Vitale et votre attestation de droits. Dans tous les cas, si vous travaillez, il faut prévenir (ou faire prévenir) votre employeur.

L'accès au service public hospitalier est garanti aux personnes les plus démunies : les personnes qui ne peuvent pas justifier d'une prise en charge par l'Assurance maladie ou l'aide médicale de l'État sont prises en charge au sein des établissements de santé publics et des établissements de santé privés participant au service public hospitalier pour les soins urgents.

Règle

Les documents complémentaires (mutuelle, feuille d'accident du travail, justificatifs AME ou complémentaire santé solidaire, justificatifs alternatifs) sont présentés dans les mêmes conditions qu'en entrée programmée, dès que votre état de santé le permet.

Un livret d'accueil est remis à toute personne hospitalisée, y compris en entrée d'urgence (voir section suivante).

Livret d'accueil et charte de la personne hospitalisée

Un livret d'accueil est remis à toute personne hospitalisée. Il présente notamment l'organisation de l'établissement et les droits du patient.

Le livret d'accueil présente notamment : l'établissement (organisation, formalités administratives) ; les conditions dans lesquelles sont examinées les plaintes et réclamations ; les conditions de visite et d'accueil des proches, les droits et obligations des patients, les procédures de dépôt d'argent et de valeur ; les activités, services et prestations de l'établissement (horaire du service social, mise à disposition d'une bibliothèque, espace de pratique religieuse) ; les associations de bénévoles intervenant dans l'établissement.

La charte de la personne hospitalisée et un questionnaire de sortie sont annexés au livret d'accueil. La charte rappelle les droits fondamentaux du patient pendant son séjour : respect de sa dignité, confidentialité, information, accès aux soins, accompagnement.

Règle

Le livret d'accueil doit être remis à chaque hospitalisation, quel que soit le type d'entrée (programmée ou d'urgence) et quel que soit l'établissement (hôpital public ou clinique).

La charte de la personne hospitalisée est un document officiel du ministère chargé de la Santé, consultable en ligne.

Quel taux de prise en charge par l'Assurance maladie ?

Dans un hôpital public ou une clinique privée conventionnée, l'Assurance maladie prend en charge les frais d'hospitalisation à 80 % du tarif conventionnel (sauf cas particuliers), ainsi qu'une partie des soins réalisés avant ou après l'hospitalisation.

La prise en charge porte sur : les frais liés à votre hospitalisation à 80 % du tarif conventionnel (sauf cas particuliers) ; une partie des soins réalisés avant ou après votre hospitalisation (consultation chez un anesthésiste par exemple), le taux de prise en charge variant selon les soins dispensés.

Les 20 % qui restent (« ticket modérateur ») sont en principe à votre charge. Votre mutuelle peut prendre en charge ces 20 % et certains suppléments ou dépassements d'honoraires : renseignez-vous auprès de votre mutuelle pour savoir si votre contrat le prévoit. Dans certaines situations, vous pouvez bénéficier d'une prise en charge intégrale par l'Assurance maladie (hormis parfois le forfait hospitalier et les suppléments pour confort personnel) — voir section suivante.

Règle

Le taux de 80 % s'applique sur le tarif conventionnel, c'est-à-dire le tarif de référence fixé par convention entre l'Assurance maladie et l'établissement, et non sur la facture totale de l'établissement si celle-ci comporte des dépassements ou suppléments.

Si vous n'avez pas de complémentaire santé et que vos ressources sont insuffisantes pour régler les frais d'hospitalisation, vous pouvez demander une prise en charge dans le cadre de l'action sanitaire et sociale de votre CPAM, ou une complémentaire santé solidaire (que vous releviez de la CPAM ou de la MSA).

Prise en charge intégrale : cas ouvrant droit au 100 %

Dans certaines situations, vous pouvez bénéficier d'une prise en charge intégrale par l'Assurance maladie (hormis parfois le forfait hospitalier et les suppléments pour confort personnel).

La prise en charge peut être intégrale notamment si vous êtes dans l'une des situations suivantes : vous êtes hospitalisé plus de 30 jours consécutifs (votre prise en charge à 100 % débute alors le 31ᵉʳ jour) ; vous êtes hospitalisé en raison d'une affection de longue durée (ALD) ; vous percevez une pension d'invalidité, une pension de veuf ou veuve invalide, une pension vieillesse qui a remplacé votre pension d'invalidité, ou une pension militaire ; vous percevez la complémentaire santé solidaire ou l'aide médicale de l'État (AME) ; pour votre nouveau-né, s'il est hospitalisé dans les 30 jours suivant sa naissance ; vous dépendez du régime local d'Alsace-Moselle.

La prise en charge intégrale signifie que l'Assurance maladie rembourse les soins à 100 % de leurs tarifs, sans application du ticket modérateur de 20 %. Le forfait hospitalier et les suppléments pour confort personnel (chambre particulière, téléphone, télévision) peuvent toutefois rester à votre charge, sauf les exonérations de forfait prévues par la réglementation.

Règle

Les cas de prise en charge intégrale sont fixés par la réglementation de l'Assurance maladie ; ils visent notamment les situations de longue durée, de bas revenus ou de parcours de santé particuliers (grossesse, ALD, invalidité).

Une femme enceinte peut par ailleurs bénéficier d'une prise en charge à 100 % de ses soins dans les conditions propres à la maternité (fiche dédiée).

Forfait hospitalier

Le forfait hospitalier représente votre participation financière aux frais d'hébergement et d'entretien entraînés par votre hospitalisation. Il n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie.

En principe, le forfait hospitalier est dû pour chaque journée d'hospitalisation, y compris le jour de sortie. Son montant est le suivant : 23 € par jour en hôpital ou en clinique ; 17 € par jour dans le service psychiatrique d'un établissement de santé.

Le forfait journalier ne couvre pas les soins médicaux (ceux-ci sont pris en charge à 80 % ou 100 %) : il correspond à la participation du patient aux frais d'hébergement (chambre, repas, entretien). Certains établissements ne sont pas concernés par ce forfait (exemples : les Ehpad, les unités de soins de longue durée).

Règle

Vous ne payez pas le forfait journalier si vous vous trouvez notamment dans l'une des situations suivantes : vous percevez la complémentaire santé solidaire ou l'aide médicale de l'État (AME) ; vous êtes hospitalisé pendant les 4 derniers mois de la grossesse, pour l'accouchement et les 12 jours après l'accouchement ; votre bébé est hospitalisé dans les 30 jours suivant sa naissance ; vous êtes hospitalisé suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ; vous êtes en hospitalisation à domicile (HAD) ; votre enfant handicapé de moins de 20 ans est hébergé dans un établissement d'éducation spéciale ou professionnelle ; vous percevez une pension militaire ; vous êtes victime d'un acte de terrorisme et bénéficiez d'une prise en charge intégrale pour les soins en rapport avec cet événement ; vous dépendez du régime local d'Alsace-Moselle.

Si vous avez une complémentaire santé (à titre individuel ou collective par le biais de votre employeur), les frais restant à votre charge — y compris le forfait hospitalier selon votre contrat — peuvent vous être remboursés en partie ou en totalité : renseignez-vous auprès de votre complémentaire santé.

Suppléments pour confort personnel et dépassements d'honoraires

Certains frais liés à l'hospitalisation ne sont pas pris en charge par l'Assurance maladie : les suppléments pour confort personnel et les dépassements d'honoraires.

Les suppléments pour confort personnel peuvent s'agir notamment d'un supplément pour une chambre particulière, du téléphone, de la télévision… Ces frais sont à votre charge. Cependant, si vous avez une complémentaire santé (à titre individuel ou collective par le biais de votre employeur), ces frais peuvent vous être remboursés en partie ou en totalité : renseignez-vous auprès de votre complémentaire santé.

Les dépassements d'honoraires correspondent à la différence entre le tarif pratiqué par le praticien et le tarif conventionnel de la Sécurité sociale. Vous devez être informé de ces dépassements d'honoraires. Ces frais sont à votre charge ; votre complémentaire santé peut en prendre tout ou partie selon votre contrat.

Règle

Si vous n'avez pas de complémentaire santé et que vos ressources sont insuffisantes pour régler les frais d'hospitalisation, vous pouvez demander une prise en charge dans le cadre de l'action sanitaire et sociale de votre CPAM, ou une complémentaire santé solidaire (que vous releviez de la CPAM ou de la MSA).

Le choix d'une clinique privée non conventionnée expose à des tarifs plus élevés qu'en conventionné : vérifiez les conditions tarifaires avant votre admission.

Formalités de sortie et indemnités journalières

À la sortie de l'hôpital, l'établissement vous délivre un bon de sortie. Ce document doit être adressé à votre caisse d'Assurance maladie dans les plus brefs délais pour être remboursé des frais d'hospitalisation.

Les formalités de sortie diffèrent selon que vous relevez du régime général (CPAM) ou du régime agricole (MSA). Pour le régime général, l'établissement vous délivre un bon de sortie au moment de quitter l'hôpital ; vous devez adresser ce document à votre CPAM dans les plus brefs délais. Pour le régime agricole, vous devez vous adresser à la MSA.

Pendant l'hospitalisation, le bulletin de situation ou d'hospitalisation remis à l'admission fait office d'avis d'arrêt de travail ; il permet à votre caisse de calculer et de verser vos indemnités journalières. Le bulletin doit être envoyé dans les 48 heures à votre employeur (si vous êtes salarié), à France Travail (si vous êtes demandeur d'emploi) et à votre caisse d'Assurance maladie. Si votre état de santé ne vous permet pas de respecter ce délai, l'établissement hospitalier effectue les démarches nécessaires.

Règle

Le remboursement des frais d'hospitalisation intervient après transmission du bon de sortie et du décompte des soins par l'établissement à l'Assurance maladie. Conservez l'ensemble des documents remis à l'entrée et à la sortie.

À la sortie, le service social de votre caisse d'Assurance maladie (Carsat) peut vous rencontrer à votre domicile pour évaluer vos besoins et envisager avec vous les aides adaptées (aide ménagère, aide technique, aide financière, adaptation du logement). Contactez votre caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat).

Régime agricole (MSA) et soutien social

Les formalités et la prise en charge diffèrent selon votre régime d'assurance maladie : régime général (CPAM) ou régime agricole (MSA). Un soutien social peut compléter la prise en charge.

Si vous relevez du régime général, vos interlocuteurs sont la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et, pour les salariés du secteur privé retraités, la caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat). Si vous relevez du régime agricole, vous devez vous adresser à la Mutualité sociale agricole (MSA), y compris pour les formalités de sortie et le remboursement des frais.

Le service social de votre caisse d'Assurance maladie peut vous rencontrer à votre domicile pour évaluer vos besoins et envisager avec vous les aides adaptées : aide ménagère, aide technique, aide financière, adaptation du logement… Cette intervention est particulièrement utile après une sortie d'hospitalisation nécessitant un retour à domicile accompagné.

Règle

Pour bénéficier de ces aides sociales, contactez votre caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) (régime général) ou votre MSA (régime agricole). La demande se fait en général après votre sortie, sur rendez-vous avec le travailleur social.

Des informations complémentaires sur vos droits peuvent être obtenues auprès de France Assos Santé (service d'information et de droits des usagers du système de santé), joignable par courriel avec un délai de réponse de 15 jours maximum.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Déroulement d'une hospitalisation et prise en charge par l'Assurance maladie

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

Les taux de prise en charge (80 %, 100 %), le forfait hospitalier (23 € par jour en hôpital ou clinique, 17 € par jour en service psychiatrique) et les conditions d'exonération sont fixés par la réglementation de l'Assurance maladie. Vérifier les dernières évolutions auprès de votre CPAM, de votre MSA ou sur service-public.gouv.fr.

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